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ISBN : 2749920736
Éditeur : Michel Lafon (15/05/2014)

Note moyenne : 3.24/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Durant les trois premiers mois, le corps et l'esprit se nettoient. Passé ce cap, le corps ne fait plus mal, l'esprit est libéré . La marche : une pratique ancestrale reconnue chez les moines comme une forme de méditation que Sarah Marquis a fait sienne. Dans ce témoignage extraordinaire, elle nous raconte son voyage à pied de 2010 à 2013 (mai), avec pour seul bagage un sac à dos de 30 kilos. Des paysages somptueux du lac Baïkal à la jungle luxuriante du Laos ; une f... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
glennherbertgould
25 avril 2017
Certains livres nous parlent, d'autres non…
À quoi cela tient ? Mystère et boîte de thon.
Il y en a cependant qui ne nous échappent pas. Dès les premiers mots, apparaît cette sorte d'amertume, qui se décante et fait germer dans l'esprit du lecteur -à son insu- une aversion singulière à l'égard de l'ouvrage (accentuée sans aucun doute ici par la mention "Coup de coeur" sur la couverture du livre).
L'alchimie mystérieuse des mots n'est pas à la portée du premier venu et derrière la simplicité d'une phrase d'Hugo ou De Lamartine se cache une structure implacable, parfois d'une criante simplicité. C'est tout ce qui donne la force d'un texte.
On pourrait penser à tort que l'Aventure rend poète et nous inspire les plus belles maximes. Pourtant les exemples ne manquent pas pour prouver le contraire. Avant d'être exploratrice, Alexandra David-Néel était une femme de lettres (et se définissait comme telle). Nombre d'écrivains-voyageurs réputés ont acquis au préalable une connaissance aiguë de la philosophie, de la littérature ou de la poésie. À cet égard, on peut citer Sylvain Tesson qui inclut dans tous ses voyages une dimension spirituelle. Pour d'autres, les itinéraires ont une visée anthropologique, voire même politique.
Concernant Sarah Marquis, la plume ne sait restituer l'intensité des rencontres, la beauté du paysage. Force est de constater que c'est une marcheuse émérite ; mais malheureusement elle ne possède pas la science des mots. le récit s'enlise et ne parvient pas à s'épanouir. Quelques passages subsistent, trop rares… à mon plus grand regret. La narration rigoureuse du péril ne peut se suffire à elle-même. Trop difficile de continuer dans ces conditions, s'ensuit l'arrêt définitif du récit. Peut-être un autre livre fera-t-il contrepoids ?
Il n'en demeure pas moins qu'il est louable de la part de l'auteur de ne pas s'essayer à une philosophie niaiseuse qu'elle ne maîtriserait pas et de se cantonner à un récit "brut".
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nadiouchka
11 mars 2017
Après « Déserts d'altitude », livre que j'ai chroniqué récemment, j'ai trouvé un autre ouvrage de Sarah Marquis, susceptible de m'intéresser, car aventure : « Sauvage par nature ». Quand je dis « susceptible », il ne pouvait pas en être autrement car c'est un genre et une écrivaine que j'affectionne particulièrement.
Notre « femme qui marche », cette fois, part de la Mongolie pour se rendre en Australie, en passant par le désert du Gobi, la Chine, la Sibérie, le Laos, la Thaïlande… Et cela va représenter trois ans de marche extrême en solitaire, soit 1 000 jours et 1 000 nuits.
Dans l'introduction, Sarah écrit : « L'histoire qui suit est mon histoire. Je la dédie à toutes les femmes de par le monde qui luttent encore pour leur liberté et pour celles qui l'ont obtenue mais qui ne l'utilisent pas.
Mettez vos chaussures. On part marcher » (page 13).
Alors, on la suit (si on veut bien participer à cette expédition), en toute confiance car cette jeune femme, qui n'a peur de rien ni de personne, va se trouver confrontée à toutes sortes d'événements, tels que : des attaques de cavaliers mongols, des rencontres avec quelques trafiquants de drogue au Laos….. Elle n'est jamais à court d'idées pour échapper au danger.
Dans cette aventure que certains ont qualifiée de folle, Sarah affronte le froid, la faim, la solitude (elle l'a bien voulu mais parfois elle craque et se parle à elle-même, ce qui la rassure). Elle ne manque pas non plus d'humour, comme à son habitude et sait se moquer d'elle-même.
Mais elle nous livre aussi de nombreuses réflexions philosophiques ainsi que des descriptions des majestueux paysages traversés, de la faune et de la flore. On rencontre des loups, des léopards, des serpents…. Elle décrit les climats rigoureux auxquels elle est soumise, passant de la trop grande chaleur pour se retrouver dans la neige, sans parler des éléments déchaînés tels que des tempêtes.
