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EAN : 9782253083979
281 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/01/2008)
3.74/5   109 notes
Résumé :
Le cap des trente livres passé, j'éprouve le besoin de faire le point sur la question de l'hédonisme. Si je devais le réduire à une interrogation, ce serait évidemment celle de Spinoza : "que peut le corps?". A quoi il me faut ajouter : en quoi est-il devenu l'objet philosophique de pré-dilection ? Puis, questions en cascade : comment penser en artiste ? De quelle manière installer l'éthique sur le terrain esthétique ? Quelle place laisser à Dionysos dans une civili... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Nayac
  05 septembre 2014
Philo ou philosophie ? Un article du « Monde » de juillet 2014 s'interrogeait sur l'intérêt et le risque lié à une « vulgarisation de la philosophie » par des philosophes tels que Michel Onfray.
J'en retiens en ce qui me concerne : « il n'y a jamais trop de philosophie » et « la philo est une gigantesque demande de sens qui n'est plus réservée à une élite »
Pourquoi cette introduction : pour donner le contexte de mon appréciation de ce « manifeste hédoniste ». J'ai apprécié le lien que cherche à faire ce livre entre philosophie et « manière de vivre ». Aisément critiquable, ce genre d'exercice est pourtant celui qui est susceptible à la philosophie de partager ses richesses (que je ne prétends pas connaitre : je ne suis pas un « professionnel » de la philosophie).
« Genre d'exercice » disais-je : aller retour entre concept (parfois vite esquissés certes) et propositions de vie : périlleux mais exercice incontournable pour passer du conceptuel (nécessaire) à l'action, bref la vie.
Mais aussi parce que le livre cherche à exposer un système complet, cohérent (et non une collection de vues partielles)…en moins d e 1000 pages ! Ce qui donne l'occasion de ne pas s'arrêter/ s'enfermer sur un thème, mais de penser à l'articulation entre eux.
Critiquable ? Oui. Certaines propositions semblent discutables, peu étayées à mon gout. Mais elles forcent à la réflexion et surtout incitent à la construction de notre propre système de référence. Et nous invient ainsi à ne pas tomber dans l'ornière du « prêt à penser » qu'évoquait l'article mentionné au début.
Ajoutons, j'allais dire sur le plan du style, la distillation de quelques formules "à l'emporte piéce" souvent excessives, mais également savoureuses. Ex p200: "Jamais en retard d'une sottise, Hegel...." oo plus loin: "Biens ouvent, quand on invoque l'intransmissible, c'est qu'il n'y a rien à transmettre."
Donc merci pour ce livre de « philo » dont je recommande la lecture (critique bien sur !)
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l-ourse-bibliophile
  19 janvier 2014
J'ai découvert Michel Onfray en écoutant les conférences données à l'Université Populaire de Caen sur les consciences réfractaires (à savoir Georges Politzer, Paul-Yves Nizan, Albert Camus et Simone de Beauvoir). J'ai dès le premier cours (je continue d'avancer peu à peu) été totalement captivée par ce qu'il disait, par sa présentation d'une autre philosophie, une pensée plus concrète et moins conceptuelle, bref, je suis captivée par cette contre-histoire de la philosophie. Je précise que je suis tout à fait néophyte dans ce domaine (en filière scientifique, les connaissances délivrées en philosophie sont plus que basiques…).
J'ai donc voulu découvrir un peu plus le philosophe qu'est Michel Onfray. Dans La contre-histoire de la philosophie, il ne présente pas ses idées même si elles transparaissent parfois. A la bibliothèque, j'ai pris trois ouvrages, au hasard. Dont celui-là.
Après une préface consacrée en majorité à son enfance et ses années de pensionnat, ce manifeste s'attache à proposer une philosophie pour bien vivre, pour mieux vivre : « Philosopher, c'est rendre viable et vivable sa propre existence là où rien n'est donné et tout reste à construire. » Il commence par déconstruire les mythes (platoniciens ou judéo-chrétiens par exemple) et démontrer que l'historiographie dominante, celle de l'idéalisme, est construite par ceux qui ont intérêt à qu'elle soit ainsi. Il explique sa conception de la philosophie – qui se manifeste aussi bien dans la vie que dans l'oeuvre du philosophe – qui prend appui sur l'utilitarisme, le matérialisme et, bien entendu, l'hédonisme. C'est extrêmement limpide : je ne connaissais pas les concepts avant de lire, mais Michel Onfray doit être un excellent professeur car je n'ai pas ressenti de difficultés.
