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ISBN : 2344013636
Éditeur : Glénat (04/01/2017)

Note moyenne : 4.37/5 (sur 67 notes)
Résumé :
L'histoire vraie d'une héroïne oubliée.

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  03 septembre 2017
La Pologne, occupée par l'Allemagne nazie, vit de bien sombres heures. Notamment les Juifs à qui l'on interdit de travailler, de posséder et que l'on enferme.
Ghetto de Varsovie, mars 1941. Les Juifs ont été parqués entre ces hauts murs et seul le Département d'Aide Sociale est autorisé à les franchir. À bord de la camionnette remplie de vêtements, de nourriture et de médicaments, Irena et son collègue, Antoni, une fois les contrôles passés, viennent en aide, autant qu'ils le peuvent, à ces pauvres démunis. Mais, un jour, une femme supplie Irena de l'aider. En effet, très malade, sachant ses jours comptés, elle lui demande de sauver son fils, Nathanael, et de s'en occuper une fois qu'elle ne sera plus là. Doutant du geste à accomplir, redoutant de mettre en danger ses confrères et craignant aussi d'être dénoncée, Irena doit-elle sauver cet enfant de la barbarie ? Quid des autres ?

À partir de divers ouvrages, Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël, passionnés par cette histoire, retracent dans ce premier tome d'une trilogie, la vie d'Irena Sendlerowa, une jeune femme résistante qui n'avait pour but que d'aider les Juifs. Une femme forte et combattive, révoltée du sort des Juifs, et déclarée Juste en 1965. Cet album lui rend un très bel hommage, les auteurs ayant essayé de coller au plus près de la réalité. Même si l'album est destiné principalement à la jeunesse, ils n'ont rien caché des horreurs subies, des traitements infligés et du sort réservé aux Juifs. Une manière intelligente, subtile et touchante d'appréhender cette période de l'histoire. David Evrard, au dessin, et Walter, aux couleurs, contrebalancent la gravité du sujet en proposant un dessin tout en rondeur aux couleurs douces et à la mise en page dynamique.
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RosenDero
  27 janvier 2017
Pologne, 1941, Ghetto de Varsovie. Irena, une jeune polonaise, travaille pour l'aide sociale et apporte de la nourriture, des habits, des soins et du réconfort aux Juifs enfermés dans ce quartier réservé, véritable mouroir.
Sa vie va être bouleversée le jour où une habitante va lui demander, sur son lit de mort, de faire sortir son fils de cet enfer...
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Les titres relatifs à la seconde guerre mondiale sont nombreux, les BD, albums et ouvrages graphiques également.
Ceux traitant spécifiquement du ghetto de Varsovie, et ceux consacrés à l'action d'Irena Sendlerowa sont tout de suite moins faciles à trouver, surtout si l'on cherche à les rendre accessibles au grand public et, plus particulièrement, si l'on veut qu'ils soient adaptés aux jeunes (c'est au programme d'histoire de 3e).
L'existence de la série Irena adaptant librement mais de manière très documentée la vie de cette Polonaise qui gagnera par la suite le titre de Juste pour son rôle dans le sauvetage de nombreux Juifs de Varsovie, est donc déjà une très bonne chose en soi.
Les bons points auraient pu s'arrêter là, mais Irena est une BD bourrée de qualités dont, en premier lieu, une portée pédagogie inestimable.
Si les dessins sont si "mignons" (avec même un petit chien trognon qui gambade, des gamins aux bouilles crasseuses mais ravies à l'air très joyeux) c'est sans conteste pour ne pas en rajouter à la gravité du sujet et des horreurs dépeintes.
Ghetto est synonyme d'insalubrité, de surpopulation, de famine, de mort, tout simplement.
Et si la mort n'est pas éludée ni passée sous silence, elle est imagée sans que cela ne lui fasse perdre son caractère percutant et choquant. Au contraire, le traitement graphique de la mort, pudique, avec ces fantômes bleutés qui s'expriment et sont libérés de toute souffrance, est adapté à la discussion et à la médiation avec les plus jeunes sans devoir être choquante pour les yeux, elle l'est suffisamment pour le coeur et l'esprit.

Pédagogique, touchante, sans mièvrerie et sans concession, Irena est une BD bouleversante sur un sujet qui, à force d'être mentionné, pourrait perdre de sa prégnance. En se focalisant sur des enfants, en illustrant de manière naïve mais non censurée les atrocités commises et subies, Irena concrétise la souffrance et l'absurdité du fascisme.

