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Christine Barbaste (Traducteur)
ISBN : 2253120375
Éditeur : Le Livre de Poche (04/04/2007)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Trawbawn : le nom fait rêver, le lieu est un havre de paix et de beauté.C’est une vaste propriété située au bord de la mer, en Irlande, entretenue par Lydia Beauchamp, qui y vit seule depuis des années, de trop longues années de silence et de solitude. Jusqu’au jour où Lydia se casse le poignet et accepte l’aide d’Adam Smyth, journalier sur les chalutiers des environs. Le dévouement de cet étranger est...
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
nameless
  08 juin 2014
Première critique pour "le sablier d'or", pourtant édité en 2005, traduit en France par Calmann-Lévy en 2006, écrit par Julie Parsons, née en Nouvelle-Zélande, émigrée en Irlande à l'âge de 12 ans. Ce roman aurait sans doute échappé à ma curiosité, si une lectrice et vendeuse affûtée ne m'en avait vanté les mérites qu'elle négociait pour un euro, alors que je flânais sur un vide-greniers à Villeséquelande (ah, le Cabardes ! ah le Canal du Midi !).
Pour tout dire, je ne regrette pas mon impulsive et néanmoins modique dépense. Rapidement étiqueté "trhiller" par son éditeur, la 4ème de couve plutôt banale et aguicheuse, il faut entrer dans l'intrigue pour découvrir tout ce qu'elle recèle, la beauté classique de l'écriture ainsi que cette aptitude de l'auteuse à nous faire partager les sentiments les plus intimes. Il s'agit d'un roman sur les secrets de famille, que l'on ne veut pas révéler par crainte de faire mal à ceux qui en deviendraient les récipiendaires, et qui finissent par détruire des générations entières d'enfants ou petits-enfants qui en ont été les victimes, souvent par bienveillance. Un sujet, qui encore aujourd'hui, donne beaucoup de fil à retordre à tous les psychothérapeutes pour les dégâts qu'il a commis.
Lydia Beauchamp, une vieille dame ratatinée par l'âge, au poignet cassé, vit solitaire dans le domaine de Trawbawn, magnifique propriété dont elle fait visiter les jardins exceptionnels puisqu'elle est une paysagiste à la renommée internationale, allant jusqu'à donner des conférences aux States. Au fil des pages, nous découvrons que la solitude de Lydia n'est pas volontaire. Sa fille Grace s'est enfuie à 17 ans et n'a plus eu de contacts avec sa mère depuis des décennies, depuis que celle-ci l'a fortement incitée à mettre au monde son bébé-de-père-non-révélé par la fautive, puis à l'abandonner, dans une institution pour filles "déchues".
Nous sommes en Irlande, le livre de Julie Parsons restitue parfaitement l'envoûtante beauté des lieux, ses traditions gaéliques et le poids de la morale. En même temps que je lisais ce livre, cette semaine, j'entendais à la radio, un bref communiqué de presse, non répété, qui relatait que 800 squelettes de bébés viennent d'être découverts à proximité d'un couvent irlandais, où des bonnes soeurs se sont livrées à leur enterrement, entre 1925 et 1961. Mais dites-moi, 1961, c'était donc le Moyen-Âge ?
Bref, Grace traîne sa vie durant, (bien qu'elle ait réussi à construire une famille) la douleur d'avoir dû abandonner son petit garçon, vêtu, le jour de son adoption, d'un "gansey" qu'elle lui avait tricoté, tandis que Lydia rumine sa culpabilité, ses nombreuses culpabilités. Lydia, charmante mamie ? Pas tant que ça... A mesure que les souvenirs affluent dans sa mémoire, nous découvrons comment elle est devenue l'héritière de Trawbawn, pourquoi son mari Alex, est mort d'un "suicide accidentel", et aussi dans quelles conditions elle l'a épousé. Je ne déflore pas l'intrigue en livrant ces quelques informations données dès le départ par Julie Parsons. Il reste beaucoup d'autres révélations et personnages à découvrir. J'évite d'ailleurs, volontairement d'aborder le versant "thriller" de l'histoire pour maintenir le suspense.
Grace est devenue enseignante, et en tant que bénévole, assure des cours d'écriture dans une prison de femmes, comme pour apporter une réponse à ses angoisses. Notons que le roman est rythmé par les écrits de ces femmes, tous plus poignants les uns que les autres, abandons, incestes, violences conjugales, alcoolisme, tellement réalistes, tellement vrais et toujours d'actualité, sans que jamais pourtant Julie Parsons ne se livre à un exercice de voyeurisme.
Certains lecteurs trouveront peut-être la fin "téléphonée", mais ce n'est pas le dénouement qui compte mais comment les personnages en sont arrivés là.
Un roman magnifique, des portraits de femmes émouvants et enfin une très belle maxime, répétée au cours de l'ouvrage :
" Veritatem dies aperit".
