AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2330111398
Éditeur : Actes Sud (03/10/2018)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 17 notes)
Résumé :
En Australie, jusque dans les années 1970, des enfants aborigènes ont été retirés à leur famille pour être confiés à des Blancs. Joshua, quinze ans, est l'un d'eux. Métis, il a grandi, parfaitement assimilé, dans l'ignorance de ses racines. Son univers est bouleversé le jour où surgit Ruby, sa sœur de sang, qui, elle, a subi la brutalité des foyers. "Abo", il est, et cette révélation est comme une claque, un ouragan. Mais a-t-il envie de connaître sa "vraie" famill... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
rosalinda89
  09 février 2019
J'ai beaucoup aimé ‘Stolen' et pourtant je ne peux pas dire que c'est un coup de coeur . La violence verbale des premières pages m'a complètement déroutée. Peut- être le fait que les personnages parlent à la première personne à joué un rôle. J'avais l'impression que ces mots sortaient de ma bouche. C'est un ressenti tout à fait personnel qui ne m'a pas empêché de continuer la lecture.
Jonas, un métis de 15 ans a été adopté et ne sait rien de ses racines. C'est l'apparition de sa soeur Ruby qui va bouleverser son quotidien. Son frère William rejoint la fratrie et une nouvelle page de l'histoire va être dévoilée à travers le parcours différent de chacun des personnages. On découvre de cette manière une vérité douloureuse sur la génération ‘Stolen' en Australie.
Un récit instructif à plusieurs voix où chaque personnage enrichit l'histoire avec ses réflexions et ses doutes.
J'ai apprécié surtout la deuxième partie du récit qui m'a beaucoup émue. Un livre à lire sans hésitation.
PS : Pour les lecteurs qui lisent en numérique, ce serait plus facile de découvrir la postface avant de lire le livre. Il y a beaucoup d'informations qui nous permettent de savoir sur la génération 'Stolen'.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
Walkyrie29
  21 novembre 2018
Un roman touchant qui embarque son héros dans une quête de ses origines et dans une crise de vérité au travers de l'outback australien aussi fascinant qu'inquiétant où culture, tradition, croyance et famille se mêlent dans une quête de soi. le tout pour dénoncer le phénomène des stolen générations qui a existé en Australie.
Joshua est un adolescent élevé par un couple de blancs qui a perdu un enfant et qui a décidé d'en adopter un autre pour le remplacer. Joshua a toujours accepté cette situation, conscient de la chance de vivre sereinement et dans une famille aimante par rapport à d'autres « abos » non adoptés. Joshua est un peu trop clair de peau pour un aborigène et un peu trop foncé pour un blanc, aussi est-il toujours dans un questionnement identitaire incessant même s'il se considère davantage comme un « Aussie ». Élevé dans l'oubli de ses origines et de ses ancêtres, il connaît peu les us et coutumes des aborigènes, voire même porte un regard plutôt négatif sur ce peuple à la dérive. Il ne se vante pas de ses origines car il est plutôt bien intégré dans sa vie avec les blancs. Mais un jour, une jeune fille débarque dans sa vie, elle dit être sa grande soeur et elle va complètement « fracasser » son quotidien et ses certitudes. Des doutes apparaissent, une certaine distance se crée avec ses parents adoptifs et beaucoup de nouvelles questions sur son identité se posent. Il n'a pas d'autres choix que de suivre les idées de cette grande soeur qui en impose. Joshua va aussi se révéler plus effacé et être certainement le plus perdu dans cette quête d'identité qui n'est au début pas la sienne, mais plus que tout il voudra connaître la vérité.
Ruby, elle, a connu l'enfer des foyers ; la violence, le racisme et l'éducation difficile par des blancs. Elle a un caractère bien trempé, un certain charisme et impose une certaine force. Son teint est nettement plus foncé que son frère, ses cheveux épais et sombres, son visage porte la force de ses origines et ne trompe pas. Ruby est aborigène dans le sang et fière de l'être. Évidemment, ce sera celle qui sera la plus encline à retrouver sa famille perdue, à trouver une famille tout court, une quête d'amour filiale qu'elle n'a jamais connue et d'un peu d'apaisement dans une vie qui ne la ménage pas. Elle est d'ailleurs prête à beaucoup de choses pour retrouver ses parents quitte à prendre des risques inconsidérés.
