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EAN : 9782259202459
125 pages
Plon (29/09/2005)
3.54/5   36 notes
Résumé :

Contrairement à ce que l'on croit en général, Napoléon n'est pas mort à Sainte-Hélène; une ingénieuse conspiration dont les détails sont ici révélés au public pour la toute première fois, lui permit de s'évader et de regagner l'Europe. L'itinéraire de ses dernières années fut à certains égards encore plus dramatique et romanesque que l'épopée bien connue qui traîne dans les manuels d'histoire. Un enchaînement de circonstances le ramena à Waterloo ou il ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique

La « résurrection » de Napoléon, consécutive à son évasion de Sainte Hélène et son apparition à Waterloo et à Paris dans les années 1820 semblèrent invraisemblable à ses contemporains qui le prirent pour un fou et faillirent l'interner mais … il était tellement inoffensif qu'on le laissa vendre des fruits et légumes … il y réussit fort bien jusqu'à ce qu'un coup de froid l'effaça des mémoires laissant place au mythe bâti par Las Cases et une armée de thuriféraires romantiques.

Uchronie aussi improbable que jubilatoire, écrite dans une langue magnifique, ces quelques pages sont une extraordinaire réflexion sur nos dirigeants, leurs images, et la réalité.

Simon Leys, nous offre un conte nourri de ses réflexions sur George Orwell et de ses observations sur la Chine Maoïste qui conserve une force éternelle.

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Simon Leys, éminent sinologue belge, est surtout connu pour avoir été l'un des premiers intellectuels occidentaux à dénoncer les excès du maoïsme au début des années 70. En 1986, il publie son unique roman : "La mort de Napoléon". Aujourd'hui quelque peu oubliée, cette courte oeuvre d'une petite centaine de pages est rééditée dans une collection vouée à mettre en valeur le patrimoine littéraire belge francophone.

Le Napoléon que nous propose Simon Leys est assez éloigné de l'image glorieuse du vainqueur d'Austerlitz, c'est le moins que l'on puisse dire. Évadé de Sainte-Hélène après avoir laissé sa place à un sosie, l'Empereur déchu est un personnage falot, vieillissant, au physique ingrat. Devenu anti-héros après avoir été héros, c'est un homme écrasé par l'ombre envahissante de celui qu'il fut, alors que sa légende ne cesse de prendre de l'ampleur depuis sa défaite finale... En témoigne par exemple le savoureux épisode de sa visite, à la suite de quelques péripéties, du champ de bataille de Waterloo : six ans après le carnage, le voilà déjà transformé en parc d'attraction pour Anglais fortunés, chaque hôtel prétendant abriter la véritable chambre à coucher de l'Empereur. Et si quelques rares fidèles parviennent encore à reconnaître Napoléon Bonaparte dans celui qui se fait désormais appeler Eugène Lenormand, on ne retrouve les accents de l'épopée que lorsqu'il s'agit de conquérir de haute lutte... le marché parisien du melon et de la pastèque !

J'ai apprécié ce roman qui m'aura permis de souffler un peu, l'espace de deux petites heures, entre d'autres lectures napoléoniennes plus "dures" sur les massacres des campagnes de Russie ou d'Espagne. En réalité "La mort de Napoléon" s'apparente moins à un roman en bonne et due forme qu'à un conte, car sous la légèreté apparente on devine un propos sérieux, notamment sur la politique et l'exercice du pouvoir. À noter que la postface, une fois n'est pas coutume, remplit parfaitement son rôle, offrant des pistes de réflexion intéressantes sans prétendre tout expliquer au lecteur.

Envoyé de Belgique dans le cadre de l'opération Masse Critique, ce livre m'est parvenu, remarquons-le pour l'anecdote, le jour où l'on commémorait le bicentenaire de Waterloo... Merci aux éditions Espace Nord pour cette lecture, ainsi que pour ce clin d'oeil involontaire !

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Titre : La mort de Napoléon

Auteur : Simon Leys

Editeur : Espace nord

Date de parution : 02/04/2015

Résumé : « Messieurs-dames, hélas ! l'Empereur vient de mourir ! » La nouvelle se répand rapidement à travers toute l'Europe. Pourtant, Napoléon n'est pas mort. Après une ingénieuse évasion, il a réussi à regagner la France, laissant un sosie occuper sa place à Sainte-Hélène - et ce n'est que ce dernier qui vient de trépasser. Mal ajusté a son incognito, Napoléon va traverser une série d'étranges épreuves. Confronté à son propre mythe, saura-t-il recouvrer son identité ? Et qui est-il donc, maintenant que l'Empereur est mort?

