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ISBN : 2367950040
Éditeur : Chèvre-feuille étoilée (22/03/2013)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Enfant d’un couple à fleur de peau, Enzo Titre collectionne les problèmes dermatologiques.
Il n’en demeure pas moins poétiquement bondissant et « so marvellous », décide Opale Monika Louisiane Charleston. Fille de tatoueur, l’adolescente sait mieux qu’une autre lire ces « mots de peau »…
Pourtant elle-même refuse de se laisser apprivoiser par la « fitchue » langue française qui aurait été celle de sa mère indigne, qu’elle a surnommée la sirène.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
NicSirkis
  26 mars 2013
En ouvrant cet ouvrage, je pensais avoir à faire à ces Fleurs de vieillesse dont parle Agnès Varda dans Les Glaneurs et la Glaneuse, ces taches que l'âge dépose sur la peau des mains… Que Nenni ! Nous avons ici affaire aux allergies d'Enzo, p'tit bonhomme haut comme trois pommes vivant dans la maison mortifère de sa famille « Titre » composée des père/mère et fils unique, 3 Titre(s) au patronyme-anagramme de « Triste ». En effet, l'ambiance total-blues chez M. & Mme Titre rappelle, par ses relents toxiques, le Magasin des suicides de Jean Teulé. Il semble cependant qu'il y ait eu « maldonne » dans la distribution de ces arbres généa…sans logiques… car le jeune Enzo sonne comme un intrus parachuté chez les Titre tristes, tout comme le héros des « Tuvache » benjamin de la famille créée par Jean Teulé (et illustrée par Patrice Leconte au cinéma) auquel il semble apparenté : les deux enfants sont des parias dans un monde déprimé : Enzo chez les Titre, comme le petit Alan des Tuvache, dénote par son « cruel élan vital », dans un milieu qui ne comprend pas, confiera plus tard Enzo devenu ado, que malade comme j'étais, je trouvais le moyen de sourire.
Carol Menahem Lilin trousse dans un style en levée - panachage des 400 coups, de Charlie Hebdo et du Petit Nicolas- le passage de la maternelle à l'âge ingrat du collège, où Enzo entame sa lutte contre la pesanteur des relations humaines. Lui qui a renoncé à sauter au cou de ses parents abonnés-aux-absences, adultes stressés aux méfaits/mais-faits anxiogènes, s'attaque aux lois de la gravité, s'entraînant en pirouettes de toutes sortes, saltos, loopings et autres sauts carpés, sous l'oeil bienveillant de Monsieur Jahoui, le prof de gym qui entrouvrira devant le jeune athlète une porte de résilience. Mais c'est la rencontre d'Opale, une Alice échappée du Wonderland, globetrotteuse matinée de gouaille à la Zazie dans le métro, qui permettra à l'ouverture de se faire. Entre la fille qui a trop-de-langues-sur-le-bout-de-la-langue et celui qui n'a pas-de-pot-avec-sa peau toutede volcans éruptifs, va s'épanouir un univers-bulle évoquant L'écume des jours de Vian. Cette Chloé au sabir hispano-franglais digne d'une Jane Birkin interviewée par Fidel Castro, et celui qui se chope une poussée d'eczéma à la moindre ébauche de déclaration platonique, vont voyager dans les labyrinthes multilingues.
Cette cro-craquante princesse Motordu va l'inviter à l'aider, par des leçons de grand'mère, à amadouer cette fitchue-fioutu-funking-frenchie-liangue qui la tuye ! Dans la maison-atelier du Daddy-tatoueur, la peau d'Enzo, qui porte tant de mondes attachés, tachés, hérissés et n'a jamais connu la tiédeur d'être à deux, pourra enfin respirer de tous ses pores une incroyable bienveillance. Mais avant d'entrer dans le monde aux douceurs de cookies de cette Alice au pays des tatoos, Opale-Monika-Louisiane-Charleston doit « présenter toi à lui » : au regard myosotis du grand Dad – Patrick-Louis-Charleston aux allures de Yul Brynner – beaucoup trop beau pour un père ! Venant d'un monde où on ne vous regarde en face que pour vous dire non, Enzo découvre une caverne aux meubles trouvés aux Puces : table boiteuse en ovale, fauteuils où on s'enfonce comme dans des coquillages et miroir lézardé encadré à la feuille d'or.
