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ISBN : 9791030800012
Éditeur : Le Dilettante (08/01/2020)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Solidaires du droit à l'excellence pour tous, Sylvie et Paul avaient réservé un accueil enthousiaste aux déclarations de principe du proviseur du collège Camille-Claudel sur l'utilité citoyenne des processus incluants, puis à l'ouverture d'une classe d'enfants autistes. Plus tiède fut néanmoins la réaction de Paul à l'annonce de la création d'une classe de primo-arrivants et des effets immédiats sur les tenues vestimentaires arborées par les mères de famille lors de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
umezzu
  09 février 2020
Difficile de savoir par quoi commencer la critique de cet ouvrage. le fond ou la forme ? D'habitude, la logique veut que l'on commence par le sujet, avant de détailler la prose. Si le sujet ne plaît pas, n'intéresse pas, inutile de passer de fastidieuses heures de lecture. Pourtant dans ce cas, le hic provient, non du sujet, mais de la phraséologie exagérément travaillée de ce Philippe B. Grimbert – homonyme quasi parfait d'un autre romancier, aux formulations plus simples et plus directes.
La critique publiée sur ce site par Christophe_bj exprime parfaitement mon sentiment à ce sujet. Pendant quelques pages, suivre les phrases de l'auteur, complexes, riches et ne manquant pas parfois d'un certain humour, est amusant. Puis, le procédé s'installant dans la durée, difficile de se réjouir au début de chaque nouveau paragraphe. Tel Salieri commentant la musique de Mozart, j'irai jusqu'à dire : « trop de mots »… Quel vocabulaire, quelle imagination dans l'écrit… quel ennui aussi de devoir laisser ses yeux traîner longuement pour suivre chaque phrase en tentant d'en comprendre le sens. Grimbert a écrit chacune des phrases de son livre comme si elles concourraient au championnat du monde de la richesse lexicale… Et il y a gagné moult médailles… Ceci étant, certains érudits y trouveront leur plaisir. Moi, j'ai été à la limite de consulter mon dictionnaire, à défaut d'un psychiatre, à plusieurs reprises.
Et c'est finalement dommage, car encore une fois l'auteur a des ressources, il sait se moquer d'un milieu culturel, qui, pour faire assaut d'originalité, complexifie à outrance la présentation de ses oeuvres. Il sait aussi railler cette prétention parentale de voir en nos enfants les êtres les plus parfaits qui soient. Ceux qui méritent le meilleur. Pas le collège ou le lycée du secteur. Trop banal, trop populo... trop mal fréquenté si il faut vraiment mettre des mots qui fâchent. Non, la voie royale passe par une domiciliation fictive chez une rusée concierge malienne vivant prés du célébrissime lycée Henri IV. Voilà ce que Paul, chercheur, veut pour sa fille Bérénice. Avec l'accord muet de Sylvie, sa femme, qui n'a guère voix au chapitre sur ce sujet. le père veut voir sa fille sur les rails d'une réussite scolaire et universitaire hors norme. Et est prêt à tout pour l'y maintenir quels que soient les obstacles à ce projet.
L'auteur met le doigt – avec force – sur les grands écarts entre les grands discours égalitaristes et la réussite individuelle, voulue avec plus acuité encore pour la génération suivante. Une réalité un peu taboue. Il envoie aussi quelques critiques au milieu de la recherche, et à l'utilisation abusive de thésards étrangers pressurés par leurs directeurs d'études. Il se moque plus gentiment des amours adolescents et des malentendus qui peuvent s'installer entre garçons et filles de cet âge.
Le fond est là, distillé avec intelligence, mais la forme, encore une fois, occulte tout.
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carine38
  01 février 2020
Roman critique d'une société qui met la pression à ses enfants dès le berceau, panne de secteur retrace le parcours de Bérénice, fille unique, parisienne qui se doit de réussir mieux que ses parents. Les parents, cadres, ont tout misé sur leur progéniture..... Et n'hésitent pas à tricher pour lui offrir la meilleure éducation possible. La jeune fille doit donc être excellente, meilleure que les autres et ne peut pas faillir. Et comme elle est seule, toutes leurs exigences reposent sur ses frêles épaules.
Au-delà de l'aspect satirique, ce roman montre comment nos faiblesses de parents, nos manques, nos doutes, inconsciemment peuvent avoir des retombées sur nos enfants et avoir un réel impact sur leur vie.
J'ai aimé le style de l'auteur. Phrases alambiquées avec un bon niveau de vocabulaire, ça change de nombre de ce que je qualifie de romans de vacances. L'humour est également présent pour nous dépeindre ce père, complètement paumé qui essaie de faire ce qu'il croit être le mieux pour sa fille.
Ce style avec phrases complexes aux nombreuses conjonctions nous met bien dans l'esprit des bourgeois parisiens qui se croient au-dessus du lot. Un style plus direct aurait été, à mon sens, moins efficace pour décrire cet univers d'universitaires.
