AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782709634267
450 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (13/10/2010)
  Existe en édition audio
3.78/5   208 notes
Résumé :
1780, la France en guerre aux côtés des Insurgents américains peine à financer les opérations maritimes contre l’Angleterre. Alors qu’il affronte la colère du peuple au cimetière des Innocents où les cadavres croulent dans les maisons, Nicolas Le Floch est appelé pour enquêter sur la mort suspecte d’un ancien contrôleur général de la marine.
Que dissimule cet apparent accident domestique ? Quels secrets divisent la famille de Ravillois ? Qu’a-t-on dérobé dans... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 208 notes

Phoenicia
  27 février 2021
Les enquêtes de Nicolas le Floch sont très inégales. Celle-ci est sans doute, à mon sens, à placer dans ses meilleures.
Nicolas est dépêché sur les lieux d'un crime. La victime est un ancien détenteur de secrets d'Etat qui sont susceptibles de nuire à Sartine, lui qui n'est déjà en odeur de sainteté. L'enquête se complexifie, demandant toutes les astuces et le flair de notre commissaire au Châtelet.
Cela a été pour moi une enquête très bien menée, sans trop de longueurs et bien dosée, avec juste ce qu'il fallait de pauses là où il fallait. En arriver à la 9e aventure, c'est considérer les personnages comme de vieux amis qu'on est heureux de retrouver. Ces moments de pause sont donc très appréciables. D'autant que l'auteur en profite pour nous rappeler le temps qui passe, qui n'est pas sans rattraper Nicolas et ses amis avant lui.
Les charmes de ces enquêtes sont multiples. Lire un Parot, cela revient à une narration très XVIIIe s, avec un langage soutenu qu'il est agréable de lire et découvrir, même si cela demande par moments quelques efforts de concentration. C'est également saliver avec ces énumérations de recettes. C'est sourire avec le persifflage de la Cour. C'est cerner cette inéluctabilité que semble être la Révolution française.
Là où le bât blesse très souvent, c'est la complexité de l'enquête qui peut nous perdre. Ici, on est bien accroché. Quant à cette fin... Rien ne me charme tant qu'une fin réussie. Rien n'est à mes yeux une fin aussi réussie qu'une fin surprenante.
En résumé ce genre de tome est la raison pour laquelle je persiste à découvrir les uns après les autres les enquêtes de Nicolas le Floch, faisant fi de ceux qui me semblent en-deçà.
Challenge Trivial Reading X
Challenge Multi-défis 2021
Challenge A travers l'histoire 2021
Challenge Séries 2021
Challenge Mauvais Genres 2021
Challenge Cluedo littéraire V
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          347
Crazynath
  09 septembre 2019
Neuvième aventure du commissaire au Chatelet Nicolas le Floch, le héros créé par Jean-François Parot, voici « L'honneur de Sartine ».
Comme d'habitude, j'ai retrouvé avec plaisir le marquis de Ranreuil qui préfère se faire connaitre sous son nom d'usage ce qui lui simplifie la tache quand il est lancé dans une de ses enquêtes.
Lui et son équipe sont appelés à enquêter sur le décès peut être pas si accidentel que cela d'un ancien contrôleur général de la marine, Edme de Chamberlin. La victime semblait faire partie d'une famille un rien compliquée, d'autant plus qu'il apparait que certains semblent bien intéressés par l'héritage qui se profile maintenant.
Cependant, les anciennes activités de monsieur de Chamberlin ont peut-être aussi un lien avec son décès qui s'avère effectivement être un meurtre. de là à ce que Sartine, qui n'est plus le supérieur hiérarchique de Nicolas le Floch, mais ministre de la Marine, s'en mêle, il n'y a qu'un pas. Quel personnage d'ailleurs que Sartine. Ancien lieutenant général de police, ancien membre du Secret de Louis XV, il est à présent à la tête de la Marine. Il essaye d'en faire une Marine digne de ce nom. Cependant, pour parvenir à redorer le blason de ce ministère, Sartine est loin d'être populaire car ses dépenses sont plutôt dispendieuses. Évidemment, il va vouloir être au premier rang pour apprendre les avancées de l'enquête, car la victime pouvait fort bien être en possession de documents compromettants qui ne doivent pas tomber entre toutes les mains. Et si c'est bien le cas, ou sont-ils ces documents ?
Les suspects foisonnent, et il faudra toute la sagacité de le Floch et de son équipe pour mener à bien cette enquête, qui est, il faut le dire, un peu compliquée.
Heureusement, retrouver l'entourage de le Floch, ce qui est un des points forts de la série permet de passer outre la qualité de la dite enquête. de plus, la restitution de la France de cette période prérévolutionnaire est excellente et Jean-François Parot y excelle.