Le temps qui passe révèle la vérité.

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christinebeausson
  22 septembre 2014
À la recherche d'une auteur néo-zélandaise, ma curiosité a été interpellée par cette femme née à Auckland et qui vit en Irlande depuis l'âge de douze ans.
C'est la crise économique de l'après guerre qui a poussé ses parents irlandais à aller chercher une vie meilleure aux antipodes. La disparition mystérieuse de son père à été la fin de l'aventure néo-zélandaise pour le reste de la famille. le retour en Irlande a été un choc pour ces enfants Kiwi. "C'était comme un voyage dans le temps," nous raconte Julie, "la Nouvelle-Zélande était ouverte, laïque et égalitaire, un monde en Technicolor, l'Irlande en comparaison était un pays borné et conservateur".
Une des motivations de l'écriture de thriller de l'auteure est que pour accepter le grand mystère de ce qui est arrivé à son père, elle peut au travers de ses romans, raconter des histoires qui portent en elles un mystère et qu'elle peut résoudre à chaque fois.
Et bien voilà, j'ai été fortement récompensée. Cette étape irlandaise a été un vrai plaisir.
Le style de l'écriture est épuré sans être desséché, les paysages, les atmosphères, les caractères, les sentiments, les personnages ... Tout est très juste, poignant et représentatif d'un milieu rigoriste.
Des récits de vies qui ont dérapé à un moment ou à un autre, nous sont dévoilés par l'intermédiaire de personnages qui sont des premiers ou des seconds rôles toujours attachants. Chaque histoire nous montre une facette d'univers qui s'écroule ! Mais nous ne serons jamais pris pour des voyeurs, des esprits malfaisants se réjouissant du malheur des autres.
Les secrets de famille, nous le savons bien et pourtant tout le monde nous le répète : .... ne devraient pas exister !
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jacklin67
  01 mars 2015
je vais joindre ma voix aux quelques lecteurs de cette bien jolie surprise.Ma bibliothèque allait fermer quelques jours ,alors un peu pressée par le temps ,au hasard ,je saisis ce livre entre autres .
Il faut rendre justice à cet auteure quasi inconnue si j'en juge par le peu de lecteurs sur Babelio .
J'ai aimé la musique douce amère de ce thriller !l'écriture est belle ,poétique !L'atmosphère nous fait passer du chaud au froid .
J'aurais voulu remonter le temps pour sauver ces héroïnes si attachantes .La haine ,la violence ,la désespérance d'un monde qui pourrait être si beau avec ces jardins comme celui de Trawbawn comme au premier matin du monde avant que le diable s'y glisse
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marlene50
  17 juin 2016
Histoire passionnante que je viens de relire.
Sombre vengeance par personne interposée ; les personnages sont très intéressants et les descriptions des lieux et "du pourquoi, du comment" précis ; on s'y croit et le récit tient en haleine jusqu' au bout.
Trawbawn magnifique propriété en cette belle Irlande qui me fait rêver.
Ecriture fluide, simple et terriblement efficace.
Un régal de lecture très agréable.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
christinebeaussonchristinebeausson   20 septembre 2014
Je croyais que nous avions vaincu l'inévitable, rétorqua t elle en le dévisageant. Je croyais que notre race avait maîtrisé tout ce qui nous préoccupe et que nous étions presque devenus superhumains. Elle sourit. Je croyais ne jamais vieillir.
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namelessnameless   08 juin 2014
C'est ce qu'on appelait à l'époque un foyer pour mères célibataires. Ca ressemblait à un couvent, mais c'était tenu par l'Eglise anglicane. Une grosse bâtisse de brique rouge, délabrée, à la sortie de Birmingham.

(...) Il se souvenait de la façon dont les infirmières les traitaient. Avec une pitié mêlée de mépris. L'hôpital s'appelait Saint-Bartholomew. Et le foyer, le Fannin Institute. Foyer pour filles déchues précisait en frontispice une inscription datant de sa fondation.
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christinebeaussonchristinebeausson   19 septembre 2014
Voilà ce que c'est, la vieillesse, songea t elle. Attendre. Attendre, toujours attendre.
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namelessnameless   08 juin 2014
La chance, les coïncidences, le hasard, les heureux événements tombés du ciel, appelez ça comme vous voulez, je ne sais jamais quoi en penser. Je me demande toujours s'il n'y a pas quelqu'un, quelque part, qui jette les dés, ou décide de donner du mou au fil d'or, puis de prendre les ciseaux pour le couper, juste...
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christinebeaussonchristinebeausson   21 septembre 2014
Colm ne savait pas ce qu'il voulait faire, c'était bien là tout le problème. .... En prison il avait un rôle, et un but. Il avait un mode de vie. Il avait des rêves et des craintes. Mais, plus que tout, il avait du pouvoir. Dehors, qui serait il ?
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