AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782205046212
48 pages
Éditeur : Dargaud (22/04/1997)
3.99/5   149 notes
Résumé :
New York, 1986. Repartis dans le passé à la poursuite de Xombul, Valérian et Laureline se retrouvent projetés dans une ville méconnaissable, noyée sous les eaux suite à un cataclysme nucléaire.
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,99

sur 149 notes
5
12 avis
4
13 avis
3
4 avis
2
1 avis
1
0 avis

Erik35
  15 septembre 2017
NAISSANCE D'UN MYTHE.
Valérian et son adjointe Laureline (on est en 1967, n'est-ce pas ? On nage déjà en pleine SF, on ne va pas, en plus, mettre un homme sous les ordres d'une femme, faut pas pousser) profite d'un repos bien mérité après une hypothétique mais épuisante mission sur Vénus. Nous sommes en 2720 sur Galaxity, capitale de l'empire galactique terrien ; les temps sont à la civilisation des loisirs, sauf pour les agents spatiaux-temporels qui, bénéficiant des voyages instantanés dans l'espace-temps, veillent au grain afin d'assurer la sécurité de la terre et de l'empire. Pourquoi une telle prudence ? C'est que la terre, en 1986, a déjà été la proie d'un immense cataclysme directement dû à la folie des hommes et à leur propension à faire mumuse avec des forces qui les dépassent, en l'occurrence avec des bombinettes nucléaires mal entreposées dans la région du pôle nord. Celles-ci vont, toutes bombes qu'elles sont, exploser, et transformer à jamais notre planète...
Dès les premières planches de ce premier volume, La Cité des eaux mouvantes, l'un des "couples" parmi les plus célèbres de la bande-dessinée franco-belge, le dessinateur Jean-Claude Mézières et le scénariste Pierre Christin fixent les éléments que l'on retrouvera au fil des albums :
- Des voyages spatio-temporels (avec tout ce que cela peut engager de partis pris et d'impossibles cartésiens)
- de la pure SF, tendance space ou planet opera
- Des mondes, des planètes, des civilisations et des êtres hautement improbables mais originaux.
- Des rapports de couple assez détonant (et moins déséquilibré qu'il y parait)
- Des méchants très méchants et des gentils qui gagnent à la fin. Heureusement, on croise aussi pas mal de personnages sachant jouer d'une grande ambiguïté de caractère.
- Une série entamée en 1968 pour un public "jeunesse" puisque dans le magazine Pilote (Pour mémoire, c'est dans cette revue qu'ont été créées de nombreuses séries à grand succès, au premier rang desquelles Astérix d'Albert Uderzo et René Goscinny, Tanguy et Laverdure de Jean-Michel Charlier et Uderzo puis Jijé, Achille Talon de Greg, Blueberry de Jean Giraud et Charlier, etc)
À partir de ces quelques données élémentaires, on adhère ou on referme de suite, au risque de ne voir que les illogismes, de l'irrecevable, de l'extravagant.
Mais reprenons : Nous sommes en 2720 et les affaires reprennent pour nos deux agents spatio-temporels. L'affreux Xombul, un ancien dirigeant de Galaxity qui souhaite en prendre le contrôle par tous moyens, s'est échappé de sa prison. Il semble être revenu à ce lointain passé de l'immédiat après apocalypse terrestre. La planète est presque totalement engloutie sous les eaux (ce qui donne droit à une vision des rues de New-York noyées et colonisée par la mangrove assez savoureuse). Quant à ce qui dépasse encore sans être noyé, c'est à la sécheresse qu'elle doit de mourir à petit feu. Bref : le bonheur sur terre !
Mais c'est aussi vers cette période que les historiens de la future Galaxity placent les prémices de la technologie temporelle. Raison probable pour laquelle le méchant absolu qu'est ce Xombul tente de s'en saisir avant tout le monde...
Avec ce retour dans le temps, Mézière et Christin vont nous faire partager leur vision d'un monde d'immédiat post-apocalypse. Un monde où presque tout est permis pour survivre, ou des gens cultivés deviennent de vulgaires malfrats, où de vieux cow-boys aux allures d'acteurs hollywoodiens (Mézière est un accroc au far-west) s'en tiennent à leurs habitudes pour tenir le coup, où des robots stupidement obéissant vous empêchent de mener votre enquête rondement... Un monde où notre planète est ravagée, noyée ici, en flamme-là, détruite par d'impressionnants séismes plus loin.
