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ISBN : 2370551674
Éditeur : Le Tripode (30/08/2018)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Une jeune femme rejoint son amant à Istanbul. Alors que la ville se défait au rythme de ses contradictions et de la violence d’État, d’aucuns luttent encore pour leur liberté. Elle-même découvre, au fil de ses errances, l’histoire de Hrant Dink, journaliste arménien de Turquie assassiné pour avoir défendu un idéal de paix.

Après "Calme et tranquille" (Le Tripode, 2016), "Le Sillon" est le second roman de Valérie Manteau.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  06 novembre 2018
Sans prétention, se mettant en scène elle-même, l'écrivaine Valerie Manteau, nous parle de la Turquie d'aujourd'hui, plus précisément d'Istanbul, à travers le portrait d'un journaliste arménien turc, assassiné en 2007 par un jeune « nationaliste » de dix-sept ans. Un meurtre commandité et exécuté par le biais d'un mineur, qui vu son âge, n'encourait pas une incarcération de longue durée, selon le code pénal turc.
Ancienne journaliste chez Charlie Hebdo, suite au carnage qui décima la direction du journal, Manteau se rend en 2015 à Istanbul, pour changer d'air. Et c'est là qu'elle prend connaissance du meurtre de Hrand Dink, un pacifiste, un optimiste, directeur du journal Agos, journal arménien , bilingue, publié et distribué à Istanbul. le mot Agos correspondant au titre du livre «  le Sillon », un mot partagé par les turcs et les arméniens, à l'époque où ils cohabitaient. Elle se rend compte que les actes terroristes ne frappent pas seulement l'occident, mais sont encore plus présents dans leurs pays d'origine. Mais encensé par le tapage médiatique alors que les premiers soulèvent des réactions à l'échelle mondiale, les seconds passent totalement inaperçus, voir inexistants. Voilà le point de départ de son histoire.
Une écrivaine impartiale, qui tout en dénonçant la situation terrible d'un pays, noyé entre dictature et intégrisme, où les droits de l'homme n'existent presque plus, de surcroît la liberté d'expression, accuse l'Europe d'indifférence et d'hypocrisie pour sauvegarder ses terres à tout prix des déplacements migratoires, dont elle est finalement indirectement responsable.
Manteau non seulement écrit très bien, mais son bon sens, son humilité face à l'inconnu, aussi bien la langue que la société turque, sa culture qui enrichit le texte sans érudition, m'a touchée et m'a laissée admirative. Et de plus regardant sur internet sa prestation à La Grande Librairie, m'a fait entrevoir l'image de la personne que je me suis imaginée et perçue, durant la lecture. Une belle âme, une belle personne, un beau livre émouvant qui reflète amplement le désespoir humain, beaucoup plus poignant à vivre sur les lieux mêmes où il se déploie.
"They call it chaos, we call it home"
(Ils l'appellent chaos, on l'appelle chez-nous)
"La difference entre l'Orient et l'Occident ....c'est la Turquie. Je ne sais pas si elle est le résultat de la soustraction, mais je sais que la distance qui les sépare est grande comme elle."
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Kirzy
  12 octobre 2018
*** Rentrée littéraire 2018 ***
Un très curieux objet de littérature, complètement hybride et l'assumant totalement, avec exigence.
A travers l'errance dans Istanbul de l'alter ego de l'auteure, le texte oscille entre l'auto-fiction, l'histoire d'une relation amoureuse avec un Turc ( pas les passages qui m'ont le plus intéressée ), le reportage documentaire radiographiant le milieu de l'intelligentsia progressiste malmenée par Erdogan et enfin la biographie d'un journaliste turc d'origine arménienne, Hrant Dink, assassinée en 2007 par un nationaliste de 17 ans. On passe de l'un à l'autre parfois dans la même page avec une liberté folle, un peu déconcertante au début avec un affranchissement des règles de ponctuation. Aucune entrave pour dépeindre la Turquie d'aujourd'hui.
Grande ambition que de relier l'intime à une vision politique d'une société donnée. Et cela fonctionne parfaitement ! C'est avec une sincérité totale que Valérie Marteau nous fait découvrir la Turquie actuelle à travers le prisme des intellectuels turcs cherchant à résister à la montée de l'intégrisme et de la dictature. Tout est dit avec beaucoup d'intelligence et de finesse.
