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ISBN : 2226400257
Éditeur : Albin Michel (04/10/2017)

Note moyenne : 2.6/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Mato Grosso. Une odeur sauvage de terre trop riche et d’humus brun. La beauté vénéneuse de la jungle dans laquelle on s’enfonce jusqu’à s’y noyer. La violence du ciel et la moiteur des nuits. L’amour qui rend fou et la mort… incontournable.
Est-ce pour faire la paix avec lui-même que Haret, écrivain bourlingueur, est revenu après un exil de trente ans ? Est-ce parce qu'il a le sentiment que c'est la dernière fois ?
Dans un Brésil luxuriant jusqu’à l’ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
canel
  07 septembre 2017
Retour au Brésil après trente ans d'absence pour Jacques Haret, écrivain parisien. Il est convié à Petropolis pour présenter son dernier ouvrage, 'Roman brésilien' - croit-il. La véritable raison de l'invitation est un chouïa plus complexe, et surtout beaucoup moins agréable qu'une rencontre littéraire.
Ayant eu de bons échos de la trilogie mongole de Ian Manook, ayant entendu/vu l'auteur la présenter, j'attendais de découvrir le Brésil sous sa plume, tout en redoutant le côté aventure et l'excès d'action.
Le début m'a agréablement surprise, rappelant la pièce 'La jeune fille et la mort' (du dramaturge chilien Ariel Dorfman). Les références aux derniers jours de Stefan Zweig m'ont paru artificielles (cf. roman de Laurent Seksik), en revanche, mais bon, wait and see...
J'ai finalement suffoqué entre la moiteur tropicale, les descriptions d'une nature aussi superbe qu'hostile, les évocations d'animaux redoutables (avec noms en VO, s'il vous plaît), et surtout les règlements de comptes entre mecs sévèrement b*rnés et armés.
Abandon page 137 sur 315. Je pensais avoir le courage de reprendre ma lecture avant l'échéance fixée pour la rédaction du billet, j'ai cinq jours de retard et n'en ai toujours pas envie, désolée... 😓
• Merci à Babelio et à Albin Michel pour ce partenariat.
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koalas
  07 septembre 2017
Après trente ans de vie parisienne, l'écrivain Jaques Haret retourne au Brésil où il est invité à parler de son nouveau roman dont l'action se déroule dans l'état du Mato Grosso qu'il connaît bien. Mais une fois sur place, l'intervieweur prend les choses bien en main et les échanges verbaux vont prendre une tournure inattendue...
Après sa trilogie mongole, Ian Manook nous plonge dans la moiteur de la jungle brésilienne et à la place de l'écrivain qui va devoir raconter son histoire, se replonger dans ses souvenirs, de quoi mouiller sa chemise...
La construction du roman noir est habile, l'histoire est subtile mais son style littéraire foisonnant et ses personnages trop bavards m'ont largué en cours de route. Autant dire que ce long voyage de dupe m'a bien ennuyé...
Je remercie Babelio, Masse critique et les éditions Albin Michel pour la découverte en avant première.
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Tostaky61
  07 août 2017
C'est avec plaisir et curiosité que j'ai reçu ce livre en avant-première.
Avant de m'attaquer à sa lecture, je suis tombé par hasard sur la chronique d'une lectrice qui, sans être sévère était plutôt négative, moi qui ne lis qu'exceptionnellement le ressenti des autres sur mes futurs choix littéraires, je reconnais que, cette fois, j'ai bien fait.
Grâce à cette critique, j'ai abordé ce livre avec le recul nécessaire, avec un oeil neuf.
Changement de style, changement de continent, Manook prend un nouveau virage avec son dernier roman Mato grosso.
Après la Mongolie, son policier Yeruldelgger et le ragoût de marmotte, nous voici donc propulsé dans cette région du Brésil, peuplée de jacarés  (caïman ), sucuri (anaconda), onça (panthère) et autres araignées géantes, ou l'on peut observer le Tuyuyu, cette sorte de grand échassier et se régaler du Pacu grillé  (gros poisson de la famille des piranhas).
Bref des petites bêtes bien sympathiques n'en doutez pas...
Ici l'homme et son côté le plus sombre n'ont rien à  envier à la faune locale, Ian Manook nous en apporte la preuve tout au long de ce....double récit.
Je m'explique, sans vous révéler,  comme à mon habitude, le contenu de ce noir roman, noir comme l'âme humaine donc, noir comme l'eau du fleuve dans lequel jacarés et sucuri guettent leurs proies.
