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EAN : 9782754823364
Éditeur : Futuropolis (16/11/2017)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 170 notes)
Résumé :
Au loin, au large de l’île de Sein, Ar-Men émerge des flots. Il est le phare le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne, c’est-à-dire du monde. On le surnomme "l’Enfer des enfers".
Germain en est l’un des gardiens. Il y a trouvé sa place exacte, emportant avec lui sa solitude et ses blessures. La porte du phare cède sous les coups de butoir de la mer en furie, et l’eau vient griffer le crépi de l’escalier. Sous le crépi, médusé, Germain découvre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  16 mars 2018
Adossé à l'océan, loin de tout. Loin du tumulte de la vie. Épris d'un sentiment de liberté face à cette étendue immense... C'est là que vit Germain, l'un des gardiens du phare. Gardien de l'Ar-Men, le phare le plus exposé et le plus inaccessible du monde. C'est là qu'il a trouvé sa place. Aujourd'hui, Pierrick laisse sa place à Simon. Dix jours avec l'un puis avec l'autre. Les deux hommes se saluent à peine. Simon râle, pour tout. Pour l'humidité glacée des murs, les draps rêches, l'odeur de pétrole, le fracas des vagues qui viennent s'échouer sur les rochers. Deux hommes isolés, un phare qui, à la faveur d'une tempête, dévoilera son passé...
Ar-Men, surnommé L'enfer des enfers. Un phare accroché à la roche, à l'extrémité de l'île de Sein. C'est ici que nous emmène Émmanuel Lepage, loin des hommes. Dans cet album, il dépeint non seulement la vie des gardiens qui, coûte que coûte, devaient maintenir la lanterne allumée, mais aussi l'histoire de ce phare qui mit plus de 15 ans à émerger de la mer. Une histoire tout aussi incroyable que celle des hommes qui y prirent part. L'on navigue entre passé et présent. Graphiquement, Émmanuel Lepage nous offre de magnifiques et déferlantes planches. Tantôt historiques et plus classiques, tantôt sauvages et naturalistes, tantôt majestueuses. Un album qui nous plonge littéralement au coeur de cette Bretagne mystérieuse et envoûtante, qui nous happe dès les premières pages. Un album sensible et captivant...
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gouelan
  27 décembre 2018
Ar-Men sort des flots
la page coule de mer
au pied du sapin
Au pied du sapin cet album d'Emmanuel Lepage, comme une vague d'images. Je ne raconte rien, je vous laisse découvrir les bleus, les verts, les glaz, les rouges des voiles alliés à la chevelure ruz de l'enfant venu de la mer, et les gris orangés ou bleutés selon les saisons, les tempêtes. Des aquarelles de toute beauté, une mer de couleurs.
La magie de l'île de Sein, de son phare Ar-Men, comme un navire immobile, ancré au rocher. Un lieu où les fantômes sont d'écume, où les hommes sont hantés par leurs souvenirs, leur vie rythmée par trois éclats toutes les vingt secondes, avec pour leitmotiv "le feu est clair tout va bien", pour apaiser les tourmentes, sauver des vies, repêcher un éclat de bonheur.
Magnifique album.
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Ziliz
  26 mars 2018
« Ici [à l'île de Sein], la mer est aux hommes et la terre aux femmes. »
Soit. On va dire que c'est pour ça que je n'ai strictement rien pigé à cette histoire maritime. J'aurais dû rester sur l'île, à bichonner mon sarrasin et mon chanvre, au lieu de m'aventurer en haut de ce phare peuplé de fantômes, battu par le vent & les vagues.
Pourtant j'aime beaucoup la pointe du Raz et toute la Bretagne, nord, sud, est, ouest, côtes, terres, ciel gris, ciel bleu. J'aime être face à la mer ♪♫ (plutôt que dedans/dessus)...
Alors, cet album ?
• Il était une fois la légende d'Ys, une histoire de ville engloutie - ça va, c'est simple : cette cité étant devenue la nouvelle Sodome, Dieu, furax une fois de plus, chargea St Guénolé de noyer tous ces mécréants dégueulasses.
• Il était une autre fois un gardien qui racontait cette légende à sa fille (très jeune), le soir, pour qu'elle s'endorme - fais de beaux rêves, ma chérie, pleins de sang, de fureur, de sexe...