Même si de petits mots en mots jolis, les après-midis passent vite, tout n'est pas si simple : « La petite Meaulnes » –tel que signe désormais la frenchy élève qui découvre Meaulnes, le grand d'Alain-Fournier – toute sioupe au laye qu'elle est, pique, scandale-hissée, de fitchues couleurs quand elle soupçonne ce géant de Dad – nostalgique de la permanence – de songer à s'installer per-ma-nen-tly, menaçant son statut à elle de père-narde-pénarde-sans-mère…
Car l'Opale précieuse de son père est restée la piou-piou mal remise du certainly not : refus catégorique renvoyé fermement au projet de mariage qu'elle avait lancé du haut de sa tioute petite enfance. Opale se méfie des piout-être de ce Yul Brynner de Dad qui possède le langage paternel de la peau… En plein conflit ioudipien, il lui vient alors malgré ses 14 ans des envies de pleurer/ployer/pleuroyer…comme une tioute petite kinder.en plein Ioudipe. C'est qu'elle perçoit des signaux annonçant des perspectives de Renée/Reynée…la mère reyniée, renégate de la traveller-daughter qui ne smile pas sur commande ? Elle –Hell ?… envoyée du Diable pour biaiser avec Dad dans un Wonderland où décliner « Te quiero » en toutes langues? Pas question que son grand Cherokee de père retrouve la sirène qui a inspiré son tatouage Soleil pâli, celle qui avait quitté le train avant lui! Opale-Monika est constiernée mais pas conciernée par le wagon, de la mère qu'elle n'a jamais connue, que son Dad essaye d'accrocher en marche à sa locomotive…
Elle et Enzo – le taiseux devant ses parents qui se déchirayent et celle affirmant « I prefer cookees I cooked » et faisant la peau-lisse autour d'elle à coups de ‘Liaissez- moi passer !' – ces deux teenagers vont unir leur différence pour désemmurer et décrypter autour d'eux. Sois pas triste/Soie pas triste/Soie precious-précieuse-précise…
Se sentir écouter, même de travers, n'est-ce pas préférable à n'être pas écouter du tout ? Opaline, séismographe de quiétude, cachant un coeur-rébus sur le talisman de sa peau, peut-elle résoudre avec un biaiser les problèmes qui éruptionnent pour dire – à la cardinale – les maux de l'ami volcanisant à courts bouillons?
Sous la carapace éruptive, y-a-t-il des trésors veloutés ? Et sur la route des sirènes, des fées qui suivent le chemin de Finnigan ?

Dans cette féerie meaulnesque, Carole Menahem-Lilin, distille les raisons-raisins de sa fable pour notre plus grand plaisir. On se laisse greeser en dégustant –disgustant les facéties de sa langue oulipienne, de loupés éruptifs en loopings, masqués derrière contrepèteries et homonymes en vrille qui colorent la greesaille du quotidien.

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Dautresplumes
  04 juillet 2013
Peu de personnes y croit mais la santé peut être étroitement liée à votre vie, vos émotions, vos doutes, vos peurs… Enzo Titre souffre depuis toujours d'une hyperréactivité dermique : la moindre de ces émotions se retranscrit sur sa peau sous forme de rougeurs, de plaques, de démangeaisons incontrôlables. Ses parents, ne sachant plus comment gérer la maladie de leur fis, se déchirent continuellement et ne savent plus comment s'aimer ni comment aimer leur fils. Désormais adolescent, Enzo va faire la rencontre d'une jeune fille très étrange, la seule personne sur terre qui saura voir celui qui se cache sous cette peau lunatique. Et si c'était son coeur et son âme qu'il fallait panser pour soulager sa peau ?
Ce livre m'a été envoyée dans le cadre de la dernière masse critique de Babelio. Je remercie donc le site et la maison d'édition de m'avoir permis de découvrir ce très beau livre. Plus qu'une belle histoire, c'est une leçon qui nous est offerte, et pour mon âme de scientifique (et de professionnel de santé surtout), c'est une nouvelle manière d'envisager la maladie et la santé. Cette histoire accessible à tous, saura bouleverser bon nombre d'entre vous.
