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ISBN : 2226400257
Éditeur : Albin Michel (04/10/2017)

Note moyenne : 2.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Un jeune voyageur fait halte dans une petite ville du Mato Grosso. Là, il se lie d’amitié avec quelques personnalités du cru, dont le commissaire Santana, et tombe amoureux d’Angèle, une jeune française exilée. Il la séduit mais elle le délaisse après leur seule nuit d’amour pour un journaliste venu enquêter sur une sombre histoire de corruption. Jaloux et malheureux, il s’attire les foudres de la petite communauté des notables du village, et finit par être expulsé ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
07 août 2017
C'est avec plaisir et curiosité que j'ai reçu ce livre en avant-première.
Avant de m'attaquer à sa lecture, je suis tombé par hasard sur la chronique d'une lectrice qui, sans être sévère était plutôt négative, moi qui ne lis qu'exceptionnellement le ressenti des autres sur mes futurs choix littéraires, je reconnais que, cette fois, j'ai bien fait.
Grâce à cette critique, j'ai abordé ce livre avec le recul nécessaire, avec un oeil neuf.
Changement de style, changement de continent, Manook prend un nouveau virage avec son dernier roman Mato grosso.
Après la Mongolie, son policier Yeruldelgger et le ragoût de marmotte, nous voici donc propulsé dans cette région du Brésil, peuplée de jacarés  (caïman ), sucuri (anaconda), onça (panthère) et autres araignées géantes, ou l'on peut observer le Tuyuyu, cette sorte de grand échassier et se régaler du Pacu grillé  (gros poisson de la famille des piranhas).
Bref des petites bêtes bien sympathiques n'en doutez pas...
Ici l'homme et son côté le plus sombre n'ont rien à  envier à la faune locale, Ian Manook nous en apporte la preuve tout au long de ce....double récit.
Je m'explique, sans vous révéler,  comme à mon habitude, le contenu de ce noir roman, noir comme l'âme humaine donc, noir comme l'eau du fleuve dans lequel jacarés et sucuri guettent leurs proies.
Jacques Haret (il fallait osé,  Ian l'a fait) écrivain français qui vient de publier son Roman brésilien, revient dans cette région du Brésil qu'il avait fui trente ans plus tôt. Il revient à l'invitation d'un mystérieux éditeur,  en fait, une vieille connaissance qui lui réserve une surprise. Mato grosso, c'est donc le récit de ces retrouvailles et des échanges entre ces deux hommes, mais c'est aussi, par la lecture de ce fameux roman, le récit d'un passé obscure.
Au jeu du poker menteur, le lecteur est captivé jusqu'à la dernière ligne.
Monsieur Manook, moi je trouve que vous avez réussi votre pari, audacieux, il faut l'avouer, tant vos aficionados se sont attachés aux pas de votre flic mongol. Mais, bravo, votre essai est transformé.
A tous vos lecteurs, donc, a tous les amateurs de roman noir, à tous les lecteurs tout simplement, je dis, foncez, sans a priori,  sans idées reçues, en oubliant le polar déjà lu et adoré, entrez dans le nouveau monde de Ian Manook.
Bem-vindo ao Brasil...
Merci aux éditions Albin Michel et Babelio pour cette belle découverte littéraire.

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Didier_Tr
12 août 2017
YERRULDELGER REVIENS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour cette opération masse critique "dirigée".
Encore sous le charme de la trilogie mongole, je me suis plongé avec délectation dans cet ouvrage. Eh bien, c'était une erreur. Donc je me lâche en précisant, comme d'autres, que ce n'est que ma critique personnelle, que mon avis, donc d'autres lecteurs, peut-être plus éclairés ou plus littéraires, pourront tomber sous le charme du Brésil décrit par Ian Manook.
Avant de rédiger ces quelques lignes, j'ai toutefois pris la peine de parcourir les infos sur ce livre et sur son origine. J'ai donc pu constater que mon impression était partagée.
A priori, "Mato Grosso" trouve son origine dans une nouvelle écrite en 2015, pour une manifestation à Biarritz. Bon, je ne sais pas si c'est exact, mais j'ai eu assez rapidement l'impression que ce manuscrit était un peu ancien, et voulait surfer sur l'énorme succès des bouquins mongols, en attendant peut-être une nouvelle oeuvre, innovante, réussie de Patrick Manoukian.