Jacques Haret (il fallait osé,  Ian l'a fait) écrivain français qui vient de publier son Roman brésilien, revient dans cette région du Brésil qu'il avait fui trente ans plus tôt. Il revient à l'invitation d'un mystérieux éditeur,  en fait, une vieille connaissance qui lui réserve une surprise. Mato grosso, c'est donc le récit de ces retrouvailles et des échanges entre ces deux hommes, mais c'est aussi, par la lecture de ce fameux roman, le récit d'un passé obscure.
Au jeu du poker menteur, le lecteur est captivé jusqu'à la dernière ligne.
Monsieur Manook, moi je trouve que vous avez réussi votre pari, audacieux, il faut l'avouer, tant vos aficionados se sont attachés aux pas de votre flic mongol. Mais, bravo, votre essai est transformé.
A tous vos lecteurs, donc, a tous les amateurs de roman noir, à tous les lecteurs tout simplement, je dis, foncez, sans a priori,  sans idées reçues, en oubliant le polar déjà lu et adoré, entrez dans le nouveau monde de Ian Manook.
Bem-vindo ao Brasil...
Merci aux éditions Albin Michel et Babelio pour cette belle découverte littéraire.

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Josephine2
  05 août 2017
Un écrivain revient à Rio, invité par un éditeur afin qu'il puisse présenter son dernier roman.
Or, il s'avère que Jacques Haret connaît l'éditeur puisque ce n'est autre que Figueiras avec qui Jacques a des comptes à régler. C'est d'ailleurs à cause de lui, entre-autre, que Jacques a réussi à fuir de Rio, mais pas seulement.
Que s'est-il passé entre Figueiras et Jacques ? On va remonter en arrière, et revivre les aventures de Jacques, de Blanche, de Figueiras, de Paul, d'Isabelle à Rio.
Je n'ai pas du tout accroché à ce nouveau roman de Ian MANOOK. D'emblée, l'histoire ne m'a pas plu, ni l'écriture. Je n'ai pas retrouvé le plaisir de me plonger dans cette nouvelle histoire de Ian MANOOK, comme j'en eu lors de ses précédents romans. Dommage.
Mais ce n'est que mon ressenti personnel. A vous de voir.
Merci à Babelio et aux Editions Albin Michel, de m'avoir permis de découvrir, lors d'une masse critique privilégiée, ce nouveau roman en avant-première.
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Woland
  06 août 2017
Etoiles Notabénistes : *****
ISBN : 9782226400253
Merci aux Editions Albin-Michel et au site Babélio qui, dans le cadre d'une opération "Masse Critique", nous ont expédié un exemplaire de cet ouvrage à titre gracieux - et en avant-première, semble-t-il. ;o)
Ce livre ne devant sortir, en principe, que début octobre 2017, et ne nous présentant ici que ses épreuves non-corrigées, il est délicat d'en faire une fiche cohérente et explicite sans pour autant en révéler l'essentiel. le début, au moins, nous pouvons vous le livrer puisqu'il apparaît dans la quatrième de couverture : un journaliste français, devenu écrivain, Jacques Haret, revient au Brésil, pays qu'il n'a pas revu depuis trente ans, à la demande d'un Cercle littéraire qui l'attend pour une conférence sur son dernier ouvrage : "Un Roman Brésilien." Notez tout de suite le mot "roman" qui, même s'il se drape dans la cape de l'autobiographie ou de l'initiation, tient toujours de la fiction. La chose est très importante parce que, sans la présence de ce mot dans le titre du livre de Haret, l'intrigue de "Mato Grosso" ne serait pas possible.
Dans son roman, Haret raconte une aventure, très noire, qui lui serait arrivée au Brésil trente ans plus tôt et dans laquelle, affirme-t-il, il aurait été manipulé de telle sorte qu'il en serait venu à commettre un crime. Or, la première personne sur qui il tombe, le soir de son arrivée à son lieu de résidence, c'est justement Figueiras, l'homme qui lui a inspiré le manipulateur de son roman : Santana. Même si Figueiras se déplace désormais en chaise roulante alors que Haret a conservé toute sa santé, on se doute bien que le règlement de comptes est inévitable.