On voit bien qu'elle a une relation particulière avec la nature et, par contre, pas avec les êtres humains dont elle cherche à s'éloigner le plus possible, d'où son appellation de Sauvage par nature, car désir de liberté.
Ce livre est un extraordinaire témoignage sur ce périple qui l'emmènera dans des terres inconnues pour le commun des mortels.
C'est également un dépaysement complet pour le lecteur qui reste en admiration devant la force de caractère de Sarah et qui l'aide à surmonter les obstacles rencontrés ainsi que les conditions de vie les plus extrêmes.
De plus, elle nous fait mieux comprendre ce qui nous relie à la Terre, source de vie mais qui n'est pas inépuisable.
Encore un livre de Sarah Marquis dont je vais, à nouveau, chercher d'autres récits, car je suis devenue addict !
A signaler qu'elle a reçu le Prix européen de l'Aventurier de l'année 2013.
A noter aussi qu'au milieu du livre, se trouve un petit cahier de photos bien agréables à regarder.
Quelques critiques relevées (entre autres), plus élogieuses les unes que les autres :
« Une soif incontrôlable de liberté et de découverte. Une agréable bouffée d'air frais. le bonheur selon Sarah Marquis. »Le Parisien Magazine
« Un témoignage extraordinaire. »Midi Libre
« Dans cette folle aventure humaine, l'auteur a connu ce qu'elle a cherché de plein gré : le froid, la faim, la douleur, la solitude extrême. Au-delà, c'est le cheminement intérieur qui lui a permis de développer sa philosophie du mouvement, qu'elle nous invite à découvrir à sa suite". Jour de France.
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ATOS
07 juillet 2015
La marche a un rapport étroit avec l'écriture. Une lettre / un pas / une phrase / une route, une carte / un livre. Une recherche en tout cas. Jamais de fin toujours le point d'un nouveau départ.
Mais lorsque j'ai commencé ce livre je n'avais pas opéré ce rapprochement. J'étais étonnée de lire qu'on pouvait faire des milliers de kilomètres tout autour de la terre tout en craignant du genre humain. Parfois par peur, toujours justifiée d'ailleurs, mais également par besoin. Besoin naturel de solitude. C'est peut-être ça l'état sauvage. Des rencontres mais sans compromis, une destination sans obligations. Une marche non pas vers les autres humains, en tout cas pas forcément, mais en soi, atteindre son espace de liberté.
Savoir ce qui conviendra, redouter, fuir ce qui ne convient pas. Ne pas se cacher, mais plutôt se soustraire. Se rendre libre par ses choix. J'ai d'abord cru par erreur, à une fuite. On navigue sur les flots, on marche sur la terre. On fait les deux parfois. C'est une course en solitaire, au tour de la terre. Et peu importe l'écorce, on y embarque sa chair, on prend le cap, et on retrouve son esprit.
Répondre à son instinct, sauvage par nature. Par une voix naturelle, revenir et adresser aux autres ce qui vous est venu. Ce qu'on a pu percevoir, recevoir, échanger, retrouver de cette nature.
L'humain envahit peu à peu la Terre. La force artificiellement. Mais l'humain n'est qu'un élément de la Terre, et si parfois il est, pour elle, une malédiction, il ne sera jamais pour elle une condition.
Et lorsqu'on fait corps avec elle, on peut comme Sarah Marquis, le comprendre, et suivre son chemin.
Je ne concevais peut-être pas un océan si grand. C'est une question de vision. Voir extrêmement bien l'espace qui naturellement nous convient.
Il y a ceux qui partent, et ceux qui voyagent. Une destination répond avant tout à une démarche. Sa valeur ? Aucune, ça n'a pas de prix. Son but ? Aucun, ça n'a pas de fin. Son sens ? Pour le savoir, chacun devra suivre son instinct. Un esprit libre est toujours sauvage par nature, non ? À y marcher d'un peu plus près on y pensera peut-être un peu plus loin.
Astrid Shriqui Garain
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DocteurVeggie
04 février 2017
Voici un ouvrage autobiographique que j'ai vraiment beaucoup apprécié de lire. Tout d'abord parce que l'auteure-aventurière nous embarque avec elle dans ces paysages sauvages qu'elle nous décrit en plus de part ses mots, part différentes photographies effectuées le long de son périple. Que cela le Laos, la Russie, la Chine, le Cambodge, la Mongolie, l'Australie, chaque culture y est décrite. J'ai d'ailleurs pas mal appris sur la mentalité des Mongoles à travers son bouquin et le désert de Gobi est vraiment magnifique. le titre du livre Sauvage par nature n'est pas anodin. Il faut autant référence à Sarah, qu'aux populations rencontrées et à a la nature elle-même.