Quant à l'aventure elle-même, pour un peu qu'on se laisse porter par un dessin qui se cherche encore un peu, surtout en ce qui concerne les traits des personnages paressant parfois sortir d'une aventure de Spirou, par un dessinateur venu par hasard à la BD : impressionné par le coup de crayon magique de son ami Jean Giraud, en compagnie duquel il suivit des cours aux arts appliqués (n'oublions pas qu'en ces temps lointains, la BD n'était pas considérée comme quelque chose de bien sérieux. Pas pour un "métier" en tout cas !), il avait abandonné tout espoir de faire carrière dans ce genre pourtant si mal considéré alors. de fait, il y vint par le biais de la bande-dessinée humoristique, dans la lignée d'un Franquin et d'une revue étasunienne. Il le dit d'ailleurs lui-même plus tard : «Mais je me rendais bien compte que mon dessin humoristique, très influencé par le magazine satirique mad, ne collait pas à la science-fiction».
Rassurons-nous : la mise en scène graphique, le sens de la profondeur, de l'intrigue, du suspense évident du jeune dessinateur, servi par un scénariste doué, subtil, aux influences tant littérairement classiques que contemporaines de son époque font de ce premier album, malgré ses petits défauts et travers, un véritable coup de maître. La légende Valérian est en marche !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
MissG
  17 novembre 2012
Valérian et Laureline, c'est une bande dessinée de science-fiction, mais c'est sans doute le plus grand space-opéra créé en bande dessinée.
Valérian et sa compagne Laureline sont des agents du service spatio-temporel de Galaxity, mégalopole du 28ème siècle : "Galaxity, métropole du futur et capitale de l'empire galactique terrien.".
La Terre a changé du fait de catastrophes nucléaires et la technologie a fortement progressé, le voyage dans le temps (passé ou futur) étant désormais possible, mais c'est aussi un monde prospère et quelque peu oisif qui a vu le jour : "L'âge des loisirs est définitivement venu, mais le service des agents spatio-temporels - service dont font partie Valérian et Laureline - fait preuve d'une activité incessante.".
Pour cette première aventure, Valérian est envoyé à New-York en 1986, ville envahie par les eaux, ravagée par un cataclysme d'origine nucléaire où il ne reste que peu de survivants, à la recherche de Xombul, un dangereux prisonnier politique qui vient de s'évader, de voler un astronef spatio-temporel et dont le but est de modifier le passé pour devenir le dictateur de la société.
Il sera rejoint très vite par Laureline et c'est plutôt tant mieux pour lui, car ils sont sur bien des aspects l'opposé de l'un et de l'autre.
Valérian a un petit côté macho : "Au fond, j'ai toujours pensé que le service devrait être exclusivement réservé aux hommes, vous êtes trop malignes pour nous ...", il est sûr de lui et agit sans trop réfléchir aux conséquences.
A contrario, Laureline est plus posée, plus calme, elle réfléchit plus avant d'agir, ce qui lui permet de sauver Valérian quand il a foncé tête baissée quelque part sans réfléchir.
Mais attention, la demoiselle a aussi son caractère et est l'équivalent féminin de Valérian et non pas son faire-valoir, ainsi venant d'être miniaturisée par Xombul elle trouve encore le moyen de se disputer avec Valérian : "Mais je te parle idiot ! Je ne peux pas crier plus fort !!! Fais quelque chose pour moi ! J'en ai assez, c'est toujours aux filles qu'il arrive des choses pareilles !".
Ces deux personnages fonctionnent très bien ensemble et sont aussi attachants l'un que l'autre, il est d'ailleurs difficile d'imaginer Valérian sans Laureline alors qu'à l'origine Laureline ne devait pas apparaître dans les autres volumes.
Edité en album pour la première fois en 1970, l'histoire se posait véritablement comme de la science-fiction en ayant fait subir à la Terre des cataclysmes nucléaires.
