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EAN : 9782070664207
448 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (17/04/2015)
4.33/5   178 notes
Résumé :
Mai 1915...
Sur une île de l'archipel des Scilly, un pêcheur et son fils découvrent une jeune fille blessée et hagarde, à moitié morte de faim et de soif. Elle ne parvient à prononcer qu'un seul mot : Lucy. D'ou vient-elle? Est-elle une sirène ou, plutôt comme le laisse entendre la rumeur, une espionne au service des Allemands ?
De l'autre côté de l'Atlantique, le Lusitania, l'un des plus rapide et splendides paquebots de son temps, quitte le port de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
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sur 178 notes
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Nastie92
  11 mai 2015
Le mystère de Lucy Lost n'est pas le premier livre de Michael Morpurgo que je lis : j'ai déjà beaucoup apprécié d'autres titres de cet excellent auteur jeunesse (Cheval de guerre, le jour des baleines, Soldat Peaceful...).
Comme souvent, Michael Morpurgo s'appuie sur un fait historique pour construire son récit. Ici, c'est le naufrage du Lusitania, torpillé par un sous-marin allemand lors de la première guerre mondiale.
L'histoire à deux voix nous transporte dans le temps et l'espace, via une alternance de chapitres centrés sur la vie d'Alfie, jeune garçon habitant les îles Scilly, ou de Merry, petite fille new-yorkaise. Nous sommes en 1915, l'Europe est en guerre, les États-Unis ne sont pas encore rentrés dans le conflit.
L'aspect historique du roman m'a vraiment intéressée, la découverte de la vie des marins et des habitants des îles Scilly également. Michael Morpurgo sait faire vivre dans ses textes des personnages authentiques et attachants. Tout le long du livre, on sait que l'on a sous les yeux une fiction, mais le récit fait tellement vrai, que le lecteur y croit.
L'auteur m'a embarquée dans son histoire, et ma foi, je me suis laissée faire bien volontiers.
Si le "mystère" de Lucy Lost ne reste pas très longtemps mystérieux (au moins pour un lecteur adulte, qui fait vite le lien entre les deux récits), la lecture reste prenante de bout en bout, et l'histoire de Lucy, dévoilée par petites touches est très émouvante.
Michael Morpurgo montre à travers la vie de la famille d'Alfie l'importance du quotidien. Sans être moralisateur, il met en avant le courage, l'honnêteté, l'opiniâtreté, la tolérance et bien d'autres qualités dont font preuve ses personnages. Il montre également que l'on peut obtenir de grands résultats simplement, par de petits gestes de la vie de tous les jours.
Un fond historique intéressant (complété par quelques annexes bienvenues en fin de livre), une histoire captivante, des personnages touchants : voilà de sérieux atouts pour Lucy Lost.
Si j'ajoute à cela le fait que le texte est très bien écrit, dans une langue soignée, vivante, précise et fluide en même temps, cela commence à faire beaucoup !
Enfin, je remarque avec bonheur que ce petit pavé fait tout de même plus de quatre cent pages : oui, les jeunes lecteurs sont capables de lire ! Oui, les jeunes lecteurs sont capables d'apprécier de vrais romans !
Décidément, Michael Morpurgo est une valeur sûre, et je remercie Babelio et Gallimard Jeunesse pour cet excellent livre.
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Ileauxtresors
  01 octobre 2020
Qui est-elle ? Sirène ? Naufragée ? Simple d'esprit ? Espionne allemande ? Tout ce que l'on sait, c'est qu'elle a surgi de l'océan au mois de mai 1915, le regard vide, épuisée et désorientée, seulement capable de prononcer un mot : « Lucy ». Sur les îles Scilly où elle est accueillie par une famille de pêcheurs, la jeune fille suscite la curiosité, fascine, inquiète. Connaît-elle elle-même la clé de son mystère ? Il pourrait en aller de sa survie, en ces heures sombres de conflit mondial où la méfiance envers l'étranger règne en maître…
"Dites-le lui. Dites-le à ma mère. Mme Bailey, 22, Philimore Gardens, Londres. Dites-lui que son fils, Harry, est mort en pensant à elle. Dites-le lui, s'il vous plaît."
