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ISBN : 221359399X
Éditeur : Fayard (30/11/-1)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
" Ce livre, destiné à tous, est plus particulièrement dédié aux scientifiques, aux responsables politiques, aux professionnels des médias qui ont en charge la marche du progrès. Mais il s'adresse aussi aux responsables religieux qui veillent au progrès des âmes; et ce n'est pas le même progrès... Mûri durant de longues années de réflexion et de travail en vue d'ébaucher quelques éléments de synthèse dans le domaine très évolutif des relations entre la science et la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
Ledraveur
09 mai 2016
Curieux ouvrage de Jean-Marie PELT qui ose poser la question en tant que scientifique de formation et personne humaine de spiritualité par ailleurs : l'Humain recèle-t-il en lui une “transcendance” ?
Voltaire y était “hermétique”, redoutant à juste titre les “fanatiques en démence”, le “positivisme Comtien” déniant à l'homme la possibilité d'atteindre à l'essence, prônait une “religiosité” des sciences quelque peu réductrice…
Aujourd'hui où en somme-nous ?
Publié en 1995 ce livre a un écho des plus intrigants quant à l'actualité tragique d'événements qui y sont plus ou moins annoncés, du moins mis suffisamment en perspective de réflexion, pour que nous y prêtions une attention d'autant plus profonde.
Le “néo-libéralisme” est une vraie plaie, voire une perdition de la condition humaine dans sa “marchandisation” globale et de tout ; pour autant ce n'est certainement pas les “néo-fondamentalismes” des religions qui vont nous ouvrir des horizons salvateurs ! Bien au contraire, cela pourrait bien se révéler ce qu'il y a de pire !
Jean-Marie PELT, à l'instar de personnes comme Thich Nhat Hanh* nous propose courageusement d'aller de l'avant avec discernement et intelligence, hors des sentiers battus sans pour autant renier une histoire humaine qui a eu ses heures sombres certes, mais aussi ses lumières à travers des êtres “inspirés” !
Notre humanité est en profonde mutation, et ce n'est rien de le dire ! Que voulons-nous au juste ? Et si ce n'est pour nous, pour nos enfants que souhaitons-nous leur léguer vraiment ?
Dans ce livre s'amorcent des sentiers, des pistes à suivre, des “chemins de courage et de dignité”, d'exigence aussi … !
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* « Bouddha et Jésus sont des Frères », Thich Nhat Hanh, Éditions Pocket le Relié © mai 2001
Lien : http://www.versautrechose.fr/
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Citations & extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
LedraveurLedraveur09 mai 2016
Ouvrons quelques pistes, tentons de déblayer le terrain à parcourir : à partir de situations réelles, il conviendra de prendre acte des dissonances et de voir comment, çà et là, araser quelques positions par trop saillantes ; reconnaître que l'autre n'avait parfois pas tort, et reconstruire sur le socle de la première Église indivise une union dans la foi en Christ ressuscité. Ici, c'est la dynamique qui compte, et non les interminables arguties des théologiens. Il faut prendre chaque Église telle qu'elle est, et s'ouvrir résolument à une communion toujours plus large. Chaque Église apportera de la sorte ses richesses : les protestants, leurs rapports si personnels avec la Bible ; les orthodoxes, leur liturgie et leur attachement si profond à la résurrection du Christ ; les catholiques, la riche diversité de leurs ordres et de leurs congrégations. Le christianisme devrait aussi multiplier les contacts avec les représentants du judaïsme et de l'islam d'une part, avec les religions orientales d'autre part. Ces religions rappellent à l'homme qu'il a une tâche à accomplir : accéder à la maîtrise des désirs et des passions, sources de souffrances pour l'humanité. Leur but : aboutir à plus de sérénité, à l'illumination intérieure, au “nirvana”. Tel est le sens de l'enseignement bouddhique, par exemple, qui n'est pas étranger aux objectifs moraux proposés par les religions chrétiennes. Le rapprochement des hauts responsables spirituels du monde pèserait d'un poids décisif en faveur de la justice et de la paix. Tous auraient en commun un message à délivrer sur le sens de la vie : annoncer au monde que chaque être nouveau-né est destiné à devenir un homme, c'est-à-dire une sorte de chef-d’œuvre potentiel de justesse et de sagesse, de bonté et de sainteté. Chaque jour qui passe, chaque acte accompli, chaque pensée juste se doit de concourir à la réalisation de ce chef-d’œuvre. Chacun, naturellement, s'y évertuera selon sa voie, puisqu'il n'est pas deux êtres identiques. Si chacun proposait cet objectif au sein de sa propre religion, le mouvement général qui se dessinerait alors mènerait vers l'universalisme, puisque « tout ce qui monte converge », comme le disait Teilhard de Chardin. Or il s'agit bien, pour tous, dans toutes les confessions, de promouvoir et réussir une véritable métamorphose par une alchimie de l'âme.