Challenge A travers l'histoire 2019
Challenge Séries 2019
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
cmpf
  09 janvier 2017

Nicolas le Floch, marquis de Ranreuil, commissaire au Châtelet chargé des affaires extraordinaires continue ses enquêtes souvent destinées à protéger le trône.
Cette fois il s'agit de la mort accidentelle en apparence de monsieur de Chamberlin, ancien contrôleur général de la Marine. Or sa fonction le fait détenteur de papiers intéressant l'Etat. Nicolas est donc chargé de trier la documentation du défunt et de soustraire ce qui concernait sa charge. Sartine sous les ordres duquel le Floch a commencé sa carrière est justement secrétaire d'État de la Marine et en ces temps de guerre aux côtés des insurgents contre les Anglais, celle-ci négligée sous Louis XV est essentielle.

Les relations au sein de la famille Bouvard de Ravilois dont faisait partie par alliance le vieux Chamberlin et chez laquelle il résidait, sont difficiles, ce qui permet de douter que le ciel de lit qui l'a étouffé soit tombé sans aide. Il apparaît par ailleurs que des papiers privés, probablement un testament, ont disparu ainsi que des céladons.
Le commissaire et l'inspecteur Bourdeau doivent donc enquêter sur cette famille et sa domesticité, aidé ou surveillé par Sartine dont la position est fragile face à Necker directeur général du Trésor soutenu par la Reine. Ils sont assistés par Semacgus ex-chirurgien de marine, Naganda chef des Micmacs de retour du Canada et Pluton ex pensionnaire de la louveterie royale et depuis quelques temps hôte de monsieur de Noblecourt.

Comme dans toutes les aventures de cette série, les réalités du XVIIIe siècle sont très présentes, par les évènements, la langue, les costumes, les transformations de Paris et par les recettes régulièrement données. Avant de traiter l'affaire de Chamberlin, le Floch doit se rendre rue de la Lingerie où l'effondrement d'un morceau du mur du cimetière des Innocent répand la pestilence et des visions d'horreur dans les caves des habitants. Là, il rencontre Louis-Sébastien Mercier auteur de L'an 2440, et bientôt de le Tableau de Paris. Tandis que prestance et son réel respect du peuple lui permettent d'apaiser la foule et d'éviter une “émotion populaire”. Il y a depuis quelques titres de fréquentes références aux violences possibles de la part de la population. Préparation, je présume, aux troubles de la Révolution. La première enquête L'énigme des Blancs-Manteaux se situe en 1761, celle-ci la neuvième, en 1780, et la treizième L'inconnu du pont Notre-Dame en 1786, monsieur Parot nous mènera t il jusqu'à la chute de la royauté ? Je l'espère, j'aimerai continuer à suivre les évènements de cette seconde moitié du XVIIIe aussi loin que possible.

Le personnage de Nicolas, le Floch à la ville et marquis de Ranreuil à la Cour évolue aussi. gé de 40 ans, il s'interroge sur sa vie, ses amours avec Aimée d'Arranet, et sur ses origines. En effet s'il a appris de la bouche du défunt roi qu'il est fils du marquis de Ranreuil depuis décédé, il ignore qui est sa mère et désire et redoute tout à la fois de le savoir. En effet la convocation au couvent du Carmel de Saint Denis par mère Thérèse de Saint Augustin, dernière fille de Louis XV, qui lui remet de la part d'une autre religieuse un brevet de lieutenant pour son fils Louis, page à Versailles lui confirme que quelqu'un de puissant veille sur lui et sa descendance.

