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EAN : 9782913039834
Éditeur : Le Bélial' (27/04/2017)
Résumé :
Aujourd’hui maman m’a appelé monstre. Tu es un monstre elle a dit. J’ai vu la colère dans ses yeux. Je me demande qu’est-ce que c’est qu’un monstre. Aujourd’hui de l’eau est tombée de là-haut. Elle est tombée partout j’ai vu. Je voyais la terre dans la petite fenêtre. La terre buvait l’eau elle était comme une bouche qui a très soif. Et puis elle a trop bu l’eau et elle a rendu du sale. Je n’ai pas aimé.
Maman est jolie je sais. Ici dans l’endroit où je dors ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
alberthenri
  08 mai 2017
Voici une lecture qui me laisse un peu songeur et m'inspire une réflexion que je vous livre :
Nous sommes ici dans un cas typique d'une période charnière de la transition entre les supports écrits imprimés et numériques.
J'explique : d'une part nous avons le lectorat "vieux", dont je suis, qui a tendance à préférer l'imprimé, mais qui dans le cas présent reste un peu sur sa faim, car il connaît l'essentiel de ce qu'il y a à savoir sur un auteur phare comme Matheson.
C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'ai pas lu le n° spécial R.E. Howard, ayant lu presque tout ce que les éditions Néo ont publié, sous la plume traductrice de François Truchaud, dans les années 80...
D'autre part, je pense que le lectorat "jeune", qui lui pourrait avoir des choses à apprendre sur Matheson est suffisamment à l'aise avec le numérique pour trouver de la documentation pointue sur le net.
Alors quoi ?
Une revue comme Bifrost, peut garder un côté nostalgique pour celles et ceux qui ont découvert les auteurs de genre par le biais de revues ou de fanzines (tenez ! Qui connaît ou se souvient d'"Antarés" par exemple ?).
Quant aux jeunes, à part si ils ont le goût du papier (que les Grands Anciens les bénissent !) ils risquent d'être un peu déçus par de telles publications.
Ceci n'étant bien sûr que mon avis personnel, donc d'une subjectivité assumée !
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Le_chien_critique
  08 mai 2017
Je crois que la Terre est un sujet de test.
D'une manière générale, l'humanité a raté ce test.
Bifrost a désormais 21 ans, sa quatre-vingt sixième livraison s'attaque à la légende Matheson.
Une novella et une (très) courte nouvelle ouvrent ce numéro :
- Carnaval, l'Aire Tripartite, de Laurent Genefort :
Un texte qui va faire plaisir aux alienophiles de par son introduction olé olé entre une humaine et un Hodgqin. Aie caramba ! Une novella, rien de moins, se déroulant sur Omale, la grande oeuvre de Laurent Gennefort. Pari hasardeux de faire entrer un tel univers dans ce court texte pour que les non connaisseurs de l'oeuvre puissent aussi y prendre plaisir. Pour ce faire, l'auteur a décidé d'ancrer son récit durant le Carnaval de l'aire tripartite. L'occasion de découvrir quelques us et coutumes des trois rehs (races) la composant. Nous suivons le procès d'une humaine de la haute société qui a fricoté avec un être d'une autre reh. Des convenances de classe au questionnement sur la justice, ce procès est surtout celui du métissage, du vivre ensemble. Pari pleinement réussi donc.
- Journal d'un monstre, de Richard Matheson: très court texte, le premier publié de l'auteur, qui dans une économie de mots parvient à nous immerger pleinement dans son histoire. Glaçant.
L'introduction au texte dit : "Rares sont les textes qui marquent au point qu'on se souvienne, des années après, des circonstances de leur première lecture.« Journal d'un monstre » est de ceux-là, sans doute aucun"
Pour ma part, j'ai oublié les circonstances de ma découvert de ce texte, mais il est magnifique.