p. 232-33
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LedraveurLedraveur09 mai 2016
Sous Constantin, la nouvelle espèce a déjà gagné tout le monde romain. Mais elle a aussi subi de multiples influences. Débordant largement le cadre étroit du judaïsme au sein duquel elle a pris naissance, elle rencontre la pensée grecque et « s'hybride » plus ou moins avec elle, en ce sens qu'elle la « baptise » tout en intégrant certaines de ses valeurs : le message évangélique subit alors l'influence de l'idéalisme platonicien — notamment avec saint Augustin — et du dualisme, contenant en germe le manichéisme et sa fameuse opposition entre la chair et l'esprit, si profondément étrangère à la pensée juive et à ses toutes premières sources. En même temps, la nouvelle religion se coule dans le cadre juridico-administratif du droit romain, et l'on voit les Pères de l'Église s'évertuer à définir et délimiter les contours de l'espèce, tant sont nombreux et menaçants les risques de contamination et d'hybridation susceptibles de corrompre la pureté initiale du message. Les conciles succèdent aux conciles, chacun s'attachant à préciser davantage les caractères de l'espèce nouvelle, tout comme le font les botanistes quand ils décrivent une espèce et délimitent les “frontières” qui la distinguent de ses voisines. La sélection joue alors à plein : les hybrides que la nouvelle foi produit avec d'autres croyances, les mutants qui surgissent çà et là en son sein sous l'influence de zélateurs inspirés, sont systématiquement éradiqués sous l'appellation d'hérésies. Les conciles se livrent à un épuisant travail de “désherbage” en vue de préserver la nouvelle espèce de tout gène étranger. Pendant la longue histoire du catholicisme romain, ils jouèrent ainsi le rôle d'horticulteurs à qui eût été dévolue la mission de prémunir contre tout risque de contamination génétique les caractéristiques initiales de l'espèce, d'éviter que des pollens extérieurs ne viennent en altérer, par quelque fâcheuse et illégitime hybridation, la pureté initiale.
p. 216-17
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LedraveurLedraveur09 mai 2016
La conservation et la transmission d'un message révélé n'en demeurent pas moins l'objectif fondamental des grandes religions ; leur but est d'ouvrir le cœur de l'homme à la transcendance, de le greffer en quelque sorte sur cette transcendance. Tel est bien le sens du mot latin “religare”, relier. La religion rassemble les individus en une communauté de croyance ; les rites qu'elle impose sont la manifestation de ce lien qui fait d'une foule un peuple, mais, dans le même temps, la religion « relie » ce peuple avec la ou les divinités : elle est donc, au sens étymologique du terme, « source de liens ». À cette définition de Lucrèce s'en ajoute une autre, de Cicéron, où religion dériverait cette fois de “relegere”, relire. Ici, le mot nous invite à relire les textes fondateurs et, sans doute, à relire simultanément les informations concernant le réel, afin d'en élargir le sens, de mieux comprendre l'univers, bref, de faire œuvre de philosophe et de scientifique. Cette seconde définition évoque la maïeutique grecque, la « manducation » de la parole, et la pratique de l'oraison en vigueur dans les monastères de contemplatifs.