A l'origine, je ne suis pas du tout littéraire, et au collège, j'avais un mal fou à remplir mes copies de 4 pages pour avoir un peu l'air de savoir faire cet exercice, très douloureux pour moi. Au travers des énumérations et descriptions du territoire brésilien, j'ai eu l'impression de me trouver transporté 40 ans en arrière, avec un auteur qui remplissait péniblement des pages à coup de noms de fleurs, de plantes, ou d'animaux du cru. Épuisant à lire. Pourtant, j'ai certaines connaissances en psittacidés et je sais distinguer un ara d'un amazone à front bleu ou à front jaune. Mais Ian n'a pas l'air porté sur l'avifaune.
Donc c'est laborieux. C'est long, c'est long, on n'en voit pas le bout. Un peu comme les inondations qui affectent le Mato Grosso. Pourtant l'histoire part pas mal, avec l'écrivain qui revient 30 ans après les événements à l'origine de son roman. Pour une nouvelle, c'était sans doute parfait. C'est ma foi vrai que la posture romanesque oblige nécessairement à prendre de la distance entre la réalité et forcément, Angèle n'est pas Blanche, et Blanche n'est pas Angèle.
Pour faire court, j'en suis à la moitié, je n'en peux plus, et je préfère garder un certain mystère pour savoir comment ça va se terminer, même si le début du livre donne les clés d'une fin probable, qui ne m'enthousiasme pas.
Pour finir sur une note optimiste, je pense qu'il est urgent de sortir Yerruldelger des sables de sa Mongolie natale, de lui remonter le moral, de lui donner une yourte à sa dimension, physique et morale, et ce sera parfait.
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umezzu
16 août 2017
Après trois livres et des milliers d'amateurs de ses thrillers qui oscillent entre Oulan Bator et la steppe, Ian Manook est indissociablement lié à son personnage fétiche, le commissaire de police mongol, un peu chaman, Yeruldelgger.
Pourtant, pour lire Mato grosso, son nouvel ouvrage, il faut accepter plus qu'un changement de personnage et de lieu d'action. Manook change tout simplement de genre.
Au roman policier survitaminé à l'airag succède un livre plus posé, moins dans l'action et plus dans les relations humaines, dans une région immense, âpre et sauvage.
Le début du livre tient de la mise en scène un peu théatralisée. A Pétropolis au Brésil, un ex commissaire de police, Figueiras, tient en otage un romancier français, Jacques Haret, qui l'a dépeint sous des dehors sordides dans un roman relatant un voyage mené trente ans plus tôt en 1976 au coeur du Mato Grosso.
Cette rencontre forcée sonne comme l'heure des comptes. Les secrets du passé, les trahisons, les amours, et les manipulations, de l'un et de l'autre, vont ressortir au cours de ce face à face imposé.
Ces premières pages font un peu artificielles, et rappellent le film de Polanski, la Jeune fille et la mort.
La suite est essentiellement constituée du récit des événements survenus en 1976 à Cuiabà. Enfin, la version que Jacques Harret en a fait dans un roman, devenu un succès littéraire. Harret a pris beaucoup de libertés avec la réalité et s'est donné le beau rôle, dans une sombre histoire de jalousie et d'amour non partagé. Sans penser que ce qu'il écrivait ferait rejaillir les bassesses du passé.
A partir de ce stade, le livre de Manook se fait récit de voyage, hommage à la beauté charnelle du Brésil. Roman de rencontres, amitiés et jalousies. Manook multiplie les références à la flore exubérante et à la faune : insectes contrariants, serpents et crocodiles dangereux. Sa prose se fait plus tendue pour traduire tout à la fois l'isolement des hommes et femmes repliés dans une petite ville perdue à la limite des zones habitées, où tout est contrôlé par les oligarques locaux et où tout se sait.
Ce récit finit par prendre et à entraîner le lecteur dans les ornières et la poussière des routes du Brésil. La traversée du Pentanal, zone humide submergée par les eaux en cette année 1976 en est le point d'orgue. Manook magnifie cette région, et se fait explorateur partant à la rencontre des sucuris (boas) et des jacarés (caïmans).
Pour apprécier ce livre, il faut sans doute en oublier l'auteur, pour partir sans préjugés ou attentes trop vives, et se laisser bercer par les eaux des rios.
Ce roman par moments évoque ce qu'un Perez-Reverte aurait pu écrire sur le Brésil.
Un grand merci à l'éditeur, Albin Michel, et à Babelio, d'avoir permis cette lecture anticipée.
