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Nathalie Bauer (Traducteur)
EAN : 9782757880814
288 pages
Éditeur : Points (08/10/2020)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Octobre 1493. Alors que Florence pleure Laurent le Magnifique, Milan connaît sous le règne de Ludovic le More un essor florissant, et bien des artistes de renom sont invités à la cour ducale. Léonard de Vinci partage son quotidien avec sa mère Caterina et son apprenti bien-aimé Salaï. Il travaille au gigantesque cheval de bronze qu’il a promis au duc de Milan pour honorer son père, Francesco Sforza, et doit affronter des problèmes techniques qu'il n'avait pas soupço... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Fanvin54
  08 février 2020
J'avais découvert cet auteur avec "Le mystère de Roccapendente", puis avec sa série policière comptant deux titres à ce jour. Mon oeil a donc été attiré l'autre jour à la médiathèque par son nouveau roman (dont la couverture est superbe), promesse d'un beau voyage à l'époque de la Renaissance italienne.
J'ai pourtant eu une crainte en débutant ce livre : celle de me perdre dans les très nombreux personnages de l'histoire recapitulés en début d'ouvrage. Il y en a quand même pour 7 pages, hors arbre généalogique ! Heureusement, ce ne sera pas le cas...
D'emblée, le ton est très léger, vif. L'auteur semble s'amuser dans son récit... et amuse le lecteur par la même. le ton évoluera toutefois progressivement, devenant plus sérieux au fil de l'intrigue, notamment lorsqu'un cadavre est découvert dans la cour du château de Ludovic le More.
Ce roman historique réussit à la fois à nous divertir et à nous instruire sur cette période de l'histoire italienne, et sur la vie à Milan à la fin du XVème siècle. Il nous permet aussi de côtoyer de nombreux personnages célèbres, Maitre Léonard de Vinci en tête, dont le portrait s'avère d'ailleurs au final plutôt... ambigu.
Bref, une lecture conseillée...
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Komboloi
  07 novembre 2020
Il est toujours très ambitieux de vouloir faire un roman sur un personnage aussi illustre que Léonard de Vinci qui a déjà été un peu trituré dans tous les sens dans la littérature. J'ai été attiré par le résumé de ce roman mais en même temps j'avais un peu peur de me retrouver avec une nouvelle copie du "Da Vinci code" de Dan Brown.
Tout d'abord, il faut le préciser, ce n'est pas un livre d'histoire, on est bel et bien face à un roman et comme l'indique l'auteur à la fin du livre, il y a beaucoup d'éléments de fiction bien que la plupart des personnages du roman ont bel et bien existé. Evidemment, tout n'est pas faux, l'auteur s'inspire habilement de quelques éléments authentiques mais l'ensemble reste d'une légèreté complètement assumée.
En parlant des personnages, ils sont nombreux, très nombreux, les premières pages du roman qui vont dresser la liste des protagonistes du récit sont d'ailleurs un peu angoissantes. On se demande bien comment on va s'y retrouver au milieu de tout ça en à peine 300 pages... Au final, je ne me suis pas perdu même si les débuts peuvent être un peu difficiles, le temps de se familiariser avec les noms.
Alors, quel est le sujet de ce roman ? Il s'agit en réalité d'un roman qui se situe entre le roman policier, le roman d'intrigues politiques et le roman historique. Léonard de Vinci est dépeint en artiste excentrique qui n'en fait un peu qu'à sa tête et qui endosse ici la casquette de Sherlock Holmes. Pas forcément original mais l'intrigue est plutôt bien troussée et l'ambiance est vraiment pas mal.
L'écriture de l'auteur est agréable et l'ensemble se lit donc très bien si l'on ne se perd pas dans les personnages. Comme tout bon roman policier, on retrouve des fausses pistes, des retournements de situation et l'ensemble est plutôt prenant. L'auteur fait également preuve d'humour tout au long du récit. Il fait notamment pas mal de comparaison entre l'époque du roman, la renaissance, et notre époque. C'est plutôt drôle même si cela peut faire un peu sortir le lecteur de l'intrigue et de l'ambiance.
Globalement, ce roman permet de passer un bon moment de lecture. C'est divertissant, drôle, parfois instructif. Certes, les ficelles sont parfois un peu grosses mais cette lecture à la légèreté assumée reste intéressante notamment en raison de l'ambiance et des nombreux personnages hauts en couleur. L'enquête est sans doute un peu trop raccourcie par moment mais elle reste sympathique à suivre.
Une lecture que je recommande pour passer un bon moment de divertissement et se changer un peu les idées. Tous les ingrédients sont là pour passer un moment de lecture agréable.