Je suis bien conscient que ma "critique" n'est pas suffisante, pas complète (je n'ai même pas parlé du fait que la BD évoque le pillage et la soif de richesses de ce Reich avide de territoires et qui cible les juifs pour les déposséder) et pas à même de rendre compte de ce que cette BD peut apporter.
Mais à l'heure où l'on entend trop souvent dire que le passé est passé et que L Histoire ne sert à rien, où les barbares réitèrent les mêmes ignominies en changeant de bannière, où le Gestapo n'est pas loin, il est bon de se rappeler que certains ont su et savent encore résister.
Si j'ai réussi à vous inciter à lire cette belle BD, à l'offrir, c'est tout ce qu'elle mérite.
Lisez-la et parlez-en.
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Nadouch
  02 mai 2017
Attention, de cette lecture on ne ressort pas indemne.
Sous des dehors légers (dessins presque naïfs au premier abord, couleurs douces, personnages joufflus), il s'agit d'une vraie BD à contenu, dans le sens noble du terme. Irena a vraiment existé, elle est une juste, c'est-à-dire qu'elle a sauvé des juifs de l'extermination. Comment ? En faisant sortir clandestinement des enfants du ghetto de Varsovie. En prenant donc des risques absolument énormes. En s'entourant d'un réseau bien choisi et efficace. En faisant tout avec méthode...
Dans ce premier tome, c'est la prise de conscience d'Irena, venue un jour avec l'aide sociale dans le ghetto, et ayant assisté au meurtre d'un enfant... Et, de à, le début de son action.
Une lecture vraie et bouleversante, sans pathos, pleine de justesse.
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tchouk-tchouk-nougat
  18 avril 2017
Sous l'occupation allemande, La Pologne vit des heures sombres. Les juifs sont parqués dans des ghettos insalubres où toute tentative de fuite se solde par la mort. Irena fait partie de l'aide sociale et apporte ce qu'elle peut de soins, nourriture, vêtements, et réconfort.
Cette très belle BD revient sur les conditions horribles dans lesquels vivaient les juifs de Varsovie et nous fait découvrir Irena. Cette femme remarquable, résistante et militante polonaise a vraiment existé. Elle fut déclarée Juste en 1965.
Cette bande dessinée est adapté à un public jeune, leur permettant ainsi de découvrir la seconde guerre mondiale avec un autre regard.
Les dessins sont a cette image : ils ne cachent pas la misère, les visages émaciés et les bras malingres. Mais ils ont des un trait charbonneux et doux, très simples, adaptés à ce lectorat.
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Amindara
  27 février 2017
Voilà une BD au sujet intéressant. Très intéressant même. Voilà une BD qui promet et que j'attends au tournant. Pourquoi ? Parce que ce sujet-là (seconde guerre mondiale, shoah…), c'est un sujet qui me tient à coeur. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça, c'est une période de l'Histoire qui m'intéresse beaucoup.
Ici, nous sommes face à une BD qui parle d'une personne qui a réellement existé : Irena Sendlerowa. Je me souviens d'avoir entendu parler d'elle au moment de son décès, et de ce qu'elle avait fait pour aider les juifs du ghetto de Varsovie. Mais mes connaissances à son sujet restaient assez vagues. Cette BD m'a donc permis d'en apprendre un peu plus sur le personnage.
Par contre, j'ai énormément de mal à définir à quel public s'adresse cette BD. Ce qui m'étonne, dans tout ça, c'est qu'elle semble destinée aux enfants. C'est bien, je trouve, d'aborder un tel sujet avec eux. Je dis ça, parce que l'histoire est assez simple, c'est facile à lire, il y a peu de texte, le style de dessins ressemble à ce qu'on peut voir dans d'autres BD pour enfants. Mais ça reste tout de même un sujet relativement dur et je me suis demandé à plusieurs reprises s'il n'y avait pas une incohérence entre le public qui semble visé et ce que cette histoire représente. Il est évident, pour moi, qu'il y a des informations que les enfants ne comprendront pas forcément (j'ai personnellement appris l'existence des Einsatzgruppen qu'à la fac). Et au-delà de ces informations, je ne suis pas sûre qu'ils saisissent toute la portée de cette histoire, tout le contexte. Alors certes, les auteurs sont intelligents, en ce sens qu'ils nous résument pas mal de choses, mais du coup, ça reste des résumés, ça va très vite, je ne suis pas sûre qu'un enfant qui n'a jamais entendu parler du ghetto de Varsovie parvienne à saisir les tenants et les aboutissants de ce qu'il est en train de lire.