La Turquie nous ressemble, nous dit l'auteure, ce n'est pas un exotisme à regarder de loin. Tous les Turcs que rencontrent l'auteure, journalistes, artistes, militants des droits de l'homme nous ressemblent tant dans cette France post attentats. Valérie Marteau est une ancienne collaboratrice de Charlie, justement. Chacune de ses réflexions en fait germer plein en nous. Les cinquante dernières pages sont remarquables d'intensité lorsqu'elle fait revivre Hrant Dink, assassiné peu de temps avoir été déclaré ennemi numéro 1 par Erdogan pour insulte à l'identité turque, en fait pour avoir évoqué le génocide arménien qui fait l'objet d'un négationnisme d'Etat inouï. Lorsqu'on suit Aslı Erdoğan, cette écrivaine militante des droits de l'homme emprisonnée en 2016 pour avoir soutenu la cause kurde.
Le Sillon, c'est la traduction de Agos, le journal tenu par Hrant Dink. Un sang impur abreuve nos sillons. Comme un fil terrible qui relie la Turquie et la France à l'heure des attentats. Valérie Manteau reprend le flambeau de cette liberté d'expression si chèrement défendue. Un sillon à tracer et tracer à nouveau, obstinément, malgré les vents contraires qui veulent tout emporter.
«  Les voix de la Turquie que j'aime ne parleront pas que dans ma tête » souhaitait Valérie Manteau en publiant cet ouvrage. Désormais, elles parlent aussi dans la mienne.
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hcdahlem
  21 octobre 2018
Istanbul, belle et rebelle
Valérie Manteau creuse son Sillon. Après Calme et Tranquille, elle nous raconte la vie dans la capitale turque et enquête sur l'assassinat du journaliste arménien Hrant Dink. Pour la liberté.
Istanbul était déjà présente dans le premier roman de Valérie Manteau, Calme et tranquille. Sur le bateau qui traversait le Bosphore, la conversation tournait autour de la mort de Louise. Louise qui avait sauvé la vie de Valérie et qui venait de partir avant tous les amis et collègues de Charlie auxquels ce livre rendait hommage.
La capitale turque est cette fois au centre du livre. Un déplacement géographique qui nous offre une vision très différente du monde que celle vue de France.
Il est vrai que pour la narratrice son pays ne rayonne plus vraiment dans le domaine des arts et des idées, pas davantage d'ailleurs qu'elle ne défend son rôle historique de défenseur des Droits de l'homme.
Et même si ce n'est pas en Turquie qu'elle trouvera la liberté, on s'en doute, elle va pouvoir y trouver une belle énergie – peut-être celle du désespoir – et les bras d'un amant.
« L'Istanbul laïque se balançait entre deux bords et délaissait de plus en plus volontiers la rive nord du Bosphore, l'européenne engluée dans sa nostalgie, pour se saisir de l'asiatique où les cafés, les galeries, les tatouages fleurissaient. Les soirs d'été, la bière à la main, on s'installait sur les rochers de la promenade en bord de mer pour narguer en face, dans le soleil couchant, la vieille Byzance, Sainte-Sophie et la Mosquée bleue abandonnées aux touristes. On aurait dû se rappeler qu'ici parfois le ressac fait des dégâts. »
Dans le milieu artistique et intellectuel que la narratrice côtoie, la gymnastique quotidienne consiste à passer entre les mailles du filet, à éviter les intégristes autant que la police politique, à créer et à enquêter sans attirer l'attention. Comme par exemple sur Hrant Dink, journaliste assassiné dont elle a entendu parler par la diaspora arménienne et plus particulièrement par l'un de ses proches, le «Marseillais» Jean Kéhayan qui avait aussi collaboré à son journal Agos. « Agos, c'est le Sillon. C'était un mot partagé par les Turcs et les Arméniens; en tout cas par les paysans, à l'époque où ils cohabitaient. » Se sentant autant turc qu'arménien, il avait choisi de vivre et travailler à Istanbul, sans se rendre compte qu'avec son journal, il avait « ouvert la boîte de Pandore. Il n'était pas comme les autres Arméniens qui avaient vécu toutes ces années sans oser parler. Lui ne voulait plus être du peuple des insectes qui se cachent, de ceux qui ne veulent pas savoir. » Au fur et à mesure de ses recherches, la biographie du journaliste se précise autant que la lumière se fait sur les basses oeuvres d'un gouvernement qui entend régner par la terreur. Et y parvient. Car même les plus rebelles prennent peur, appellent à la prudence plutôt qu'à la révolution. Comment est-il dès lors possible de continuer à creuser son Sillon?