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Woland
06 août 2017
Etoiles Notabénistes : *****
ISBN : 9782226400253
Merci aux Editions Albin-Michel et au site Babélio qui, dans le cadre d'une opération "Masse Critique", nous ont expédié un exemplaire de cet ouvrage à titre gracieux - et en avant-première, semble-t-il. ;o)
Ce livre ne devant sortir, en principe, que début octobre 2017, et ne nous présentant ici que ses épreuves non-corrigées, il est délicat d'en faire une fiche cohérente et explicite sans pour autant en révéler l'essentiel. le début, au moins, nous pouvons vous le livrer puisqu'il apparaît dans la quatrième de couverture : un journaliste français, devenu écrivain, Jacques Haret, revient au Brésil, pays qu'il n'a pas revu depuis trente ans, à la demande d'un Cercle littéraire qui l'attend pour une conférence sur son dernier ouvrage : "Un Roman Brésilien." Notez tout de suite le mot "roman" qui, même s'il se drape dans la cape de l'autobiographie ou de l'initiation, tient toujours de la fiction. La chose est très importante parce que, sans la présence de ce mot dans le titre du livre de Haret, l'intrigue de "Mato Grosso" ne serait pas possible.
Dans son roman, Haret raconte une aventure, très noire, qui lui serait arrivée au Brésil trente ans plus tôt et dans laquelle, affirme-t-il, il aurait été manipulé de telle sorte qu'il en serait venu à commettre un crime. Or, la première personne sur qui il tombe, le soir de son arrivée à son lieu de résidence, c'est justement Figueiras, l'homme qui lui a inspiré le manipulateur de son roman : Santana. Même si Figueiras se déplace désormais en chaise roulante alors que Haret a conservé toute sa santé, on se doute bien que le règlement de comptes est inévitable.
Ce qui retient l'attention dans ce livre, ce qui, même, passionne, plus que le crime accompli trente ans plus tôt - en tous cas selon moi - c'est la perspective adoptée par Ian Manook pour construire son roman. Nous n'avons jamais que le point de vue de Haret, que celui-ci soit le narrateur lorsque, sur l'ordre de Figueiras, il relit à haute voix son "Roman Brésilien", ou que nous ayons affaire à la troisième personne classique qui encadre le tout et qui, représente l'auteur, donc Ian Manook, en principe toujours omniscient.
De cette construction et de la lecture soigneuse de "Mato Grosso" - oui, il faut être attentif - on sort avec un minimum de trois pistes (ce sont les seules que j'ai repérées mais peut-être y en a-t-il d'autres ) qui résolvent, chacune de manière bien différente, le problème posé par la véracité de l'intrigue du "Roman Brésilien" :
1) Haret, qui appelle souvent les personnes qui l'ont inspiré par le nom qu'il leur a donné dans son roman, est bel et bien un meurtrier mais il n'a pas été manipulé ou, s'il l'a été, il s'est laissé faire sans protester parce que cela lui permettait de donner libre cours à ses instincts personnels - et qu'il croyait sortir gagnant de l'histoire ;
2) Haret a bel et bien été manipulé, c'était un naïf, qui plus est amoureux, et, bien qu'il ait commis un ou plusieurs crimes, il n'est et n'a jamais été qu'une victime ;
3) Haret et Figueiras se sont manipulés l'un l'autre. En avaient-ils conscience sur le moment ou cette connaissance leur est-elle venue au cours des événements ? On n'arrive pas à trancher. A moins qu'ils ne s'en soient rendus compte trop tard, quand ils ne pouvaient plus rien l'un contre l'autre.
Précisons que, au décryptage auquel doit se livrer le lecteur, se mêlent deux points très importants :
- Haret a menti dans son roman sur plusieurs plans - dont celui des circonstances du ou des crimes et de ses liaisons amoureuses. Il donne pour excuses les obligations de l'écrivain pour étoffer l'action mais finit tout de même par admettre sa falsification de la vérité ;
- mais Figueiras a menti, lui aussi, au moins une fois. Si Haret est loin d'être net (c'est un opportuniste-né, qui, c'est si flagrant que cela vous donne souvent envie de vomir, surtout à la fin, cherche à manipuler à son avantage tout ce qui lui peut apporter un bénéfice - et je ne parle pas ici du bénéfice matériel), Figueiras, ancien chef de la police politique locale sous une dictature, n'est pas non plus très clair. Mais après tout, il le dit lui-même et le lecteur ne peut que lui donner raison : manipuler, c'était l'essence-même de son métier.