Suit le fameux Cahier critique sur l'actualité du genre SF. Afin de pouvoir prévoir ses futurs achats. Indispensable pour ne pas jeter de l'argent par les fenêtres. Livraison qui va me permettre de faire quelques économies, rien de bien marquant selon mes goûts, si ce n'est Drone Land, Cérès et Vesta et peut être Luna. Pas non plus de découvrir les magazines du coin des revues (et fanzines)
Paroles de Michelle Charrier, traductrice qui a à son actif quelques romans de Tim Powers, de Robert Charles Wilson, de Mary Gentle, de Glen Duncan ou encore de J.G. Ballard. Rien que ça. Toujours instructif de découvrir des métiers de la chaine du livre. J'ai aimé sa position sur la traduction : s'effacer derrière le roman.
Arrive enfin le dossier Richard Matheson, 70 pages pour faire plus ample connaissance avec Monsieur "Je suis une légende" "L'homme qui rétrécit" ou "La quatrième dimension". Dossier composé de huit articles, d'un guide de lecture et d'une bibliographie.
Richard Matheson : Généalogie d'une légende. Courte biographie qui donne envie d'en savoir plus, ce qui doit être assez difficile, Gregory Drake concluant son article par ce "grand néant biographique" et l'auteur n'étant pas porté sur la divulgation de sa vie privée.
L'alpha et l'oméga : un abécédaire selon Thierry di Rollo. Euh en fait non, problème de copier coller de l'édition numérique ! Il s'agit de Ce que je crois, par Richard Matheson. Fantastique, terreur, horreur et épouvante, ce qu'en pense l'auteur. Un optimiste bien pessimiste sur l'homme.
Les textes de Matheson ne vous suffisent pas, l'article Je suis une légende : Un roman et trois adaptations cinématographiques vous dira qu'il ne faut pas compter sur le cinéma pour combler ce manque. Ayant vu les trois films, je ne peux que plussoyer. Cela donne envie tout de même de se replonger là dedans, surtout pour voir ses zombies vampires (The Last Man on Earth), les mutants albinos (The omega man). Texte plein d'anecdotes truculentes sur les aléas des différents adaptations : où j'apprends que
"Charlton Heston militait très activement pour les Droits civiques et qu'il était certainement le premier acteur blanc à embrasser une actrice noire à l'écran, en la charmante personne de Rosalind Cash, sa partenaire dans le film qui nous occupe. : ou que Arnold était pressenti pour jouer Robert Neville"
Thomas Day n'a pas froid aux yeux et a pris ses vacances dans Les maisons du diable : Lecture comparée de Shirley Jackson et Richard Matheson. Pas lu, j'ai l'intention de lire les romans depuis un billet sur le blog d'Un papillon dans la lune. Et comme l'auteur nous indique que l'article spoile...
Réflexions d'un raconteur d'histoires : une conversation avec Richard Matheson. Entretien réalisé en 1980 où Richard Matheson renie certains de ses textes d'horreur et d'épouvante, prône la spiritualité, le mariage et la famille. Qui a dit Réac ? Pas bien de vieillir.
Polars sous tension : brève analyse de trois polars. Pas sur que cela me donne envie de connaitre cette facette de l'auteur : relations de couples, classes moyennes. Même si cela peut éclairer d'autres de ses romans. A réserver aux inconditionnels.
Gregory Drake a lu pour vous les trois recueils de nouvelles de Matheson et vous en donne un aperçu dans Richard Matheson : la quintessence de la nouvelle. J'aurais plus vu cet article dans le guide de lecture, mais bon, je chipote.
Légendaire : un entretien avec Richard Matheson clôt les articles du dossier. Il y sera surtout question de cinéma et de scénarios.
Au final, un très bon dossier que je ne peux que vous conseiller.
Dans le scientifiction, J.-Sébastien Steyer et Roland Lehoucq se posent une question : La Force s'est-elle vraiment réveillée ? le septième épisode de Star Wars prend-il des libertés avec la réalité scientifique ? Et bien sans divulgacher, je dirais : autant que les six premiers épisodes.
