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ISBN : 2330034326
Éditeur : Actes Sud (03/09/2014)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Edgar Morin prône une refonte profonde de l’éducation, centrée sur sa mission essentielle telle que l’envisageait Rousseau : enseigner à vivre. Il s’agit de permettre à chaque individu d’acquérir une autonomie, de se prémunir contre l’erreur et l’illusion, de pratiquer la compréhension d’autrui, d’affronter les incertitudes, en somme de le préparer à affronter les problèmes du “vivre”.
Cet opus vient prolonger et développer de façon nouvelle sa réflexion sur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
odin062
  13 mars 2018
« Génial tu as eu ton capes ! Tiens, je t'offre un livre de Edgar Morin ! » C'est ce qu'on devrait entendre, vraiment. Ce manifeste pour changer l'éducation intituler « Enseigner à vivre » est un petit bijou de pensée et de philosophie. Je peux dire que j'ai lu mon premier livre de Edgar Morin même si j'ai déjà lu de nombreux écrits du philosophe. J'ai bu ses paroles, c'est bien simple, il me sort les idées de la tête, me les éclaircies et me les pose sur le papier, c'est merveilleux !
Bref je reprends mes esprits, sors de mon corps de groupie et tente de vous exposer le pourquoi de cette réjouissance. E. Morin nous présente ici sa vision de l'éducation et de la société partant comme à son habitude, du gros noyau scientifique autour de l'univers. Morin a une incroyable faculté à prendre du recul de par son grand âge peut être (c'est ce qu'on appelle un sage ?). Au coeur de son idée : l'élève doit apprendre à apprendre et non plus apprendre car la connaissance est disponible sur le net actuellement. Apprendre à apprendre pour vivre dans une société où les matières ne sont pas séparées dans le temps et l'espace : tiens mais ce n'est pas l'école ça ? Morin nous exposé donc l'idée que rien n'appartient à une matière. Pourquoi la littérature serait vue en français ? Pourquoi le développement durable en SVT ?
Bon sur le papier c'est génial, dans la réalité c'est tout autre. Difficile de faire sortir ces schémas ancrés dans la tête des profs et des élèves (et des parents). Mais bon c'est pour cela aussi que chaque enseignant devrait se voir offrir ce merveilleux bouquin. Des connaissances et pensées à creuser, dans son coin avec l'aide ou non de ce grand Edgar. Merci en tout cas, ce fut fabuleux!
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henrihuitre
  03 septembre 2014
Les politiques veulent de l'efficacité sous le prétexte toujours répété de la crise économique. Maintenant il n'y aurait plus d'épreuve de culture générale pour le concours de fonctionnaire. Il "suffit" qu'il soit spécialisé.
Mais l'école ne doit-elle pas continuer à être un service public, et non pas une fabrication de bons ouvriers de la machine économique ?

Lien : http://ecolesnouvelles.hypot..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
MayokaMayoka   07 août 2019
Contrairement à ce que l’on croit, les enfants font fonctionner spontanément leurs aptitudes synthétiques et leurs aptitudes analytiques, ils sentent spontanément les liaisons et les solidarités. C’est nous qui produisons des modes de séparation et qui leur apprenons à constituer des entités séparées et closes. Les enfants sont obligés d’apprendre au sein de catégories isolantes : l’histoire, la géographie, la chimie, la physique, sans apprendre en même temps que l’histoire se situe toujours en des espaces géographiques et que chaque paysage géographique est le fruit d’une histoire terrestre, sans apprendre que la chimie et la microphysique ont le même objet, mais à des échelles différentes. Nous apprenons aux enfants à connaître les objets en les isolant, alors qu’il faut aussi les replacer dans leur environnement pour les connaître et qu’un être vivant ne peut être connu que dans sa relation avec son environnement, où il puise de l’énergie et de l’organisation.
Un enfant peut très bien comprendre que quand il mange, il accomplis non seulement un acte biologique vital, mais aussi un acte culturel : que cette alimentation a été choisie en fonction des normes que lui ont données sa famille, sa religion… L’enfant est apte à saisir cette complexité du réel alors que souvent l’adulte, formé par l’enseignement académique, ne le peut plus.
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MayokaMayoka   07 août 2019
Il y a deux erreurs sur l’erreur, l’une de la surestimer, l’autre de la sous-estimer.