Avec des tempéraments aussi différents, la relation entre le frère et la soeur ne sera pas forcément facile et celle tant attendue ; une éducation opposée, une différence d'âge qui fait que les souvenirs ne sont pas les mêmes, des incompréhensions aussi, des déceptions pour l'une, une grande déstabilisation pour l'autre. Ils décident pourtant de s'allier, d'apprendre à se connaître, de retrouver leur frère William et surtout leurs parents et les secrets de leur mise en foyer.
L'auteur dresse une peinture d'une période historique particulièrement sombre de la société australienne ; les blancs volaient les bébés aborigènes à leur famille, considérés comme arriérés et persuadés que ces « sauvages » ne leur inculquaient pas une bonne éducation. Ce sont ce que l'on appelle les stolen generations, symbole d'une période particulièrement horrible pour un peuple qui ne demandait rien d'autres que de vivre et qu'il ne faut pas oublier, des gestes qui ont certainement détruit la vie de milliers d'enfants qui n'auront pas eu la même chance que Joshua, celle d'être adoptée et d'être élevée dans une famille aimante.
On notera aussi cette culture du racisme profondément ancrée dans les moeurs des blancs (anciens colons) avec des idées reçues que même les aborigènes « citadins » ont parfois assimilé à l'image de Joshua par exemple ; l'aborigène est associé à l'alcoolisme, à la drogue et à la criminalité. Les aborigènes sont des membres d'un peuple brimé par les colons blancs qui rappelle évidemment l'histoire du peuple amérindien, une grande richesse de tradition, de croyance et de culture, à l'image de l'art pictural aborigène, un peuple écrasé par des volontés de pouvoir, de puissance et de conquête de colons blancs toujours prêts à faire preuve de force et de violence pour imposer ses propres idéaux et sa façon de vivre. Pourtant ici, la force de ce peuple prend un tout autre sens, il a beau être parqué, dénigré, marginalisé, sous-estimé, il en reste néanmoins très attaché à ce qu'il est au plus profond de lui-même. Une force que l'on découvre à travers un road trip fraternel, avec des descriptions sauvages, arides et rocailleuses du bush australien, l'image d'une Australie de l'intérieur, celle originelle, celle du coeur, celle des esprits, celle qui appartiendra toujours aux aborigènes.
Le tout est écrit avec une belle fluidité et une jolie plume, l'auteur n'hésite pas à multiplier les points de vue pour renforcer l'imprégnation du lecteur dans son histoire et celle de ses personnages, Joshua et Ruby en tête. Les chapitres sont courts ce qui accentuent le dynamisme de lecture.
En bref, un très bel ouvrage sur une tranche de l'histoire aborigène qui n'est pas très reluisante pour l'Australie blanche, des actes qui ont certainement abîmé la jeunesse aborigène de la fin du XIXème au milieu du XXème et surtout contribué à la déchéance de tout un peuple. Il est d'ailleurs intéressant que la réflexion soit menée par des personnages appartenant à cette jeunesse justement. Roman vivement conseillé !
Je remercie les éditions Actes Sud Junior pour l'envoi de ce roman.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
tichoulit
  03 octobre 2018
Joshua a été adopté quand il était enfant. Il le sait, on ne lui a jamais caché. D'ailleurs, sa vie lui convient très bien et ses parents adoptifs l'aiment comme leur fils. Mais un jour, Ruby se présente devant lui comme sa soeur aborigène et tout est remis en question. Alors qu'il se prenait pour un véritable "Aussie", elle lui apprend qu'il appartient probablement à la Stolen génération : ces enfants de familles aborigènes volés et placés dans des orphelinats ou dans des familles de blancs, pour qu'ils acquièrent une meilleure éducation. Reconnues en 2008 par le gouvernement Australien, comme un chapitre noir de leur histoire, ces générations volées ont imprégné le pays. En tout, ce sont pas moins de 5 000 enfants qui ont été retirés à leurs parents. L'auteur s'inspire donc de ces faits réels pour créer son histoire et bâtir un roman percutant.
Joshua et sa soeur mènent l'enquête sur leur passé et leur famille. Élevé loin des problématique de son peuple aborigène, le garçon est tiraillé entre son éducation blanche australienne et ses origines autochtones qui s'imposent à lui. Il a une image stéréotypée des "abos" qu'il perçoit comme des alcooliques bons à rien. Mais il s'interroge et apprend à connaitre une culture, sa culture. Celle des aborigènes ce sont des chants, de l'art, un territoire, des légendes.
