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ISBN : 2752910967
Éditeur : Libretto (02/03/2017)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 12 notes)
Résumé :
« La Corse. Boisée. Montagneuse. Désertique. Magnifique. Mer bleue. Minuscules coques blanches des bateaux jetées dans l’eau comme une poignée de graviers. Côtes brunes. Nouvelle palettes de couleurs. »

Le peintre Jérôme Magnier-Moreno a mis dix ans pour écrire une histoire qui ne parle de rien – ou presque ; un jeune homme parti pêcher le long du GR20… Un premier roman initiatique procurant une impression unique de liberté.
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
joedi
25 mai 2017
Je remercie les éditions Phébus pour leur envoi et Babelio pour m'avoir sélectionnée dans le cadre de cette Masse critique.
Combien il s'avère difficile de porter un jugement sur un ouvrage qui ne comporte que 91 pages d'écriture.
La magnifique couverture, une aquarelle, me donne envie de connaître le peintre Jérôme Magnier-Moreno.
Le narrateur, Jérôme, élève à l'école d'architecture de Versailles, a donné rendez-vous, en Corse, à l'un de ses amis d'études. Jérôme embarque à Roissy muni d'une canne à pêche car après avoir lu la nouvelle d'Ernest Hemingway, La grande rivière au coeur double, il rêve de pêcher de belles truites. Évidemment, arrivé à destination, son ami Olivier, au caractère fantasque, n'est pas au rendez-vous ; c'est en solitaire que le narrateur va vivre ces quatre jours dont il a tant rêvé.
En clin d'oeil à sa carrière de peintre, Jérôme Magnier-Moreno a titré les différents chapitres de divers noms de teintes. Ce texte, qu'il a débuté en 1999, il l'a souvent retravaillé et ce n'est qu'en 2016 qu'il l'a confié à l'éditeur.
Une lecture agréable.
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kathel
13 juin 2017
Cela commence dans les toilettes du cimetière Montparnasse, puis avec des enveloppes contenant chacune un roman qui disparaissent dans une boîte aux lettres. le roman lui-même est le récit d'un court voyage en Corse d'un architecte fraîchement diplômé qui ne sait pas encore trop quoi faire de sa vie. En attendant de savoir, il va passer quelques jours à pêcher en Corse avec son ami Olivier. Ils ont rendez-vous à la gare d'un petit village. Olivier n'arrive pas, notre architecte observe, écrit beaucoup et parfois dessine, les couleurs l'inspirent, la fraîcheur des rivières, les parfums de la myrte et du romarin.
Je ne ressors pas plus emballée que ça par ce roman qui a des qualités qui sont à la fois des défauts : il est un peu foutraque, mélangeant les styles et sautant d'une tonalité à une autre et je trouve à cela un côté plutôt rafraîchissant, mais qui au bout d'un moment finit par dépasser ce qu'on en attend, et lasser... le roman n'est pas très long et pourtant je me surprenais à avoir envie de supprimer quelques paragraphes : raconter ses rêves, quel intérêt ? Noter de longues citations d'Hemingway ou Thoreau a-t-il lieu d'être dans ce qui ressemble plus à un journal de bord de voyage ? Que dire de la longue digression où l'auteur fait parler la rivière ?
Au final, de même que le spectateur qui se met à regarder la mise en scène au cinéma montre qu'il n'est pas vraiment dans le film, le lecteur qui mentalement réarrange le texte n'est certes pas absorbé par l'histoire. Et si de temps à autre la Corse de l'auteur devenait bien réelle (ce sont les passages sur la nature qui sont les plus réussis) à d'autres moments je me suis demandée ce que je faisais là.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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motspourmots
22 avril 2017
"Pour que quiconque entrevoie ce bleu lumineux et profond, il lui faudrait vivre exactement mon expérience. Partir en Corse dans le but d'y rencontrer un ami, ne pas le trouver au rendez-vous, puis dormir dans cette horrible maison d'hôte et, de bon matin, s'accouder à la rambarde du pont surplombant les gorges du Golo. Seule cette expérience lui donnerait accès au bleu que je vois ce matin".