Ce Bifrost se termine comme habituellement par l'Infodéfonce &Vracanews
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Vermer
  07 mai 2017
Encore un numéro particulièrement raté comme il y en a hélas beaucoup...
Le contenu est largement inutile et est une version pauvre de ce que l'on peut lire sur le net. Ils devraient comprendre que pour les auteurs très connus comme Matheson, Howard ou autres, il y a sur le net des tonnes de biographies, d'entrées dans les base de données de livres, d'interview etc. Bien plus que la maigre compilation inutile de ce numéro. Et pourtant, éclaire de lucidité, le dossier commence par nous référer et par citer la page Wikipedia sur l'auteur ! Il aurait fallu s'arrêter là et nous épargner les pages inutiles de ce numéro.
Les interviews traduites sont aussi très mauvaises il y en a de bien meilleurs sur le net...
La nouvelle de Matheson? Audace ultime de la direction éditoriale : Journal d'un monstre ! Sa nouvelle la plus connue, la plus lue et que l'on trouve déjà partout, dans toutes les antho thématiques ou sur cet auteur, bref inutile dans ce magazine…
La nouvelle de Genefort ? Cela doit un être un ami de la rédaction pour être publié ici…
Les critiques sont toujours aussi mauvaises et insipides : langue de bois et copinage, tous les livres sont bons et il faut donc tous les acheter…
Les seules rubriques intéressantes sont celles sur les zines et les livres de poche, soit environ 7 pages dans ce numéro...
Cela tombe mal car c'est pour moi le temps de me réabonner et je pense que je vais arrêter avec Brifrost et juste commander les numéros ou ils ont une valeur ajoutée sur wikipedia et internet ; ceux qui couvrent des auteurs moins connus et où ils font eux-mêmes le travail d'interview et de présentation, en gros un numéro par an je pense...
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Lutin82
  23 juin 2017
Au sommaire de ce numéro 2 nouvelles :
Carnaval, l'aire tripartite de Laurent Genefort
Chirtal, l'épouse d'un procureur tombe amoureuse d'un Hodgqin, Thoreem. Elle finit par quitter son mari pour vivre sa passion avec son amant, s'ensuit la procédure déchirante de divorce.

Journal d'un monstre de Richard Matheson
Un nouvelle courte, glaçante et dérangeante. Elle ne fait que 3 pages, mais remue les tripes comme rarement. Waouh!
Le dossier Richard Matheson
Une partie qui s'avère toujours bien ficelée et documentée. La bibliographie s'apparente à un travail d'orfèvre, la minutie et l'exhaustivité sont vraiment remarquables.

Un excellent numéro tout court, avec deux nouvelles de qualité et un dossier qui émerveillera les amateurs de Matheson et convaincra tous les autres.
Nettement plus complet sur mon blog (pas facile de mettre lien et forme)
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   08 mai 2017
Je crois que ma philosophie de la vie est assez étrange dans la mesure où elle combine une spiritualité positive et un cynisme matérialiste négatif. À mon avis, la nature est toute ordre et somptuosité. Et à mon avis, l’humanité fait tout son possible pour détruire cet ordre et cette somptuosité. Pas au détriment de l’ordre, bien sûr. Seulement de l’humanité.
Je crois que tout a été créé par une force d’amour. Je crois que cette force a instauré un système utilisable. Je crois que l’on peut s’associer à ce système, et que cela entraîne l’harmonie. Je crois que l’on peut mal utiliser ce système, et que cela entraîne un déséquilibre. La beauté existe dans le monde. Nous en sommes environnés. Il existe sur cette terre des peuples magnifiques. Magnifiques en ce sens qu’ils respectent et alimentent le système. Pourtant, à mon avis, la plupart du temps le système est dégradé. Résultat : nous menons une vie extrêmement violente, cruelle, avide et autodestructrice.