En dehors du fait que son périple a été quelque chose de fabuleux, mais également de fastidieux et de dangereux. Une femme blanche faisant une randonnée seule en plein milieu de nul part. Vous imaginez la tête des autochtones ? Wahou ! C'est juste beau. Sarah Marquis nous parle des ses préparatifs, de son plan de parcours, elle nous livre un témoignage de ce qu'est une randonnée pour elle, avec ses moments de joie, de peine, de peur, de découragement et d'absolue satisfaction.
Aussi chaque chapitre débute par un plan de l'itinéraire effectué dans chaque pays afin que le lecteur puisse suivre le plan et se repérer dans la progression. Bref, cette lecture m'a donné l'impression de l'avoir accompagnée tout au long de sa prodigieuse aventure. Merci Sarah.
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kiki23
14 septembre 2015
Alors que je lisais « Entre deux mers », l'une de mes proches à qui j'expliquais l'enjeu de ce livre, m'a conseillé impérativement de lire le récit de Sarah MARQUIS en qualifiant l'auteure de « femme incroyable et courageuse ».
« Sauvage par nature, ou 3 ans de marche extrême en solitaire de Sibérie en Australie » : voilà tout est dit, enfin presque : le marcheur est une marcheuse, ce qui change tout !
Un tel exploit sportif ne peut que susciter le respect !
Pourtant, j'ai vite lâché la main de Sarah Marquis qui n'a pas réussi à me faire décoller avec elle.
Son récit est très dur : elle affronte avec brio des conditions de vie effroyables et elle sa sécurité est souvent remise en cause. Aussi, elle évite souvent les autochtones : si elle échange avec la nature et les animaux, l'aventure humaine n'est pas au rendez-vous.
Son récit reste un journal de bord : son vécu personnel n'est pas fouillé, les descriptions restent superficielles et sans profondeur.
La seule émotion palpable est celle qui se dégage des passages où est évoqué son chien D'Joe.
Les distances parcourues sont gigantesques. Or le livre n'est pas très épais (260 pages pour l'édition de poche) : tout va alors forcément vite, certaines contrées sont survolées en quelques pages, voire pas du tout évoquées.
Je ne peux que comparer avec les pages d'Axel Kahn… Avec un périple plus modeste, il s'intéresse aux hommes, ses exploits sont peut être plus modestes, mais tout est sujet à aventure chez lui, tout est sujet à réflexions, tout est sujet à partage… et puis j'ai été émue par Axel Kahn, alors que Sarah Marques m'a (seulement ?) inspiré du respect avec sa force mentale hors du commun.
Sarah Marques est une sportive ; Axel Kahn est un poète ; voila toute la différence !
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka11 mars 2017
D’autres situations très triviales se sont présentées : des adolescents à cheval m’ont poursuivie dans la steppe en pensant que j’allais leur donner du six, en pensant dire sex. C’est triste, mais c’est le seul mot anglais que j’ai entendu prononcer par la jeune génération. Les Mongols m’ont confondue avec une Américaine et pensaient qu’avec elle ils allaient forcément avoir du six ! Ils avaient dû voir cela à la télévision, un objet que même les nomades les plus isolés possèdent.
P.23
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nadiouchkanadiouchka05 avril 2017
Il me demande ce qui m’amène une fois de plus dans le Queensland. Je lui explique que je vais marcher depuis Cairns jusqu’à Darwin. Il me regarde et me répond : You are crazy ! Il est très jeune et terriblement sérieux, il ne plaisante pas… et moi non plus.
P.203
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nadiouchkanadiouchka02 avril 2017
Dans la nature, il est impératif de se lever très tôt. Ce matin est un jour particulier qui m’annonce de belles rencontres. C’est magique d’être témoin d’une scène de vie animale en milieu naturel. Je m’enfonce loin du monde et des lois qui le régissent. Je pénètre en terre aborigène.
P.225
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basilic92basilic9207 août 2015
"Soudain, la présence d'un homme sorti de nulle part me tire de mes réflexions. Il se tient là, juste devant mes affaires, et me fait signe de lui donner mes réservoirs. J'hésite. J'ai peur qu'il me les vole. [...]. Il revient cinq minutes plus tard avec mon réservoir de 10 litres plein. Il me dit de goûter l'eau. Elle est belle, propre, douce, je suis soulagée [...]. Je ne sais comment le remercier et sors mon guide de traduction. De ses deux mains calleuses, il le referme gentiment et me sourit sans un mot. Je le regarde et je comprends [...].
A l'intérieur de mon être, une douceur m'envahit: je viens de rencontrer l'un de mes "protecteurs"."
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WictorianeWictoriane07 juin 2014
Mes habits de nuit sont pleins de couleurs et féminins, ils me font sourire, c'est important pour le moral. Ceux de jour me camouflent de par leur couleur sable, leurs odeurs, mais surtout ce sont des vêtements d'homme. Je plie mon camp et effectue mes premiers pas sans regarder au loin. Mon corps mettra deux heures avant de reprendre ses marques et fonctionner sans trop de douleurs. (p.64)
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