Jérôme Magnier-Moreno est peintre et son roman se compose de touches de couleurs qui sont autant de sensations et d'instants comme photographiés sur le vif. On imagine que pour lui, chaque souvenir est relié à une ou plusieurs couleurs, comme le jaune de la boîte aux lettres à laquelle il confia les exemplaires de son manuscrit un beau jour de 2016, plus de dix ans après avoir commencé à relater cette escapade corse de 1999. Quelques jours de marche et de pêche à la mouche prévus en compagnie d'un ami, Olivier, rencontré lors de leurs études d'architecture, un être assez fantasque et imprévisible pour que son absence au rendez-vous n'inquiète pas plus que ça notre narrateur. Quelques jours essentiels, d'introspection et de retour sur lui-même, qui vont marquer à jamais la suite de son parcours.
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce roman n'est pas commun. Plus qu'un livre, c'est une oeuvre d'art. Et comme toute oeuvre d'art, il peut laisser perplexe, ouvrir des abîmes de réflexion, faire sourire ou grincer des dents. On peut être sensible, comme je l'ai été à la palette du peintre dans laquelle l'écrivain trempe sa plume. Et en même temps un peu agacée par les moments plus crus dont nous gratifie ce héros un peu paumé alors qu'on aurait préféré qu'il continue à nous faire profiter du paysage en silence. Question de sensibilité sans doute...
La Corse et ses paysages sont comme une pommade sur les blessures des corps et des âmes, tout comme l'écriture semble l'avoir été pour l'auteur, des années après ce voyage et les événements qui l'ont marqué. Et cet ouvrage, en lui permettant de lier écriture et peinture (dessins de couverture), ses deux modes d'expression favoris, revêt certainement une importance qui dépasse largement le simple objet éditorial et que l'on pense percevoir entre les lignes.
"J'écris quotidiennement depuis si longtemps maintenant, depuis les débuts de mon adolescence, l'écriture fait tellement partie de moi, de ma manière de vivre, que j'utilise les mots exactement comme d'autres le feraient d'une caméra ou d'un appareil photo."
Et la balade fut loin d'être désagréable entre bleus, verts, rouges et jaunes qui donnent envie de se laisser aller à la contemplation et de laisser la nature combler nos vides et lisser nos cicatrices.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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cathulu
06 mai 2017
à deux doigts de ne pas "pouvoir faire autrement que de devenir architecte", alors qu'il se rêve romancier, le narrateur se rend à un rendez-vous avec son maître ès liberté, Olivier. Olivier, pour qui il a "la plus grande affection parce qu'il y a, sous le tissu de névroses qui l'enserre quelque chose de vaste, de beau et de bleu. Comme une aspiration non négociable à la liberté."
Las, l'ami n'est pas au rendez-vous. Commence alors un périple solitaire sur le GR20 corse, entrecoupé de parties de pêche à la truite et de rencontres éphémères.
Placé sous le signe de la couleur, ce roman lumineux est tout à la fois une quête initiatique d'un jeune homme à la croisée des chemins et un récit qui embarque son lecteur dans des paysages magnifiques. Avec une grande économie de moyens, des descriptions par petites touches efficaces, sans oublier quelques touches d'humour pleines d'auto-dérision, une construction maîtrisée qui fait naître l'émotion, ce premier roman est une formidable découverte.
Comme la truite, qui par un saut oblique parvient à tromper le pêcheur, le narrateur, dont on devine qu'il a beaucoup de points communs avec l'auteur, par ce roman est parvenu à conserver sa liberté, tout en prouvant son envie de vivre, ce qui n'est pas rien !
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Walkyrie29
27 mai 2017
Ce petit roman, très joliment illustré d'une aquarelle de l'auteur, artiste peintre dans la vie de tous les jours, écrivain à ses heures perdues, et présenté comme une « histoire qui ne parle de rien » à un goût de liberté, d'expérience et surtout d'une Corse aux saveurs illimitées. Où comment une banale histoire de pêche tourne au vinaigre au profit de toute autre chose !