Michael Morpurgo s'inspire de la Grande guerre et du naufrage du Lusitania pour imaginer une histoire extraordinaire. Un destin incroyable, mais auquel on croit pourtant dur comme fer tant elle est bien racontée. le narrateur, qui n'est autre que le petit fils de Lucy, livre ce récit comme une reconstitution des faits à partir de témoignages et de traces écrites recueillis auprès des protagonistes. L'ensemble est merveilleusement bien écrit. le décor est plus vrai que nature, de New York au petit village insulaire, avec sa petite école, son église, le son du phonographe, les journaux pleins de menaces et les lecteurs de L'île au trésor. On plonge en pleine guerre mondiale, et c'est bouleversant. D'autant plus que l'auteur s'affranchit de toute lecture nationale et évoque aussi bien l'immense gâchis humain que des moments poignants de solidarité et de fraternisation. Et la vie qui continue, tant bien que mal…
Une lecture inspirante qui entretient une mémoire importante, un peu comme l'avait déjà fait le film Joyeux Noël. Et qui témoigne des pouvoirs de la littérature qui fait grandir, invite subtilement à réfléchir et à résister aux discours haineux.
J'ai été très émue de la découvrir à voix haute avec mon fils de 9 ans, dont les aïeux ont souffert de l'horreur des guerres du 20ème siècle des deux côtés du Rhin.
Lien : http://ileauxtresors.blog/20..
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orbe
  11 avril 2015
En pleine première Guerre Mondiale, une petite fille est découverte seule, abandonnée, sur une petite île anglaise par une famille de pêcheurs qui décident de la recueillir.

Son mutisme va amener les autres habitants de l'île à soupçonner une origine allemande. Tous se souviennent du torpillage récent près de leur côte d'un navire américain rempli de civils et l'absence de rescapés.
A l'hostilité soudaine et effrayante des insulaires, répond l'amour sans faille de sa nouvelle famille et le soutien constant du jeune Alfie, le fils de Jim et Mary.
Ils doivent sans cesse surmonter ensemble de nouveau défi : la peur de l'eau de la fillette, son adaptation à l'école, les moqueries dont ils sont victimes...
Mais ils résistent en bloc à la peur et à la bêtise et tissent entre eux des liens précieux. Il faut dire que ce n'est pas leur premier combat. Mary, s'est battue pour ramener au pays son frère traumatisé par la guerre et devenu un marginal.
Le conflit mondial qui fait rage autour d'eux pousse les hommes à des réactions primaires. Seule solution pour le Wheatcroft : aider Lucy à se souvenir de son passé...

Un roman fleuve qui nous emporte dans un parcours sinueux, celui d'une petite fille qui se doit de retrouver la mémoire pour continuer à vivre.
L'auteur n'émet aucun jugement sur les gens eux-mêmes. C'est bien crainte primitive qui pousse tous les habitants à rejeter cet élément extérieur, trop différent. Seul l'amour inconditionnel des Wheatcroft peut faire rempart à cette haine collective.
L'auteur dévoile tout doucement l'histoire de Lucy. Il nous montre que les silences et les petits gestes de tous les jours peuvent avoir un pouvoir extraordinaire sur le destin des êtres.
Mieux que de la magie, c'est la certitude de pouvoir sauver les gens par une attention constante et sans limite qui amène nos héros à ne pas faillir. Chacun est prêt à jouer sa propre vie afin de préserver celle d'une étrangère, arrivée de nulle part !
Michael Morpugo éclaire le récit avec la certitude qu'il vaut toujours mieux savoir qu'ignorer, faire front que de renoncer. Alors ses personnages avancent, face au vent, courageux et humbles à la fois...
Au lecteur de décoder les silences, de rajuster les pièces du puzzle, de respirer l'air de la mer et de savourer ces leçons de vie.
Rester ce qu'on est, avancer à notre rythme, être solidaire... un beau programme !

Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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missmolko1
  17 mars 2015
Tout d'abord, un grand merci aux éditions Gallimard Jeunesse - on lit plus fort qui m'ont permis de lire ce livre un peu plus d'un mois avant sa sortie. En effet, le mystère de Lucy Lost sera en librairie a partir du 17 Avril, et je n'ai qu'un mot a vous dire : FONCEZ
Comme toujours, la plume de Michael Morpurgo est sublime. Il revient ici sur le naufrage du Lusitania dont au final on parle beaucoup moins, comparé au Titanic. J'ai aimé redécouvrir l'histoire de ce paquebot, histoire que je connaissais déjà un peu, vivant tout près de Kinsale, non loin du naufrage.
C'est un roman a deux voix, on suit d'un coté l'histoire d'Alfie et de ses parents et le récit de Merry / Lucy de l'autre. La construction est très bien construite et l'on est vite captivé au point de ne plus lâcher le livre avant d'en connaître la fin.
J'ai aimé voyager avec l'auteur, voyager dans différentes contrées : New-York, l'Irlande, les îles Scilly mais aussi dans le temps car ici le lecteur se sent immédiatement plongé dans ce période de guerre, dans ce début de siècle.
