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ISBN : 275787571X
Éditeur : Points (14/03/2019)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Jaime Ramos, chef de la brigade criminelle à la PJ de Porto, préfère sa ville à toute autre. Dans son appartement s'empilent ses livres, qu'il lit l'hiver exclusivement - l'été est consacré aux flaneries dans la vieille ville portuaire. Attaché à son équipe comme à une famille, ainsi qu'à sa compagne Rosa qui vit dans le même immeuble, il est à moitié sourd, ce qui satisfait pleinement son goût pour la tranquillité. Cette fois, il va devoir débrouiller deux affaires... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Louplou
  17 août 2018
Porto, de nos jours.
Des cadavres de russes, d'Ukrainien découverts criblé de balles et partiellement brûlés dans des voitures.
Une jeune femme de la bonne société portugaise disparue.
Deux affaires à première vue sans rapport l'une avec l'autre, et pourtant.
Un très bon polar portugais.
Une équipe de flics à l'ancienne très attachante et une intrigue bien ficelée.
J'ai aimé me plonger dans cette histoire addictive.
Un bon roman policier portugais que je vous recommande.
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BobPolar
  23 novembre 2018
LES LANGUEURS OCEANES

Nonchalamment.
Ramos est porté par la saudade, le temps s'écoule, l'écho du passé bruisse à ses oreilles, un pas un autre, des meurtres, une disparition, son pas résonne et il contemple ce paysage comme on s'émerveille devant un tableau. le chef de la brigade criminelle rejoint son nid, sa tribu, deux russes assassinés, une jeune fille volatilisée et cet ingénieur qui fait des allers-retours dans les anciennes colonies. Son patron est dans les affaires et il a un secret penchant. Il collectionne les meilleurs cannabis du monde entier.

C'est mon premier polar portugais et de ce fait j'ai découvert la plume de Francisco José Viegas qui est considéré comme un maître du roman noir de son pays. le collectionneur d'herbe est le dixième opus qui met en scène Jaime Ramos. Après deux romans parus en 2005 et 2006 chez Albin Michel les éditions Mirobole reprennent le flambeau. En premier lieu, il convient de noter que l'intrigue n'est pas la finalité - le suspense est quasi inexistant - puisque l'auteur choisit de créer un socle pour développer une description minutieuse des personnages, une peinture poétique des lieux et une atmosphère cotonneuse. Dans ce contexte l'auteur introduit une temporalité dont il nourrit le récit en évoquant des fragments d'Histoire de cette ville, de ce Portugal - et de ses territoires extérieurs - et il le confronte au quotidien. Cet aller-retour entre présent et passé est la matière première du roman. S'y dégage ce blues incarné par le personnage principal.

Pour accéder à cette dimension à la fois panoramique et intime le talent de l'écrivain est ici tout à son aise. Tous ses portraits, ces paysages défilent au rythme de ses élans expressifs. Mais la situation est grave - on en viendrait presque à l'oublier. Ce Maigret sans pipe va trouver sur son chemin un fumeur d'herbe. Par le biais de personnages annexes l'enquête fait des enjambées sur le continent africain, au Brésil et au Cap-Vert. Peu à peu, la minutieuse alchimie produit son effet, la vérité sur cette affaire prend corps.

Si le collectionneur d'herbe est un roman policier il est aussi et surtout l'histoire d'un homme et de ses rencontres, un policier qui apprécie la littérature russe, qui affronte son quotidien avec les stigmates du passé - avant que les historiens ne la policent. C'est en s'imprégnant de ce précieux et parfois douloureux matériau qu'il parvient à élucider ses affaires. Emotion et charme se conjuguent pour offrir un roman rythmé par le blues portugais. On se laisse porter par les langueurs océanes de Porto.
Le collectionneur d'herbe, Francisco José Viegas, éditions Mirobole, traduit du portugais par Pierre-Michel Pranville, parution : 01/03/2018, 352 pages.
Lien : http://bobpolarexpress.over-..
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EvadezMoi
  28 mai 2018
Quand j'ai lu la 4ème de couverture de ce roman, je me suis dit que j'étais ravie de découvrir un polar portugais.
L'histoire s'ouvre sur la découverte de trois cadavres. Deux hommes russes sont trouvés morts, criblés de balles, dans une voiture partiellement carbonisée, puis celui d'une jeune femme dans la vase au bord du fleuve. Jaime Ramos et son partenaire, disons plutôt serviteur et souffre-douleur, Isaltino sont chargés de l'enquête. Dans le même temps, le commissaire leur demande comme une faveur de retrouver la fille d'un riche notable qui s'est volatilisée. Olivia, membre de l'équipe de Jaime s'occupe de retrouver la jeune femme.
Donc tout démarre comme un polar. C'était le but me direz-vous ?
Oui mais à partir de là, on s'enlise dans des descriptions du paysage portugais. Puis on a droit à une biographie minutieuse de chaque personnage de ce roman. de polar, on bascule dans une analyse sociétale du Portugal en remontant sur des décennies. L'auteur nous parle de l'Angola, du Cap Vert, du Brésil et de Kaboul. Sans oublier la partie russe de cette histoire avec une analyse de cette migration soviétique vers ce Portugal, petit pays coincé dans un coin de la péninsule ibérique.
C'est intéressant, on y apprend beaucoup de choses notamment en matière d'espionnage, de trafics d'armes et de drogue, de malversations financières. Jusqu'à perdre complètement de vue la trame polardesque du départ. Et en même temps, tant mieux car cette trame reste très classique et sans réelle surprise.
La surprise vient plus de la façon dont l'auteur profite de chacun de ses personnages pour faire ressortir un détail qui va lui permettre d'entrainer son lecteur dans un autre lieu, à une autre époque et ainsi, peu à peu, conter l'histoire ou le paysage de son pays ou de ses colonies.
Alors non, ce n'était pas le polar que j'attendais. Mais c'est un roman intéressant auquel j'ai certes eu du mal à accrocher mais qui m'a quand même amener jusqu'à la fin avec le sentiment d'avoir découvert un pays que je n'ai jamais encore visité.

Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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Alexmotamots
  25 mai 2018
Une enquête de l'inspecteur Jaime Ramos à Porto.
Cette fois, l'affaire dont il hérite va l'obliger à remonter trois fils parallèles : pourquoi deux Russes viennent-ils se faire assassiner dans le Minho ? Pourquoi une jeune fille de bonne famille disparaît-elle brusquement ? Et, surtout, qui est ce mystérieux collectionneur d'herbe qui envoie un jeune ingénieur parcourir les ex-colonies portugaises ?
J'ai aimé suivre les enquêtes dans la ville de Porto visitée l'année dernière (j'y retournerai bien), ainsi qu'en Angola (voyage qui me tente moins) ou au Cap Vert (pourquoi pas).
J'ai aimé découvrir cet inspecteur féru de littérature russe, et dont on devine la passion pour l'Union soviétique.
Ses deux brigadiers sont eux aussi intéressants à découvrir et à suivre.
En revanche, j'ai moins goutté la succession des chapitres qui suivent des personnages différents de l'histoire. Il m'a fallu parfois un temps certain avant de trouver de qui parlait ce chapitre, et, c'est quelques fois resté un mystère.
Après tant de détails donnés sur chacun des protagonistes, j'ai trouvé la fin un peu succincte.
Mais j'ai passé un agréable moment de lecture pendant les ponts de mai. le récit se déroule également pendant le mois de mai très pluvieux à Porto.
L'image que je retiendrai :
Celle de recettes de cuisine disséminées dans le roman et qui m'ont mis l'eau à la bouche.
Lien : http://alexmotamots.fr/le-co..
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viduite
  01 mars 2018
Sous une trame policière tenue, le collectionneur d'herbe se présente avant tout comme un roman sur la mémoire. Dans une langue à l'invention limpide, Francisco José Viegas procède par strates. le collectionneur d'herbe entasse les détails, toujours d'une précision palpable, où peu à peu se dévoile le rapport singulier entretenu par chaque personnage avec son passé. du communisme aux colonies, avec une ambition éminemment littéraire, le collectionneur d'herbe est un roman magnifique, mélancolique et ironique.
Lien : https://viduite.wordpress.co..
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critiques presse (1)
LePoint   09 mars 2018
Francisco José Viegas est de retour. Un flic grincheux, un bras droit zélé et une coéquipière allumée : le trio portugais s'attaque à la mafia russe.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
Ce monde merveilleux avait pris fin, non qu’elle eût beaucoup d’illusions. Le socialisme avait pris fin, le socialisme n’était plus qu’un hiver de merde plein de neige, avec de la boue dans les allées des parcs de Krasnogorsk où la pelouse n’arrivait presque jamais à pousser entre les statues des héros de la Patrie. Ce monde merveilleux fait de maisons qui ne chauffaient jamais, de voitures sans cesse en panne, de bus toujours en retard, de personnes qui mouraient de froid – c’était terminé. Mikhaïl n’avait plus de ponts à construire ni en Géorgie, déjà indépendante, ni au Kazakhstan, ni en Russie, ni même en Afghanistan où il avait séjourné trois mois et y avait rencontré Arkady, son associé, avec qui il faisait rentrer l’argent à la maison.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
L’ophtalmologie est une science noble. Elle permet la promotion sociale des classes les plus défavorisées. Dans mon village, seuls le curé, l’épicier et une vieille tante à moi portaient des lunettes. Les autres étaient condamnés à voir mal et ils pensaient que le monde était comme ça, flou ou sale. Ils ne savaient pas ce qu’était une rétine, une cataracte, ils ne pouvaient rien comparer, ils ignoraient l’existence des dioptries. Et ils n’ont jamais pu lire Tolstoï ou Tourgueniev.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
Au début, c’est difficile d’être méticuleux, songea-t-il, mais ensuite, on en prend l’habitude à mesure qu’apparaissent et disparaissent les cadavres. Ils apparaissent plus qu’ils ne disparaissent d’ailleurs. Et vu ses années d’expérience, ça faisait bien longtemps qu’il ne considérait plus un cadavre comme un événement extraordinaire.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
Après une génération de politiciens transformés en juristes et de juristes transformés en futurs ministres, la direction de la police avait choisi des juristes authentiques, en présentant comme une nouveauté le caractère primordial des compétences techniques pour le poste, en plus d’un certain goût pour les romans d’espionnage.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2018
Ô patrie de mes glorieux aïeuls, quel malheur d’être portugais, répétait-il souvent. Impossible également d’oublier son cousin Tchoi, soûl, le pantalon déchiré, la chemise blanche couverte de poussière, écrivant après la mort de sa fiancée un message d’amour inconcevable sur un mur de Salamansa, avec des lettres d’un mètre et demi : « Le monde m’a volé la meilleure fiancée qui soit. »
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