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ISBN : 2749920736
Éditeur : Michel Lafon (15/05/2014)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 166 notes)
Résumé :
Durant les trois premiers mois, le corps et l'esprit se nettoient. Passé ce cap, le corps ne fait plus mal, l'esprit est libéré. La marche : une pratique ancestrale reconnue chez les moines comme une forme de méditation que Sarah Marquis a fait sienne. Dans ce témoignage extraordinaire, elle nous raconte son voyage à pied de 2010 à 2013 (mai), avec pour seul bagage un sac à dos de 30 kilos. Des paysages somptueux du lac Baïkal à la jungle luxuriante du Laos ; une fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
NathalC
  16 juillet 2019
J'aime les récits d'aventures humaines. Je ne connaissais pas Sarah Marquis et c'est par hasard que je suis tombée sur ce livre.
Alors, c'est parti pour la lecture de cette aventure.
3 ans de marche dans un livre composé de 300 pages.
Je vais commencer par expliquer ce qui m'a gênée dans ce témoignage :
Tout d'abord la relation de Sarah Marquis avec les populations rencontrées. Il en ressort, selon moi, beaucoup d'évitements. Elle semble ne pas apprécier la majorité des rencontres, se cache la nuit, évite les gens.
Ce qui m'a également gênée dans cette lecture est le manque de repères au niveau géographique et au niveau du temps.
Il m'a également manqué des descriptions.
Dans l'ensemble, j'ai quand même apprécié cette lecture, même si l'image de la Mongolie ne donne pas envie d'y aller...
Peut être que je recherche des témoignages différents, avec plus d'interactions avec la population.
Il est flagrant que Sarah Marquis aime la nature à l'état sauvage (d'où le titre certainement), sans le contact humain... certainement cela est-il du à ses expériences précédentes. L'expérience physique est également ancrée en elle.
J'ai quand même apprécié ce témoignage et me replongerai dans une autre de ses aventures...
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glennherbertgould
  25 avril 2017
Certains livres nous parlent, d'autres non…
À quoi cela tient ? Mystère et boîte de thon.
Il y en a cependant qui ne nous échappent pas. Dès les premiers mots, apparaît cette sorte d'amertume, qui se décante et fait germer dans l'esprit du lecteur -à son insu- une aversion singulière à l'égard de l'ouvrage (accentuée sans aucun doute ici par la mention "Coup de coeur" sur la couverture du livre).
L'alchimie mystérieuse des mots n'est pas à la portée du premier venu et derrière la simplicité d'une phrase d'Hugo ou De Lamartine se cache une structure implacable, parfois d'une criante simplicité. C'est tout ce qui donne la force d'un texte.
On pourrait penser à tort que l'Aventure rend poète et nous inspire les plus belles maximes. Pourtant les exemples ne manquent pas pour prouver le contraire. Avant d'être exploratrice, Alexandra David-Néel était une femme de lettres (et se définissait comme telle). Nombre d'écrivains-voyageurs réputés ont acquis au préalable une connaissance aiguë de la philosophie, de la littérature ou de la poésie. À cet égard, on peut citer Sylvain Tesson qui inclut dans tous ses voyages une dimension spirituelle. Pour d'autres, les itinéraires ont une visée anthropologique, voire même politique.
Concernant Sarah Marquis, la plume ne sait restituer l'intensité des rencontres, la beauté du paysage. Force est de constater que c'est une marcheuse émérite ; mais malheureusement elle ne possède pas la science des mots. le récit s'enlise et ne parvient pas à s'épanouir. Quelques passages subsistent, trop rares… à mon plus grand regret. La narration rigoureuse du péril ne peut se suffire à elle-même. Trop difficile de continuer dans ces conditions, s'ensuit l'arrêt définitif du récit. Peut-être un autre livre fera-t-il contrepoids ?
Il n'en demeure pas moins qu'il est louable de la part de l'auteur de ne pas s'essayer à une philosophie niaiseuse qu'elle ne maîtriserait pas et de se cantonner à un récit "brut".
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ATOS
  07 juillet 2015
La marche a un rapport étroit avec l'écriture. Une lettre / un pas / une phrase / une route, une carte / un livre. Une recherche en tout cas. Jamais de fin toujours le point d'un nouveau départ.
Mais lorsque j'ai commencé ce livre je n'avais pas opéré ce rapprochement. J'étais étonnée de lire qu'on pouvait faire des milliers de kilomètres tout autour de la terre tout en craignant du genre humain. Parfois par peur, toujours justifiée d'ailleurs, mais également par besoin. Besoin naturel de solitude. C'est peut-être ça l'état sauvage. Des rencontres mais sans compromis, une destination sans obligations. Une marche non pas vers les autres humains, en tout cas pas forcément, mais en soi, atteindre son espace de liberté.