La conclusion de ce roman est très révélatrice d'une société qui n'assume pas les maux qu'elle produit : ne pas faire de vague, virer l'élément « perturbateur » le plus discrètement possible pour garder sa notoriété et espérer que le fait divers sera vite oublié.... Mais surtout : nous, parents, travaillons sur nous pour laisser vivre nos enfants et ne pas projeter nos manques sur eux. Ils ne sont pas nos extensions. Ils ne sont pas là pour réparer ou nous dépasser. Laissons-les faire leurs propres choix.
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Christophe_bj
  13 janvier 2020
Un père de famille est prêt à tout pour assurer la réussite scolaire de sa fille, y compris à s'immiscer maladroitement dans ses affaires de coeur. • Certains écrivains s'expriment de façon complexe parce qu'ils ont quelque chose de complexe à dire. Mais ici la recherche de complexité stylistique se complaît en elle-même. Elle est donc vaine, et cela rend la lecture malaisée et fastidieuse. L'humour n'est certes pas absent mais se trouve noyé dans les entrelacs alambiqués d'une prose bien trop travaillée.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
umezzuumezzu   09 février 2020
Hasard peut-être des similitudes dans les différents morphotypes, il rêva cette nuit-là que Jésus-Christ en personne lui dérobait son caddie au milieu de l'interminable file d'attente de la caisse numéro 4 du Carrefour City et s'en allait vers la sortie en lévitant à quelques centimètres du sol sans s'aqquittté du règlement.
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Christophe_bjChristophe_bj   13 janvier 2020
Aymeric portait une veste de treillis qui recouvrait en partie un tee-shirt sur lequel était écrit à la diagonale de la représentation de ce qui s’apparentait à un œil humain « dieu te voit » qui plongea Paul dans des abîmes de perplexité avant qu’il n’en découvre, lorsque le jeune homme se défit de sa parka, une surface plus large lui permettant de déchiffrer l’intégralité du message « Bourdieu te voit » qui ne fut pas de nature à l’apaiser davantage.
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Christophe_bjChristophe_bj   13 janvier 2020
[U]ne sorte d’Étienne Lantier de la place du Panthéon.
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Video de Philippe B. Grimbert (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Philippe B. Grimbert
https://www.web-tv-culture.com//emission/philippe-b-grimbert-panne-de-secteur-51702.html
Un premier roman est toujours l'occasion de faire connaissance avec un nouvel auteur, avec son écriture, avec son univers. C'est surtout l'occasion de comprendre pourquoi et comment l'écriture arrive dans une existence.
Concernant Philippe B. Grimbert, c'est la médecine qui occupe son temps professionnel. Professeur en milieu hospitalier, il est spécialisé en transplantation rénale. On est alors bien loin de la littérature. Et pourtant…
Vivant depuis l'enfance au milieu des livres, au point d'en faire un rejet par rébellion adolescente, Philippe B. Grimbert retrouvera le plaisir de la lecture à l'âge adulte, devenant même un lecteur forcené et éclectique, marqué par la figure tutélaire des plus grands, Marcel Proust en tête.
Et voilà qu'un jour, sans qu'il puisse réellement expliquer pourquoi, l'envie d'écrire s'impose à lui. Voilà donc ce premier roman « Panne de secteur ».
Un couple d'aujourd'hui, Paul et Sylvie, socialement positionnés dans ce qu'on appelle la classe moyenne. Ils habitent à Paris, mais pas forcément dans les quartiers les plus recherchés. Et quand nait Bérénice, ils vont vouloir le meilleur pour elle. Paul surtout, son père, qui en dépit des évidences, va tenter de faire vivre à sa propre fille ses rêves inabouties. Les meilleures écoles, les meilleures amies, toujours plus pour sortir de ce quotidien dans lequel Paul ne se plait pas. Mais peut-on imposer à son enfant ses propres frustrations. Partant de là, Philippe B. Grimbert nous entraine dans une aventure folle où, prêt à tout, Paul va commettre la petite faute qui va tout compromettre pour l'avenir de sa fille. le livre est très drôle, plein d'humour, dans le style et dans les thème abordés. Mais attention, ici l'humour est grinçant et l'auteur a gentiment sorti les griffes. Chacun en prend pour son grade. Tous les travers de notre société consumériste, envieuse, tapageuse et égocentrée sont ici décortiquée. Rire de peur d'avoir à en pleurer peut-être car, finalement, Paul, est un homme pathétique qui court sans cesse vers ce qu'il pense être une forme de bonheur, au risque de voir tout s'écrouler sous ses pieds. Et Paul nous ressemble sans doute un peu.
Voilà le premier roman de Philippe B. Grimbert, « Panne de secteur » est publié au Dilettante.
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