Et puis, il y a aussi les dessins. Ils sont forts tout de même. La violence n'est jamais vraiment montrée, toujours suggérée. Cependant, elle est bien là. On voit du sang, on voit des blessés, on voit la méchanceté des nazis. On voit aussi la maladie, l'état de misère extrême dans laquelle vivaient les juifs dans le ghetto. On voit cette pauvre femme de 24 ans qui se meurt et qui semble déjà une vieillarde. du coup, je m'interroge. Je sais bien que les enfants en voient d'autres, que malheureusement, dans le monde dans lequel nous vivons, ils sont habitués à la violence. Mais est-ce une raison pour la leur montrer de cette façon ? Je veux dire, un sujet aussi grave, avec des images aussi fortes… à ne pas mettre entre les mains des plus jeunes.
A côté de cela, mon esprit de lecteur adulte est tout de même un peu frustré. L'histoire d'Irena est racontée, mais de façon relativement décousue. Nous faisons des sauts dans le temps, certaines choses sont évoquées, mais de façon très succincte. Trop succincte même. Je pense que certaines choses auraient pu être davantage détaillées. Je me console en me disant que ce n'est qu'un tome 1. Peut-être le sujet sera-t-il plus approfondi par la suite ? Je l'espère en tout cas. Parce que pour une BD qui se veut instructive, elle me parait, pour le coup, un peu trop « légère » (en terme de contenu s'entend)
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Les critiques presse (5)
Ricochet   26 avril 2017
Dosé avec justesse entre vérité et public jeune, un ouvrage bouleversant à suivre.
Lire la critique sur le site : Ricochet
BDGest   20 février 2017
Cette série semble s'adresser aux enfants du même âge que ceux qui en peuplent les pages, cependant elle pourrait paraître dure par moments. Elle saura toutefois également intéresser les plus grands.
Lire la critique sur le site : BDGest
Bedeo   14 février 2017
Un album réalisé avec intelligence qui s’adresse à la fois aux jeunes et aux adultes, en faisant découvrir la vie d’une femme au courage extraordinaire dans une bande dessinée à vocation mémorielle.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario   23 janvier 2017
A ceux qui disent qu'il ne faut pas ressasser le passé pour aller de l'avant, cet ouvrage rappelle qu'il faut malgré tout connaître le passé pour construire l'avenir.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDZoom   20 janvier 2017
Une bande dessinée, historiquement juste et terriblement émouvante.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
OctoPangeOctoPange   16 octobre 2017
Justement, c'est de ceux en qui on a le plus confiance qu'il faut se méfier au premier chef.
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RosenDeroRosenDero   31 janvier 2017
Les bourreaux font jeter de la chaux vive sur chaque nouvelle couche de cadavres.
Les blessés sont rarement achevés, parce que les munitions coûtent cher.
Ils tentent tout de même de se rembourser en revendant les vêtements...
et en volant tout ce qui a de la valeur dans les appartements laissés vides.
Cette monstrueuse idéologie couvre en plus un des plus grands pillages de toute l'histoire.
Visiblement ils ont besoin de beaucoup d'argent.
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prune42prune42   14 juillet 2017
- Tu sais, je ne comprends pas les nazis (...) Je veux dire : pourquoi cachent-ils leur saloperie derrière des murs ? Tout le monde sait très bien ce qu'ils font.
- Disons que ça leur permettra peut-être de nier, si les choses tournent mal pour eux. Et ça aide aussi nos propres concitoyens à vivre en parfaits hypocrites, comme s'ils ne savaient pas.
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RosenDeroRosenDero   27 janvier 2017
Décret du 26 avril 1943
Tout Polonais qui, sciemment, aide d'une façon ou d'une autre un Juif à s'échapper du quartier juif sera exécuté sur-le-champ et sans autre forme de procès.
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F242F242   18 août 2017
Ghetto de Varsovie, Mars 1941

- Ausweiss, Bitte !
- Département d'Aide Sociale .
- Je ne comprendrai jamais pourquoi on autorise des humains à venir aider ces sous-rats. Si c'était moi qui donnais les autorisa...
- Mais ce n'est pas vous. Alors, soulevez cette barrière. Ou j'en référerai à qui de droit.
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Vidéo de Jean-David Morvan
Un entretien avec Jean David Morvan à l'occasion de la sortie d'Irena
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