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ISBN : 2748506456
Éditeur : Syros (27/02/2008)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Regency. Une cité où l'on ne vit que la nuit, sous l'œil acéré des faucons anges gardiens. Un groupe d'adolescentes animé de rêves irréductibles, donc menacé. Des phrases insolites apparues sur les murs, qu'il faut mémoriser avant qu'elles ne s'effacent. Parce qu'elles disent peut-être la possibilité d'un monde meilleur. Un monde où nul n'aurait en tout cas songé à créer les scarrels.
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
BOOKSANDRAP
  24 mars 2017
> https://booksandrap.wordpress.com/2017/03/24/scarrels-marcus-malte/

Je n'avais jamais entendu parler de « Scarrels » avant de m'y intéréssé. Si vous êtes tombés sur cet article c'est soit que vous ne connaissiez pas non plus et que vous êtes intrigués par cette belle couverture, soit que vous l'avez déjà lu et que vous êtes curieux de voir ce que j'en ai pensé à mon tour.
Je dois bien avoué que je suis mitigée suite à ma lecture. J'ai bien aimé la première partie, un peu moins la seconde. Pour vous en dire un peu plus mais pas trop, car je ne voudrais pas trop en divulguer… On va suivre Luc qui vit à Regency, une communauté totalitaire dirigé par le fondateur Dow. D'étranges faucons veillent au grain et jouent le rôle d'anges gardiens pour protéger et punir en cas de besoin. Tout est contrôlés, gérés, rien n'est laissé au hasard. Alors que Luc rejoint sa bande d'amis pour une réunion privé dans une cellule où ils ont établis leur QG, de mystérieuses phrases apparaissent un peu partout dans différentes zones à Regency. Tommy le plus sage de la bande leur propose de jouer à un jeu dont lui seul connaît les règles. Tous acceptent, ne sachant pas encore où tout cela va les mener et surtout quel danger ils vont devoir affronter… Mais un monde meilleur à la clé ne vaut-il pas tout les sacrifices ?

Quand j'ai commencé « Scarrels » je ne savais pas vraiment dans quoi je me lançais.
Je dois bien avouer que j'ai passé les premiers chapitres dans le flou. Vous savez comme si vous avanciez à tâtons, pas après pas dans un brouillard épais et dense ? Vous avancez mais vous ne savez pas où vous allez, vous ne savez pas ce que la suite vous réserve. J'avais cette impression la en plongeant dans « Scarrels ». L'inconnu tout simplement. Mais c'était excitant.
J'avais envie de tenter cette histoire dystopique avec une touche de fantasy, le tout sous fond de dictature. J'ai tenté cette histoire, parce que c'est loin de ce que je lis d'habitude et parce que ça ne fait jamais de mal de s'ouvrir un peu à d'autres styles littéraires. Et je dois bien avouer que je ne regrette pas d'avoir tenté le coup. Oui ce n'est pas un coup de coeur, oui cela n'a pas été la lecture de l'année pour moi, mais ça fait du bien de temps en temps de sortir de ce qu'on connait déjà. Pour une fois je me suis laissée aller dans un univers qui n'est d'ordinaire pas le mien et j'ai apprécié ça. Bien évidemment j'y ai relever certains points qui m'ont dérangés où m'ont fait tiqué et qui, expliquent mon ressenti mitigé.

C'est une histoire très mystérieuse. Un univers très particulier.
J'aurais plus accroché au style si il y avait eu moins de longueurs. C'est LE point négatif qui en entraîne un autre. J'ai trouvé que certains passages étaient inutiles à l'intrigue, que certains moments auraient pu être raccourcis pour apporter un peu plus de rythme et de dynamisme à l'histoire qui était vraiment longue à se mettre en place. Je dois avouer qu'il faut bien 100 pages pour arriver à rentrer dans l'histoire, se familiariser avec les personnages. Dommage qu'il en faille encore 100 de plus, arriver à la moitié du roman, pour qu'enfin l'action commence. C'est ce qui m'a frappé lors de ma lecture. Tout est au ralenti. On avance doucement dans l'intrigue, alors oui l'univers est génial, je vais vous en reparler mais pourquoi prendre autant de temps avant de vraiment rentrer au coeur de l'intrigue ? J'ai failli décrocher à plusieurs moments et c'est dommage car c'est un livre qui se lit très facilement, malheureusement il ne s'y passe pas grand chose.

