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ISBN : 284172350X
Éditeur : L'Atalante (01/11/2006)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 132 notes)
Résumé :
En 2030, l'enjeu vital autour duquel se battent les peuples et les nations n'est plus le pétrole mais l'eau potable. Sécheresse et réchauffement climatique obligent. Aussi, quand un petit pays d'Afrique assoiffé découvre, grâce à une image satellite piratée, une nappe phréatique dans son sous-sol, c'est la survie assurée !
Assurée ? Pas évident : un grand consortium américain, à qui appartient le satellite, revendique la possession de cette nappe et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Ancolie
  02 avril 2013
« -… Et maintenant, mes chers amis, voici venu le moment que nous attendons tous depuis si longtemps, cet instant de grâce où, de ce sol devenu stérile, va jaillir la source de vie, l'eau précieuse ! »
Nous sommes en 2030, l'eau est devenue un trésor aussi recherché que l'or. Les dérèglements climatiques modifient la surface du monde. le nord est en proie aux tornades et le sud souffre d'une sécheresse sans précédent. Au Burkina Faso, particulièrement, la population meurt littéralement de soif et le gouvernement dirigé par une femme intègre ne sait plus comment sauver son pays. La situation est désespérée jusqu'au jour où un hacker découvre une photo satellite d'une nappe phréatique inconnue et la diffuse sur le site d'une ong humanitaire. C'est alors le branle-bas de combat entre les autorités burkinabé qui ont besoin de matériel pour extraire l'eau et le pdg d'une société américaine qui estime que la nappe lui appartient. Nous allons suivre en alternance plusieurs personnages qui sont emportés dans cette aventure. Laurie, une jeune française qui travaille pour une ong ; Rudy, un hollandais qui perd toute sa famille dans un attentat terroriste ; Abou, le fis de la présidente burkinabé qui est initié à la magie, les membres d'une secte religieuse fanatique et encore bien d'autres.
Après avoir dévoré Exodes, un roman plus récent de l'auteur, j'ai eu envie de replonger dans son univers et, soulagement, j'ai été plus que conquise par Aqua TM. C'est à nouveau un gros pavé, le schéma narratif est le même : un récit rythmé, alternant les coups d'oeil sur la vie des différents protagonistes et l'écriture est tout aussi soignée et maîtrisée.
Les thèmes font penser à Pierre Bordage, la comparaison est inévitable. A mon sens, Jean-Marc Ligny se situe même un cran au-dessus. J'ai rarement lu des ouvrages de ce genre aussi bien ficelés. Dans Aqua TM, on croit à l'avenir qu'il compose. Les images que nous en avons sont précises, colorées et vraisemblables. C'est un concentré d'humanité, qui passe en revue autant les enjeux personnels que politiques, qui prend en compte les questionnements qui sont les nôtres sur l'avenir de la planète et qui y répond avec un mélange de pessimisme et d'espoir. Bref, c'est un excellent roman d'anticipation !
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Le_chien_critique
  07 mars 2016
Cela faisait pas mal d'années que j'avais entendu parler de Aqua™ sans jamais avoir franchi le pas de sa lecture. Les critiques sur son dernier livre Semences m'ont données envie de m'y plonger.
C'est aussi le premier roman de Jean Marc Ligny que je lis.
Le roman est bien écrit, de style simple. Les personnages sont dans l'ensemble bien ébauchés, même ceux qui ne vivent pas longtemps.
La mise en place du roman est très bien menée, nous plongeant rapidement dans cet an de 2030 où les catastrophes climatiques font la loi.
L'Afrique, personnage principal, y est dessinée de manière bienveillante, humaine, évitant les clichés. Certains passages nous questionnent sur nos rapport à l'autre, notre condescendance d'européen vis-à-vis du berceau de l'humanité, nos stéréotypes et représentations, notre humanitaire, notre colonialisme économique.
Je trouve que c'est la grande qualité de ce roman de nous donner une image humaine de l'Afrique.
Cependant, rien de bien nouveau dans ce roman, le constat du dérèglement climatique, de la sécheresse, des rapports Nord/Sud, du cynisme, du profit, des inégalités de richesse de couleur de religion, les enclaves pour riches… Tout a déjà été écrit dans d'autres romans SF, parfois mieux car se contentant d'analyser une ou deux thématiques.