Commence alors pour les frères et soeurs un véritable road-trip en plein coeur de l'Australie en direction des terres aborigènes, de leur passé, de leur famille. Ils vont découvrir les lieux de vies des tribus, en retrait de la société sur la seule volonté du gouvernement, mais aussi ma façon dont ceux qui ont le pouvoir traite ce peuple qu'ils jugent inférieurs. Petit à petit, Joshua va comprendre qu'il fait parti de ce peuple, mais qu'il a grandit privilégié.Il va se confronter à la vie, la vraie, à son histoire, et apprend à se connaitre lui-même. C'est un roman qui donne une grande part aux émotions, aux sentiments ressentis par tous ces personnages. D'ailleurs, le récit est construit par un entremêlement des visions, des personnages, qui tour à tout, prennent la parole: Joshua, sa soeur, la petite amie blanche de Joshua, sa mère adoptive... Ce qui nous plonge vers un mode introspectif, vers leurs pensées, leurs interrogations, leurs peurs. Et qui rend le roman émouvant et passionnant. C'est aussi un livre sur l'adolescence, sur l'identité, ce qu'on cherche, ce que l'on veut , ce qui nous fait grandir.
Et enfin ( après j'arrête promis), Stolen c'est aussi une découverte de l'Australie, son histoire, ses légendes, ses paysages, le bush , l'Outback, les chiens dingos, les emeus et l'art aborigène. Dépaysant!
Ce livre bien qu'il reste une fiction renvoie à la situation actuelle des autochtone en Australie. Il nous fait réagir, et c'est tant mieux ! Il n'est pas sans rappelé Sauvages, dans la volonté de nous parler d'un peuple opprimé par la société dont les droits sont bafoués. Il aborde tellement de thématiques différentes, que chacun peut y puiser ce qu'il cherche.
Un très beau livre au message fort et poignant, au style simple mais efficace. Un véritable bijou !
Lien : https://lelamaquilit.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
angelita.manchado
  22 octobre 2018
Résumé de Stolen de Pascale Perrier
Joshua est un jeune adolescent. Il a été adopté. Arrive une jeune fille qui prétend être sa soeur. Elle veut qu'ils retrouvent leurs parents Aborigènes.
Après quelques hésitations, les deux adolescents, accompagnés de William, vont faire des milliers de kilomètres pour retrouver leurs racines. Comment vont-ils s'en sortir ?
Avis Stolen de Pascale Perrier
Joshua a été adopté pour de mauvaises raisons. Remplacer l'enfant décédé de ses parents adoptifs. Mais il est entouré d'amour et vit son adolescence comme les autres. Sauf, qu'il est un peu plus bronzé que ses camarades. Il est amoureux d'Isa avec qui il partage tout. L'arrivée de Ruby qui prétend être sa soeur va changer Joshua de fond en comble. Les souvenirs refoulés, même s'ils sont peu nombreux, vont refaire surface. Ruby et Joshua vont se mettre à la recherche de William et prennent la décision de retrouver leurs vrais parents.
Ruby est une jeune fille qui vit dans un foyer. Elle a subi la violence et réagit de la même façon. Jeune fille débrouillarde, elle cherche sa mère, sa vraie famille. William, quant à lui, est un jeune adulte qui boit pas mal et qui n'a pas encore réussi dans la vie, vu son passé.
Pour tous les trois, ce sera une véritable quête d'identité, un véritable retour vers leurs racines. Cela les fera grandir et ils se révèleront plus que jamais soudés. Car Joshua, Ruby et William font partie de ces enfants volés. Stolen, le titre du roman porte bien son nom. Quand l'Australie a décidé pendant des années de voler les enfants des Aborigènes, Stolen Generation, considérés comme inférieurs, pour les éduquer, pour en faire de véritables Australiens. Mais nombreux sont ceux à ne pas avoir eu la chance d'être adoptés et de vivre dans une véritable famille. Foyers où ils ont vécu pour la plupart avec la dure réalité de personnes qui ne prenaient pas soin d'eux, où ils ont vécu la violence et le racisme sous toutes ses formes.