Je crois que, périodiquement au cours de l’Histoire, ce type de vie a détruit des civilisations très importantes. Il est tout à fait possible que le monde ait souvent traversé de telles périodes de bouleversement. Je crois que la Terre est un sujet de test. D’une manière générale, l’humanité a raté ce test.
Ce que je crois, par Richard Matheson
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   08 mai 2017
À deux reprises, j’ai mis le mot « scientifique » entre guillemets. Je l’ai fait parce que je crois que, dans l’état actuel des choses, la science est entravée par un trop grand nombre de préjugés. On ne peut croire à l’impartialité d’une discipline, quelle qu’elle soit, qui se propose d’étudier les phénomènes qui nous entourent mais qui évite délibérément de prendre en considération un pourcentage important de ces phénomènes. Je crois fermement à la méthode scientifique quand c’est une approche de l’observation des phénomènes, et non une catégorisation rigide desdits phénomènes. Si elle n’envisage pas tous les phénomènes, la méthode scientifique est irrecevable.
Ce que je crois, par Richard Matheson
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the_billthe_bill   03 juin 2017
J'ai entendu maman venir. Elle a dit tu as été à la fenêtre. J'ai entendu la colère. C'est défendu d'aller à la fenêtre elle a dit. Tu as encore fait partir ta chaîne.
Elle a pris la canne et elle m'a battu. Je n'ai pas pleuré. Je ne sais pas le faire. Mais mon liquide a coulé sur tout le lit.

[ Richard Matheson - Journal d'un monstre ]
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   08 mai 2017
Je ne veux pas qu’on reconnaisse ma « patte » dans mes traductions, mais qu’on y retrouve le style, l’ambiance, la présence des textes d’origine. Ça ne me gêne donc pas de disparaître derrière le texte, au contraire.
En fait, je ne me considère pas comme un auteur, alors que les traducteurs sont légalement des auteurs, en France. Ils en ont le statut officiel, un statut auquel la plupart sont attachés, à cause du côté artistique qu’il implique. Mais s’il y a une part de créativité dans mon travail, je n’ai rien à voir avec l’intrigue, les personnages, je dirais la substantifique moelle des textes que je traduis. Je n’écris pas, c’est aussi simple que ça.
Michelle Charrier
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   08 mai 2017
— Il n’y a personne pour considérer que j’ai tout perdu dans cette affaire ? Mon statut, mes enfants peut-être ?
— Justement. Tu es devenue l’exemple à ne pas suivre. »
Chirtal était trop estomaquée pour parler.« Comprends ce que je veux dire. Ici, on passe l’essentiel du temps à collectionner les intrigues. Crois-tu qu’aucune de nous n’ait jamais fantasmé sur un Chile ou un Hodgqin ? Qu’elle n’a même rien tenté à l’occasion ? Mais elle se ferait trancher une main plutôt que l’avouer. Tu es coupable d’avoir manqué aux convenances. Or, à Useri, les convenances sont notre meilleure arme, parfois même notre seul rempart.
Carnaval, Laurent Genefort
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Videos de Richard Matheson (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Matheson
Concept and storyboard artist Sylvain Despretz worked for more than a year on Ridley Scott's masterpiece Gladiator, as well as several of the director's legendary movies like Black Hawk Down, the very first (abandoned) project to revive Richard Matheson's I Am Legend. He also worked on Eyes Wide Shut, Harry Potter, David Fincher's Panic Room, and Luc Besson's The Fifth Element. -- Crowdfunding ends soon, check it out!
Kickstarter : https://bit.ly/320aJSy Kiss Kiss Bank Bank : https://bit.ly/38LkYMh
Latecomers: www.caurette.com
Original film artwork by Sylvain Despretz available through Gallery Daniel Maghen: https://bit.ly/31UY2Zw www.danielmaghen.com
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