Le personnage de Rudy, passant d'horticulteur à combattant aguerri en dix jours est improbable. La traversée en camion et ses dangers toujours évités. le portrait de la Divine Légion, trop caricaturale.
Ce qui m'a le plus dérangé est le côté fantastique, via la sorcellerie africaine et les pouvoirs psychiques d'un autiste. Cela n'amène rien à l'intrigue principale, voir la desserre, nous excluant du réalisme du récit.
Les cent dernières pages sont un salmigondis de religion, sorcellerie, et de clichés éculés.
Le récit aurait gagné à être déroulé sur plusieurs années.
Ces critiques m'amènent à penser que c'est un roman « Young Adult ». Les lecteurs connaissant très peu les romans d'anticipation y trouveront sûrement leur compte. Pour les autres, ils pourront y trouver un moment de détente sympathique, mais pas un roman indispensable.
Une première version de ce livre existe : Aqua 1993 [url=]http://www.babelio.com/livres/Ligny-Aqua-1993/827323/critiques/1008024[/url]
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Glesker
  14 novembre 2012
2030. Les désor­dres cli­ma­ti­ques ont entraîné l'assè­che­ment de cer­tai­nes régions du globe où les popu­la­tions meu­rent de soif, au sens pro­pre du terme. Aussi, lors­que des ima­ges pira­tées en pro­ve­nance d'un satel­lite de pros­pec­tion révè­lent à Fati­mata Konaté qu'une nappe d'eau gigan­tes­que se cache à quel­ques cen­tai­nes de mètres dans le sous-sol de son pays ravagé par la séche­resse, la pré­si­dente du Bur­kina-Faso reprend espoir en la sur­vie de son peu­ple.
En Europe, à Stras­bourg, Cathe­rine la malouine et Rudy le hol­lan­dais s'apprê­tent à tra­ver­ser en camion la France, le Magh­reb et le Sahara pour con­voyer le maté­riel de forage qu'une grande ONG a pro­mise aux bur­ki­na­bés.
De son côté, Ful­ler, un mul­ti­mil­liar­daire amé­ri­cain pro­prié­taire du satel­lite piraté, reven­di­que au nom de sa mul­ti­na­tio­nale la pro­priété exclu­sive de cette nappe. Res­source qu'il entend bien exploi­ter jusqu'à la der­nière goutte pour appro­vi­sion­ner en eau le mar­ché amé­ri­cain, quitte à faire appel aux ser­vi­ces de la CIA pour faire plier cette pré­si­dente afri­caine opi­niâ­tre qui ose se dres­ser con­tre ses inté­rêts.
Voici donc planté le décor idéal pour une véri­ta­ble gué­rilla poli­ti­que et éco­no­mi­que oppo­sant un petit état du Sud et l'incar­na­tion du capi­ta­lisme ultra libé­ral occi­den­tal. Con­flit dont l'enjeu n'est rien de moins que de l'eau et, par exten­sion, la sur­vie de tout un peu­ple ignoré.
Il s'agit pour moi d'un roman d'anti­ci­pa­tion assez solide, dont les rebon­dis­se­ments et le sus­pense m'ont tenu en haleine tout au long des quel­ques cinq cent pages. L'auteur dépeint ce à quoi notre pla­nète et notre société pour­raient res­sem­bler d'ici un quart de siè­cle (autant dire demain) ; il sug­gère une vision cer­tes crue et pes­si­miste, mais que j'imagine per­ti­nente. Pour cela il fait appel aux thè­mes “fami­liers” du genre : dérè­gle­ments cli­ma­ti­ques vio­lents, nou­velle orga­ni­sa­tion de la scène inter­na­tio­nale, USA étouf­fant sous le poids de leurs vieux démons, mon­tée des extré­mis­mes reli­gieux, crise éner­gé­ti­que… Il décrit éga­le­ment les con­sé­quen­ces d'un cli­vage social déme­suré, aussi bien à l'échelle glo­bale qu'à celui d'une ville, dans lequel les clas­ses aisées se replient sur elles-mêmes, dans leurs bul­les ou au sein de leurs réseaux, aveu­gles aux populations les plus déconsidérées dont l'exclu­sion atteint un paroxysme.