Le problème, qu'aucun de ces deux hommes, quel que soit le rôle qu'il a exactement tenu, n'a vu venir, c'est que le Mensonge est comme la Mort : il vous fait peut-être crédit un temps mais, à la fin, vous devez payer. C'est inéluctable. :o)
Avec sa curieuse "mise en abyme", "Mato Grosso" est un bon roman auquel on ne reprochera sans doute que certaines longueurs relatives à l'expédition dans la jungle brésilienne à laquelle participe Haret. Mais on les pardonnera à l'auteur car, outre la poétique beauté du style, ces longueurs nous font connaître le seul aspect positif et sincère de Jacques Haret : son amour indéfectible pour la terre splendide qu'est le Brésil. N'empêche que, pour un personnage aussi ignoble, cela reste un peu maigre.
Enfin, je pense qu'il ne faut pas oublier de préciser que - et cela risque de déstabiliser plus d'un lecteur habituel des polars de Manook - "Mato Grosso" est aussi une tentative fort intéressante sur ce que sont l'écriture, l'écrivain, la lecture et ... le lecteur. Cet aspect en déroutera plus d'un mais, je l'avoue, il m'a personnellement fascinée.
Quoi qu'il en soit, bonne lecture ! ;o)
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Josephine2
05 août 2017
Un écrivain revient à Rio, invité par un éditeur afin qu'il puisse présenter son dernier roman.
Or, il s'avère que Jacques Haret connaît l'éditeur puisque ce n'est autre que Figueiras avec qui Jacques a des comptes à régler. C'est d'ailleurs à cause de lui, entre-autre, que Jacques a réussi à fuir de Rio, mais pas seulement.
Que s'est-il passé entre Figueiras et Jacques ? On va remonter en arrière, et revivre les aventures de Jacques, de Blanche, de Figueiras, de Paul, d'Isabelle à Rio.
Je n'ai pas du tout accroché à ce nouveau roman de Ian MANOOK. D'emblée, l'histoire ne m'a pas plu, ni l'écriture. Je n'ai pas retrouvé le plaisir de me plonger dans cette nouvelle histoire de Ian MANOOK, comme j'en eu lors de ses précédents romans. Dommage.
Mais ce n'est que mon ressenti personnel. A vous de voir.
Merci à Babelio et aux Editions Albin Michel, de m'avoir permis de découvrir, lors d'une masse critique privilégiée, ce nouveau roman en avant-première.
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
BillBill19 août 2017
Nous sommes des étrangers à cet univers, toi et moi. Rien ici n'est à nous, rien ne nous appartient. Nous ne sommes que des objets de leurs passions et nos émotions n'auront jamais la violence des leurs. Ils vivent, ils tuent, ils boivent, ils baisent avec une intensité qui nous est inconcevable. Leurs passions sont à l'image de leurs paysages, sauvages et distendues.
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BillBill19 août 2017
C'est un roman, une version romancée d'une partie de ma vie, j'utilise les artifices que je veux pour construire la psychologie de mes personnages.
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Lilou08Lilou0816 août 2017
Quand soudain résonne un coup de feu.
Dans les phares de sa voiture, de l'autre côté du Balneario, au-delà de la piste, au bord de la forêt sombre, l'inspecteur Santana contemple le pugilat figé par la détonation. Il a encore l'arme à la main, au bout de son bras tendu vers le ciel. Il est toujours habillé de blanc, mais porte sa veste jetée sur l'autre bras, comme un élégant en promenade. Il reste immobile le temps de s'assurer que personne n'est assez ivre pour oser retourner une arme contre lui, puis range son revolver dans l'étui qu'il porte à la ceinture.
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BillBill19 août 2017
Lire un roman, c'est aimer croire un mensonge, sinon on lit un récit.
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BillBill19 août 2017
Pour nous, la saudade, c'est le souvenir heureux de ce qui a été.
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Videos de Ian Manook (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian Manook
La tournée du Camion qui livre a lieu du 8 juillet au 20 août 2017 et a fait étape à Collioure. Vous avez pu y retrouver Ian Manook pour des dédicaces et un atelier d'écriture plutôt sympathique ! Suivez tout l'itinéraire et le programme d'animation tout l'été sur www.lecamionquilivre.com
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