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EAN : 9782226400253
320 pages
Albin Michel (04/10/2017)
2.64/5   214 notes
Résumé :
Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d’humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s’enfonce jusqu’à s’y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L’amour qui rend fou et la mort… incontournable.
Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret, écrivain bourlingueur, est revenu après un exil de trente ans ? Est-ce parce qu'il a le sentiment que c'est la dernière fois ?
Dans un Brésil luxuriant jusqu’à l’ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
2,64

sur 214 notes
Retour au Brésil après trente ans d'absence pour Jacques Haret, écrivain parisien. Il est convié à Petropolis pour présenter son dernier ouvrage, 'Roman brésilien' - croit-il. La véritable raison de l'invitation est un chouïa plus complexe, et surtout beaucoup moins agréable qu'une rencontre littéraire.

Ayant eu de bons échos de la trilogie mongole de Ian Manook, ayant entendu/vu l'auteur la présenter, j'attendais de découvrir le Brésil sous sa plume, tout en redoutant le côté aventure et l'excès d'action.

Le début m'a agréablement surprise, rappelant la pièce 'La jeune fille et la mort' (du dramaturge chilien Ariel Dorfman). Les références aux derniers jours de Stefan Zweig m'ont paru artificielles (cf. roman de Laurent Seksik), en revanche, mais bon, wait and see...
J'ai finalement suffoqué entre la moiteur tropicale, les descriptions d'une nature aussi superbe qu'hostile, les évocations d'animaux redoutables (avec noms en VO, s'il vous plaît), et surtout les règlements de comptes entre mecs sévèrement b*rnés et armés.

Abandon page 137 sur 315. Je pensais avoir le courage de reprendre ma lecture avant l'échéance fixée pour la rédaction du billet, j'ai cinq jours de retard et n'en ai toujours pas envie, désolée... 😓