L'auteur alterne les chapitres entre les différents personnages principaux de son roman. Chacun a une quête et cet évènement leur fera prendre conscience que l'amour doit être plus fort que tout, que chaque être humain est différent et qu'il faut évoluer pour ne pas exploser. Bien sûr, la quête d'identité, la quête des racines, la prise de conscience, les interrogations sont le lot de chaque être humain, surtout de ceux qui ont été déplacés comme cela a été fait pour les Aborigènes. L'auteur dresse le portrait d'hommes, de femmes, qui ont subi le pire dans leur vie. Mais les Aborigènes, malgré tout, savent se défendre pour qu'ils n'oublient pas leurs coutumes et tout ce qui a leur a permis d'exister jusqu'ici. L'art tient une grande place pour eux. Et cet art est devenu internationalement connu.
Personnellement, je savais que l'Australie était raciste. Pour preuve, le document que j'ai lu sur la Seconde Guerre Mondiale. Mais je ne connaissais pas ce pan de l'histoire qui a duré des années. Je l'écris encore une fois, lire un livre destiné pour adolescents, me permet d'apprendre énormément de choses que je ne connais pas. de plus, les talents d'écriture et de conteur des auteurs ne gâchent rien. C'est encore le cas ici. Même si c'est un roman, même si les personnages n'ont pas réellement existé, il est indispensable que le travail de mémoire soit fait pour que les générations futures puissent connaître ce qui a été réalisé, de bon ou de pire, dans n'importe quel pays de la planète. de plus, cela permet également de donner des idées quant à un comportement. Pascale Perrier démontre qu'un être humain est pétri de doutes, tout le long de sa vie. Il peut prendre des décisions à un moment donné de sa vie et il évoluera d'une façon ou une autre.
Ce roman est très bien écrit. Il se lit d'une traite. le plus important est d'avoir le point de vue de chacun des personnages. Cela permet de connaître leur passé, leur émotions, leurs interrogations qui peuvent être parallèles, ce qu'ils comptent faire dans leur avenir.
Je remercie les Editions Acte Sud Junior pour cet envoi et cette belle découverte.
Lien : https://livresaprofusion.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Minimouthlit
  31 octobre 2018
je ne savais pas grand-chose de la colonisation australienne, ni du génocide des Aborigènes ou encore des Stolen Generations. À travers les personnages de Joshua et Ruby, Pascale Perrier nous parle de cette pratique légale en Australie de 1909 à 1969 qui permettait au gouvernement de retirer aux Aborigènes les enfants métisses. Ceux-ci étaient alors confiés à des familles australiennes ou à des institutions qui se chargeaient d'en faire de « bons petits Australiens » grâce à un déracinement complet dès leur plus jeune âge. le gouvernement allait même jusqu'à séparer les fratries afin de leur faire oublier tout de leurs origines et de leur culture. Tout cela était organisé dans le cadre de la politique White Autralia, l'Australie aux Blancs.
J'ai beaucoup aimé la manière dont Pascale Perrier réussit à parler de tous les aspects des Stolen Generations à travers ses différents personnages. D'un côté, on a Joshua qui a eu « la chance » de se retrouver dans une famille d'accueil, puis on a Ruby qui a grandi en orphelinat ou encore William qui arrive plus tard dans l'histoire et qui a passé son enfance dans ces institutions catholiques chargées d'inculquer la culture blanche aux petits Aborigènes. On découvre ainsi les trois styles de vie qui étaient réservés à ces enfants arrachés à leur famille. Pascale Perrier nous fait également découvrir l'horreur des réserves aborigènes et la manière dont ces peuples ont été déchus de leurs droits jusqu'à sombrer dans l'alcoolisme et la violence.
J'ai également beaucoup apprécié la manière dont Pascale Perrier a introduit un racisme ambiant dans son roman. En effet, grâce à des personnages blancs comme Isabelle, la petite copine de Joshua, ou Margaret, sa mère adoptive, le lecteur découvre la manière dont les colons australiens perçoivent les Aborigènes : ce sont des gens pauvres qui sont alcooliques, voleurs, drogués, violents… Et non seulement les blancs pensent ainsi, mais on remarque que même les jeunes Aborigènes comme Joshua et Ruby ont subi ce « lavage de cerveau » et ont ainsi, par moments, honte de leur culture et se sentent inférieurs aux Blancs.