Ce qui est le plus intéressant dans le livre et ce qui vous intrigue surement le plus, c'est l'univers.
Est-ce qu'il est bien décrit ? Est-ce cela vaut le coup ? Est-ce que c'est visuel ? Est-ce que c'est entrainant ? Oui oui, triple oui. C'est un univers riche et complexe que nous livre Marcus Malte avec son roman. Dés les premières lignes on est immergés dans l'histoire à suivre nos personnages et plus particulièrement Luc. On est spectateurs de leur quotidien, on ne comprends pas forcément ce qui se passe tout de suite, qu'elles sont les règles de Regency etc mais on tout de même à 100 % avec eux. C'est ça qui est assez troublant et qui peut légèrement dérangé le lecteur également. C'est le fait qu'on soit totalement jetés dans un univers complexe sans aucune indications ! On ne nous explique rien, ni comment c'est régi ni qu'est-ce qu'on doit faire. On a plus qu'à passer chapitres après chapitres pour t'enter de nous éclairer et finalement comprendre les conditions de vie et ce que la petite bande de Luc nous réserve. Dommage comme je le disais plus haut que ce soit très long à se mettre en place pour que l'action commence car c'est un univers très visuel. On a aucun mal à imaginer cette cellule, Tina la poupée, la pluie incessante, le corps massif d'Abel etc…

L'écriture n'a pas d'égal. Et ça je tenais à le souligner, car c'est vraiment quelque chose qui m'a percuté.
Je n'avais jamais lu de livres pour la jeunesse avec une plume comme celle de l'auteur. Je dois bien avouer que c'est soit on accroche au style directement soit on déteste. Pour ma part j'ai trouvé que ça collait à l'histoire bien qu'elle soit assez spéciale. C'est assez malsain et ça met mal à l'aise parfois il faut que vous gardiez ça en tête. Certains passages sont assez étrange et dérangeant mais, quand on y réfléchit, au final cela correspond bien à l'ambiance générale du bouquin qui est assez hors du commun.
Il y a aussi dans ce livre toute une dimension onirique assez importante. Il y est vachement question de rêve, c'est quelque chose qui prends beaucoup de place, qu'on découvre mais qu'on ne comprends pas forcément encore une fois dans la première partie du livre.

Arrivé au dernier quart, tout s'accélère mais alors qu'est-ce que j'ai été déçue par cette fin…
Je pense que je n'ai pas vraiment compris quel était le sens de ce livre. Oui le message est clair mais l'histoire n'a pas vraiment de sens propre. Je n'ai pu m'empêcher de me dire « tout ça pour ça au final ? » J'ai été vraiment déçue par le dénouement j'imaginais autre chose, je trouve que les derniers chapitres sont peut-être un peu passé trop rapidement, un peu bâclé ? Je ne sais pas, je ne suis pas convaincue par cette fin alors que j'appréciais plutôt l'histoire jusqu'à présent, l'auteur m'a clairement laissé sur ma faim. J'avais l'impression d'avoir regardé un ballon se gonfler durant tout le livre et au lieu de le voir exploser comme je l'attendais, il se dégonfle pour terminer sa course au sol. Je ne m'attendais pas à ça et je suis déçue de ne pas avoir de plus amples explications.
Je vous le recommande tout de même si vous avez envie de le tenter, la première partie est sincèrement très sympa, même si c'est assez lent, la seconde partie elle bouge plus, mais la fin est trop ouverte pour me satisfaire… Bilan mitigé, mais une découverte que je suis contente d'avoir tenté tout de même car cela m'a permis de me familiariser avec la plume de l'auteur Marcus Malte que je ne connaissais pas du tout !

