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ISBN : 2742739270
Éditeur : Actes Sud (22/08/2002)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 99 notes)
Résumé :
La famille Delbast- est catholique. Cinq frères et soeurs précèdent Fanny. A sa naissance son frère aîné a vingt ans.
Dans cette fratrie, sa place est illusoire, son enfance est occultée, son identité le plus souvent réduite à un numéro pour éviter la confusion des prénoms. Petite fille solitaire, Fanny adore son père, mais il ne la voit pas. Trop de choses les séparent, trop de vie, de retenue aussi.
M. Delbast est médecin. Il est de ceux qui ont fait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  20 avril 2018
Véronique Olmi nous offre un roman d'une extrême sensibilité sur l'amour filial. Ici la narratrice, Fanny, nous fait part de son amour pour son père, amour qu'elle quête, qu'elle aimerait tant ressentir dans les paroles, dans les gestes, dans le regard de son père. C'est très touchant et une fois encore cela interroge sur cette nécessité d'être reconnu, ce besoin d'être aimé et d'avoir une place dans le regard de ses parents. La place de Fanny, petite dernière dune fratrie de six n'est pas simple "j'envie mes aînés parce qu'ils forment une famille dont tu es le père. Moi, je suis une sorte de regard extérieur, une invitée arrivée en retard."
Je suis toujours émue en lisant les livres de Véronique Olmi, sa sensibilité me touche beaucoup. Chaque phrase est troublante et me parle, j'ai dû pour ce "petit" roman me freiner car j'aurais noté tout le livre en citations !
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zabeth55
  25 août 2018
Un récit qui paraît un peu décousu au début mais qu'on ne tarde pas à s'approprier.
Fanny est la petite dernière d'une famille de six enfants, née dix ans après son frère.
Milieu catholique et conventionnel, père médecin, Fanny souffre un peu de sa situation, différente de ses frères et soeurs, l'aîné a 20 ans de plus qu'elle. Mais elle voue une adoration sans faille à son père. Père centenaire qu'elle choit et bichonne.
C'est un roman très court mais intense, récit sensible de l'amour filial et critique de la bourgeoisie bien-pensante à laquelle Fanny accorde toutes les excuses.
J'ai beaucoup aimé Fanny tant quand elle était petite que quand elle a cinquante ans.
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lula00
  12 janvier 2016
Ce petit roman a une écriture ténue, intense, sensible.
Fanny , numéro six de la fratrie Delbast nous raconte avec son regard d'adulte l'enfant qu'elle a été et qu'elle demeure.
Elle nous entraîne dans son sillage et sa quête pour être reconnue par son père pour elle et non pas parce qu'elle fait partie de la fratrie ou bien parce qu'elle est un moyen de faire revivre sa mère aux yeux de son père très âgé qui a perdu le fil du temps et des évènements de sa vie.
C'est le premier roman de Véronique Olmi que je lis et cela ne sera sûrement pas le dernier tant son écriture est fine, poétique. Je suis sortie bouleversée par Fanny et ce qu'elle nous dit de son histoire.
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Foufoubella
  09 mai 2019
J'ai été attirée vers ce roman pour trois raisons :
- la collection (Babel chez Actes Sud) que j'aime beaucoup
- la couverture qui ne révélait rien et que je trouvais poétique
- la brièveté du roman, oui je l'avoue, car je l'ai acheté sans lire la quatrième de couverture afin de répondre à l'un des items du challenge multi-défis auquel je participe cette année. Et donc, si le sujet ne m'avait pas plu, au moins je n'en aurais pas eu pour très longtemps.
Et ? Et bien ce très court roman, qui se lit en une petite heure, possède bien des qualités. Ou plutôt il m'a plu car m'a surtout parlé.
Numéro Six c'est Fanny, la narratrice, la sixième et dernière enfant d'un couple qui ne l'attendait plus, qui ne la souhaitait pas, arrivée 20 ans après l'aîné et 10 ans après le dernier. Mais dans une famille catholique bien sous tous rapports, on ne pense ni avortement, ni abandon. Au mieux, on prie pour que l'enfant ne soit pas arriéré, ou qu'il « passe » naturellement.
Et Fanny voue un amour illimité, presque idéalisé et rêvé, à son père qui, à 100 ans, vit désormais chez elle. Ce roman est une longue lettre d'amour filial, remplie de poésie mais aussi de petits règlements de compte, ceux qu'on n'ose pas dire en face.
Ce fut une très jolie lecture.
Véronique Olmi était pour moi le nom d'une auteure que je n'avais jamais lue. Aujourd'hui, elle est aussi une plume que j'apprécie. Cela tombe bien, j'en ai ou deux autres dans ma PAL.

