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EAN : 9782290261743
160 pages
Éditeur : J'ai Lu (19/05/2021)
3.95/5   11 notes
Résumé :

D'année en année, le grand ours blanc de l'Arctique voit la banquise se rétrécir, son territoire s'amenuiser. Son destin lui échappe mais il cherche instinctivement de nouveaux terrains de chasse, de nouvelles terres d'accouplement. L'homme, quant à lui, a conscience du monde qui se dégrade mais pourtant continue tête baissée à vivre sans rien changer. A travers quinze chroniques inspirées par un hivernage au Spitzberg, Jean-Louis Etienne nous décrit la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
cathe
  01 avril 2016
Après le très beau "Persévérer" du même auteur, j'avais envie de rester encore dans cette nature magnifique avec tous ces passionnés ! Dans ce livre, Jean-Louis Etienne retrace les mois qu'il a passés à bord de son bateau l'Antarctica pris au milieu des glaces. Au départ le projet était de tester la résistance du bateau, mais cela s'est vite transformé en laboratoire pour étudier l'évolution de la banquise avec le réchauffement climatique.
C'est bien sûr un vrai régal de côtoyer l'auteur et ses coéquipiers qui nous font partager leur amour pour cette nature certes hostile mais complètement hors du temps. Seuls quelques autochtones passent de temps en temps, quelques ours bien sûr,… Et un jour, mais très longtemps après, des bruits inhabituels apparaissent… C'est la banquise qui craque et qui, peu à peu, libère le bateau…
Je ne veux pas le quitter, que vais-je pouvoir encore lire de lui… ? ;-)
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bina
  08 mai 2012
Ce livre est un recueil de 15 chroniques, qui se lisent comme des chapitres se suivant chronologiquement au Spitzberg où Jean-Louis Etienne, quelques hommes et des scientifiques restent un an pour un hivernage. le fil conducteur de cet ouvrage est l'ours, dont les apparitions régulières rythmes la vie dans ce secteur. Depuis l'intrusion d'un trublion à Longyearbyean lors d'un colloque de scientifiques aux divers et multiples empreintes dans la neige, autour du bateau ou lors de sorties sur les glaces, en passant par une touchante scène où un viel homme isolé parvient à donner de la confiture à la petite cuillère à un gros plantigrade.
Au fil des chroniques, JL Etienne aborde la vie en vase clos dans un bateau pris par les glaces, l'occasion de se chercher, mais aussi les sorties scientifiques, il nous donne de brefs rappels historiques sur le Spitzberg, et quelques précédentes expéditions qui ont marqué leur temps.
Il profite aussi de la présence d'un scientifique spécialiste des glaces pour nous expliquer très clairement la machine climatique, le rôle d'échangeur thermique de la région polaire où transite 70 % de la masse océanique. C'est une région du monde capitale dans la régulation des climats et on comprend ainsi pourquoi elle est très surveillée. La calotte glaciaire est un indicateur climatique, tout comme son habitant le plus célèbre, l'ours.
Un beau petit livre qui permet de mieux comprendre les hommes et leur impact.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MistassiniMistassini   05 août 2021
Il faut bien comprendre qu'un écosystème est un grand village nommé "biotope" où toutes les espèces qui l'habitent vivent aux dépens les unes des autres. Chacune a sa spécificité, et sa vie conditionne celle d'une ou plusieurs autres espèces. L'extinction brutale de l'une d'elles bouleverse un équilibre qui a mis des milliers d'années à se mettre en place. Des questions se posent : combien faudra-t-il de temps aux espèces satellites pour s'adapter à de nouvelles ressources ou pour changer d'habitat ? Qui peut appréhender la cascade des bouleversements biologiques que cela entraine ? Biotope est aussi le village de l'homme, et il n'échappera pas à ce réseau de prédation mutuelle qu'il chamboule de sa toute-puissance. Le danger viendra de l'infiniment petit, des micro-organismes, capables de muter plus vite que nos défenses. Une baleine disparaît et le monde change ses équilibres. Personne n'en mesure encore les conséquences.

(livre paru en 2001)
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MistassiniMistassini   08 août 2021
A la première balle, la bête s'effondra, touchée en pleine poitrine. Affolés, les deux oursons s'éloignèrent en courant, puis revinrent vers le corps de leur mère qui gisait sur la neige. Le plus petit des deux hurlait de tristesse, pendant que l'autre léchait le sang qui s'écoulait de la plaie.
(...)
Le regard du chasseur ne croise jamais celui de sa proie avant de l'abattre, il s'arrête sur le viseur au bout du canon : c'est peut-être ce qui lui laisse croire qu'il n'est pas un tueur.
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CarosandCarosand   28 octobre 2011
La permanence de ce huis clos forçait à s'occuper de soi, en évitant de faire peser sur les autres ses propres exigences. A l'abri des nouvelles du monde, on se soulageait peu à peu de ses migraines et des conflits éternels qui l'animent, qui chagrinent nos âmes d'une impuissante culpabilité. La purge des forces consommatrices laissait la place à l'émergence de valeurs existentielles. Il n'y avait pas de gourou dans cette retraite, ni la main courante d'une foi religieuse. Tous s'étaient engagés sans alibi, sans garde-fou, simplement sur l'envie de vivre cette aventure et que l'isolement mettait à l'épreuve. L'exil imposait à chacun de faire appel à des ressources personnelles, le plus souvent insoupçonnées. Le respect mutuel qu'exigeait ce microcosme, la permanence de la nuit, la sobriété de la vie dans cette puissante nature, donnaient libre cours à une forme de spiritualité laïque, sensible, ouverte, sans parti-pris. Il faut rompre périodiquement avec la boulimie compulsive du monde, pour retrouver la délicieuse simplicité de l'humain.
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CarosandCarosand   28 octobre 2011
Tenté depuis l'enfance par le mythe de la vie sauvage, je n'ai jamais pour autant pris la décision radicale de l'exil : question d'éducation, d'arbitrage social, de devoir ? De la science à la poésie, de la philosophie au travail manuel, de la technologie aux interrogations existentielles, j'ai toujours cependant aimé le monde des hommes. Mais ce que j'ai craint par-dessus tout et qui m'a poussé à partir, c'est l'ordinaire des jours, là où la vie se perd dans un labyrinthe de contraintes, de peurs et de faux avantages, si habilement promus, organisés, légiférés, qu'on finit par y succomber.
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MistassiniMistassini   05 août 2021
Des rudesses de la nature j'ai appris à endurer les contraintes et les humiliations, j'ai aussi appris la patience et la persévérance dans l'engagement ; jamais je crois je n'aurais su en accepter autant des hommes.
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Vidéo de Jean-Louis Etienne
Animé par Sarah POLACCI Médecin, explorateur, marcheur et écrivain, Jean-Louis ETIENNE a inventé sa vie en parcourant et en observant le monde.
>Sciences de la nature et mathématiques>Sciences de la vie, biologie>Propriétés générales de la vie. Origine de la vie (65)
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