Sans n'avoir jamais pu le formuler ainsi – sans doute car je ne me suis jamais posée de telles questions en plus de ne pas avoir l'intelligence de cet homme –, je me sens en accord avec ce qu'il dit et très proche de sa conception de la vie. Il est d'une lucidité incroyable, du moins c'est ainsi que je le perçois.
La puissance d'exister est – à mon avis qui est très humble puisque je n'ai rien lu d'autre – un excellent ouvrage pour découvrir la pensée de Michel Onfray et se familiariser avec son approche de la philosophie.
Je pense que, pour ma part, je vais – outre continuer d'écouter les cours – attaquer un autre de ses livres.
Une dernière chose cependant : ne prenez pas peur en lisant le sommaire ! Si les intitulés sont incompréhensibles, ce n'est pas le cas du contenu. Donc ne paniquez pas devant « Une intersubjectivité hédoniste », « Une logique archipélique » ou « Un art kunique » !
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LUKE59
  13 juillet 2012
Michel Onfray tente dans cet essai d' effectuer la synthèse du discours qui a été le sien à travers de nombreux ouvrages.Avec justesse et intelligence, le philosophe libertaire règle avant tout ses comptes avec la philosophie platonicienne et la religion , nous mettant en garde contre toute forme de pensée dominante.On peut toutefois regretter que son discours soit parfois rendu hermétique aux yeux du profane(dont je suis) par l' emploi d' un jargon philosophique quelque peu rébarbatif .A noter une très touchante préface d' une quarantaine de pages dans laquelle l' auteur se dévoile en évoquant les périodes douloureuses de son enfance, en particulier, ses quatres années passées dans un orphelinat religieux.Bref , un ouvrage essentiel, vivifiant, instructif, que je j' ajoute désormais à mes livres de chevet.
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Fx1
  29 avril 2014
Onfray s'est une autre maniére de concevoir la philosophie , une maniére concréte , à l'opposée de celles des philosophes de salon qui se regardent philosopher touten se gaussant de ceux qui ne comprennent rien à leurs propos. Déja il faut indiquer que chez Onfray tout est intéligible . Il n'est pas là pour se regarder dire quelque chose mais pour le dire et le faire entendre . Et cet ouvrage si il ne donne pas d'éléments fondamentaux sur la philosophie du personnage Onfray permet au moins d'envisager la philosophie sous un autre regard que celui des auteurs incompréhensibles . Onfray lui s'avére trés concret , ouvert aux autres , et décidé a dialoguer avec autrui , ce qui n'est pas la moindre de ces qualités . A découvrir cet ouvrage remarquablement bien fait .
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MrAZ
  19 février 2021
Pour la pulsion de vie ! Un livre utile et essentiel.
C'est un livre extrêmement intéressant de Michel Onfray dont je partage l'essentiel (mais pas l'intégralité) des idées.
Il est plus personnel que les autres et reprend un peu tous les thèmes que l'auteur développe depuis des années à travers ses écrits et ses conférences à l'université populaire de Caen. Je n'ai donc pas eu de grandes surprises mais j'ai trouvé l'exercice de synthèse très réussi, très cohérent.
Dans une première partie, il s'applique enfin à lui-même le principe qu'il utilise systématiquement pour l'étude des autres philosophes. C'est-à-dire qu'il livre en préambule une partie de sa biographie. Les "idées" (celles de Michel Onfray aussi) ne tombent pas du ciel, mais viennent du bas, du corps, du vécu.
Le titre du livre "la puissance d'exister"(emprunté à Spinoza) désigne parfaitement le contenu. Il s'agit de l'oeuvre forte, vivante, vivace d'un philosophe matérialiste, hédoniste.
Ne partez pas! Voyez plutôt à quel point matérialisme, hédonisme (termes dont le sens originel a été dénaturé par les platoniciens et le christianisme pour les discréditer) sont à (re)découvrir et à appliquer.
Michel Onfray se reproche parfois à lui-même d'être trop volubile, d'exprimer "en plusieurs phrases ce qu'il pourrait dire en une". Sur ce point je ne suis pas d'accord avec lui. J'apprécie beaucoup son style, qui est d'une grande clarté. Sa "méthode" relève d'un désir d'être clair, lisible, accessible, compris.