C'est un roman qui plaira aux petits comme aux plus grands qui en tout cas m'a vraiment conquise.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Amriri
  28 avril 2015
Un des points que j'ai beaucoup appréciés est le fait que le récit alterne entre deux points de vue. On a d'abord celui d'Alfie, un jeune garçon qui vit dans l'archipel des îles Scilly, au large de la Grande-Bretagne, et on a ensuite celui de Merry, une jeune fille qui a à peu près le même âge et qui vit quand à elle aux Etats-Unis. Ce parallèle entre leurs deux histoires permet au lecteur de voir comment la guerre affecte à la fois les Anglais et les Américains et de découvrir comment ces deux pays ont réagi.
Plus on avance dans le récit, plus on se rend compte de ce qui se met en place, on s'attache aux personnages, on les suit dans leur vie de tous les jours jusqu'au naufrage du Lusitania. Ce naufrage n'est pas évoqué dès le début mais on en entend parler dans le résumé et l'auteur nous en parle également dans la lettre qui accompagnait les ENC. Cependant, on ne sait pas exactement où il veut en venir et comment ça va s'intégrer à l'histoire jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'un des personnages est monté sur ce bateau. A partir de là on va se demander ce qui va lui arriver. On ne sait pas vraiment ce qui se passe car l'auteur n'en parle qu'à mots couverts dans le quotidien d'Alfie et de son père Jim mais on sait que Merry a embarqué avec sa mère sur ce bateau. Après cela, l'histoire est pendant un long moment située sur l'archipel de Silly donc on ne sait pas ce qu'il en est de Merry et de sa mère.
Alphie et Jim vont découvrir une petite fille sur une autre île de l'archipel. Elle ne parle pas, elle est malade et blessée et tout ce qu'elle possède c'est un ours en peluche à moitié estropié et une couverture portant le nom de Wilhelm, un nom allemand. le seul mot qu'elle va réussir à prononcer est "Lucy"; c'est pourquoi les habitants de l'île vont en déduire qu'il s'agit de son prénom. Va ensuite se poser la question de savoir si cette petite fille est une alliée ou une ennemie, si elle est allemande comme le laisse entendre sa couverture ou si elle est anglaise. Comme elle ne parle pas il est impossible de savoir ce qu'il en est véritablement même si on va supposer qu'elle est anglaise (elle parait trop innocente pour être une espionne).
Petit à petit on comprend ce qui est arrivé au Lusitania, on revient à l'histoire du point de vue de Merry et on comprend ce qu'elle a vécu après le naufrage. Je ne vous en dirai pas plus pour que vous découvriez la suite par vous-mêmes mais une chose est sûre, j'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur et la manière qu'il a de nous en dire juste assez et de le faire progressivement, de sorte que le lecteur se retrouve forcément à faire des suppositions sur la suite de l'intrigue.
Le personnage de Lucy est un personnage que j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre car malgré le fait qu'elle soit renfermée sur elle-même elle n'en est pas moins attachante et surtout elle est profondément gentille. Les habitants de l'archipel ont eu beau lui en faire voir de toutes les couleurs elle ne leur en tient pas rigueur. Elle est ouverte aux autres et quand quelqu'un lui tend la main elle la lui tend en retour et le laisse entrer dans sa bulle même si cela prend parfois du temps.
De la même manière, le personnage d'Alfie est très attachant car c'est un enfant donc il n'en a que faire de savoir si Lucy est allemande ou anglaise, il va peu à peu apprendre à la connaitre et à l'apprécier pour ce qu'elle est sans chercher à en savoir plus sur sa nationalité. C'est simplement un jeune garçon qui va s'intéresser à elle parce qu'elle a son âge et qu'il souhaite devenir ami avec elle.
Si vous avez lu ma chronique sur Sweet Sixteen, vous savez que j'aime beaucoup les livres ayant un fond historique. Ici il s'agit d'une fiction historique donc on sait très bien qu'il s'agit d'une histoire inventée mais l'auteur rajoute à la fin du livre un certain nombre de pages qui permettent de comprendre le contexte historique tel qu'il était vraiment à cette époque, de comprendre ce qui s'est vraiment passé sur ces îles, avec le Lusitania… on comprend aussi que, cela a beau être une histoire inventée, de nombreux éléments utilisés dans le récit sont vrais ou en tout cas tirés de témoignages recueillis à l'époque et j'ai trouvé passionnant de voir comment l'auteur s'est approprié l'Histoire pour ensuite en faire la base de son roman.