Si Valérie Manteau ne peut répondre à cette délicate question, son témoigne n'en demeure pas moins essentiel. Et éclairant. Car plus que jamais la Turquie, selon la formule de l'écrivain Hakan Günday, est «la différence entre l'Orient et l'Occident. Je ne sais pas si elle est le résultat de la soustraction, mais je sais que la distance qui les sépare est grande comme elle. Et dans cet intervalle, comme dans tous, prospère une troisième voie sans laquelle l'Europe ne serait pas l'Europe, et regarderait le Moyen-Orient comme un uniforme, illisible fatras. »
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Pasoa
  01 novembre 2018
"J'ai dans les bottes des montagnes de questions, où subsiste encore ton écho". Ces paroles d'une belle chanson* d'Alain Bashung sont l'explicit du dernier roman de Valérie Manteau, le Sillon. Les questions sont en effet nombreuses, qui affluent à la conscience du lecteur, tout au long de ce livre polymorphe et singulier.
Peu après les attentats commis à Paris en novembre 2015 l'auteure décide de quitter le climat oppressant qui règne dans la capitale pour trouver un point d'ancrage, un décentrement d'elle-même face aux événements tragiques encore tout récents. Elle choisit pour cela de partir pour Istanbul. C'est sans savoir parler ni même lire le turc, qu'elle passe le détroit du Bosphore pour s'installer sur la rive asiatique de la mégapole. Elle redécouvre des quartiers anciens de la ville où cohabitent de nombreuses communautés, y retrouve son amant mais aussi des amis, des connaissances, des militants progressistes, représentants de l'intelligentsia locale ou engagés dans l'action humanitaire.
C'est au travers d'une lecture qu'elle découvre la personne de Hrant Dink, célèbre journaliste et écrivain turc d'origine arménienne qui, en janvier 2007, a été abattu froidement en pleine rue par un jeune nationaliste turc. Créateur de l'hebdomadaire Agos (un ancien vocable turco-arménien plus guère usité aujourd'hui, qui signifie le sillon), Hrant Dink a été et reste encore aujourd'hui un grand symbole de courage et de rapprochement entre les peuples turc et arménien.
L'auteure va décider d'écrire sur l'itinéraire, sur la vie de cet homme. Au travers du portrait qui se déploie dans le roman, s'opère une entrée dans les soubassements de la société turque, dans son histoire, son passé (la création de l'état laïc, le génocide arménien,...) et dans son présent (le pouvoir autoritaire du président Recep Tayyip Erdoğan, les attentats perpétrés par le PKK - les nationalistes séparatistes kurdes - ou encore par la mouvance État islamique, les réfugiés venant de la Syrie proche,...). Toute la personne de Hrant Dink, toute son action, révèlent les nombreuses lignes de fracture et de rapprochement d'un pays qui se replie sur lui-même, qui éteint toute velléité contestataire et revendicative et qui règle en coupe sombre le sort des individus et des communautés qui veulent se faire entendre.
Le sillon est à la fois un roman autobiographique mais également un livre politique, engagé.
Si j'ai été quelque peu désarçonné par la partie romancée du livre, par le style indirect qu'utilise Valérie Manteau - on ne sait parfois plus très bien qui s'exprime, qui sont les personnages en présence - j'ai par contre été impressionné par l'approche et la connaissance qu'elle a de la situation politique et des droits de l'homme en Turquie, de l'état de l'opinion publique, consciente mais résignée, et de l'action du milieu culturel et littéraire.
C'est un livre qui, plus largement, interroge sur le sens de la dignité humaine, sur les combats nécessaires à mener, sur la notion de justice et des droits de l'homme dans un pays où sévit un état répressif et autoritaire, qui règle tout le pouvoir des institutions. C'est un livre qui nous questionne aussi sur la manière dont nous nous approprions aujourd'hui la mémoire d'un homme disparu - Hrant Dink - et l'action présente d'une autre - Asli Erdogan -, le combat dont ils sont les grands représentants.
Ce livre est enfin et par ailleurs, il faut le souligner, un bel hommage rendu à la ville d'Istanbul, à ses quartiers, à ses rues pleines et vivantes, à la Turquie et à son peuple, encore assez méconnus du côté de l'Occident, à ses communautés d'origine et à leur mémoire.