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ThomasNouvelle
  25 mai 2020
Acquis avant le confinement, ce roman est resté sur l'étagère pendant un petit moment et puis comme la situation actuelle permets de faire diminuer nos PAL (piles à lire), je me suis jeté sur ce « petit » romande 268 pages qui nous emmène au coeur de la Renaissance italienne et permet de découvrir un Léonard de Vinci inédit. On sait que le génial Léonard ne laisse personne indifférent et qu'on le retrouve au coeur de plusieurs intrigues. Faut-il vous rappeler le Da Vinci Code et autres oeuvres littéraires et cinématographiques ? Non ! Ouf, je n'avais pas envie de les répertorier. Ironie de l'histoire avec le confinement, je me suis refait sur PlayStation, la trilogie Ezio Auditore où on retrouve le maître florentin (Assassin's Creed II, Brotherhood et Revelations).
L'aventure commence avant la première page. Les nuances chaudes de rouge et de jaune sont superbes. La couverture reprend plusieurs croquis du maître (L'homme de Vitruve ou les proportions du corps humain, les muscles, les os du bras et du pied et les études pour un monument équestre, le cadre en bois et le moule pour le cheval des Sforza). Voilà une franche invitation à un voyage littéraire. de plus, le livre est intitulé en italien, « La misura dell'uomo » ou si on préfère en français, « La mesure de l'homme », qui aurait peut-être mieux collé au récit. On peut y voir plusieurs symboles. Les dimensions du cheval à la gloire du père de Ludovic Sforza, mais aussi la mesure de la valeur humaine face aux multiples situations et enjeux qui vont rentrer en conflit. C'est surtout sans oublier, l'intelligence exceptionnelle de Léonard de Vinci.
Dès les premières pages, on retrouve la liste des personnages que l'on va retrouver. Nous avons pas loin d'une cinquantaine de personnages et s'en suit l'arbre généalogique de la famille Sforza. Il y a 9 pages pour contextualiser l'ensemble des personnages. Cherche-t-on à noyer le lecteur ? J'avoue que je suis parfois revenu en arrière pour savoir qui est qui et dans quel camp tel ou tel personnage joue. C'est un rien pompeux. Avouons également, cette ressemblance avec le début d'une pièce de théâtre où on nous présente les protagonistes, les antagonistes et la multitude de seconds rôles qui vont graviter autour de Léonard de Vinci et Ludovic Sforza. Sans avoir débuté l'histoire, on a ce sentiment de se retrouver dans une pièce de la commedia dell'arte et où tout le monde porte un masque.
De nombreux personnages et moins de 300 pages … Ouf … Ça risque d'être un peu long, voire même un peu lourd. Pourtant, le ton est donné dès les premières lignes, l'auteur joue sur l'humour, sur la légèreté et sur l'intelligence de Léonard. le ton devient sérieux après avoir franchi le premier tiers du livre, mais on conserve les nombreuses les longueurs du récit. Ce roman me fait penser à ce docu-fiction que l'on peut voir à la télévision le dimanche après-midi sur France 5 ou Arte, où on met en scène plusieurs personnages historiques et où André Dussollier prête sa voix pour la narration en racontant en détail les faits qui se sont déroulés. L'auteur Marco Malvaldi reprend ce rôle de voix off et se permet ces petits commentaires tout au long du récit pour couper des instants pompeux ou des joutes verbales entre deux aristocrates.
Autour du livre, il y a un joli bandeau rouge qui mentionne « roman best-seller sur Léonard de Vinci ». le livre a très certainement connu un joli succès populaire en Italie pour les 500 ans de la mort du maître. le coup de génie est de faire de Léonard de Vinci, le « Hercule Poirot de la Renaissance » qui fait fonctionner ses petites cellules grises. Si ce brave Léo est en charge de réaliser un bronze surdimensionné pour le Duc de Milan, nous sommes également à un moment où l'histoire doit s'écrire avec un grand H. Les Français menés par le « nabot » Charles VIII (dixit l'auteur) qui souhaitent traverser le Duché, affronter le Roi d'Aragon et par la même occasion mettre la main sur quelques plans de ce cher Léo.
Au bout du compte, « le cheval des Sforza » est plaisant avec quelques longueurs. Je le retiens car il permet de varier les plaisirs et de se changer les idées étant donné la situation que nous vivons. Retenez que les aristocrates, artistes, banquiers, religieux, et autres cocus et concubines se croisent, transforment leurs relations en conflits familiaux digne d'un « soap » ou tout simplement d'une pièce théâtre, sans omettre des enjeux géopolitiques. Dernier point pour conclure, ce sont les dernière pages qui sont intitulées « Un livre bourré d'erreurs ». L'auteur n'est pas un historien mais est chimiste de formation. Il avoue lui-même que son ouvrage est bourré d'erreurs. Très certainement et je n'ai pas envie de m'amuser à les répertorier mais le roman est à prendre pour ce qu'il est un divertissement léger.
Lien : https://litteraturemaconniqu..
