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ISBN : 286959903X
Éditeur : Arléa (03/06/2010)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Tokyo est née de l'union d'un typhon et d'un tremblement de terre. On pourra me démentir, je le soutiendrai jusqu'à la mort. Elle n'est ni occidentale, ni orientale, ni moderne, ni ancienne, ni humaine, ni barbare ; elle est inexistante et formidable. C'est une suite de vagues agitées et les promeneurs sont des barques ballottées entre chacune. En 1922, Albert Londres découvre l'Asie avec un bel enthousiasme et décrit avec humour la fascinante étrangeté du Japon. À ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Marple
  30 décembre 2013
Vous avez envie d'un voyage vers le Japon qui soit en même temps un voyage dans le temps ? Alors partez Au Japon sur les traces d'Albert Londres ! Ce petit recueil rassemble les articles qu'il a écrits dans les années 20, sur des thèmes aussi variés que les geishas, le militarisme, la diplomatie, les samouraïs, le saké, l'honneur, le mikado (chez nous on dirait l'empereur) ou les sourires de façade.
C'est bien sûr un peu daté (forcément) mais c'est intéressant, bien écrit et souvent juste. J'ai notamment bien aimé la description du rôle des femmes par le jeune samouraï, strictement cantonné au cercle familial restreint. C'est parce qu'un Japonais ne présentera jamais sa femme à ses amis, même intimes, qu'il va les emmener dans une maison de thé et les distraire avec des geishas... Ou encore les explications sur l'anti-américanisme forcené lié aux ingérences et traités injustes, et les astuces qu'Albert Londres en tire pour son propre compte d'étranger non américain au Japon. Et aussi évidemment toutes les expressions japonaises qui rythment le texte : le guiri pour réparer un déshonneur, les genros qui conseillent le mikado, moshi-moshi quand on téléphone...
Ça se lit très vite, peut-être un peu trop, même... Car, comme souvent dans les articles de presse, beaucoup de thèmes sont abordés mais aucun n'est approfondi. du coup, je crains d'oublier presque aussi vite mon voyage Au Japon. Il faudra que je revienne...
Lu dans le cadre du Challenge Littérature de Voyage de Chinouk : http://www.lespassionsdechinouk.com/challenges/challenge-recit-de-voyage
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Hagakure
  10 janvier 2016
En 1922, mandaté par l'Excelsior, Albert Londres part pour six mois de pérégrinations en Asie. du Japon, il décrit toute l'étrangeté d'un univers déroutant qu'il découvre avec enthousiasme : le domicile du Japonais, véritable sanctuaire, la condition des femmes et la place des geishas, l'habillement, sa relation complexe aux Etats -Unis et le contexte géopolitique... Il arpente Tokyo, Nara, Kyoto et brosse, par petites touches, le portrait d'un pays aux ambitions contradictoires. Une réalité dépeinte dans un style dépouillé, esquissée en quelques mots. J'en ai fait une lecture amusée car tout cela est un peu "daté" mais le regard reste vif.
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LiliGalipette
  21 août 2010
Recueil de textes d'Albert Londres.
Albert Londres, journaliste au long cours mandaté par l'Excelsior, entreprend un voyage en Asie, notamment au Japon. Dans cet archipel si loin de Paris, le journaliste écrit ses réflexions, transcrit des entretiens avec des Japonais. Chaque texte révèle son étonnement, son admiration et sa curiosité devant les mystères de ce pays aux frontières du soleil levant. Albert Londres constate la rapide modernisation d'un peuple aux traditions séculaires faites d'honneur et de rites. "Qu'est donc ce peuple? C'est un peuple heureux qui n'attend le bonheur de vivre d'aucun autre, car il le possède." (p. 19)
Ce recueil se lit vite et chaque texte raconte une petite histoire. le Japon est un pays aux multiples visages, toujours fier de ses traditions. L'européen qui passe sur son sol, pétri du sentiment de supériorité de sa civilisation, n'est qu'une brute qui ne comprend pas la grande finesse japonaise.
J'ai particulièrement aimé le texte qui traite des geishas, sujet exotique s'il en est et soumis à bien des sous-entendus grivois. "Le Japon n'est pas Montmartre. Et la geisha n'est qu'une geisha. [...] Elle fait profondément partie du domaine national tout comme le cerisier, le samouraï et le hara-kiri. [..] C'est une danseuse d'attitudes, elle joue du samisen, mais cela n'est que son état. Et c'est par son rôle qu'elle existe et ce rôle est impondérable. [...] La geisha est à un Japonais ce qu'un centre d'attraction est à un corps céleste." (p. 49)
Le Japon, déjà en 1920, avait un ennemi plus ou moins déclaré en l'Amérique. le commerce tissait des liens entre les deux pays mais une rancoeur bouillonnait déjà. "L'Américain, voilà l'ennemi! Qu'a-t-il fait au Japonais? Il s'est mêlé de ses affaires. Et à deux titres, une fois comme Américain, une autre comme protestant." (p. 57) La super-puissance occidentale faisait déjà des siennes outre-Pacifique. Mais si le Japon s'arme, équipe ses ports de navire de guerre, ce n'est, aux dires du journaliste, qu'une précaution sous les sages hospices de l'antique Si vis pacem, para bellum.
Au Japon, quand Albert Londres y débarque, il y a Paul Claudel, "ambassadeur de France et bonze de la poésie à Tokyo" (p. 75) Si le Japon ignore ou méprise la France politique et historique, elle accueille à bras ouvert le représentant de ses Belles Lettres. "L'arrivée de Claudel à Tokyo est un coup sonore que la France a frappé sur le gong du Soleil levant." (p. 77) Nouvelle preuve que l'art n'a pas de frontière.