(*) "La nuit je mens" - Alain Bashung.
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  01 octobre 2018
Voyez-vous, je digère depuis une dizaine de jours les quelques graines semées en moi par le Sillon, deuxième roman de Valérie Manteau publié au Tripode. C'est un roman sur lequel il est dur d'écrire. Je suis rassuré, d'une certaine manière, à la lecture des articles rédigés par des journalistes : je ne suis pas le seul à qui le livre, dans son originalité, échappe. Indiscutablement, le Sillon semble se dérober à tout discours.
Rappelons brièvement que Valérie Manteau a notamment fait partie de l'équipe de Charlie Hebdo de 2008 à 2013. Les funestes événements de 2015 servent de point de départ à la réflexion de la narratrice sous la forme de l'interrogation presque provocatrice : « Qu'est-ce qui fait que la France est encore un symbole si important que le monde entier s'est levé pour Charlie » (p.21).
Le ton est donné car la narratrice est à l'instar d'Istanbul qu'elle parcourt : à cheval sur le Bosphore, entre l'Europe et l'Orient.
Tout au long du récit, accompagné de l'écrivaine et de la narratrice, binôme indivisible, j'ai eu l'impression d'être immergé dans la ville, dans ses splendeurs comme dans ses misères. Un sentiment justifié par la nécessité de l'écrivaine à trouver le mot juste afin de peindre le plus explicitement possible l'Istanbul d'aujourd'hui et par là, la Turquie. Nous avons pour la plus part une vision assez floue de ce pays souvent limité dans notre imaginaire à la mosquée Sainte-Sophie, au génocide arménien et au régime de Recep Tayyip Erdoğan qui dérive dans un despotisme de plus en plus marqué. Abreuvés par les nouvelles qu'on nous donne, d'ailleurs souvent imprécises, nous nous construisons une image mentale faussée de l'actuelle Turquie. La force du Sillon, c'est de savoir mettre en exergue, par le prisme d'une histoire d'amour entre la narratrice et son amant turc à Istanbul, l'ambivalence de la Turquie, ses contradictions et l'impuissance de sa jeunesse face au verrouillage politique, notamment depuis le coup d'état de 2016. Cette histoire d'amour va servir d'approche et de confrontation entre deux cultures.
Le discours s'engage très vite sans oublier pour autant la construction autofictionnelle du récit. Cependant, l'ouvrage mêle aux péripéties de la narratrice, les souvenirs d'un personnage aux allures de fantômes : Hrant Dink, un journaliste turco-arménien assassiné en pleine rue par un jeune nationaliste turc en 2007 devant les bureaux de son journal, Agos (vieux mot turc et arménien qui signifie le « sillon ») dans l'indifférence presque générale. le récit s'applique alors à retracer, sous la forme d'une enquête journalistique, les moments clés de la vie de Dink et d'interroger sa mort. L'homme devient l'un des personnages clés et justifie à la fois les déambulations et les engagements de la narratrice. S'il s'agit d'un ouvrage en grande partie politique n'oublions pas pour autant le regard plein de dérision qui parcourt l'ouvrage. La narratrice relève ses propres failles : son incapacité à prononcer convenablement les mots et noms turcs, l'incongruité de certaines situations plutôt cocasses (je pense notamment à son errance dans le cimetière arménien alors qu'elle cherche la tombe de Dink) et ses mots acérés envers les occidentaux qui viennent en Turquie parce que les implants capillaires sont moins coûteux. N'oublions pas, non plus, les personnages hauts en couleur qui l'accompagnent et participent à son quotidien stambouliote.
C'était en 2007, donc. Dix ans après, Aslı Erdoğan, écrivaine devenue l'une des figures de l'opposition à cet Erdoğan antagoniste et qui était l'un des rares soutiens de Dink alors qu'il était persécuté, subit aujourd'hui l'exil après avoir supporté durant plusieurs mois les prisons et les procès turcs. Aslı Erdoğan, croisée au détour d'une rue, devient personnage de roman : fiction et réalité se mêlent ainsi intrinsèquement et confère de fait au roman la valeur du témoignage.
