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EAN : 9782749920733
301 pages
Éditeur : Michel Lafon (15/05/2014)
3.52/5   254 notes
Résumé :
Durant les trois premiers mois, le corps et l'esprit se nettoient. Passé ce cap, le corps ne fait plus mal, l'esprit est libéré. La marche : une pratique ancestrale reconnue chez les moines comme une forme de méditation que Sarah Marquis a fait sienne. Dans ce témoignage extraordinaire, elle nous raconte son voyage à pied de 2010 à 2013 (mai), avec pour seul bagage un sac à dos de 30 kilos. Des paysages somptueux du lac Baïkal à la jungle luxuriante du Laos ; une fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
3,52

sur 254 notes

NathalC
  16 juillet 2019
J'aime les récits d'aventures humaines. Je ne connaissais pas Sarah Marquis et c'est par hasard que je suis tombée sur ce livre.
Alors, c'est parti pour la lecture de cette aventure.
3 ans de marche dans un livre composé de 300 pages.
Je vais commencer par expliquer ce qui m'a gênée dans ce témoignage :
Tout d'abord la relation de Sarah Marquis avec les populations rencontrées. Il en ressort, selon moi, beaucoup d'évitements. Elle semble ne pas apprécier la majorité des rencontres, se cache la nuit, évite les gens.
Ce qui m'a également gênée dans cette lecture est le manque de repères au niveau géographique et au niveau du temps.
Il m'a également manqué des descriptions.
Dans l'ensemble, j'ai quand même apprécié cette lecture, même si l'image de la Mongolie ne donne pas envie d'y aller...
Peut être que je recherche des témoignages différents, avec plus d'interactions avec la population.
Il est flagrant que Sarah Marquis aime la nature à l'état sauvage (d'où le titre certainement), sans le contact humain... certainement cela est-il du à ses expériences précédentes. L'expérience physique est également ancrée en elle.
J'ai quand même apprécié ce témoignage et me replongerai dans une autre de ses aventures...
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glennherbertgould
  25 avril 2017
Certains livres nous parlent, d'autres non…
À quoi cela tient ? Mystère et boîte de thon.
Il y en a cependant qui ne nous échappent pas. Dès les premiers mots, apparaît cette sorte d'amertume, qui se décante et fait germer dans l'esprit du lecteur -à son insu- une aversion singulière à l'égard de l'ouvrage (accentuée sans aucun doute ici par la mention "Coup de coeur" sur la couverture du livre).
L'alchimie mystérieuse des mots n'est pas à la portée du premier venu et derrière la simplicité d'une phrase d'Hugo ou De Lamartine se cache une structure implacable, parfois d'une criante simplicité. C'est tout ce qui donne la force d'un texte.
On pourrait penser à tort que l'Aventure rend poète et nous inspire les plus belles maximes. Pourtant les exemples ne manquent pas pour prouver le contraire. Avant d'être exploratrice, Alexandra David-Néel était une femme de lettres (et se définissait comme telle). Nombre d'écrivains-voyageurs réputés ont acquis au préalable une connaissance aiguë de la philosophie, de la littérature ou de la poésie. À cet égard, on peut citer Sylvain Tesson qui inclut dans tous ses voyages une dimension spirituelle. Pour d'autres, les itinéraires ont une visée anthropologique, voire même politique.
Concernant Sarah Marquis, la plume ne sait restituer l'intensité des rencontres, la beauté du paysage. Force est de constater que c'est une marcheuse émérite ; mais malheureusement elle ne possède pas la science des mots. le récit s'enlise et ne parvient pas à s'épanouir. Quelques passages subsistent, trop rares… à mon plus grand regret. La narration rigoureuse du péril ne peut se suffire à elle-même. Trop difficile de continuer dans ces conditions, s'ensuit l'arrêt définitif du récit. Peut-être un autre livre fera-t-il contrepoids ?
Il n'en demeure pas moins qu'il est louable de la part de l'auteur de ne pas s'essayer à une philosophie niaiseuse qu'elle ne maîtriserait pas et de se cantonner à un récit "brut".
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ATOS
  07 juillet 2015
La marche a un rapport étroit avec l'écriture. Une lettre / un pas / une phrase / une route, une carte / un livre. Une recherche en tout cas. Jamais de fin toujours le point d'un nouveau départ.
Mais lorsque j'ai commencé ce livre je n'avais pas opéré ce rapprochement. J'étais étonnée de lire qu'on pouvait faire des milliers de kilomètres tout autour de la terre tout en craignant du genre humain. Parfois par peur, toujours justifiée d'ailleurs, mais également par besoin. Besoin naturel de solitude. C'est peut-être ça l'état sauvage. Des rencontres mais sans compromis, une destination sans obligations. Une marche non pas vers les autres humains, en tout cas pas forcément, mais en soi, atteindre son espace de liberté.
Savoir ce qui conviendra, redouter, fuir ce qui ne convient pas. Ne pas se cacher, mais plutôt se soustraire. Se rendre libre par ses choix. J'ai d'abord cru par erreur, à une fuite. On navigue sur les flots, on marche sur la terre. On fait les deux parfois. C'est une course en solitaire, au tour de la terre. Et peu importe l'écorce, on y embarque sa chair, on prend le cap, et on retrouve son esprit.
Répondre à son instinct, sauvage par nature. Par une voix naturelle, revenir et adresser aux autres ce qui vous est venu. Ce qu'on a pu percevoir, recevoir, échanger, retrouver de cette nature.
L'humain envahit peu à peu la Terre. La force artificiellement. Mais l'humain n'est qu'un élément de la Terre, et si parfois il est, pour elle, une malédiction, il ne sera jamais pour elle une condition.
Et lorsqu'on fait corps avec elle, on peut comme Sarah Marquis, le comprendre, et suivre son chemin.
Je ne concevais peut-être pas un océan si grand. C'est une question de vision. Voir extrêmement bien l'espace qui naturellement nous convient.
Il y a ceux qui partent, et ceux qui voyagent. Une destination répond avant tout à une démarche. Sa valeur ? Aucune, ça n'a pas de prix. Son but ? Aucun, ça n'a pas de fin. Son sens ? Pour le savoir, chacun devra suivre son instinct. Un esprit libre est toujours sauvage par nature, non ? À y marcher d'un peu plus près on y pensera peut-être un peu plus loin.
Astrid Shriqui Garain
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cardabelle
  12 novembre 2016
Sarah Marquis, je vous ai abandonnée dans le Désert de Gobi...
Déçue.
Submergée par l'ego surdimensionné de l'aventurière , il reste peu de place pour l'émotion qui pourrait naître d'un paysage grandiose, d'une belle rencontre.
Au lieu de cela, des "je " "me" "moi " toutes les deux lignes !
Et ,quand elle parle des autochtones, il est permis d'avoir un doute sur un quelconque sentiment de sympathie , de reconnaissance envers ces mongols des steppes qui pourtant sont ses "anges gardiens", connus pour leur hospitalité légendaire.
On est dans l'observation, la description...le pratique.
J'attends autre chose d'un récit de voyage qu'une simple publication d'un carnet de bord, sans style aucun .
Mais, ayant lu tant de beaux récits de voyages et d'aventures, il est certain que ce genre de texte bien terre à terre n'a pour moi que peu d'intérêt .
Mais, il y a des photos !
Quelques unes au centre du livre :
On va découvrir des espaces fabuleux !
Que nenni !!!
Son matériel (une page )
son chariot (une page)
Son visage ( 32 selfies !! 32 !!)
Enfin, quelques paysages...un autochtone ou deux, et , Sarah Marquis au milieu !
Je reconnais avoir la dent dure pour cette critique.
Distinguée pour son exploit par National Géographique en 2014 , j'attendais simplement un récit à la hauteur de ce périple...
Or, je ne l'ai pas terminé, privée d'émotions et de sensations.