Tout progrès dans l’inconnu, tout processus d’adaptation à l’environnement et d’adaptation de l’environnement à soi commence dès la venue au monde par essais et erreurs et se poursuivra de même non seulement dans l’enfance et l’adolescence, mais toute la vie. Autant l’erreur ignorée est néfaste, autant l’erreur reconnue, analysée et dépassée est positive.

[…]

Du point de vue scolaire, l’erreur est surestimée parce qu’elle est considérée comme une faute, alors que comme le dit très justement Daniel Favre l’erreur est une information. Une information utile pour l’enseignant et ensuite à l’enseigné.

[…]

La reconnaissance de l’erreur permet de la dépasser. Aussi faudrait-il considérer l’erreur de l’élève avec attention et bienveillance pour qu’il en comprenne les causes, ce qui signifie, comme l’indique le collectif Changer de cap, « passer d’une pédagogie intimidante à une pédagogie stimulante ».
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MayokaMayoka   07 août 2019
Que signifie vivre ? Le mot vivre a un premier sens : être en vie. Mais il prends un sens plein quand on différencie vivre de survivre. Survivre, c'est sous-vivre, être privé des jouissances que peut apporter la vie, satisfaire difficilement des besoins élémentaires et alimentaires, ne pas pouvoir épanouir ses aspirations individuelles. Vivre, par opposition à survivre, signifie pouvoir épanouir ses qualités et aptitudes propres.

[...]

Est-ce bien vivre que de subir contraintes, obligations ? N'est-ce pas dans ce cas vivre de façon prosaïque, c'est à dire sans plaisirs, joies, satisfactions alors que vivre de façon poétique serait s'épanouir dans la plénitude, la communion, l'amour, le jeu ? Et ne sommes-nous pas condamnés à alterner le prosaïque et le poétique dans nos vies ?
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MayokaMayoka   07 août 2019
..la vulgate techno-économique dominante chez les politiques et les entrepreneurs temps à imposer ses critères d'efficacité, de rentabilité et de compétitivité au système enseignant du secondaire et de l'université. Déjà l'évaluation par notes peut être arbitraire en littérature ou en philosophie, mais au lieu d'être remplacée par une motivation évaluatrice, elle tend à s'insérer dans un gigantesque système d'évaluations quantitatives qui se généralise dans toute la société où les évaluateurs sont eux-mêmes évalués par des superévaluateurs qui n'ont jamais su s'autoévaluer ni mettre en doute leurs évaluations.
Le calcul (statistique, sondages, croissance, PIB) envahis tout. Le quantitatif chasse le qualitatif. L'humanisme est en régression sous la poussée techno-économique.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   28 décembre 2016
Ce livre prolonge une trilogie vouée, non tant à une réforme de notre système d’éducation, mais à son dépassement, terme qui signifie non seulement que ce qui doit être dépassé doit être aussi conservé, mais aussi que tout ce qui doit être conservé doit être revitalisé. Il oblige à repenser non seulement la fonction, je dirais même la mission enseignante, mais aussi ce qui est enseigné. Si enseigner, c’est enseigner à vivre, selon la juste formule de Jean-Jacques Rousseau, il est nécessaire de détecter les carences et lacunes de notre enseignement actuel pour affronter des problèmes vitaux comme ceux de l’erreur, de l’illusion, de la partialité, de la compréhension humaine, des incertitudes que rencontre toute existence.
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Videos de Edgar Morin (71) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Morin
A l'occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, le 18 juillet 2018, Edgar Morin nous parle de ce que représente Mandela pour lui.
Pour célébrer le Mandela Day, les éditions Robert Laffont publient ses "Lettres de prison". Arrêté en 1962 par le gouvernement d?apartheid d?Afrique du Sud, Nelson Mandela a passé vingt-sept ans en prison ? du 7 novembre 1962 au 11 février 1990. Au cours de ces 10 052 jours de détention, il fut un épistolier prolifique, écrivant des centaines de lettres aux autorités inflexibles, à ses compagnons de lutte, aux gouvernements officiels, mais aussi à sa femme Winnie, à ses cinq enfants et, plus tard, à ses petits-enfants. Les 255 lettres choisies dans ce livre, pour la plupart inédites, offrent le portrait le plus intime qu?on ait lu de Nelson Mandela et un aperçu exceptionnel sur la façon dont il a vécu cet isolement. Elles révèlent l?héroïsme d?un homme qui a refusé tout compromis sur ses valeurs, l?humanité de l?une des plus grandes figures du XXe siècle. « Les mots de Madiba sont une boussole dans une mer de changements, une terre ferme au milieu de courants agités. » Barack Obama
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