À chaque fois, par ses nombreuses formulations, et les exemples qu'il livre, il resserre l'étau de la précision autour de l'idée qu'il veut définir et communiquer.
Il évite ainsi de perdre le lecteur dans les acceptions parfois nombreuses et contradictoires de certains termes.
Comme souvent après une lecture, j'ai voulu en rédiger un résumé, et cette fois-ci j'ai eu le plus grand mal du monde. Chaque partie de ce texte me paraissait essentielle, et je ne pouvais me résoudre à procéder à des coupes ou à des raccourcis.
Les thèmes évoqués sont très nombreux proportionnellement au nombre de pages. Et pourtant, je n'ai absolument pas ressenti l'impression d'un survol trop rapide, trop laconique pour être explicite. Au contraire, ce tourbillon d'idées, dont le parfait enchaînement, la minutieuse construction, probablement le fruit d'une mûre et sure réflexion, est très vivifiant, entraînant, stimulant, éclairant.
Je mets "la puissance d'exister" à sa place, au sommet de ma pile des autres livres de Michel Onfray.
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Citations et extraits (74) Voir plus Ajouter une citation
somethingstupidsomethingstupid   03 mars 2011
La séparation de la sexualité d'avec l'amour n'exclut pas l'existence de sentiment, de l'affection ou de la tendresse. Ne pas vouloir s'engager pour la vie dans une histoire de longue durée n'interdit pas la promesse d'une douceur amoureuse.
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OsmantheOsmanthe   09 mai 2014
Se construire en machine célibataire dans sa relation de couple permet de conjurer autant que possible l'entropie consubstantielle aux agencements fusionnels. Pour éviter le schéma "rien, tout, rien" qui caractérise bien souvent les histoires avortées, mal, pas, ou peu construites, vécues au jour le jour, poussées par le quotidien, brinquebalantes, la configuration "rien, plus, beaucoup" me paraît préférable.
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LUKE59LUKE59   07 juin 2012
L' impérialisme planétaire américain opte pour un christianisme fondamentaliste et met en perspective de son combat, dans sa ligne de mire plutôt, l' islamisme devenu l' opium le plus actif des cultures et des minorités opprimées.
Les termes de l' alternative oscillent donc entre les pôles monothéistes : judéo-chrétien ou musulman. On peut vouloir éviter cette sinistre impasse en optant pour une solution tierce : ni l' un , ni l' autre, mais, ailleurs, un athéisme véritable qui récuse aussi bien la Torah, le Nouveau Testament et le Coran pour lui préférer les Lumières de la raison et les clartés de la philosophie ........(p115)
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London16London16   01 novembre 2019
La fin du déjeuner dominical marque le début du compte à rebours vers le gouffre. La dégringolade d'heures commence. Demain parasite déjà l'instant; l'idée du lundi pourrit la réalité du dimanche; la perspective de l'enfer à venir calcine le moment présent. Je ne suis plus qu'une plaie à vif que chaque seconde écorche plus profondément. Le lundi matin a la couleur jaune falote de l'ampoule électrique de l'unique pièce dans laquelle nous vivons mes parents, mon frère et moi - dix-sept mètres carrés, une seule chambre à l'identique au-dessus. Combien de retours à l'orphelinat? Je ne sais plus. Quatre années, quatre hivers perpétuels, quatre fois deux cent cinquante journées de gel et de fiel, mille jours devant le cadavre décomposé de mon enfance. A quatorze ans, j'avais mille ans - et l'éternité derrière moi (p. 56).
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LUKE59LUKE59   22 mars 2012
La biographie d' un philosophe ne se résume pas au seul commentaire de ses oeuvres publiées, mais à la nature de la liaison entre ses écrits et ses comportements. L' ensemble seul se nomme une oeuvre.(p95)
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Videos de Michel Onfray (137) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Onfray
L'Art d'être français, lettres à de jeunes philosophes Michel Onfray Éditions Bouquins
Quinze longues lettres adressées aux jeunes philosophes et aux étudiants dans lesquelles l'auteur résume sa conception du sentiment d'être français. Il défend un art de vivre et de penser qui s'inspire tour à tour de Rabelais, Voltaire, Marivaux ou encore Camus. Il dénonce les faux-semblants moralisateurs de l'époque et le transhumanisme, l'infantilisation des peuples ou la régression écologique. ©Electre 2021
https://www.laprocure.com/art-etre-francais-lettres-jeunes-philosophes-essai-michel-onfray/9782382920091.html
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