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kikenbook
  28 novembre 2020
Te dresser une liste des personnages de 8 pages et y ajouter 2 pages d'un arbre généalogique de 27 noms en tout début de roman revient un peu à te filer dix bons gros coups de trique avant de te donner le gros câlin qu'on t'a promis en 4ème de couverture. Qu'on ne se méprenne pas, je n'ai rien contre les coups de trique, ça peut ne pas être désagréable si c'est donné avec générosité, précision et souplesse, mais il est nécessaire que la suite suscite une attention suffisante pour effacer le souvenir de ces modestes blessures de commencement de récit. Si le serpent qui te promettait une pomme bien juteuse te plante ses crocs dans la cuisse, qu'au moins le sauveteur qui va bander ta plaie (puisqu'il paraît que, contrairement à la légende, sucer n'est pas soigner – tout fout l'camp !) que le sauveteur donc, soit agréable à regarder. Bref, je m'égare mais j'espère que tu m'as compris.
Eh bien, ici, ça suscite, ça suscite même pas mal.
Entrer dans « le cheval des Sforza », c'est pénétrer dans la cour du duc de Milan et y croiser des personnages historiques bien réels, dont le génie de Vinci auquel le duc en question a commandé un cheval de bronze pour honorer son défunt père. Bon, jusque-là, on essaie de s'habituer à tous les personnages rencontrés, leurs relations, les lieux, ce n'est pas évident, on pourrait même regretter quelques longueurs, mais le style de Malvaldi, rendu par la traduction française de Nathalie Bauer, est plutôt plaisant. Comme un peintre jouant de clair-obscur pour mettre en relief un geste, un costume, l'auteur y va régulièrement de son commentaire ironique sur l'action, il se plaît à établir des petits parallèles entre l'époque Renaissance du récit et notre époque contemporaine avec humour. Au départ, c'est aussi déroutant que le clin d'oeil appuyé d'une hôtesse de caisse qui vient de faire biper ton aubergine devant son scanner, mais on finit par s'habituer et par trouver le procédé plaisant.
On suit donc les intrigues de cour jusqu'à la découverte d'un corps dans celle du Château du Duc. de Vinci, connu pour toute l‘attention qu'il accorde au corps humain (notamment quand ce dernier est doté d'un pénis, semble-t-il) est mandaté pour « autopsier » la victime. Il découvre que l'homme assassiné était l'une de ces connaissances et commence alors une enquête qui se suit avec intérêt. On y découvre un Léonard tout en nuance, avec sa part de côté obscur, entouré de personnages hauts-en-couleur qui semblent constituer une distribution digne d'une saga de l'été avec tous les ingrédients indispensables : de l'aristo, de l'artiste, du banquier, du curé, de l'inverti, du cocu… Bref, de quoi nouer et dénouer.
Le tout constitue un roman divertissant qui ne se veut pas forcément fidèle historiquement, mais qui reste une peinture intéressante de l'époque.
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isa-vp
  28 décembre 2020
Si Milan est, en 1493, « le meilleur endroit qui soit » pour Leonard de Vinci, la vie n'y est pas si simple que les fastes de la Cour peuvent le laisser paraître.
La capitale Lombarde est dirigée d'une main de fer par Ludovic le More qui s'est octroyé le titre de Duc de Milan en tant que fils, pourtant illégitime, du regretté Seigneur Sforza.
Entre les tableaux qu'il fait pour les membres de la cour et ses inventions d'instruments de guerre, Leonard doit réaliser un cheval en bronze gigantesque, que lui a commandé le Duc en l'honneur de son illustre père.
Mais quand, un cadavre est déposé au beau milieu de la place où doit être installée la statue équestre, Leonard se lance dans une enquête digne de Sherlock Holmes.
Ce roman mêle reconstitution historique et investigation policière et s'il est parfois compliqué de s'y retrouver entre les nombreux personnages et les tournures de phrases d'époque, l'ensemble compose un beau cocktail de dépaysement et d'humour.
L'auteur italien Marco Malvaldi intercale des réflexions contemporaines dans des situations d'époque et c'est très réussi.
La cour, les salons, la politique et l'argent sont au centre de ce roman intéressant et distrayant où, reléguant son statut de génie de la Renaissance au deuxième plan, Leonard de Vinci incarne avec brio ce rôle d'enquêteur.
Un polar très original.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Fanvin54Fanvin54   31 janvier 2020
Cependant, le duc d'Orléans n'était pas libre d'agir à sa guise, il devait obéir au roi. A son roi. C'est-à-dire au petit débile efflanqué que nous avons décrit plus haut, lequel était incapable de conquérir une latrine, alors un royaume...
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   05 novembre 2019
Petit, bossu, doté d'un nez effrayant et de touffes de barbe rebelle qui étaient le seul indice manifeste de sa virilité, Charles VIII ressemblait moins à un roi qu'à un tabouret mal monté. (p.47)
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   05 novembre 2019
L'important, dans les prévisions, a-t-il [l'astrologue de la cour] coutume de dire, c'est de prévoir un évènement ou une date, mais jamais les deux en même temps. (p.11)
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Video de Marco Malvaldi (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marco Malvaldi
Bande annonce de la série italienne "I delitti del BarLume", adaptation de la série de roman "Massimo, barista du BarLume" dont les tome 1 et 2 ont été traduits en francais : "La briscola à cinq" et "Un tour de passe-passe"
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