Mon avis : Une lecture qui convient parfaitement au bicentenaire de Waterloo !

J'ai beaucoup aimé ce petit conte qui pousse à réfléchir, qui est très joliment écrit et tout en douceur malgré les rêves de conquêtes de Napoléon.

Napoléon, l'Empereur déchu, est obnubilé par son désir de reconquérir la France. Ce qui est intéressant, c'est que l'auteur démystifie ce héros. Il ne nous le montre pas au sommet de sa gloire mais au plus bas, où tout espoir semble avoir disparu. Il en fait un être humain accessible, et non plus une légende.

On sent les liens qui se créent entre lui et les autres protagonistes, et la complexité de sa position. S'il se dévoile au mauvais moment, on le prendra pour un fou. C'est d'ailleurs ce qui se produit quand il en parle à l'Autruche.

Parlons-en d''ailleurs, de l'Autruche ! J'ai adoré ce personnage, cette veuve, éblouie par l'éclat de cet inconnu et qui en tombe amoureuse, trop timide pour exprimer clairement ses sentiments mais trop impatiente pour attendre qu'il les devine. Elle avance à petit pas, le laisse entrevoir ce qu'elle ressent, et c'est mignon, adorable.

La mort de Napoléon est donc pour moi un petit coup de coeur, car il s'agit d'une véritable bouffée de douceur.

Ma notation :

Coup de

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Je remercie tout d'abord Babelio et les éditions Espace Nord pour ce livre qui est donc mon premier livre reçu lors d'une masse critique de Babelio =)

Je dois avouer qu'en fait, je ne m'attendais pas du tout à ça lorsque je l'ai coché. A la lecture du résumé, je pensais lire un véritable livre de fiction avec des évènements et un Napoléon tel qu'on a l'habitude de l'entendre décrire. Or, on découvre là un homme qui avance sans même paraître conscient lui-même de qui il est et qui vivote un peu, porté au grès du vent. J'ai trouvé très intéressant le fait que tout ait été prévu pour le remettre au pouvoir et je pensais que l'on aurait droit à une intrigue particulière sur la manière dont tout devait se goupiller. Car tout avait l'air d'une complexité qui donnait envie d'en savoir plus. J'ai donc été frustrée lorsque l'auteur, suite à une poussière dans le rouage qui emmène Napoléon ailleurs qu'à l'endroit prévu, passe à autre chose sans un regard en arrière.

Comme j'ai eu beaucoup de mal à reconnaître le personnage dans le portrait que nous en fait ici l'auteur, j'ai eu bien du mal à entrer dans le récit. Au final, je me suis réellement laissée emportée qu'àprès la première reconnaissance et j'ai cru que la suite allait continuer dans l'émotion. Les soldats que Napoléon rencontre sur son chemin sont d'ailleurs les personnages qui m'ont le plus touché alors que le principal concerné ne m'a finalement fait ni chaud ni froid. La fin aurait pu amener un moment drôle lorsque l'Autruche commence à paniquer mais, au final, j'ai trouvé qu'on resté dans le pathétique du personnage.

La postface quant à elle, nous permet de mieux cerner ce qu'à voulu mettre en place l'auteur à travers ce roman : une distance toute ironique qui m'est, je dois bien l'avouer, totalement passer au dessus car je n'ai pas du tout abordé l'oeuvre de cette manière. Une postface donc très intéressante, qui permet d'en comprendre bien plus sur le récit et sur la manière dont l'avait abordé Simon Leys.


Lien : https://tempsdemots.wordpres..
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Napoléon s'est évadé de Sainte-Hélène grâce à un merveilleux subterfuge: il a échangé d'identité avec un maréchal des logis qui lui ressemble. Ainsi il parvient à s'embarquer sur un navire en route pour Bordeaux. Hélas, rien ne se passe comme prévu et le voilà débarqué à Anvers, en Belgique. Il loge à Bruxelles, repasse par Waterloo avant de rejoindre la France. Magnifique conte philosophique. Je l'ai dévoré en quelques heures et le recommande chaudement. Magnifiquement écrit, plein d'humour et d'autodérision. On arrive presque à l'admirer ce Napoléon là!

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Citations et extraits (1) Ajouter une citation

Comme il ressemblait vaguement à l’Empereur, les matelots du « Hermann-Augustus Stoeffer » l’avaient surnommé Napoleon. Aussi pour la commodité du récit, ne l’appellerons-nous pas autrement.

Et d’ailleurs, c’était Napoléon.

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