• Il était encore une autre fois un tout petit garçon sauvé des eaux, au milieu du XIXe siècle, baptisé Moïzez* en hommage bretonnisé à l'homme de l'ancien Testament, celui qui ouvrit la Mer rouge pour éviter les détours entre l'Egypte et la Terre promise, écrivit sous la dictée du Très-Haut les Dix Commandements, etc.
• Il était plein de fois des naufrages autour de la pointe du Raz, qui ont donné leur nom à la 'Baie des Trépassés' - petit frisson bienvenu en le lisant, ce nom, quand vous randonnez dans le coin un jour de canicule...
Le fil rouge est évidemment ce phare d'Ar-Men. Mais je n'ai pas su 'recoller les pièces du puzzle', comme on dit un peu trop souvent dans les polars. Alors je me suis autant ennuyée qu'en écoutant la météo marine sur France Inter, et sentie bête - et ça, j'aime doublement pas du tout...
___
• mon 1.5/5 se réfère évidemment à mon déplaisir, pas à la qualité de l'ouvrage
* prénom accepté par l'état civil français ! 😉
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Commenter  J’apprécie          386
boudicca
  16 février 2018
Amoureux de la mer et de la Bretagne, cet album d'Emmanuel Lepage est fait pour vous ! On devinait déjà à la lecture de ses précédents ouvrages (« Voyage aux îles de la désolation » et « La lune est blanche », notamment) l'attraction que pouvait exercer l'océan dans l'imaginaire de l'auteur. Or celui-ci passe ici du statut de simple décor à celui de personnage principal. Car la mer est partout : dans chaque page, chaque case, parfois calme, souvent agitée, quelque fois franchement en colère, tour à tour source de deuils ou de rêves, de drames ou d'espoirs. Et puis, planté au milieu de l'eau, un phare ! Mais pas n'importe quel phare : le plus difficile d'accès et le plus exposé aux caprices de l'océan de toute la Bretagne : Ar-Men. L'auteur situe dans les années 1970, alors que les phares ne sont pas encore tous automatisés et que des gardiens s'occupent toujours de veiller le feu de la tour d'Ar-Men. Parmi ces hommes ayant choisi de vivre entourés par la mer et loin des hommes, il y a Germain, notre narrateur, dont on découvre le quotidien difficile et monotone. Il y a les relèves au cours desquelles certains retournent à terre tandis que d'autres prennent leur place dans le phare, il y a les rapport qu'on émet de phare en phare par le biais de la radio, il y a ce feu qu'il faut constamment entretenir afin de ne pas causer la perte des navires, et puis surtout il y a la mer et ses humeurs changeantes. Car à aucun moment on ne peut oublier l'hostilité du milieu qui entoure les gardiens, témoins aux premières loges de la violence et de la puissance de l'océan : « A l'approche d'une tempête, on se dit chaque fois : tiendra-t-il ? Parfois les vagues nous submergent. Il n'est pas rare de trouver des berniques sur la galerie. » le récit est intéressant, et même si on peut noter de légers problèmes de rythme, on se fait rapidement à notre tour à la routine du phare et de ses habitants, humains ou oiseaux.
Mais Emmanuel Lepage ne se contente pas de nous conter le quotidien du phare et de ses gardiens. Plusieurs récits viennent en effet se greffer et se mêler à celui de Germain qui laisse même parfois sa place de narrateur à d'autres. En parallèle, on découvre notamment l'histoire de Moïzez, un jeune adolescent qui ne s'est jamais senti chez lui à terre, et qui nous relate la naissance difficile d'Ar-Men. Toutes les étapes de ce projet fou défilent alors devant les yeux ébahis du lecteur qui peine pourtant encore à croire qu'un tel monument ait pu être érigé dans un endroit aussi hostile. La construction ne fut d'ailleurs pas une partie de plaisir : il a d'abord fallu convaincre les habitants de l'île de Sein de la nécessité du phare (les naufrages ayant lieu près des côtes permettait à l'île d'acquérir du bon matériel), puis s'est posée la question de comment les ouvriers allaient pouvoir poser les bases du bâtiment sur ce bout de caillou presque constamment recouvert par la mer, et puis il y a eu les tempêtes, les drames sur le chantier... A cette histoire s'ajoutent également celles des légendes bretonnes racontées par Germain à sa petite fille, comme la disparition de la ville d'Ys ou encore la peur suscitée par le Bag Noz, le vaisseau fantôme de l'Ankou. Chaque conte est illustré de manière subtilement différente du reste, l'auteur adaptant son style et ses couleurs pour mieux coller à l'ambiance suscitée par le récit. Les graphismes constituent d'ailleurs sans aucun doute le plus gros point fort de cet album dans lequel Emmanuel Lepage donne toute la mesure de son talent. Les représentations de la mer déclinée en fonction de ses différentes humeurs sont tout simplement sublimes, que se soit au niveau du trait aussi bien que de la coloration. Et puis il y a ces aperçus des côtes bretonnes, de l'île de Sein, et puis surtout de ce phare d'Ar-Men qui tient tête à la mer depuis la fin du XIXe siècle.