• Merci à Babelio et à Albin Michel pour ce partenariat.
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Après trente ans de vie parisienne, l'écrivain Jaques Haret retourne au Brésil où il est invité à parler de son nouveau roman dont l'action se déroule dans l'état du Mato Grosso qu'il connaît bien. Mais une fois sur place, l'intervieweur prend les choses bien en main et les échanges verbaux vont prendre une tournure inattendue...
Après sa trilogie mongole, Ian Manook nous plonge dans la moiteur de la jungle brésilienne et à la place de l'écrivain qui va devoir raconter son histoire, se replonger dans ses souvenirs, de quoi mouiller sa chemise...
La construction du roman noir est habile, l'histoire est subtile mais son style littéraire foisonnant et ses personnages trop bavards m'ont largué en cours de route. Autant dire que ce long voyage de dupe m'a bien ennuyé...
Je remercie Babelio, Masse critique et les éditions Albin Michel pour la découverte en avant première.
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Mato Grosso, à peine ai-je fini cette lecture que je me demande déjà ce que je suis venu faire dans ce marigot.
C'était ma première incursion dans l'univers littéraire d'un certain Ian Manook, auteur par ailleurs plutôt apprécié par bon nombre d'amis sur Babelio, aussi ce fut pour moi une double et très grosse déception.
Un écrivain parisien, Jacques Haret, revient trente ans plus tard au Brésil, sur cette terre luxuriante qui lui a inspiré un de ses derniers romans « Roman brésilien ». C'est d'ailleurs pour parler de cet ouvrage qui se déroule dans l'état du Mato Grosso qu'il est invité par son éditeur brésilien à Petrópolis. Il ne soupçonne pas encore le piège qui va se refermer sur lui, comme une porte qui se claque dans le vent et se verrouille sur un passé qui ne passe pas et s'apprête à éclater au grand jour dans une confrontation sous forme d'un huis-clos…
L'histoire débute à Petrópolis en avril 2006. « Petite Bavière sous les tropiques. Salzbourg miniature à la brésilienne. Une station à l'allemande, provinciale et décadente, accrochée à ses collines. » Je vois que certains reconnaissent le nom de cette petite cité au charme baroque, l'auteur a planté le décor des premières pages sur le lieu des derniers jours de Stefan Zweig. Et c'est précisément dans la maison où Stefan Zweig et sa femme Lotte se sont donné la mort, quelques jours après s'y être retirés, fuyant la barbarie nazie, que l'auteur a cru bon planter le décor de ce huis-clos… Je me suis demandé ce que Stefan Zweig était venu faire dans cette histoire sordide et je me le demande toujours à l'heure où je vous écris, les références aux derniers jours de l'auteur autrichien étant amenées de manière si grotesque et artificielle que cela m'est paru alors indécent.
Il regorge d'ailleurs dans ce roman autant d'images convenues que de cobras dans la jungle, pour parler du Brésil, des minorités péons, des prostituées métisses, de la dictature militaire, celle des policiers corrompus, des trafics en tous genre, de la beauté vénéneuse de la jungle, de la moiteur des nuits… Sans oublier les déambulations d'un écrivain bourlingueur désabusé qui s'appelle Jacques Haret, oui Jacques Haret, comme Jacaré… il fallait oser, mais tant que le ridicule ne tue pas il n'y a aucune limite au mauvais goût.
Par moments d'ailleurs, le récit devient un reportage animalier, voire carrément un catalogue de tout ce qu'on peut trouver de colorés, d'adipeux et de rampants dans la jungle tropicale du Mato Grosso.
Et l'intrigue, me demanderez-vous ? L'intrigue ? Elle a dû fondre comme neige sous le soleil de Cuiabá ou se dissoudre dans un verre de Caïpirinha. Dans cette mise en abîme, celle d'un roman dans le roman, il y avait pourtant une belle matière à nous plonger dans un huis-clos vertigineux, dessinant les contours d'une pièce de théâtre qui aurait pu se jouer autant des personnages que du lecteur, convoquant les faux-semblants, les contre-vérités, les jeux de miroirs…
Mais j'ai trouvé que tout sonnait faux ici, l'écriture, l'histoire, même l'intrigue amoureuse c'est dire ma déception…
J'ai rencontré des personnages bavards et agaçants, aux propos insipides qui tournent en rond et tombent à plat... J'aurais aimé qu'ils se taisent de temps en temps pour que je puisse entendre venir de la forêt le vol des toucans, le feulement des onças invisibles, le rire des singes hurleurs…
Je laisse ce livre s'engloutir dans le marigot grouillant de jacarés et d'anacondas qu'il n'aurait jamais dû quitter.
Et je pousse au plus vite ma pirogue échouée sur ce banc de boue vers d'autres rivages plus enchanteurs.
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Je suis triste de ne pouvoir dire du bien de ce roman. J'ai adoré la trilogie Yeruldelgger et trouvé passionnant de me plonger dans un roman qui s'éloigne de ce qui a fait le succès de son auteur.
Je suis perplexe. J'ai failli moultes fois lâcher ce livre et pourtant l'intrigue est excellente, portée par une structure narrative de mise en abyme peu explorée dans le roman noir : 2006 voit le retour d'un écrivain au Brésil, rattrapé par un meurtre qu'il a commis 30 ans auparavant ; 1976 le temps de son roman dans lequel il raconte son crime.
Tout tombe à plat alors que tout aurait du être poisseux et archi tendu. Les dialogues de ce pokeur menteur sonnent complètement faux. Restent quelques belles pages sur la jungle amazonienne et sa faune.
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C'est avec plaisir et curiosité que j'ai reçu ce livre en avant-première.
Avant de m'attaquer à sa lecture, je suis tombé par hasard sur la chronique d'une lectrice qui, sans être sévère était plutôt négative, moi qui ne lis qu'exceptionnellement le ressenti des autres sur mes futurs choix littéraires, je reconnais que, cette fois, j'ai bien fait.
Grâce à cette critique, j'ai abordé ce livre avec le recul nécessaire, avec un oeil neuf.
Changement de style, changement de continent, Manook prend un nouveau virage avec son dernier roman Mato grosso.
Après la Mongolie, son policier Yeruldelgger et le ragoût de marmotte, nous voici donc propulsé dans cette région du Brésil, peuplée de jacarés  (caïman ), sucuri (anaconda), onça (panthère) et autres araignées géantes, ou l'on peut observer le Tuyuyu, cette sorte de grand échassier et se régaler du Pacu grillé  (gros poisson de la famille des piranhas).
Bref des petites bêtes bien sympathiques n'en doutez pas...
Ici l'homme et son côté le plus sombre n'ont rien à  envier à la faune locale, Ian Manook nous en apporte la preuve tout au long de ce....double récit.
Je m'explique, sans vous révéler,  comme à mon habitude, le contenu de ce noir roman, noir comme l'âme humaine donc, noir comme l'eau du fleuve dans lequel jacarés et sucuri guettent leurs proies.
Jacques Haret (il fallait osé,  Ian l'a fait) écrivain français qui vient de publier son Roman brésilien, revient dans cette région du Brésil qu'il avait fui trente ans plus tôt. Il revient à l'invitation d'un mystérieux éditeur,  en fait, une vieille connaissance qui lui réserve une surprise. Mato grosso, c'est donc le récit de ces retrouvailles et des échanges entre ces deux hommes, mais c'est aussi, par la lecture de ce fameux roman, le récit d'un passé obscure.
Au jeu du poker menteur, le lecteur est captivé jusqu'à la dernière ligne.
Monsieur Manook, moi je trouve que vous avez réussi votre pari, audacieux, il faut l'avouer, tant vos aficionados se sont attachés aux pas de votre flic mongol. Mais, bravo, votre essai est transformé.
A tous vos lecteurs, donc, a tous les amateurs de roman noir, à tous les lecteurs tout simplement, je dis, foncez, sans a priori,  sans idées reçues, en oubliant le polar déjà lu et adoré, entrez dans le nouveau monde de Ian Manook.
Bem-vindo ao Brasil...

Merci aux éditions Albin Michel et Babelio pour cette belle découverte littéraire.