Le thème principal de ce livre est la maladie d'Enzo. Ce jeune homme souffre depuis toujours de sa peau hyperréactive, ce qui a fini par non seulement lui gâcher la vie, mais également celle de ses parents, de leur couple, et de leur relation avec leur fils. Pourtant, ce thème reste très sous-jacent durant toute la lecture. La maladie est là, constamment, mais elle se laisse deviner uniquement. Ne craignez pas de lire une histoire où le personnage ne fait que de se plaindre, passe son temps chez les médecins etc, loin de là. Nous assistons juste à l'histoire d'Enzo qui est le seul à réussir à accepter et gérer sa maladie. Bien que jeune, il sait relativiser comme un adulte, et même utiliser sa maladie pour en faire une force. Passionné de gym, il se réfugie dans les entrainements pour devenir un vrai champion, pour se prouver mais surtout prouver à ses parents, et à tous ces camarades de classe qui l'ignorent royalement, qu'il est quelqu'un, et pas juste un ado malade.
Mais le plus touchant reste sa relation avec Opale, ou devrais-je dire, Opale Monika Louisiane (oui rien que ça !). Cette jeune fille qui débarque dans la même école qu'Enzo, n'arrive pas vraiment avec toutes les cartes en main. Elle maitrise très peu la langue française, est fille de tatoueur, et elle ne mâche pas ses mots. C'est en découvrant Enzo en train d'exécuter quelques figures de gym, qu'elle se fascine pour ce garçon qu'elle ne lâchera plus. Censé lui apprendre à parler français, un vrai lien, d'abord amical puis amoureux, va lier nos deux ados. Opale aide un peu plus Enzo à vivre avec sa maladie et va miraculeusement devenir son remède, celle qui apaisera sa peau et son coeur.
Et finalement, cette histoire reflète très bien la réalité. Ayant eu, malheureusement, l'occasion de côtoyer à plusieurs reprises des enfants malades, je me suis rendue compte que finalement, ce sont eux qui savent le mieux gérer la maladie, que ce soit eux même le malade, ou quelqu'un qui leur est proche. Je pense que cette force et cette lucidité réside dans leur espoir qui les suit partout, leur volonté, la force de toujours avoir la vie devant soi, quelque soit sa durée. L'auteur retranscrit très bien cela dans la relation et la maturité dont font preuve Enzo et Opale.
guillemet-ouvrant1Enzo l'écoutait, surpris plus encore que tout à l'heure. Elle avait parlé de beauté à son propos. Il n'était pas sûr du reste mais ce mot, « beauty », l'avait frappé.
Alors, l'histoire ne se résume pas à cette relation, puisqu'Opale, qui a déjà vécu dans de nombreux pays, vit avec un passé difficile et la perte mystérieuse de sa mère. Son père qui fait tout pour la protéger, reste muet sur les détails mais bien vite, les questions ressurgiront et la vérité éclatera et projettera quelques éclaboussures… Mais je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher la lecture. Je préciserai juste que ce petit suspense amène un certain rythme à l'histoire qui en manquait peut-être un peu au départ.
Côté personnage, bien qu'Enzo et Opale soient très touchants, j'ai vraiment beaucoup aimé Patrick-Louis (décidément, les prénoms ne sont pas bien simples à porter dans ce livre !), le papa d'Opale. Ce tatoueur pourrait souffrir du cliché basique : le mec costaud, crâne rasé, piercé, tatoué de la tête aux pieds, sur qui tout glisse comme sur du verre. Maisnon, on nous décrit simplement un père aimant, prêt à tout pour sa fille, et terriblement sensible. Et j'avoue, ça le rend encore plus émouvant !
J'admire la délicatesse avec laquelle l'auteur a abordé ce sujet de la maladie. Certes, on ne parle pas de cancer ou autre maladie grave mais pour autant, c'est abordé avec doigté, voire même presque poésie, puisqu'un lien est amené entre la maladie d'Enzo, qui trace sur sa peau toutes ses émotions, et le tatouage, art dont Opale connait tous les secrets. de plus le style de l'auteur est très abordable et fluide, les pages défilent vraiment très vite. le seul bémol que j'y mettrai, ce sont au niveau des dialogues. Opale maitrisant très peu le français, les dialogues sont un mélange de franglaisgnol (comprenez français/anglais/espagnol) qui donne parfois des moments drôles mais qui alourdit vraiment le tout.
Un livre que je recommande à tout le monde, qui peut se lire à l'adolescence mais également à l'âge adulte.
Lien : http://dautresplumes.fr/a-fl..
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carolinebourdeix
  05 avril 2013
Gloups ! Je viens d'avaler A fleurs de peau de Carole Menahem Lilin. Et qu'est ce que ça m'a fait me direz vous ? Puisqu'il s'agit bien de ça dans un livre ? Non ? Ah bon !