Savoir ce qui conviendra, redouter, fuir ce qui ne convient pas. Ne pas se cacher, mais plutôt se soustraire. Se rendre libre par ses choix. J'ai d'abord cru par erreur, à une fuite. On navigue sur les flots, on marche sur la terre. On fait les deux parfois. C'est une course en solitaire, au tour de la terre. Et peu importe l'écorce, on y embarque sa chair, on prend le cap, et on retrouve son esprit.
Répondre à son instinct, sauvage par nature. Par une voix naturelle, revenir et adresser aux autres ce qui vous est venu. Ce qu'on a pu percevoir, recevoir, échanger, retrouver de cette nature.
L'humain envahit peu à peu la Terre. La force artificiellement. Mais l'humain n'est qu'un élément de la Terre, et si parfois il est, pour elle, une malédiction, il ne sera jamais pour elle une condition.
Et lorsqu'on fait corps avec elle, on peut comme Sarah Marquis, le comprendre, et suivre son chemin.
Je ne concevais peut-être pas un océan si grand. C'est une question de vision. Voir extrêmement bien l'espace qui naturellement nous convient.
Il y a ceux qui partent, et ceux qui voyagent. Une destination répond avant tout à une démarche. Sa valeur ? Aucune, ça n'a pas de prix. Son but ? Aucun, ça n'a pas de fin. Son sens ? Pour le savoir, chacun devra suivre son instinct. Un esprit libre est toujours sauvage par nature, non ? À y marcher d'un peu plus près on y pensera peut-être un peu plus loin.
Astrid Shriqui Garain
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nadiouchka
  11 mars 2017
Après « Déserts d'altitude », livre que j'ai chroniqué récemment, j'ai trouvé un autre ouvrage de Sarah Marquis, susceptible de m'intéresser, car aventure : « Sauvage par nature ». Quand je dis « susceptible », il ne pouvait pas en être autrement car c'est un genre et une écrivaine que j'affectionne particulièrement.
Notre « femme qui marche », cette fois, part de la Mongolie pour se rendre en Australie, en passant par le désert du Gobi, la Chine, la Sibérie, le Laos, la Thaïlande… Et cela va représenter trois ans de marche extrême en solitaire, soit 1 000 jours et 1 000 nuits.
Dans l'introduction, Sarah écrit : « L'histoire qui suit est mon histoire. Je la dédie à toutes les femmes de par le monde qui luttent encore pour leur liberté et pour celles qui l'ont obtenue mais qui ne l'utilisent pas.
Mettez vos chaussures. On part marcher » (page 13).
Alors, on la suit (si on veut bien participer à cette expédition), en toute confiance car cette jeune femme, qui n'a peur de rien ni de personne, va se trouver confrontée à toutes sortes d'événements, tels que : des attaques de cavaliers mongols, des rencontres avec quelques trafiquants de drogue au Laos….. Elle n'est jamais à court d'idées pour échapper au danger.
Dans cette aventure que certains ont qualifiée de folle, Sarah affronte le froid, la faim, la solitude (elle l'a bien voulu mais parfois elle craque et se parle à elle-même, ce qui la rassure). Elle ne manque pas non plus d'humour, comme à son habitude et sait se moquer d'elle-même.
Mais elle nous livre aussi de nombreuses réflexions philosophiques ainsi que des descriptions des majestueux paysages traversés, de la faune et de la flore. On rencontre des loups, des léopards, des serpents…. Elle décrit les climats rigoureux auxquels elle est soumise, passant de la trop grande chaleur pour se retrouver dans la neige, sans parler des éléments déchaînés tels que des tempêtes.
On voit bien qu'elle a une relation particulière avec la nature et, par contre, pas avec les êtres humains dont elle cherche à s'éloigner le plus possible, d'où son appellation de Sauvage par nature, car désir de liberté.
Ce livre est un extraordinaire témoignage sur ce périple qui l'emmènera dans des terres inconnues pour le commun des mortels.
C'est également un dépaysement complet pour le lecteur qui reste en admiration devant la force de caractère de Sarah et qui l'aide à surmonter les obstacles rencontrés ainsi que les conditions de vie les plus extrêmes.
De plus, elle nous fait mieux comprendre ce qui nous relie à la Terre, source de vie mais qui n'est pas inépuisable.
Encore un livre de Sarah Marquis dont je vais, à nouveau, chercher d'autres récits, car je suis devenue addict !
A signaler qu'elle a reçu le Prix européen de l'Aventurier de l'année 2013.
A noter aussi qu'au milieu du livre, se trouve un petit cahier de photos bien agréables à regarder.