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critiques presse (2)
LeDevoir
07 août 2018
Chassé-croisé entre le roman dans le roman, catalyseur de toute l’intrigue, et le duel auquel se livrent Haret et Santana, Mato grosso est une somptueuse plongée dans les paysages torrides, majestueux et hostiles du Brésil. Mato grosso, en dépit de ses dialogues trop bavards et de ses descriptions redondantes, est un polar honnête.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeJournaldeQuebec
13 novembre 2017
Après avoir conquis les lecteurs avec une trilogie se déroulant en Mongolie, le romancier français Ian Manook les entraîne cette fois dans toute l’exubérance et l’exotisme du Brésil dans un nouveau roman noir, Mato Grosso.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
Lui se dit plutôt décontenancé par la condition humaine. Son métier [d'usurier] le porte à se frotter à une humanité que je ne peux, selon lui, même pas imaginer. Des pauvres si pauvres et si lâches qu'ils sont prêts à vendre leur unique enfant pour survivre. Et des riches avares et veules au point de donner leur progéniture pour garder un peu de leur matelas de cruzeiros. Il me liste ce qu'il s'est vu offrir en échange d'un report d'échéance : des petits garçons, des gamines à peine pubères, des femmes résignées, des bébés innocents. Ou bien encore des chiens et des vieillards. Des chevaux, des pirogues, des armes. Un peu d'alcool, de l'héroïne, de l'amour. Beaucoup d'amour, sale, puant et furtif, subit.
(p.48-49)
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Elle transpire déjà sous sa blouse imprimée et passe de temps en temps un mouchoir blanc dans le sillon rougi de ses seins. Quand elle me connaîtra à peine plus, elle m'avouera que ces chaleurs sont dues à son âge : « Vous savez la ménopause l'âge difficile pour les femmes et ici mon petit avec cette chaleur c'est plus difficile encore ! » Elle m'appelle son « petit » sans que je puisse m'en offusquer. Je n'ai que vingt-cinq ans et elle serre mes mains dans les siennes pour me prendre en confidence et je sens le mouchoir blanc tout humide de la sueur de ses seins sur mes doigts.
(p. 113)
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Quand soudain résonne un coup de feu.
Dans les phares de sa voiture, de l'autre côté du Balneario, au-delà de la piste, au bord de la forêt sombre, l'inspecteur Santana contemple le pugilat figé par la détonation. Il a encore l'arme à la main, au bout de son bras tendu vers le ciel. Il est toujours habillé de blanc, mais porte sa veste jetée sur l'autre bras, comme un élégant en promenade. Il reste immobile le temps de s'assurer que personne n'est assez ivre pour oser retourner une arme contre lui, puis range son revolver dans l'étui qu'il porte à la ceinture.
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[...] ... - "Allons donc ! Vous et moi savons bien le genre d'auteur que vous êtes : celui qui n'écrit qu'à la première personne et qui ne cherche à construire aucun autre personnage que le sien au mépris de ce qu'il révèle des autres. Vous êtes l'exemple de ces confessions romancées où seule compte l'admiration que vous espérez susciter de ce que vous croyez être une audace, et qui n'est en fait qu'une mascarade. Pas une seule seconde je ne peux croire que vous n'ayez pas pensé à Blanche en écrivant l'avoir aimée alors que vous saviez l'avoir violée. Dites-moi, comment avez-vous fait ? Aviez-vous dans la tête les images de votre viol pendant que vous vous appliquiez à en faire de jolies phrases ? Aujourd'hui je comprends que vous vous êtes convaincu de tout ce que vous avez écrit, que Blanche vous aimait, que je vous avais manipulé pour vous pousser à tuer da Souza, mais au moment de l'écrire, quand il a fallu poser des mots sur vos souvenirs, il vous a bien fallu faire mentir la vérité pour forger votre fiction, non ?

- C'est la finalité de toute écriture, Figueiras, la fiction est un mensonge par définition. Elle se nourrit des bribes éparses de nos vies qui se dissolvent dans ce qu'elles deviennent sous la plume de l'auteur. Bien sûr qu'écrire, c'est mentir, c'est tricher, parce qu'écrire, ce n'est qu'un jeu !

- Oui, écrire est peut-être un jeu mais lire ne l'est pas." ... [...]
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Là-haut, l’Indien garde sa misère, son froid et sa peur au-dedans. Ses milliers d’ancêtres syphilitiques lui ont glacé un sang que la coca poudroie, et ses yeux sombres s’irisent des mêmes reflets que les profondeurs des lacs sacrés où ne nagent que des crapauds immondes et monstrueux. Un peuple qui pourrit, dans la terre et les joncs où il s’enfonce, et dont la pourriture prend dans le vent humide des relents d’humus qui me rappellent les mauvais jours d’automne. Un peuple à son automne. Un peuple beau et qui se meurt malade, saoul de coca, d’altitude et de bière, alors qu’à elle seule l’éternité qui fige les montagnes et le lac aurait dû suffire à leur ivresse.
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