Ce livre est un magnifique petit bijou, l'auteur nous emporte avec lui dans son univers et j'ai pris un plaisir fou à me laisser porter par sa plume pour finalement savoir ce qui est arrivé aux personnages. C'est l'histoire de 2 enfants au coeur de la guerre qui n'en savent pas beaucoup, qui petit à petit découvrent ce que la guerre implique, qui vont grandir plus vite qu'ils ne devraient à cause de ce qu'ils vivent au quotidien.
L'écriture de l'auteur est belle car elle reste un peu naïve, on n'en sait pas plus que les personnages, on découvre les choses en même qu'eux et même si on se doute de certaines choses puisqu'on a l'histoire de Merry et celle d'Alfie en parallèle, on ne peut pas tout deviner l'enchaînement des événements jusqu'au dénouement.
Il s'agit d'une fiction avec des personnages très attachants et je n'ai pas pu m'empêcher de verser ma petite larme à la fin (pourtant ce livre est tout sauf triste mais c'est l'émotion qui s'en dégage qui m'a fait pleurer à un moment puis terminer ma lecture avec un immense sourire aux lèvres). Je ne peux que vous encourager à le découvrir à votre tour à sa sortie la semaine prochaine (le 17 avril). N'hésitez pas à venir me dire ce que vous en aurez pensé car je suis très curieuse d'avoir d'autres avis que le mien sur ce livre !
Lien : http://uneviedelivres.blogsp..
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critiques presse (1)
Ricochet   12 mai 2015
Un gros roman plaisir, intelligent dans sa façon indirecte d'interroger nos haines versatiles.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
mamansand72mamansand72   07 août 2015
L’histoire de la disparition de Lucy ce jour-là fut évidemment le sujet de conversation de l’île pendant un bout de temps. Bientôt, cependant, on ne parla plus seulement de Lucy Lost, on parla de la jument. Pendant toutes ces heures où elle était restée perdue dans le brouillard - et personne ne sut jamais combien de temps était passé avant qu’oncle Billy ne la retrouve -, une transformation extraordinaire semblait s’être produite en Peg. C’était presque comme si Lucy lui avait jeté un sort.
Tout le monde connaissait Peg, à Bryher, et savait comme elle pouvait être capricieuse, hargneuse et têtue. Une vieille jument poilue, toute noire avec des touffes de crin aux pieds et un nez busqué. C’était le cheval de labour de toute la commune, mais elle ne travaillait que si elle en avait envie, était bien nourrie et bien traitée. Elle préférait nettement qu’on la laisse brouter paisiblement aux quatre coins de l’île, allant à sa guise, apparaissant un peu partout, présence plutôt débonnaire, jusqu’à ce que quelque chose se mette en travers de son chemin, ou que quelqu’un la dérange.
Peg était le cheval de labour, et celui qu’on utilisait pour les récoltes aussi. C’était également le seul cheval de trait de l’île, qui remontait des chargements d’algues depuis les plages jusqu’aux champs de fleurs ou de pommes de terre, où elles servaient d’engrais. Il y avait un âne oud eux, à Bryher, qui portaient et transportaient la plus grande partie des lourdes charges, mais les habitants n’auraient pu se passer de Peg. Ils le savaient, et elle le savait aussi, ou semblait le savoir. Elle était sa propre maîtresse. Elle préservait farouchement son indépendance, et exigeait toujours d’être traitée avec le plus grand respect.
Elle montrait clairement qu’elle n’aimait pas les gens, qu’elle les tolérait simplement, tant qu’ils se conduisaient comme elle le voulait. Trop lui demander, l’obliger à travailler trop longtemps, et les ennuis commençaient. Essayer de la monter, la menacer avec un fouet ou un bâton, prendre quelque liberté que ce soit avec elle, et elle vous faisait aussitôt comprendre qui commandait. L’étriller quand elle ne le voulait pas, ou nettoyer ses sabots quand elle n’était pas d’humeur à le supporter, et elle pouvait devenir méchante. Elle était tout à fait capable de donner un bon coup de dent à n’importe qui, petit ou grand, et même de décocher une ruade en douce. Tout le monde, sur l’île, était conscient qu’il valait mieux la traiter avec certains égards.
Dans l’ensemble, cependant, elle était douce comme un agneau avec les plus jeunes, surtout s’ils venaient avec une carotte. Avec une carotte, les enfants les plus petits pouvaient aller la chercher pour la faire travailler, et la faire travailler dur. Ce n’était même pas la peine de lui dire où aller ni où s’arrêter. En revanche, si vous essayiez de la monter et de l’amener à la maison après une journée de travail, enfant ou pas, vous risquiez d’avoir de gros ennuis.