Quelques critiques relevées (entre autres), plus élogieuses les unes que les autres :
« Une soif incontrôlable de liberté et de découverte. Une agréable bouffée d'air frais. le bonheur selon Sarah Marquis. »Le Parisien Magazine
« Un témoignage extraordinaire. »Midi Libre
« Dans cette folle aventure humaine, l'auteur a connu ce qu'elle a cherché de plein gré : le froid, la faim, la douleur, la solitude extrême. Au-delà, c'est le cheminement intérieur qui lui a permis de développer sa philosophie du mouvement, qu'elle nous invite à découvrir à sa suite". Jour de France.
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Apikrus
  16 avril 2019
Sarah Marquis raconte des épisodes marquants de trois années de randonnée à travers la Mongolie, la Chine, la Sibérie, et l'Australie.
Elle transporte une partie de ses bagages sur son dos et une autre sur une sorte de remorque à deux roues.
Aux difficultés de ravitaillement en eau (bien qu'elle soit équipée de réservoirs de 20 litres) et en nourriture, s'ajoutent les risques de mauvaises rencontres. Des créatures rampantes peuvent être mortelles, certains quadrupèdes dangereux (loup, buffles...), mais les pires pour une étrangère isolée se promènent alternativement sur quatre roues et sur deux pattes, avec ou sans uniforme.
Souvent, l'auteure choisit ses itinéraires et ses lieux de bivouac pour échapper à ces mauvaises rencontres. La nécessité de se réapprovisionner régulièrement l'oblige cependant à s'approcher régulièrement de lieux habités. Elle y fait aussi de bonnes rencontres.
Parmi les récits de voyage que j'ai lus, celui-ci n'a rien de très original sur la forme. Tous ne peuvent avoir le sens de la dérision de Bill Bryson ('Promenons nous dans les bois'). La grandeur du périple laisse cependant admiratif, vu l'hostilité de l'environnement. L'auteure a eu la sagesse de différer certains trajets lorsque les conditions ne permettaient pas de continuer, et d'organiser une intendance de soutien en cas de pépin (contacts téléphoniques, aide de sponsors...), ce qui l'a parfois sauvée.
Ce récit est très plaisant à lire, et c'est avec plaisir que je découvrirai les autres textes de l'auteure, notamment celui sur son périple dans la Cordillère des Andes.
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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
basilic92basilic92   07 août 2015
"Soudain, la présence d'un homme sorti de nulle part me tire de mes réflexions. Il se tient là, juste devant mes affaires, et me fait signe de lui donner mes réservoirs. J'hésite. J'ai peur qu'il me les vole. [...]. Il revient cinq minutes plus tard avec mon réservoir de 10 litres plein. Il me dit de goûter l'eau. Elle est belle, propre, douce, je suis soulagée [...]. Je ne sais comment le remercier et sors mon guide de traduction. De ses deux mains calleuses, il le referme gentiment et me sourit sans un mot. Je le regarde et je comprends [...].
A l'intérieur de mon être, une douceur m'envahit: je viens de rencontrer l'un de mes "protecteurs"."
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nadiouchkanadiouchka   06 mars 2018
Au petit matin, la lumière rampe sur la neige, le rose et bleu sont suspendus par couches sur la surface. C’est d’une beauté et d’une sérénité ! J’étais déjà tombée amoureuse du Gobi en été mais là, ma préférence va à l’hiver… Magique, j’en reste bouche bée.
P.124
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NathalCNathalC   14 juillet 2019
Ce jour-là, en Mongolie centrale, cette femme me fait le plus beau des cadeaux. Elle me rappelle que j'appartiens à la tribu des femmes de cette planète. Et qu'entre elles les femmes doivent s'aider et non se déchirer.
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nadiouchkanadiouchka   11 mars 2017
D’autres situations très triviales se sont présentées : des adolescents à cheval m’ont poursuivie dans la steppe en pensant que j’allais leur donner du six, en pensant dire sex. C’est triste, mais c’est le seul mot anglais que j’ai entendu prononcer par la jeune génération. Les Mongols m’ont confondue avec une Américaine et pensaient qu’avec elle ils allaient forcément avoir du six ! Ils avaient dû voir cela à la télévision, un objet que même les nomades les plus isolés possèdent.
P.23
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nadiouchkanadiouchka   02 avril 2017
Dans la nature, il est impératif de se lever très tôt. Ce matin est un jour particulier qui m’annonce de belles rencontres. C’est magique d’être témoin d’une scène de vie animale en milieu naturel. Je m’enfonce loin du monde et des lois qui le régissent. Je pénètre en terre aborigène.
P.225
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Vidéo de Sarah Marquis
Rencontre avec Sarah Marquis.
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