Et bien tant pis, moi je vais vous dire quand même ce que ça m'a fait…
A l'évocation de Petit Enzo trempant nu et détendu dans l'eau chaude de son bain de souffre, a l'évocation de sa peau, véritable champs de bataille tentant de dessiner l'amour malade de ses parents. J'ai entendu une autre histoire dont le rôle principal était tenu par un personnage très malin nommé symptôme qu'Enzo avait accueilli tôt dans l'enfance et cela pour un prix très élevé. Douleurs, solitude, moquerie et j'en passe… A en croire la fin, l'enfant a bien fait… Je ne vous en dirai pas plus sur son dénouement surprenant. J'ai eu plaisir à me laisser entraîner dans ces univers tour à tour conformiste et mortifère, puis marginale et fécond, se renvoyant la balle, nous nettoyant au passage de nos idées reçues et débouchant sur… L'amour bien sure… Un bien bel éloge du désir, de l'enfance, fruit de l'amour et une façon très originale de parler du symptôme qui sauve même s'il coûte et resauve encore quand il disparaît, puisqu'il ne meurt pas mais se transforme lorsqu'il est reconnu. Par qui ? L'amour bien sure… Peut être, est ce notre route à tous, de l'écorchure au tatouage, ou comment reprendre les rennes de son destin en ouvrant la porte au risque le plus grand, celui d'aimer…
Ce que ça m'a fait ? A fleurs de peau… Une belle onde créatrice qui me parcourt ! A consommer sans modération !
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Acalia
  02 juillet 2013
masse critique
Ce livre est assez particulier, avec un couverture intéressante qui illustre la rencontre des deux personnage principaux (Enzo et Opale Monica Louisiane).
C'est l'histoire d'Enzo, d'un côté, qui a des difficultés avec ses parents et dont les problèmes ressortent par des problèmes de peau, et d'Opale, de l'autre côté, qui ne cesse de déménager d'un pays à l'autre avec son père et qui a du mal à se faire à sa vie en France. Leur rencontre va leur permettre de mieux s'adapter à leur environnement.
Le récit se fait par un narrateur extérieur, qui raconte l'histoire en jonglant entre les point de vue d'Enzo et d'Opale au cours des chapitres. le dernier chapitre étant basé sur le père de l'adolescent. Ceci peut être difficile aux premiers abords car le langage des deux personnages est différent. En effet, Opale utilise les différentes langues qu'elle maîtrise pour s'exprimer (anglais, espagnol et français).
"A fleur de peau" est un livre qu'on prend plaisir à lire.
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Acalia
  02 juillet 2013
masse critique
Ce livre est assez particulier, avec un couverture intéressante qui illustre la rencontre des deux personnage principaux (Enzo et Opale Monica Louisiane).
C'est l'histoire d'Enzo, d'un côté, qui a des difficultés avec ses parents et dont les problèmes ressortent par des problèmes de peau, et d'Opale, de l'autre côté, qui ne cesse de déménager d'un pays à l'autre avec son père et qui a du mal à se faire à sa vie en France. Leur rencontre va leur permettre de mieux s'adapter à leur environnement.
Le récit se fait par un narrateur extérieur, qui raconte l'histoire en jonglant entre les point de vue d'Enzo et d'Opale au cours des chapitres. le dernier chapitre étant basé sur le père de l'adolescent. Ceci peut être difficile aux premiers abords car le langage des deux personnages est différent. En effet, Opale utilise les différentes langues qu'elle maîtrise pour s'exprimer (anglais, espagnol et français).
"A fleur de peau" est un livre qu'on prend plaisir à lire.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AcaliaAcalia   02 juillet 2013
Enzo l'écoutait, surpris plus encore que tout à l'heure. Elle avait parlé de beauté à son propos. Il n'était pas sûr du reste mais ce mot, "beauty", l'avait frappé. Elle, le voyant saisi et immobile, crut qu'il ne comprenait rien. Elle tenta de corriger son français, maladroitement. Puis soupira, découragée :
"I try to speak french...!Pero es el idioma del diablo!"
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IncongrueIncongrue   07 mai 2014
Gagner l'amour de gens qui vous méprisent, ou méprisent l'amour, c'est toujours un mauvais calcul
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AcaliaAcalia   02 juillet 2013
Mais le regard acéré des autres rétablissait la netteté et, quoiqu'il fit, le dégoût. Comment l'accepter?
page 17
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Video de Carole Menahem Lilin (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carole Menahem Lilin
Premières pages d'"A fleurs de mots" de Carole Menahem Lilin lues par Marie-Noël Arras
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