Ce qui retient l'attention dans ce livre, ce qui, même, passionne, plus que le crime accompli trente ans plus tôt - en tous cas selon moi - c'est la perspective adoptée par Ian Manook pour construire son roman. Nous n'avons jamais que le point de vue de Haret, que celui-ci soit le narrateur lorsque, sur l'ordre de Figueiras, il relit à haute voix son "Roman Brésilien", ou que nous ayons affaire à la troisième personne classique qui encadre le tout et qui, représente l'auteur, donc Ian Manook, en principe toujours omniscient.
De cette construction et de la lecture soigneuse de "Mato Grosso" - oui, il faut être attentif - on sort avec un minimum de trois pistes (ce sont les seules que j'ai repérées mais peut-être y en a-t-il d'autres ) qui résolvent, chacune de manière bien différente, le problème posé par la véracité de l'intrigue du "Roman Brésilien" :
1) Haret, qui appelle souvent les personnes qui l'ont inspiré par le nom qu'il leur a donné dans son roman, est bel et bien un meurtrier mais il n'a pas été manipulé ou, s'il l'a été, il s'est laissé faire sans protester parce que cela lui permettait de donner libre cours à ses instincts personnels - et qu'il croyait sortir gagnant de l'histoire ;
2) Haret a bel et bien été manipulé, c'était un naïf, qui plus est amoureux, et, bien qu'il ait commis un ou plusieurs crimes, il n'est et n'a jamais été qu'une victime ;
3) Haret et Figueiras se sont manipulés l'un l'autre. En avaient-ils conscience sur le moment ou cette connaissance leur est-elle venue au cours des événements ? On n'arrive pas à trancher. A moins qu'ils ne s'en soient rendus compte trop tard, quand ils ne pouvaient plus rien l'un contre l'autre.
Précisons que, au décryptage auquel doit se livrer le lecteur, se mêlent deux points très importants :
- Haret a menti dans son roman sur plusieurs plans - dont celui des circonstances du ou des crimes et de ses liaisons amoureuses. Il donne pour excuses les obligations de l'écrivain pour étoffer l'action mais finit tout de même par admettre sa falsification de la vérité ;
- mais Figueiras a menti, lui aussi, au moins une fois. Si Haret est loin d'être net (c'est un opportuniste-né, qui, c'est si flagrant que cela vous donne souvent envie de vomir, surtout à la fin, cherche à manipuler à son avantage tout ce qui lui peut apporter un bénéfice - et je ne parle pas ici du bénéfice matériel), Figueiras, ancien chef de la police politique locale sous une dictature, n'est pas non plus très clair. Mais après tout, il le dit lui-même et le lecteur ne peut que lui donner raison : manipuler, c'était l'essence-même de son métier.
Le problème, qu'aucun de ces deux hommes, quel que soit le rôle qu'il a exactement tenu, n'a vu venir, c'est que le Mensonge est comme la Mort : il vous fait peut-être crédit un temps mais, à la fin, vous devez payer. C'est inéluctable. :o)
Avec sa curieuse "mise en abyme", "Mato Grosso" est un bon roman auquel on ne reprochera sans doute que certaines longueurs relatives à l'expédition dans la jungle brésilienne à laquelle participe Haret. Mais on les pardonnera à l'auteur car, outre la poétique beauté du style, ces longueurs nous font connaître le seul aspect positif et sincère de Jacques Haret : son amour indéfectible pour la terre splendide qu'est le Brésil. N'empêche que, pour un personnage aussi ignoble, cela reste un peu maigre.
Enfin, je pense qu'il ne faut pas oublier de préciser que - et cela risque de déstabiliser plus d'un lecteur habituel des polars de Manook - "Mato Grosso" est aussi une tentative fort intéressante sur ce que sont l'écriture, l'écrivain, la lecture et ... le lecteur. Cet aspect en déroutera plus d'un mais, je l'avoue, il m'a personnellement fascinée.
Quoi qu'il en soit, bonne lecture ! ;o)
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   13 novembre 2017
Après avoir conquis les lecteurs avec une trilogie se déroulant en Mongolie, le romancier français Ian Manook les entraîne cette fois dans toute l’exubérance et l’exotisme du Brésil dans un nouveau roman noir, Mato Grosso.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   05 mai 2018
- Je peux vous demander quelque chose ? coupa soudain Figueiras.
- Je vous rappelle que vous avez une arme pointée sur moi.
- Si vous ne voulez pas répondre, vous pouvez continuer votre lecture.
- Je vous en prie, soupira Haret, posez donc votre question.
- Comment faites-vous pour construire vos personnages ?
- Quoi, vous pensez que le moment est bien choisi pour commencer un atelier d’écriture ? ironisa le Français.