Cepen­dant, au milieu de ce caphar­naüm, l'auteur campe des héros ordi­nai­res qui tentent de combattre ce cynisme mondialisé et qui redon­nent espoir dans la capa­cité de l'Homme à se réveiller, par­fois, et à se ser­rer les cou­des mal­gré les obs­ta­cles, pour réa­li­ser de grands actes de soli­da­rité sans chi­chis et sans gloire. Des héros que j'ai trouvé atta­chants ; en par­ti­cu­lier Fati­mata Konaté, la pré­si­dente bur­ki­na­bée joviale et intel­li­gente.
Je regrette tou­te­fois cer­tains dénoue­ments ou rebon­dis­se­ments un peu faci­les… Mais ce bémol est vrai­ment mineur en regard de la qualité générale du récit.
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jmb33320
  01 janvier 2019
Les éléments se déchaînent beaucoup dans ce vaste roman. Normal puisqu'on est en 2030 et que le réchauffement climatique poursuit ses ravages, aggravé par la folie des hommes de pouvoir, jamais rassasiés. Tornades, tsunamis, inondations, sécheresse extrême sont au programme.
Deux personnages se détachent plus particulièrement, Laurie, jeune femme trentenaire qui travaille occasionnellement pour une organisation humanitaire douteuse et Rudy, un homme d'âge moyen qui a perdu sa femme et sa fille dans une inondation catastrophique des Pays-Bas. Ils se rencontreront pour convoyer ensemble une cargaison de matériel de forage jusqu'au Burkina Faso, où une nappe phréatique géante a été détectée.
Le récit est haletant d'un bout à l'autre de ce roman d'anticipation, qui brasse très large. Et c'est ce qui permet de le lire aisément, sans trop se soucier de vraisemblance.
Mais au final je n'ai pas été vraiment convaincu par cet assemblage qui mêle conglomérats financiers, néo-nazis, sectes chrétiennes apocalyptiques, sorcellerie, animisme… Les hésitations de ton entre passages très violents et, parfois, la naïveté assez confondante de certains personnages m'ont dérouté. J'admets qu'on ne peut, sur cette longueur, dresser un tableau entièrement désespéré de l'état du monde et que quelques personnages au moins doivent porter des valeurs plus positives mais ici le mélange m'a semblé trop peu cohérent.
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PostTenebrasLire
  02 février 2014
C'est un roman passionnant de politique et climatologie fictions.
Le climat est déréglé. Les événements exceptionnels sont devenus la règle : tempêtes, inondations, sécheresses, propagation de maladies tropicales.
La société humaine aussi est une extrapolation de notre monde actuel : les USA ont perdu de leur superbe, les firmes privées règnent en maître (comme dans Snow crash), l'écart entre riches et pauvres est encore plus grand.
Les groupuscules et sectes apocalyptiques prennent en otage les démunis.
Jean-Marc Ligny tient sans problème les 800 pages du roman. Il n'y a pas qu'une histoire, mais plusieurs personnages qui vivent pour certains un véritable voyage initiatique en plusieurs phases.
C'est très accrocheur et j'ai dévoré les chapitres.
Les chapitres sont bien dosés et précédés de news d'information pour une plus grande immersion.
Bémol ?
Ceux qui se battent pour remettre les choses en ordre ou aider s'en sortent beaucoup mieux qu'attendu !
Une partie de l'histoire est prévisible.
Et ceux qui n'aiment pas les romans de 800 pages qui parlent beaucoup de climat devraient peut-être passer leur chemin.
Qualité de l'ebook
Pas de DRM !
Très bien formaté avec des paragraphes de citation ou des dépêches de news avant chaque chapitre
Lien : http://travels-notes.blogspo..