Les textes d'Albert Londres composent ce que j'ose appeler un guide de voyage de la première heure. Lire les mots du journaliste nous plonge aussi sûrement dans la culture nippone que le dernier Routard. Certes, l'ethnocentrisme français du début du siècle dernier est à l'oeuvre dans les réflexions de l'auteur, mais une grande ouverture d'esprit et une curiosité saine et trépignante lui font face.
Ce tout petit ouvrage est un beau livre, vif et drôle, un appel au voyage.
Lien : http://lililectrice.canalblo..
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som
  13 juillet 2015
Délicieux recueil des articles rédigés par Albert Londres pour le journal l'Excelsior lors de son séjour au Japon entre 1921 et 1923.
Qu'il s'agit d'analyses politico-économiques, de décryptages psychologiques ou de chroniques de la vie quotidienne, toute information est juste, précise, énoncée clairement à l'aide d'une plume élégante et pour ne rien gâcher drôle, souvent piquée au coin du bon sens, tout en s'accordant de temps à autre quelques échappées lyriques.
1000 sujets sont abordés : l'accueil du maréchal Joffre à Tokyo, la jeunesse qui pousse les anciens, Osaka ville industrielle, l'Occident vue par le prisme nippon ou les sorties de Paul Claudel alors ambassadeur de France…
Les chapitres courts, vifs sont au diapason de cet esprit frondeur, libre parfois insolent en tout cas indépendant. Lecture réjouissante et revigorante qui reste étonnamment moderne.
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Bouchon03
  13 décembre 2014
excellente observation pleine d'humour du Japon en 1922
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   21 août 2010
"Le Japon n'est pas Montmartre. Et la geisha n'est qu'une geisha. [...] Elle fait profondément partie du domaine national tout comme le cerisier, le samouraï et le hara-kiri. [..] C'est une danseuse d'attitudes, elle joue du samisen, mais cela n'est que son état. Et c'est par son rôle qu'elle existe et ce rôle est impondérable. [...] La geisha est à un Japonais ce qu'un centre d'attraction est à un corps céleste." (p. 49)
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LiliGalipetteLiliGalipette   21 août 2010
"Qu'est donc ce peuple? C'est un peuple heureux qui n'attend le bonheur de vivre d'aucun autre, car il le possède." (p. 19)
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LiliGalipetteLiliGalipette   21 août 2010
"L'Américain, voilà l'ennemi! Qu'a-t-il fait au Japonais? Il s'est mêlé de ses affaires. Et à deux titres, une fois comme Américain, une autre comme protestant." (p. 57)
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DanieljeanDanieljean   24 août 2018
Si vous êtes homme à caresser ce rêve de tomber un matin sur une terre nouvelle où, par le fait de votre ignorance nationale, vous ne comprenez ni pourquoi les êtres qui l'habitent sont habillés comme ça, se logent comme ça, mangent comme ça, sont heureux comme ça, et surtout, vous regardent comme ça, débarquez donc, une fois, dans les îles du Japon, dites divines.
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Videos de Albert Londres (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Londres
L'émission complète : https://www.web-tv-culture.com/emission/sorj-chalandon-une-joie-feroce-51651.html
Grand reporter, journaliste, Sorj Chalandon connait bien notre monde qu?il a largement sillonné. Observateur attentif et fidèle de notre époque, il écrit pour Libération avant de rejoindre la rédaction de Canard enchainé en 2009. On rappellera que Sorj Chalandon reçut le prix Albert Londres pour ses reportages sur le procès de Klaus Barbie. Mais Sorj Chalandon s?est aussi fait un nom en librairie en tant que romancier, depuis 2005, année de son premier titre « le premier bonzi ». Depuis, se basant souvent sur son propre parcours, il a publié plusieurs titres dont certains ont été primés. « Une promesse », prix Médicis en 2006, « Retour à Killybegs », Grand prix de l?Académie française en 2011, « le quatrième mur », Goncourt des lycéens en 2013. Mais égrainer des prix serait bien réducteur face à la qualité de l?écriture de Sorj Chalandon et au thèmes abordés dans ces romans. Avec une plume toujours délicate et sensible, l?auteur sait toucher au c?ur, sans sensiblerie, pour nous parler de nous, de nos vies confrontées à la grande histoire, des destins personnels broyés par la grande machine du monde qui avance. Touché par le cancer il y a quelques mois, ainsi que son épouse, Sorj Chalandon ne cache pas que cette épreuve a été le déclencheur de son nouveau titre « Une joie féroce ». A l?été 2018, quatre femmes tentent le braquage d?une bijouterie place Vendôme à Paris. Qui sont-elles et pourquoi prennent-elles ce risques ? Revenant quelques mois en arrière, le romancier nous raconte ces quatre femmes, ces combattantes, ces résistantes qui se sont rencontrées dans la salle d?attente d?un hôpital. Toutes atteintes par le cancer, elle se sont apprivoisées, se sont construit un nouvel univers protecteur qui les rend plus fortes pour combattre la maladie. Sans misérabilisme aucun, il y a beaucoup d?émotion et de pudeur dans le portrait de ces quatre femmes que brosse Sorj Chalandon. Mais on sourit aussi souvent à cette histoire rocambolesque de braquage amateur. Et surtout, ces femmes qui se découvrent plus fortes qu?elles ne pensaient l?être sont bien des héroïnes du quotidien. « Une joie féroce », le nouveau roman de Sorj Chalandon, est publié chez Grasset.
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