- Non, mais une fois votre lecture terminée, vous serez trop mort pour répondre à ma curiosité ...
Haret, les coudes plantés sur la table, plongea son visage fatigué entre ses mains grandes ouvertes et prit son temps.
- Que voulez-vous savoir exactement ?
- Mon personnage par exemple, comment l'avez-vous construit ?
- En disant de vous ce dont je me souvenais, tout simplement.
- Pourtant vous savez très bien que nous ne nous sommes pas rencontrés pour la première fois au poste de pesage, alors pourquoi ce passage ?
- Pourquoi pas ? C'est ma liberté d'auteur de vous faire apparaître quand je pense que c'est bon pour l'histoire.
- Et en quoi ce mensonge était-il bon pour l'histoire ?
- Il fallait que le lecteur sente que vous étiez omniprésent dans cette ville comme vous le deveniez dans ma vie.
- N'était-ce pas plutôt pour instiller en lui le dégoût de moi ? Quand vous lui faites croire que j'avais tous pouvoirs sur les pauvres chauffeurs qui entraient ou sortaient de cette ville, jusqu'à sous-entendre que je pouvais même briser la vie de ces hommes, n'êtes-vous pas un peu loin de la vérité ? Je n'ai jamais exercé un tel contrôle, aucun registre des entrées et des sorties de camion n'était tenu au nom de la police fédérale, et nous ne nous sommes pas rencontrés à ce poste de pesage.
- C'est un roman, une version romancée d'une partie de ma vie, j'utilise les artifices que je veux pour construire la psychologie des personnages.
- Et vous n'avez pas besoin, par respect pour vos lecteurs, de respecter une certaine vérité ?
- Mes lecteurs ne vous connaissent pas. Ils ne connaissent que ce que je fais de vous. Ils n'ont pas besoin de votre vérité, la mienne leur suffit.
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canelcanel   03 septembre 2017
Lui se dit plutôt décontenancé par la condition humaine. Son métier [d'usurier] le porte à se frotter à une humanité que je ne peux, selon lui, même pas imaginer. Des pauvres si pauvres et si lâches qu'ils sont prêts à vendre leur unique enfant pour survivre. Et des riches avares et veules au point de donner leur progéniture pour garder un peu de leur matelas de cruzeiros. Il me liste ce qu'il s'est vu offrir en échange d'un report d'échéance : des petits garçons, des gamines à peine pubères, des femmes résignées, des bébés innocents. Ou bien encore des chiens et des vieillards. Des chevaux, des pirogues, des armes. Un peu d'alcool, de l'héroïne, de l'amour. Beaucoup d'amour, sale, puant et furtif, subit.
(p.48-49)
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canelcanel   13 septembre 2017
Elle transpire déjà sous sa blouse imprimée et passe de temps en temps un mouchoir blanc dans le sillon rougi de ses seins. Quand elle me connaîtra à peine plus, elle m'avouera que ces chaleurs sont dues à son âge : « Vous savez la ménopause l'âge difficile pour les femmes et ici mon petit avec cette chaleur c'est plus difficile encore ! » Elle m'appelle son « petit » sans que je puisse m'en offusquer. Je n'ai que vingt-cinq ans et elle serre mes mains dans les siennes pour me prendre en confidence et je sens le mouchoir blanc tout humide de la sueur de ses seins sur mes doigts.
(p. 113)
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HarioutzHarioutz   03 mai 2018
- J'ai visé la jambe. Il savait que je pouvais l'abattre, et pourtant il m'en veut. Je crois qu'il cherchait à ce que je le tue pour échapper à tout ça, mais si c'était peut-être son intérêt de perdre la vie, ce n'était pas le mien de perdre sa créance. Ces dettes je les rachète voyez-vous, alors je fais en sorte de les garder vivantes.
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Lilou08Lilou08   16 août 2017
Quand soudain résonne un coup de feu.
Dans les phares de sa voiture, de l'autre côté du Balneario, au-delà de la piste, au bord de la forêt sombre, l'inspecteur Santana contemple le pugilat figé par la détonation. Il a encore l'arme à la main, au bout de son bras tendu vers le ciel. Il est toujours habillé de blanc, mais porte sa veste jetée sur l'autre bras, comme un élégant en promenade. Il reste immobile le temps de s'assurer que personne n'est assez ivre pour oser retourner une arme contre lui, puis range son revolver dans l'étui qu'il porte à la ceinture.
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