La narratrice assiste aux procès, se mêle à une jeunesse turque à la fois révoltée et démobilisée. Face à cette réalité, le souvenir de Hrant Dink la hante et la heurte comme pour interroger en écho le silence quasi général de la communauté internationale après le meurtre du journaliste. N'est-ce pas pourtant pour ces mêmes raisons que l'on s'est mobilisé après les attentats de Charlie Hebdo ou que l'on soutient aujourd'hui des écrivains comme Aslı Erdoğan ?
Agos ou le Sillon, c'est donc cette trace laissée à la surface d'un champ après le labour. Cela implique de remuer. Merci à ce livre d'avoir le courage poétique de remuer son lecteur, de le confronter à la Turquie complexe d'aujourd'hui, d'en rappeler la nature hybride tant orientale qu'occidentale qu'Istanbul plus que tout autre ville au monde représente. D'oser aussi sortir le lecteur de son confort et d'interroger les injustices et les contradictions silencieuses de notre temps.
Lien : https://lisezvoir.wordpress...
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critiques presse (4)
LeMonde   22 octobre 2018
L’écriture de Valérie Manteau possède une grâce et une légèreté qui lui permettent d’entremêler l’évocation de ce qui se passe dans la tête de la jeune Française avec la description de ce qui advient dans les rues et dans le pays, tout en retraçant l’histoire de Hrant Dink.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   19 octobre 2018
Une femme rejoint son amant à Istanbul, y mène une enquête sur un journaliste d'origine arménienne abattu froidement. Pleines de résonances avec les attentats de janvier 2015 à Paris, ses recherches lui font découvrir une scène politique turque résistante et vivante, tandis que son histoire d'amour se trouble. Un très beau roman du décentrement.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Liberation   15 octobre 2018
Sa quête intime, sentimentale et romanesque se double alors d’une enquête sur le journaliste arménien Hrant Dink, assassiné en pleine rue en 2007. La ville ne perd pas ses droits pour autant : ce roman en est aussi un guide passionné.
Lire la critique sur le site : Liberation
Bibliobs   21 septembre 2018
Valérie Manteau, ancienne de «Charlie Hebdo» à qui l'on doit, sous un titre euphémistique, «Calme et tranquille» (2016), emprunte ici à tous les genres: l'autofiction, le grand reportage, le document politique, le roman d'amour, la biographie, et les entrelace sous nos yeux avec un doigté de dentellière.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   10 novembre 2018
Évidemment il me fait répéter H-rant-Din-k lui aussi, je me demande si ce n'est pas pour cette bête raison de h expiré suivi d'un r imprononçable que son nom n'a pas fait le tour du monde. Pardonne moi de te dire, ma chère, qu'il y a des noms qui font le tour du monde sans passer par Paris.
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BookycookyBookycooky   06 novembre 2018
J’essaie d’être celle qui raconte l’histoire, sans prendre parti, mais dans son intégralité. Car si vous la racontez d’un seul point de vue, vous n’entendez plus l’autre et, plus grave, il ne vous entend plus.
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BookycookyBookycooky   05 novembre 2018
"Il est beaucoup plus fécond que les différentes religions vivent ensemble, les unes avec les autres, plutôt que côte à côte. Car, si l'on parvient à une lecture correcte de leurs différences, on s'aperçoit qu'elles se nourrissent et ne se détruisent pas. L'appel à la prière du muezzin, entendu cinq fois par jour par un chrétien comme moi (... chrétien et athée ), lui rappelle qu'il est chrétien."
p.55
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SPQRSPQR   22 août 2018
Je me console de la violence faite à ces esprits éclairés et sensibles en me disant que les prisons turques n’ont jamais été si bien fréquentées qu’aujourd’hui, et que sans doute s’y tiennent les plus pointus des salons littéraires d’Istanbul.
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BabaLoeBabaLoe   23 septembre 2018
Sauf que tu n’as pas vu les gens se précipiter pour acheter son journal quand il a été abattu. Personne n’a pris la peine de traduire en dix langues Hentah pour montrer au monde quel média venait d’être décapité. Ça m’étonnerait qu’une seule chaîne de télévision européenne ait diffusé son documentaire au nom de la liberté d’expression, pourtant c’est à cause de ce film qu’il a été assassiné, faut croire qu’il n’y a que les Daechiens qui se donnent la peine de regarder le boulot des journalistes sur le terrain et de trouver que c’est important, que ça pourrait leur nuire, au point de flinguer le mec.
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