Notre héros, l'auteur lui même, a priori, à l'époque étudiant architecte, se rend en Corse pour une partie de pêche le long du GR 20, il doit y retrouver un ami, Olivier au coeur rêveur, ami auquel il ne faut pas se fier, et cela va vite se prouver, notre héros se retrouve seul, en pleine pampa Corse, à dormir chez une hôte flippante qu'il va très vite fuir pour entamer ce voyage, devrait-on dire parfois périple, prévu à deux, en solitaire. Afin d'en savourer ce que la Corse peut vous offrir de plus tentant ; le charme féminin et méditerranéen de la Corse expérimentée, les paysages changeants, la fraîcheur des eaux vives alléchantes et ces parties de pêche fantasmées, et toujours l'absence de cet ami qui rôde telle une ombre qui offre au personnage une quête solitaire initiatique où les tentations toujours plus grandes peuvent se révéler aussi bonnes que mauvaises mais ne viendront pas à bout de son but ultime ; pêcher une véritable truite Corse.
L'auteur a cette façon de narrer son récit de manière assez crue, les mots, les expressions, les images, tout est franc, intuitif, spontané, il y a énormément de naturel dans ces mots. S'il a voulu en faire un roman, se définissant lui – même comme un « auteur raté, du genre qui ne publiera jamais rien, c'est certainement aussi parce que cette expérience aura été très instructive et très murissante pour lui – même.
En bref, tout comme ses chapitres aux notes colorées, ce roman peut être aussi amusant que triste, aussi léger que grave, toujours cette fluidité entre le fictif et le réel, est-ce réellement une expérience de l'auteur, des mots alignés sur une feuille blanche dès que l'occasion se présentait ? Il y a quelque chose d'aussi peu malléable qu'une truite Corse frétillante. Intéressant !
Je remercie Babelio et son partenaire les éditions Phébus pour cet étrange partenariat.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel13 juin 2017
Tout est simple près de la rivière : le cosmos se résume à cette splendide vallée entourée de versants boisés auxquels je tourne le dos.
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kathelkathel13 juin 2017
Je pars attendre le train sur le quai. Déposant mon gros sac à dos contre un muret, je m’assois sur le bitume poussiéreux, le dos calé contre mon paquetage.
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joedijoedi23 mai 2017
La micheline démarre.
Au moment de son arrivée en gare, j'ai entendu un garçonnet la désigner du nom chantant de «Trinichellu !».
Bruit lent, rivière, vigne, tunnel.
Les pare-soleil sont tirés : à travers eux le paysage m'apparaît sous la forme de gros pixels.
Arbres fruitiers,
orangers recourbés comme des plumeaux sous le poids de leurs fruits,
jets d'eau d'irrigation,
superbe rivière,
vallée, pré, village,
tunnel à nouveau,
arbres fruitiers en fleurs, grenadiers qui dégoupillent leurs couleurs : orange ! jaune ! rouge ! premier plan vert clair, horizon bleu.
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joedijoedi24 mai 2017
D'ailleurs, il n'y a qu'à écouter, la Rivière. Elle me parle, je l'entends, subjugué par l'éloquence de son discours fleuve.

«Partez faire le tour du monde, tuez, violez, allez en prison, purgez votre peine et revenez sur mes berges : je serai toujours là, coulant au même rythme ou peu s'en faut. Toujours étincelante aux feux des soleils de fin d'après-midi. Près de Corte, d'Argentat ou de Florence, c'est égal ! Énorme coulée d'argent en fusion derrière les arbres qui me bordent.
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joedijoedi24 mai 2017
Là, coulant entre des rochers de granit beige adouci et sculpté par le temps, le Tavignano m'apparaît, féerique, étincelant, telle une rivière de diamants serpentant dans son écrin de velours végétal.
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