Enfin, j'ai adoré le cheminement des différents personnages et notamment de Joshua, ce garçon qui finalement n'est ni Aborigène, ni Australien et qui tente de découvrir ses origines et de se forger sa propre identité. Au final, même si les choses ne se passent pas forcément comme prévu, tout le monde évolue dans cette histoire et se découvre un peu plus. Stolen est un véritable roman initiatique qui nous rappelle à quel point avoir des origines et une famille sont des éléments primordiaux dans notre construction identitaire. C'est un roman profond qui touche ses lecteurs tout en leur faisant découvrir un pan de l'Histoire bien trop méconnu.

Lien : https://minimouthlit.com/201..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

critiques presse (1)
Ricochet   30 novembre 2018
Inspiré de faits réels, ce récit très bien documenté relate avec un réalisme saisissant l'enlèvement et l'éclatement d'une fratrie.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
rosalinda89rosalinda89   11 février 2019
Si tu veux connaître le pays dans lequel tu te trouves, il te suffit d’écouter les chants traditionnels ou de regarder les peintures (….) Peindre et chanter, c’est continuer à faire vivre son territoire, c’est le lier à ce qu’ont vécu les ancêtres. En quelque sorte, la répétition entretient la vie.
Commenter  J’apprécie          90
rosalinda89rosalinda89   10 février 2019
La prison, elle était partout. Dès qu’on avait un quart d’heure de retard aux repas, on était punis. Enfermés dans une cellule et obligés d’y rester deux ou trois jours, seuls. Et je ne te parle pas de la manière dont les religieux nous traitaient. Des bêtes auraient été mieux considérées. Tout ça en vénérant le merveilleux Seigneur Dieu grâce auquel on était nés. Le dimanche, ils prient ; le lundi, ils te volent ; le reste de la semaine, ils te battent et te font la morale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
rosalinda89rosalinda89   10 février 2019
Au fond, elle comme moi, on a la même conviction profondément ancrée dans le crâne : Les Aborigènes valent moins que les Blancs. C’est un truc de base, en Australie, que tout le monde apprend avant de savoir lire. Tu es blond et d’origine européenne, alors tu fais partie du clan des gentils. Si ta peau est foncée et que tes parents sont abos, tu n’as pas eu de chance au loto de la vie. Ton clan, c’est celui des faibles, des inférieurs, des minables.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
rosalinda89rosalinda89   11 février 2019
Comment grandit- on, dans un autre cadre ? Reste- t- on le même, parce que la nature humaine est immuable, et que notre caractère est inscrit en nous ?
Commenter  J’apprécie          40
rosalinda89rosalinda89   10 février 2019
-L’art est nécessaire aux hommes, vois-tu. Sans l’art, un homme ne verrait pas la beauté du monde. Nos malheurs viennent du fait que nous ne sommes plus en phase avec l’art.
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Pascale Perrier (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascale Perrier
Le premier chapitre lu par Pascale Perrier.
??Un regard à la fois fort et sensible sur la protection de l?enfance
??La puissance du secret et du lien fraternel
??Malvina, dit Elyo, c?est la galère. Ma s?ur et moi, on doit trouver une solution pour partir avant mardi soir. Pour aller où, avec quel argent ? Je n?en sais rien. Tout ce que je sais, c?est qu?on doit s?enfuir.Il ne demandait pas d?aide, simplement il avait besoin de parler. La jeune fille sourit.
??Viens dans mon internat. On va te prendre en charge, Lucile et toi. Au moins pour les vacances? J?habite dans un endroit super. le départ est prévu pour demain matin. C?était sans doute la solution la plus simple, mais Elyo devait-il vraiment croire Malvina ?
Comment Elyo, 13 ans, parviendra-t-il à se défaire de l?emprise de Laloi, un dealer, pour protéger Lucile, sa petite s?ur ?Peut-il faire confiance à Malvina, une fille qu?il a rencontrée au collège ? Et pourquoi le lieutenant Adrian le laisse-t-il partir en lui disant de remercier « ceux de la Louve » ?
+ Lire la suite
autres livres classés : aborigènesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Tu n'es pas celle que tu crois

De quelle manière Louise reçoit-elle un message de XD ?

Par Twitter
Par hotmail
Par Facebook
Par sms

10 questions
22 lecteurs ont répondu
Thème : Tu n'es pas celle que tu crois de Pascale PerrierCréer un quiz sur ce livre