Un policier historique de qualité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Cricri08
  05 avril 2019
Neuvième tome des aventures et enquêtes du marquis de Ranreuil, aka Nicolas le Floch. Nous sommes en juin 1780 et cela fait maintenant vingt ans que Nicolas est commissaire aux affaires extraordinaires.
Le roman s'ouvre sur un problème très matériel : trop de cadavres s'entassent au cimetière des Innocents et envahissent les caves des riverains, d'où une odeur pestilentielle et des miasmes qui entraînent des problèmes de santé. Anecdote typique des romans de Jean-François Parot qui nous plonge dans le quotidien du Paris du XVIIIe siècle, toujours aussi documenté et précis dans ses descriptions.
L'enquête à proprement parler commence avec la mort de M. de Chamberlin, auparavant au service de la trésorerie générale de la Marine, très instruit des secrets des finances de la guerre avec l'Angleterre, que l'on retrouve étouffé après la chute suspecte du ciel de son lit.
Il avait justement rédigé, le soir même, un nouveau testament en faveur de son petit-neveu Charles … Se sentait-il menacé par un membre de sa famille ? En voulait-on à sa vie à cause des secrets qu'il détenait ? N'oublions pas que les services anglais du renseignement, menés par Lord Aschbury, déjà croisé par Nicolas dans une précédente aventure, rôdent dans l'ombre … Voudraient-ils récupérer un document compromettant pour Sartine, ministre de la Marine et ancien parrain de Nicolas ?
On retrouve encore une fois le goût de Parot pour la bonne chair : les personnages se délectent de strouille à l'italienne, terrine de galantine de veau en gelée accompagnée d'une salade d'herbes ou encore potage froid aux moules … Moults détails qui nous donnent l'eau à la bouche !
En bref, encore un bon moment passé au XVIIIe siècle !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
bibiouest
  03 mai 2017
S'il fallait ajouter une critique je dirai .Merci M.PAROT. J'ai pris du plaisir à me plonger dans l'histoire (la petite et la grande), la description de Paris au XVIIIe siècle, l'humour, la vie quotidienne des Parisiens, la langue du XVIIIe.
Les préoccupations de l'époque nous ramènent aux nôtres.
J'ai hâte de lire les suivants
(j'espère voir l'évolution du Marquis de Ranreuil pendant la révolution)
Commenter  J’apprécie          190

Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   05 février 2011
...Ce peuple pouvait être, selon sa réputation, le plus aimable de l’univers ou le plus redoutable... En pénétrer l'esprit était malaisé et le préjugé gâchait la tentative. Certains le méprisaient, lui supposant de l’imbécillité, d'autres fondaient d'utopiques espoirs sur sa transformation et lui réputaient, peut-être, un peu trop de finesse. Il lui paraissait que la vérité était dans l'entre-deux et que retentissait en chaque homme le débat de tout un peuple.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
sagesse66sagesse66   25 mai 2018
Quoi de plus beau en effet qu'un jardin à la française ?
Ses lignes droites ou doucement courbées, cette régularité, cette écriture géométrique de verdure et de fleurs, cette symétrie qui flatte l’œil et l'entendement, cette nature dominée prête à entendre des vers et des cantates.
Nos jardins, monsieur, sont des alexandrins en musique !
Commenter  J’apprécie          272
Cath36Cath36   08 février 2011
Était-ce encore un signe parmi d'autres qu'il abordait une nouvelle étape de sa vie ?... Il y avait sans doute un moment où l'esprit et le coeur étaient soudain moins pleins des seules considérations personnelles. Les yeux s'ouvraient alors plus perspicaces sur ceux qui vous entouraient et entrevoyaient des situations qui, auparavant, fussent demeurées insoupçonnées. Alors l'ambition satisfaite faisait céder un égoïsme jusqu'alors sourd et aveugle et favorisait une bienveillance naturelle disposée sans aucun calcul à se déployer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Cath36Cath36   05 février 2011
Une idée soudaine le poigna : ceux que nous avons aimés et qui sont disparus demeurent présents par des attitudes qui se transmettent de génération en génération. Leur mémoire demeure dans les gestes des vivants.
Commenter  J’apprécie          280
Cath36Cath36   05 février 2011
Le pouvoir et la puissance ne le fascinaient que dans la mesure où ils fondaient les fidélités à une action inscrite dans la durée et à laquelle chaque génération apportait son ardeur. Même si une partie de lui-même pouvait souhaiter que le temps devînt immobile, il connaissait la vanité de cette tentation.
Commenter  J’apprécie          130

Videos de Jean-François Parot (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-François Parot
Cette année encore, les musées de Lyon se sont mis aux couleurs de Quais du Polar : les auteurs invités Claude Izner, Jean-François Parot, Deon Meyer et d'autres sont intervenus pour des visites atypiques dans les musées Gadagne, le musée gallo-romain de Fourvière, le musée de l'Imprimerie et de la Communication graphique et bien d'autres ! Des enquêtes et animations dans le cadre du festival étaient proposées aux visiteurs. Vidéo réalisée par les étudiants de Factory.
autres livres classés : nicolas le flochVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

PARLEZ-VOUS LE XVIIIe ? (siècle, pas arrondissement !)

Alacrité :

Bonne humeur
Humeur changeante
Mauvaise humeur

15 questions
243 lecteurs ont répondu
Thème : Jean-François ParotCréer un quiz sur ce livre

.. ..