Depuis, il y a eu l'accident de Tchernobyl en 1986 et d'autres incidents dans des centrales nucléaires, pourtant la Terre est toujours là, tout comme la ville de New-York.
Cette ville est un personnage à part entière pour ce premier volume des aventures de Valérian et Laureline, et même si elle est sous les eaux, quasiment inhabitée, ses bâtiments et ses gratte-ciels se reconnaissent très bien.
Les dessins de Jean-Claude Mézières sont de toute beauté, retranscrivent très bien l'atmosphère et l'univers de la science-fiction, et n'apparaissent pas comme dépassés ou démodés.
Le scénario de Pierre Christin ne connaît pas de temps mort, il prend le temps de présenter les personnages et de mettre en place l'action, si bien que le lecteur arrive tout de suite à s'imprégner de l'histoire et à entrer dedans.
Je connaissais de nom la saga Valérian et Laureline, agents spatio-temporels, mais je n'avais pas encore lu un seul volume de cette série.
Désormais c'est chose faite, j'ai été séduite par les personnages et par l'imaginaire de science-fiction développé, cette série mérite vraiment d'être découverte, aujourd'hui je me demande même pourquoi je ne l'ai pas fait plus tôt.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          221
Kassuatheth
  07 mars 2017
Cette BD a été publiée en 1967 mais avec l'arrivée au pouvoir de Donal Trump, cette BD est devenue d'actualité. Dans la BD, la calotte glacière a fondu à cause d'un accident nucléaire. Dans notre réalité, elle risque de fondre parce que le président des Etats-Unis a décidé de gouverner comme s'il n'y avait aucun risque de réchauffement de la planète.
Valerian et Laureline viennent du futur chercher un criminel qui a réussi à aller en 1986 pour assurer son contrôle sur la terre. On laisse de côté le paradoxe du voyage dans le temps et on profite de cette balade dans New York engloutie sous les eaux. C'est exactement comme je l'avais imaginé dans mes fantasmes. Une Venise surréaliste. Vous entrez chez vous par une fenêtre du 5e étage.
C'est une BD très agréable à lire si on accepte de vivre dans un monde fantaisiste.
Commenter  J’apprécie          216
oblo
  27 octobre 2015
En prenant narrativement la suite des Mauvais rêves, La cité aux eaux mouvantes entame définitivement la série en en affirmant les bases et en gardant les mêmes personnages, en particulier Xombul, décidément mégalomane et forcément assoiffé de pouvoir personnel. Mais ce n'est plus au Moyen Age que Valérian - là aussi, rejoint en cours d'aventure par Laureline qui, là encore, fait office d'ange gardien pour l'agent spatio-temporel - doit retrouver celui qui se proclama empereur de Galaxity, mais à New York, en 1986, à un moment écologiquement très sensible puisque les eaux montent dramatiquement depuis une catastrophe nucléaire.
De cette façon, les auteurs abordent des thèmes très contemporains comme l'impact de l'homme sur son environnement, le changement climatique, la perspective des réfugiés climatiques également. L'histoire, elle, se résume à la poursuite d'un infâme prêt à tout pour le pouvoir, et même à changer le passé. Elle est aussi l'occasion d'appréhender l'histoire qui a conduit, lentement, au monde de Galaxity.
Quant au dessin, il garde ses qualités. Cependant, la nature de l'aventure du présent album permet à Jean-Claude Mézières de créer par son imagination une ville engloutie mais aussi des paysages préservés de l'Ouest américain. La ligne reste celle du premier album : dessin léger et couleurs vives, lesquels collent parfaitement avec une histoire bien rythmée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          133
Erik_
  05 septembre 2020
J'ai toujours du mal à donner une note à peine moyenne sur une oeuvre qualifiée d'immanquable. C'est d'ailleurs peut-être l'une des premières fois. Je vais expliquer les raisons en toute sincérité…
Je viens de découvrir cette série que je ne connaissais pas étant plus jeune. Pourtant, la science-fiction est mon genre de prédilection. Sur les 1100 bd environ que je possède dans ma modeste collection, la plus grosse partie sont des bandes dessinées de science fiction, le fantastique étant en seconde position.