Challenge multi-défis 2019
Challenge Trivial Reading

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AquinER
  01 février 2013
Fanny est la numéro six, la benjamine et brebis galeuse d'une famille bourgeoise et catholique. À cinquante ans, alors qu'elle veille aux derniers vieux jours de son père centenaire, elle relate ses souvenirs d'enfance marquée par l'absence de ce dernier.
J'ai découvert cet auteur en lisant le roman Bord de mer qui m'avait séduite par une écriture raffinée, dépouillée d'artifice ou de frivolité stylistique incongrue. On y retrouve la même plume dans Numéro six. Toutefois, la trame de Bord de mer est de loin mieux développée avec un dénouement littéralement estomaquant alors que celle de Numéro six tente de faire une boucle entre le début et la fin du récit jouant sur une image plutôt mince pour ne pas dire vague. La fin m'a donc un peu déçue.
Critique subtile de la bourgeoisie catholique française d'une certaine époque? Peut-être. Mais, on aurait sans doute apprécié une narratrice légèrement plus explicite, plus critique, plus complice. Peut-être.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
lula00lula00   12 janvier 2016
Sais-tu qui tu attends?Agathe, moi, ta femme, ta mère? L'absence nous réunit, les vivantes et les mortes, ce qui te manque c'est un visage aimé, mais qui aimes-tu? Souvent tu me demandes où est maman, tu me forces à répéter l'histoire de sa mort: " Maman est morte, il y a dix ans à Noël, papa." Tu le sais mais tu ne t'y fais pas, tu demandes confirmation, tu dis : " C'est terrible... terrible..." et tu me regardes, ahuri, étonné.
Est-ce que je vais passer ma vie à annoncer la mort de ma mère?
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luis1952luis1952   01 juillet 2013
Fanny refuse de me prêter ses chaussures. Tu me dis: "Tu marcheras pieds nus !". Je l'ai fait. J'ai marché pieds nus trois heures durant. Je n'ai pas eu mal. J'ai eu honte. Je n'ai pas offert cette honte à la Vierge. Plus je marchais, plus je me libérais d'elle, j'avais envie d'écraser les pierres avec mes orteils. Plus je marchais, plus j'étais forte, et ce jour-là j'en ai fini avec la religion.
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lyoko01lyoko01   23 février 2014
La dernier fois que nous avons dîné chez Jacques... Tout ce monde! Sa femme, ses trois enfants, ses huit petits-enfants, Agathe, moi... et toi. Fatigué et silencieux. Désorienté. Triste de l'être.
Nous étions en visite. Tout le monde s'étaient réuni autour de toi, personne ne t'adressait la parole. On parlait de toi comme si tu avais été absent. On évoquait des souvenirs que tu ne saisissais pas, on rappelait des scènes d'anthologie familiale qui se racontent de génération en génération et n'intéressent plus personne.
Tu as tenu tout le repas. Dans cet entrain superficiel, ces rires forcés. A la fin, tu as reculé ta chaise, tu as pris appui sur la table d'une main mal assurée, les petits-enfants de Jacques se sont écriés: "Une chanson! Une chanson!" en frappant la table de leurs fourchettes. On avait dû leur raconter que grand-père chantait "Faust" à la fin des repas. Ils étaient polis. De la main tu leur as fait signe de se taire, un petit geste tremblant, fatigué. Seule Agathe a compris. Elle est allé à toi, t'a soutenu. Tu lui as dit: "Je veux aller me coucher" et la femme de Jacques s'est écriée: "dans la chambre bleue! Au premier!" comme si Agathe était sourde. En soupirant elle a rajouté: "J'ai mis une alèse en plastique."
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luis1952luis1952   26 août 2014
Le seul de mes frères avec qui j'ai eu une relation c'était Christophe. Il avait dix ans de plus que moi et grâce à moi, il avait lâché la place du petit dernier.
Souvent le soir, orteils à nus je quitte mon lit et je vais m'endormir dans le sien. Il fait ses devoirs.Il y a la lumière allumée et la radio aussi. J'adore ça. Adamo. Je regarde le dos de Christophe penché sur ses cahiers. Je ne cafte pas. Je l'aime bien. Une tendresse discrête, douce. Ainsi chaque soir, sans rien nous dire, nous sommes intimes. Il aime que je chauffe son lit.
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diablotin0diablotin0   20 avril 2018
On ne fait que croiser ses parents. On partage un temps de vie avec eux, on s'en va, puis on se souvient. Et on les rappelle.
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