Mais les religions ne sont pas seulement des entités spirituelles. À travers l'histoire, toutes se sont moulées dans des institutions humaines souvent puissantes et puissamment conservatrices. Or, si le lien particulier d'un croyant à sa religion se noue au cœur d'une conscience et échappe par là à la sagacité de l'observateur, il en va tout autrement de l'institution elle-même, omniprésente, sécurisante ou dérangeante selon le regard qu'on porte sur elle. Ces institutions ont beau être religieuses, elles n'échappent en rien aux lois communes qui régissent la naissance, le mode de fonctionnement, la sénescence, voire la mort des institutions humaines.
p. 204 - 205
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LedraveurLedraveur09 mai 2016
Les Droits de l'homme... et après
Des réflexions et des actions novatrices s'imposent d'urgence, auxquelles les scientifiques sont désormais conviés à apporter leur concours, en vue de définir ce que pourraient être les fondements d'une éthique pour le troisième millénaire. Ceux-ci, en effet, ne sont pas étrangers au mouvement de la pensée scientifique qui laisse désormais ouverte la question de l'existence d'une réalité au-delà du réel immédiatement perceptible, bref, d'une référence extérieure à l'homme et à sa condition.
Qui se préoccupe, par exemple, de promouvoir une réelle éthique des médias dont l'omniprésence et l'omnipotence marquent si profondément l'évolution de la société ? Qui se préoccupe de la violence, de l'agressivité, voire de la débilité à la télévision, des exclus de l'antenne, du poids incroyable de l'argent, de la recherche du sensationnel à tout prix, de la capacité de jeter en un instant le discrédit sur une personne par une information prématurée, de la manipulation des images avec la montée en puissance des images virtuelles, de la présentation systématique de ce qui ne va pas au détriment de ce qui va bien, de la concentration des pouvoirs et des moyens au sein de trusts tout puissants à qui les satellites vont offrir une diffusion mondiale, du faible intérêt réservé au développement culturel et spirituel ? Autant de tares dont nos grands systèmes de communication sont affectés depuis des années sans que nul ne s'en inquiète vraiment. Or, la vision du monde qu'ils proposent à nos enfants, sous des apparences de modernité, est puissamment contre-éducative, et souvent, dans un milieu familial fragile, assurément destructrice.
p. 121-122
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LedraveurLedraveur09 mai 2016
La neurobiologie, toujours foncièrement matérialiste, fait néanmoins entendre quelques points de vue discordants selon lesquels le cerveau ne sécréterait pas la pensée « comme le foie sécrète la bile » ; il y aurait, selon Eccles, deux niveaux de réalité : l'une neuronale, l'autre extérieure et indépendante, dont les interactions susciteraient l'émergence de la conscience. Enfin, les sciences humaines ont été amenées à relativiser l'impérialisme du freudisme, du structuralisme et du marxisme en s'ouvrant à d'autres courants de pensée ; l'astrologie elle-même frappe à leur porte...
Bref, par opposition au scientisme dominant de la fin du XIXe siècle, on voit aujourd'hui de nombreux scientifiques, fort de ces nouvelles hypothèses ou de ces nouvelles théories, jouer des coudes pour élargir la brèche ouverte dans le matérialisme ambiant et orienter la science vers un autre ordre de réalité, considéré désormais non plus comme concurrent, mais comme complémentaire de son domaine. S'introduit ainsi l'idée de transcendance, de réalité de l'être, pour reprendre une terminologie d'essence anglo-saxonne ; réalité essentielle, présente au-delà du champ de la science, mais aussi, paradoxalement, au plus intime des consciences. Bref, la raison laisse un espace ouvert à la foi.
Force est toutefois de constater que cette importante évolution de la pensée scientifique n'a encore que très imparfaitement atteint notre pays. Plus cartésienne, puisqu'elle est la patrie de Descartes, plus réductionniste, plus attachée à la pensée linéaire, la France semble prendre du retard dans ce mouvement général de la pensée, nettement plus affirmé dans les pays anglo-saxons.
p. 112-113
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Vidéo de Jean-Marie Pelt
Rencontre avec Jean-Marie Pelt à l'occasion de la sortie de son livre "L"évolution vue par un botaniste".
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