Quand on a lu Acriboréa, Universal War One, Kookaburra et qu'on enchaîne sur Valérian ; cela fait réellement très mal tant le décalage paraît immense. Tout semble dépassé et même dans les tomes plus récents de cette vieille série qui fut précurseur du genre et qui mérite certainement le plus grand respect. Me forcer à aimer par nostalgie afin de suivre la majorité n'est absolument pas dans mon caractère.
Je suis quelquefois consterné par le fait qu'on peut descendre des séries plus actuelles en reprochant un manque de cohérence et magnifier des séries d'antan pourtant bourrés d'invraisemblances. Alors, je pourrais me replacer dans le contexte de l'époque et me dire, ah oui, cette série est d'anticipation. Ne juge t'on pas une série à un moment donné ? Si celle-ci a mal vieillie, faut-il alors la considérer comme un immanquable ? Je ne le pense pas et je le dis tout haut.
Pour autant, il ne faut quand même pas exagérer. La lecture n'a pas été aussi pénible que cela. Et puis, il semblerait qu'il y ait beaucoup de troublantes similitudes entre Valérian et la saga des Star War de Georges Lucas. Il est indéniable que dans le meilleur des cas cette série a été une grande source d'inspiration à de nombreux réalisateurs comme Luc Besson pour le cinquième élément ou encore Alex Proyas pour son Dark City.
Bref, il ne faut pas oublier que Valérian a 40 ans d'existence et qu'il faut par conséquent en tenir compte. Tout ceci me pousse vers l'indulgence dans ma notation. Cela restera un immanquable pour la plupart des lecteurs même si cela ne l'est pas pour moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          96

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   15 septembre 2017
-En 1986, un dépôt de bombes à hydrogène, localisé près du pôle nord a explosé accidentellement. Vous voyez là, la photo de l'explosion. Immédiatement, le calottes glaciaires ont commencé à fondre... Le climat est devenu torride sur toute la surface du globe et l'eau a monté de plusieurs mètres, engloutissant la plupart des grandes villes.

Tout s'est passé très vite ! Une quinzaine de jours plus tard, on ne reconnaissait déjà plus la forme des continents, les nations se sont désagrégées, les gouvernements ont fui, les archives scientifiques ont été perdues à jamais...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
MissGMissG   17 novembre 2012
Mais je te parle idiot ! Je ne peux pas crier plus fort !!! Fais quelque chose pour moi ! J'en ai assez, c'est toujours aux filles qu'il arrive des choses pareilles !
Commenter  J’apprécie          160
TelKinesTelKines   10 septembre 2017
Quelques dizaines d'étages plus haut, au sommet de l'Empire State Building...
- Je vais devenir cardiaque dans cette ville... 2820 marches, même pour un agent de l'espace-temps, c'est dur...
Commenter  J’apprécie          60
AlphaflyAlphafly   18 juillet 2015
Mmm... Peut-être pourrions nous faire un petit détour temporel avant de rejoindre le vingt-huitième siècle... Tel que je les connais là-bas, à peine arrivés ils vont nous remettre au travail...
Commenter  J’apprécie          40
MissGMissG   17 novembre 2012
L'âge des loisirs est définitivement venu, mais le service des agents spatio-temporels - service dont font partie Valérian et Laureline - fait preuve d'une activité incessante.
Commenter  J’apprécie          40

Lire un extrait
Videos de Jean-Claude Mézières (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Claude Mézières
En février 2021, le SoBD se digitalise et s'installe à la BPI du Centre Georges Pompidou pour 4 heures de programmation consacrées à la bande dessinée. Invité principal : Jean-Claude Mézières, créateur aux côtés du scénariste Pierre Christin de la célèbre série de science-fiction Valérian et Laureline. Questionné par la journaliste Sonia Deschamps (00:00), il revient longuement sur son parcours et sur l'influence visuelle qu'il a pu avoir sur certains grands films (La Guerre des étoiles, le 5e élément). Trois commentaires de planches du dessinateur viennent s'intercaler durant l'entretien. Ils sont menés successivement par Harry Morgan (00:26:15), Jeanne Puchol (00:54:26) et Philippe Morin (01:15:15), et font l'objet d'échanges avec Jean-Claude Mézières.
+ Lire la suite
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3735 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre