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EAN : 9782330034320
121 pages
Éditeur : Actes Sud (03/09/2014)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Edgar Morin prône une refonte profonde de l’éducation, centrée sur sa mission essentielle telle que l’envisageait Rousseau : enseigner à vivre. Il s’agit de permettre à chaque individu d’acquérir une autonomie, de se prémunir contre l’erreur et l’illusion, de pratiquer la compréhension d’autrui, d’affronter les incertitudes, en somme de le préparer à affronter les problèmes du “vivre”.
Cet opus vient prolonger et développer de façon nouvelle sa réflexion sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
odin062
  13 mars 2018
« Génial tu as eu ton capes ! Tiens, je t'offre un livre de Edgar Morin ! » C'est ce qu'on devrait entendre, vraiment. Ce manifeste pour changer l'éducation intituler « Enseigner à vivre » est un petit bijou de pensée et de philosophie. Je peux dire que j'ai lu mon premier livre de Edgar Morin même si j'ai déjà lu de nombreux écrits du philosophe. J'ai bu ses paroles, c'est bien simple, il me sort les idées de la tête, me les éclaircies et me les pose sur le papier, c'est merveilleux !
Bref je reprends mes esprits, sors de mon corps de groupie et tente de vous exposer le pourquoi de cette réjouissance. E. Morin nous présente ici sa vision de l'éducation et de la société partant comme à son habitude, du gros noyau scientifique autour de l'univers. Morin a une incroyable faculté à prendre du recul de par son grand âge peut être (c'est ce qu'on appelle un sage ?). Au coeur de son idée : l'élève doit apprendre à apprendre et non plus apprendre car la connaissance est disponible sur le net actuellement. Apprendre à apprendre pour vivre dans une société où les matières ne sont pas séparées dans le temps et l'espace : tiens mais ce n'est pas l'école ça ? Morin nous exposé donc l'idée que rien n'appartient à une matière. Pourquoi la littérature serait vue en français ? Pourquoi le développement durable en SVT ?
Bon sur le papier c'est génial, dans la réalité c'est tout autre. Difficile de faire sortir ces schémas ancrés dans la tête des profs et des élèves (et des parents). Mais bon c'est pour cela aussi que chaque enseignant devrait se voir offrir ce merveilleux bouquin. Des connaissances et pensées à creuser, dans son coin avec l'aide ou non de ce grand Edgar. Merci en tout cas, ce fut fabuleux!
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henrihuitre
  03 septembre 2014
Les politiques veulent de l'efficacité sous le prétexte toujours répété de la crise économique. Maintenant il n'y aurait plus d'épreuve de culture générale pour le concours de fonctionnaire. Il "suffit" qu'il soit spécialisé.
Mais l'école ne doit-elle pas continuer à être un service public, et non pas une fabrication de bons ouvriers de la machine économique ?

Lien : http://ecolesnouvelles.hypot..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   28 décembre 2016
Ce livre prolonge une trilogie vouée, non tant à une réforme de notre système d’éducation, mais à son dépassement, terme qui signifie non seulement que ce qui doit être dépassé doit être aussi conservé, mais aussi que tout ce qui doit être conservé doit être revitalisé. Il oblige à repenser non seulement la fonction, je dirais même la mission enseignante, mais aussi ce qui est enseigné. Si enseigner, c’est enseigner à vivre, selon la juste formule de Jean-Jacques Rousseau, il est nécessaire de détecter les carences et lacunes de notre enseignement actuel pour affronter des problèmes vitaux comme ceux de l’erreur, de l’illusion, de la partialité, de la compréhension humaine, des incertitudes que rencontre toute existence.
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MayokaMayoka   07 août 2019
Contrairement à ce que l’on croit, les enfants font fonctionner spontanément leurs aptitudes synthétiques et leurs aptitudes analytiques, ils sentent spontanément les liaisons et les solidarités. C’est nous qui produisons des modes de séparation et qui leur apprenons à constituer des entités séparées et closes. Les enfants sont obligés d’apprendre au sein de catégories isolantes : l’histoire, la géographie, la chimie, la physique, sans apprendre en même temps que l’histoire se situe toujours en des espaces géographiques et que chaque paysage géographique est le fruit d’une histoire terrestre, sans apprendre que la chimie et la microphysique ont le même objet, mais à des échelles différentes. Nous apprenons aux enfants à connaître les objets en les isolant, alors qu’il faut aussi les replacer dans leur environnement pour les connaître et qu’un être vivant ne peut être connu que dans sa relation avec son environnement, où il puise de l’énergie et de l’organisation.
Un enfant peut très bien comprendre que quand il mange, il accomplis non seulement un acte biologique vital, mais aussi un acte culturel : que cette alimentation a été choisie en fonction des normes que lui ont données sa famille, sa religion… L’enfant est apte à saisir cette complexité du réel alors que souvent l’adulte, formé par l’enseignement académique, ne le peut plus.
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odin062odin062   24 janvier 2018
Le mode de pensée ou de connaissance parcellaire, compartimenté, monodisciplinaire, quantificateur nous conduit à une intelligence aveugle, dans la mesure même où l'aptitude humaine normale à relier les connaissances s'y trouve sacrifiée au profit de l'aptitude non moins normale à séparer. Nous devons penser l'enseignement à partir de la considération des effets de plus en plus graves de l'hyper spécialisation des savoirs et de l'incapacité à les articuler les uns aux autres. L'hyper spécialisation empêche de voir le global ainsi que l'essentiel. Or les problèmes essentiels ne sont jamais parcellaires et les problèmes globaux sont de plus en plus essentiels. Nous perdons l'aptitude à globaliser, c'est-à-dire à introduire les connaissances dans un ensemble plus ou moins organisé. Or les conditions de toute connaissance pertinente sont justement la contextualisation, la globalisation.
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odin062odin062   16 janvier 2018
Nos moments de plénitude ne sont-ils pas ceux où nous nous sentons "être bien" ? Être bien et bien-être sont alors synonymes : nous sommes en bien-être près d'une personne aimée, dans une commensalité amicale, après une belle action, au sein d'un beau paysage.

Mais le mot bien-être s'est dégradé en s'identifiant aux conforts matériels et aux facilités techniques que produit notre civilisation. C'est le bien-être des fauteuils profonds, des télécommandes, des vacances polynésiennes, de l'argent toujours disponible.
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MayokaMayoka   07 août 2019
Il y a deux erreurs sur l’erreur, l’une de la surestimer, l’autre de la sous-estimer.

Tout progrès dans l’inconnu, tout processus d’adaptation à l’environnement et d’adaptation de l’environnement à soi commence dès la venue au monde par essais et erreurs et se poursuivra de même non seulement dans l’enfance et l’adolescence, mais toute la vie. Autant l’erreur ignorée est néfaste, autant l’erreur reconnue, analysée et dépassée est positive.

[…]

Du point de vue scolaire, l’erreur est surestimée parce qu’elle est considérée comme une faute, alors que comme le dit très justement Daniel Favre l’erreur est une information. Une information utile pour l’enseignant et ensuite à l’enseigné.

[…]

La reconnaissance de l’erreur permet de la dépasser. Aussi faudrait-il considérer l’erreur de l’élève avec attention et bienveillance pour qu’il en comprenne les causes, ce qui signifie, comme l’indique le collectif Changer de cap, « passer d’une pédagogie intimidante à une pédagogie stimulante ».
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Vidéo de Edgar Morin
Edgar Morin - Cynthia Fleury : Réflexions croisées sur le monde de demain Peut-on croire à un « monde meilleur » une fois passée la pandémie du Covid-19 ? Cette question, Guillaume Erner l'a posé au sociologue Edgar Morin et la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury. Et c'est avec une prudence teintée d'espoirs que les deux invités de Livres & Vous se sont avancés sur le chemin hasardeux de l'avenir. Un avenir où le meilleur... pourrait ne pas être la norme.
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