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BRUMANT
  01 mars 2021
Gambader librement dans les bois. Cette même insouciance qu'ont ne peut acquérir mais qui est conscient, offert des le début. Elle se dilue dans notre système, tel un vieux film en noir et blanc. Mettez vos chaussures! Il y a eu tant de nuits où je me suis endormi alors que le danger rodait. Ah ces suisses! Bouvier. L'usage du monde déguisé en homme. Je m'obligeais à ingérer des pensées positives. J'ai un gros tatouage long de 3 ans de marche. Je pense à Tesson à Alexandre Poussin a ma mère qui aimait Africa Trek. Ici il s'agit de la Mongolie je repense aux katas bleus des mongols. A chaque pas la terre me donne un peu d'elle. Être conscient a chaque instant. le monstre roi de l'engloutissement. le monstre est passé. A quoi sert de savoir que l'on est mardi. Je me bats de toutes mes forces. J'imagine galoper sans limite. Je je. Steppes tu ne m'auras pas ! Je pousse, je tire je sue. Je savoure d'autant plus ce moment que la magie de l'instant est la. Je suis au bon endroit, c'est tout. Je me suis composé d'une 2ème peau composée d'espoir. Subir sans contrôler et engeuler les tempêtes. Nous devons arrêter de nous autolaver le cerveau avec des images sortant d'un tube cathodique. Écoutons nos corps respirer faisons quelques pas conscients par jour. Arrête de donner des leçons à tout le monde. La douleur me mange le dessous des chaussettes. Merci, merci. Elle est un peu misanthrope.
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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
basilic92basilic92   07 août 2015
"Soudain, la présence d'un homme sorti de nulle part me tire de mes réflexions. Il se tient là, juste devant mes affaires, et me fait signe de lui donner mes réservoirs. J'hésite. J'ai peur qu'il me les vole. [...]. Il revient cinq minutes plus tard avec mon réservoir de 10 litres plein. Il me dit de goûter l'eau. Elle est belle, propre, douce, je suis soulagée [...]. Je ne sais comment le remercier et sors mon guide de traduction. De ses deux mains calleuses, il le referme gentiment et me sourit sans un mot. Je le regarde et je comprends [...].
A l'intérieur de mon être, une douceur m'envahit: je viens de rencontrer l'un de mes "protecteurs"."
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NathalCNathalC   14 juillet 2019
Ce jour-là, en Mongolie centrale, cette femme me fait le plus beau des cadeaux. Elle me rappelle que j'appartiens à la tribu des femmes de cette planète. Et qu'entre elles les femmes doivent s'aider et non se déchirer.
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OgustaOgusta   18 mai 2015
Écoutons plutôt nos corps respirer. Faisons quelques pas conscients par jour, sourions, regardons les nuages l'espace de quelques minutes, saluons un passant, touchons l'écorce d'un arbre. Vous le voyez rien de compliqué et coûteux. Le seul luxe que je vois est du "temps". (p. 122)
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NathalCNathalC   15 juillet 2019
On ne vole pas l'histoire des gens, des plantes, des arbres, on attend patiemment qu'ils daignent la partager avec vous.
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WictorianeWictoriane   07 juin 2014
Mes habits de nuit sont pleins de couleurs et féminins, ils me font sourire, c'est important pour le moral. Ceux de jour me camouflent de par leur couleur sable, leurs odeurs, mais surtout ce sont des vêtements d'homme. Je plie mon camp et effectue mes premiers pas sans regarder au loin. Mon corps mettra deux heures avant de reprendre ses marques et fonctionner sans trop de douleurs. (p.64)
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Payot - Marque Page - Sarah Marquis - La nature dans ma vie
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