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 juin 2007
Lecture jeune, n°122 - Résumer un livre comme Aqua TM tient de la gageure, mais évoquer sa thématique principale reste possible. Un satellite appartenant à une multinationale implantée aux Etats-Unis détecte une immense nappe phréatique sous un lac desséché du Burkina-Faso, pays à la population décimée par la sécheresse. Alertée par un hacker, la présidente du pays se bat avec acharnement pour obtenir la propriété de cette eau, aidée par une ONG qui lui envoie un camion avec du matériel de forage. Le véhicule traverse une Europe ravagée par les catastrophes climatiques et la violence, et une Afrique qui se meurt, pendant que les capitalistes américains fourbissent leurs armes pour réduire à néant les prétentions de ces misérables Africains. On ne s’ennuie jamais à la lecture de cet épais roman de plus de 700 pages, avec ses trois axes narratifs répartis sur trois continents (Afrique, Europe, Amérique du Nord) et ses nombreux personnages finement caractérisés. Ce livre épais, mais divisé en courts chapitres nerveux, à l’intrigue bien construite et aux fréquents rebondissements, brasse des thèmes familiers aux lecteurs de science-fiction : le réchauffement climatique, le pillage des pays pauvres par les multinationales, l’explosion des inégalités, la montée des violences, l’influence croissante des sectes et du fanatisme religieux... Très bien documenté mais aucunement pédant, ce thriller politique se déroule en 2030. La Chine s’impose face aux Etats-Unis affaiblis par les guerres et face à une Europe luttant pour sa survie, dans un contexte écologique de raréfaction de l’eau sur la planète. Il se teinte de fantastique et de touches plus sentimentales avec une idylle en fin de livre. Cette somme à l’écriture fluide, poétique par moments, mérite largement le prix Bob Morane 2007 qu’elle vient de recevoir. Même si elle semble pessimiste sur l’avenir de l’homme, elle ne peut laisser indifférent celui qui accepte de s’y plonger ! Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MaksMaks   19 avril 2016
Suite aux émeutes de la nuit du 16 au 17 novembre et à l’attaque du Parlement européen par des éléments subversifs, le couvre-feu est avancé à 20 h au lieu de 22 h, à effet immédiat et pour une durée indéterminée. Les personnes devant se déplacer la nuit (raisons professionnelles uniquement) peuvent obtenir un laissez-passer dans les postes de police.
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SpilettSpilett   30 juin 2015
Lao-Tseu a exprimé ces paroles:" Il n'est de plus grand péché que convoiter beaucoup, point de plus grand mal que d'être insatiable, pas de pire faute que l'appétit de posséder. Se contenter du suffisant est se suffire toujours."
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laurannslauranns   21 février 2016
En fait, le sous-titre de ce forum, "économie de l'écologie", révèle sa vraie nature: un grand marché où l'on vend, achète, échange tout ce qui a le vent en poupe en matière de nouvelles technologies, les start-up et joint-ventures qui les fabriquent ou les commercialisent, ainsi que les crédits et investissements permettant de les financer. La planète ne s'en porte pas mieux, mais nombre d'industriels obsolètes (pétrole, plastiques, chimie corrosive, nucléaire…) ont pu grâce au forum se reconvertir dans du "propre" (solaire, hydrogène, géothermie, biomatériaux…) et restaurer un chiffre d'affaires leur permettant de se maintenir au sein de l'élite. Quant au sort des "damnés de la terre", il n'intéresse ladite élite que dans la mesure où il y a un marché rentable à conquérir: reconstruction, captage d'une source d'énergie ou appropriation de ressources vitales.
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MaksMaks   21 avril 2016
Vouloir conquérir le monde et le manipuler,
c’est courir à l’échec, je l’ai vécu d’expérience.
Le monde est chose spirituelle,
qu’on n’a pas le droit de manipuler.
Qui le manipule le fait périr,
à qui veut s’en saisir il échappe.
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SpilettSpilett   09 juillet 2015
Ce qui est passé a fui; ce que tu espères est absent; mais le présent est à toi.
(Proverbe arabe).
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Videos de Jean-Marc Ligny (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Marc Ligny
UTOPIALES 2014 - Être humain, c’est sans doute, aujourd’hui, comprendre qu’on doit accorder son mode de vie, non seulement avec ses semblables, mais avec l’ensemble du monde vivant, les animaux, et les plantes, et peut-être même les étoiles… Mais, sommes-nous vraiment prêts pour l’Harmonie ? Avec : Loïc Le Borgne, Jacques Arnould, Sylvie Bérard, Jean-Marc Ligny, Norman Spinrad - Modération : Xavier Mauméjean
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