Emmanuel Lepage signe avec Ar-Men un très bel hommage à la mer et à tous les gardiens qui se sont succédé sur ce phare mais aussi sur tous les autres (ces derniers sont d'ailleurs également mis à l'honneur du documentaire « Les gardiens de nos côtes », dvd proposé en complément de l'ouvrage). Les graphismes restent le plus gros point fort du récit qui manque parfois un peu de rythme mais qui séduit malgré tout par son ambiance et par ses références au folklore breton.
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Commenter  J’apprécie          140
RChris
  24 octobre 2018
Rencontre avec Emmanuel Lepage au festival de Locmariaquer…Je n'achète plus de B.D. de peur qu'une pile me tombe un jour dessus et m'écrase mais je peux l'acheter, la faire dédicacer, l'offrir et la lire avant! Que ne ferait-on pas pour une dédicace bretonne? J'ai craqué, bien sûr, sensible au thème autant qu'au dessin.
L'histoire du phare au large de l'île de Sein «l'enfer des enfers», sa construction pénible qui dura 15 ans, ses tragédies et son automatisation depuis 1990 après 109 ans de service.
J'ai eu un peu de mal à m'y retrouver dans les personnages de plusieurs époques. L'histoire du phare qui domine l'océan est bien rendue par la B.D.. le dessin au pinceau est approprié pour déchaîner les éléments autour du phare.
Commenter  J’apprécie          250


critiques presse (5)
ActuaBD   27 juillet 2018
Une lecture passionnante et pleine de poésie aux dessins époustouflants, où les récits s’entrelacent pour écrire celui de cette roche qui est à la fois refuge, prison et rempart : Ar-Men.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   08 janvier 2018
Grâce aux différentes palettes de couleurs, le lecteur navigue facilement dans les époques évoquées et vogue au cœur d’une histoire épique et touchante.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan   19 décembre 2017
Emmanuel Lepage, spécialiste des récits d’aventure, réalise à nouveau la performance de rendre vivants tous les paysages qu’il dessine, que ce soient la mer aux couleurs changeantes ou les terres soumises au gré des éléments.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDZoom   30 novembre 2017
Au delà des planches magnifiques de Lepage sur la mer d’Iroise, l’on comprendra avec « Ar-Men » l’incroyable richesse patrimoniale représentée par ces hommes et ces phares, patrimoine aujourd’hui menacé par l’absence d’entretien intérieur
Lire la critique sur le site : BDZoom
Sceneario   06 novembre 2017
Un magnifique album qui démontre bien qu'Emmanuel Lepage est décidément plein de surprises. Un auteur à l'imagerie troublante d'émotion, pleine de subtilité... C'est sublime !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   16 mars 2018
- Elle est belle ?
- Comme toi, elle a des cheveux de miel, une peau mate et blanche et un regard qui te transperce.
- Elle est belle, dis ?
- Elle se sent belle, c'est le plus important.
Commenter  J’apprécie          310
marina53marina53   18 mars 2018
À l'école ou au café, j'ai toujours aimé la table du fond, dos au mur, seul dans mon coin. Invisible, j'écoutais bruisser les autres. Rien ne pouvait m'atteindre, je me sentais en sécurité. J'ai choisi de vivre au fond du monde.
Commenter  J’apprécie          192
marina53marina53   28 mars 2018
Quand le manchon s'embrase, je rentre en moi, le monde se réduit soudain au halo de lumière. Je me sens bien... à condition de mettre les souvenirs à distance.

Commenter  J’apprécie          241
marina53marina53   16 mars 2018
J'aimerais que mon esprit s'organise comme la vie ici. Dans une répétition méticuleuse, ordonnée... comme une cérémonie religieuse.
Commenter  J’apprécie          170
VexianaVexiana   18 mai 2018
Les nuits de tempête, je me sens pris de vertiges. Le mal de mer sur un navire immobile.
J'ai besoin d'affronter la mer, le vent sur la galerie, à la recherche d'un horizon invisible.
Commenter  J’apprécie          110

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