Lien : https://booksandrap.wordpres..
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LauBlue
  04 décembre 2017
Scarrels est une double découverte. Celle d'un roman et celle d'un auteur, Marcus Malte. Sacré doublon !
Scarrels c’est un style brut et poétique, un mélange de rudesse et de tendresse, tout en contraste et une écriture qui accroche.
Luc, Tommy, Abel, Steve, Jona, habitent Regency une cité plus ou moins en ruine, à l’image de ses habitants, où l’on ne sort que la nuit, lorsque tombe la pluie. Luc est un ado assez commun, pas réellement porté sur la rébellion. Il ne se pose pas de questions existentielles, mais sa sensibilité et ses rêves le rendent touchant et peut-être trop vulnérable. Il évite le Père, qui tabasse avec sadisme, il espère le regard de la Mère, la mère qui aime toute en discrétion. Chaque soir il se lève pour rejoindre sa bande de potes, et surtout Jona dont il est secrètement amoureux. Son existence est sans doute le reflet de celle de nombreux gosses qui vivent à Regency. Il n’empêche on s’attache à lui dès le départ, on pressent que son histoire n’aura rien d’ordinaire, encore moins que celle de ses amis. Aussi quand des phrases ciblées apparaissent sur les murs de la citée, un vent de changement semble s’ouvrir vers des lendemains meilleurs. Un vent de changement dont Luc et ses amis vont faire l’amère expérience.
Sur fond de dystopie et d’anticipation plausibles, l’histoire se teinte de noir au fur et à mesure du récit. Remarquablement menée, sans répit, ni indulgence pour le lecteur, sombre à souhait, on devine la fin tragique, inéluctable. Marcus Malte dresse un constat amer de la société. Pas besoin d’être visionnaire tout est déjà sous nos yeux. L’auteur amplifie juste le but ultime jusqu’à son paroxysme. Pas réellement optimiste, mais efficace. Une lecture addictive. Un auteur à découvrir.
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ecompiegne
  02 juillet 2013
Scarrels décrit un univers totalitaire. La population de Regency est
conditionnée dès l'enfance ; le monde est surveillé par des faucons dressés
qui rendent des comptes à des maîtres qu'on ne voit jamais. Les rares
opposants sont parfois retrouvés morts, tués à coup de bec par ces rapaces
à l'oeil infaillible. Un groupe d'adolescents, mené par un leader très bien
informé, commence à remettre en question les vérités de cette société à la
lecture des phrases subversives apparues depuis peu sur les murs. Au fil de
leur initiation, ils se rapprocheront de la Résistance. Mais l'amour et la
perfidie mettront à mal ce projet de liberté. Un roman très émouvant, écrit
sans concession, qui parlera aussi bien aux adolescents qu'aux adultes, et rappellera 1984 de
Georges Orwell, mais aussi Les Tripodes de John Christopher, ou même Blade Runner.
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lilfall
  26 octobre 2011
Pour en avoir beaucoup lu, je sais à quel point la qualité de la littérature jeunesse peut être aléatoire. Ce livre méconnu, d'un éditeur qui ne l'est pas moins, fait parti du meilleur cru.
Scarrels, c'est l'adaptation à la jeunesse, mais aussi l'actualisation du roman d'anticipation. J'ai lu Scarrels avant de découvrir les grands classiques du genre, et ça m'a bouleversée. Quand on est habitué aux ouvrages formatés, parfois interchangeables de la littérature jeunesse, on ne peut que remarquer le caractère détonnant de ce roman, et c'est tant mieux!
C'est un roman dont le fond est horrible, abominable, mais il est d'une telle justesse qu'on ne peut lui reprocher.
Je l'ai relu une bonne dizaine de fois d'affiliée, juste dans l'espoir que la réalité aurait changé entre deux, toujours avec le même plaisir!
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carlottita91
  22 mars 2015
J'avoue que dans un premier temps c'est la couverture qui m'a attiré. Etant graphiste je suis particulièrement sensible aux images et ces portraits noirs sur fond blanc m'ont intrigués.J'aime cet univers graphique qui se rapproche de la science fiction à la Bilal.
En ce qui concerne l'histoire en lui même, ce roman pour ados, qui au final est dans le fond très adulte,est à comparer aux plus grands de la littérature d'anticipation tel que Barjavel ou encore Huxley.
De mystérieuses phrases s'écrivent sur les mur de la cité Regency.Un groupe d'ados voit alors son monde s'écrouler quand un certain Maître les amène à apprendre ses fameuses phrases et à repenser leur univers de fond en comble. Leur tort dans cette société zombifiée est de savoir encore rêver. Ils sont donc conditionnés, surveillés par des anges (des faucons aux griffes acérés) tout cela pour amener le lecteur à une fin spectaculaire.
Même si le milieu traîne un peu en longueur, la fin relève totalement ce passage à vide et nous laisse éblouit. On ne peut s'empêcher de penser à la propagande sous le régime d'Hitler mais je n'en dis pas plus et vous laisse découvrir...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LauBlueLauBlue   03 décembre 2017
Enfin ! Enfin, il se réveille ! Enfin, il se rebelle ! Et voici soudain le pauvre qui se penche, tout confit de colère, et qui saisit la plus grosse pierre au sommet des décombres. Un lourd pavé rugueux — son rêve —, il l’ajuste, il le sent bien, au creux de sa main. Et maintenant, où est le crâne qui va le recevoir ? Où est la cible ? Le pauvre se relève et cherche du regard. Qui ? Qui ? Qui ? Qui m’a fait ça ? il se demande. Ceux d’en haut. Ceux qui dominent. Ceux qui président. Ceux qui destinent ? Les décideurs, manipulateurs, faiseurs de lois et de marchés, de profits et bénéfices, les tout-puissants anonymes et tentaculaires, multiformes, multinationaux, multimilliardaires, multi-criminels et multirécidivistes ! Qui sont-ils ? Où sont-ils, ces hommes qui nous tombent dessus ! qui nous chient dessus comme l’averse ! Ces hommes sans visage. Ces hommes au visage de pluie !
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BOOKSANDRAPBOOKSANDRAP   24 mars 2017
Á Regency il pleut toutes les nuits. Et cette nuit-là il pleuvait.
Le nez en l’air, je regardais la lune -des fois ça m’arrive- à travers les carreaux de la cuisine. Elle était rousse. Les grosses gouttes sur le verre avaient l’épaisseur du miel et sa couleur.
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LauBlueLauBlue   04 décembre 2017
Partout où mes yeux se posaient, il n’y avait que des corps étendus, inertes sous le clair de lune. Le ciel était de nouveau dégagé. Les anges étaient repartis. Seul un petit groupe, à quelques pas de moi, s’était installé sur l’un des cadavres et s’obstinait à le déchiqueter. Tranquillement. Méticuleusement.
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