Personne ne montait Peg. Nombreux étaient ceux qui avaient essayé par bravade, mais cela avait toujours mal fini, et la plupart du temps en larmes. Alors que personne n’avait jamais réussi à rester sur son dos, toute l’île savait à présent que Lucy, elle, y était arrivée. C’était incroyable. Lucy Lost était restée sur Peg pendant des heures, presque toute la journée, une journée qui semblait avoir rendu Peg méconnaissable.
Après cette première, et désormais fameuse promenade dans le brouillard avec Lucy, on voyait souvent Peg se diriger vers Veronica Farm, rester derrière la porte, dans le jardin, regarder même dans la maison par la fenêtre, en attendant que Lucy sorte et la monte. Presque tous les matins, on les voyait se promener dans l’île, manifestement aussi heureuses l’une que l’autre.
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missmolko1missmolko1   05 mars 2015
Nous venons tous de quelque part. Moi, d'une certaine façon, je ne viens de nulle part. Laissez-moi m'expliquer. Ma grand-mère a simplement surgi de la mer, il y a longtemps, comme une sirène, sauf qu'elle a deux jambes et pas de queue de poisson. Elle devait avoir une douzaine d’années a l’époque , mais personne n'en été sur, car aucun signe n’indiquait qui elle était, ni l'endroit d’où elle venait. Elle était a moitié morte de faim, égarée par la fièvre, et ne pouvait prononcer qu'un seul mot : "Lucy".
Voici donc son histoire, telle que je l'ai entendu raconter plus tard par ceux qui l'ont le mieux connue, par mon grand-père, par d'autres amis et relations et, surtout, par elle-même. Au cours des années, j'ai essayé de rassembler toutes les pièces du puzzle et des les mettre en ordre, en ne me servant que des témoignages de ceux qui avaient tout vu de leurs propres yeux, de ceux qui étaient la.
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Nastie92Nastie92   11 mai 2015
- J'ai une idée, tout d'un coup, dit-il. Musique. Peut-être que la musique l'aiderait. Chez moi, à St Mary's, j'ai un de ces engins merveilleux, un phonographe, et quelques disques pour aller avec. Je les apporterai la prochaine fois que je viendrai. C'est assez facile à utiliser : il suffit de le remonter, de mettre l'aiguille sur le disque, et la musique surgit. Magique. Une invention extraordinaire. Tout le monde devrait en avoir un, et plus personne n'aurait besoin de médecin. Je n'aurais plus de travail, bien sûr, mais peu importe. C'est très bon pour la santé, la musique.
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mamansand72mamansand72   07 août 2015
Certains jours, surtout quand ils revenaient de l’école, Lucy semblait plongée dans une terrible tristesse. Alfie essaya à plusieurs reprises de lui expliquer pourquoi tout le monde avait changé à ce point d’attitude avec eux, il lui dit que le cousin Dave avait raconté à tout le monde l’histoire de la couverture et du nom allemand qui était écrit dessus. Alfie lui parla de la guerre, de la haine des gens pour les Allemands, de Martin Dowd et de Henry Hibbert, que tout le monde connaissait dans l’archipel et qui avaient été tués en Belgique, de Jack Brody, qui était revenu avec une seule jambe et à moitié fou, des sous-marins allemands qui coulaient tant de navires, comme le Lusitania, entraînant la noyade de tant de marins.
Lucy paraissait assez bien écouter, mais il ne savait pas ce qu’elle comprenait réellement, en admettant qu’elle comprenne quelque chose. Il remarqua que s’il parlait trop, pendant trop longtemps, elle n’écoutait plus. Il se dit alors qu’elle avait peut-être saisi suffisamment de choses pour ne pas vouloir en entendre davantage, que ce dont il lui parlait la troublait tellement qu’elle préférait ne pas savoir, qu’elle voulait simplement qu’il arrête de parler, qu’il se taise. Et c’est ce qu’il fit.

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orbeorbe   05 avril 2015
Le plus frustrant, le plus déconcertant pour Alfie, c'était qu'il avait la certitude que de temps en temps elle écoutait, qu'elle comprenait quelque chose à ce qu'il racontait. Il avait également le sentiment- et cela l'encourageait à continuer - qu'elle aimait bien qu'il soit avec elle, qu'elle aimait écouter ses histoires. Pourtant, elle ne voulait ou ne pouvait simplement pas le montrer, elle ne voulait ou ne pouvait pas réagir.
Puis un jour, il y eut une percée, une avancée importante, et tout à fait inattendue.
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