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ISBN : 2746741334
Éditeur : Autrement (28/10/2015)

Note moyenne : 4.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :
L’être humain est un bipède, un animal qui marche. Et c’est avec la marche que la pensée prend forme. Intimement lié à la pensée et à l’imagination, l’exercice physique de la marche est souvent à l’origine même de l’oeuvre des plus grands philosophes, de Socrate à Emmanuel Kant et à Michel Serres. Les pieds et le cerveau sont indissociables. Pascal Picq, éminent paléoanthropologue, prend ici le chemin de la philosophie et s’interroge : est-ce que je marche, donc je ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Siabelle
  30 août 2016
«Pour beaucoup, la marche n'est rien pour la pensée, mais pour les plus grands, elle a édifié leur pensée.»
Je remarque ce livre grâce à une critique alléchante sur ce site, et du coup, je me l'offre. Je trouve que le titre est très représentatif et mon regard est attiré par la quatrième de couverture. Elle est symbolique, colorée et attrayante.
«Le bipède a besoin de marcher, et de parler pour penser, pour créer.»
Passionnant, Innovateur, Pragmatique
Préface : «Je marche, dont je suis.»
Pascal Pick est un paléoanthropologue, il aborde l'origine de la marche ainsi que plusieurs thèmes. Selon ses propos, la marche peut être en danger. Elle est pourtant essentielle à l'individu.
Définition de paléoanthropologie : C'est une discipline scientifique qui se concentre sur l'évolution de l'Homme, donc sur les différentes étapes évolutives qui ont mené à l'apparition de l'Homme moderne Homo sapiens.
«Moi, je suis venu à pied, tout doucement, sans presser, à pied, à pied.»
Je trouve que le livre est bien documenté et structuré. Je constate que les sujets sont bien amenés et les notions décrites sont bien respectées. C'est un ouvrage à la fois intéressant et pertinent pour le lecteur. Au cours du livre, il cite beaucoup les penseurs et les philosophes d'autrefois. Il mentionne également d'autres livres qui traitent sur le sujet, alors si on veut, on peut se documenter à nouveau. Il y ajoute aussi des études, des faits qui captent l'attention du lecteur.
On découvre effectivement la marche sous un autre angle et c'est un outil aussi pour élargir ses connaissances. Je conseille aussi d'avoir un dictionnaire à la portée, car il utilise fréquemment un jargon professionnel.
«Il faut marcher pour penser les chemins de l'humanité : tel est le propre de l'Homme. »

Pour terminer, on se rend compte que la marche fait partie de notre histoire. Elle est toujours présente au coeur de notre quotidien. L'auteur parvient à te faire réfléchir et tu y amènes tes réflexions. C'est une lecture captivante même si je ne saisis pas tout, je retiens les notions importantes, qui m'intéressent. Je me pose alors une question, est-ce que c'est vrai que la marche peut être en péril à cause de notre ère technologique ?
Voilà, ce livre, je confirme que c'est une bonne lecture, où l'auteur accompli tout un travail. Je trouve que pour un lecteur, on trouve ici une lecture pour satisfaire notre curiosité et bien plus !
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Walktapus
  25 avril 2016
Allô Babélionaute ? Ici tes jambes ! Mais qu'est-ce que tu fais ici, assise à lire cette critique idiote au lieu de sortir faire un tour ? Tu vas finir par avoir des cals aux fesses !
En passant, nous espérons que tu as la faculté de marcher, sinon ce message est bien cruel. Mais lire, c'est un peu comme marcher. Car cette injonction est aussi métaphorique que physique.
La pensée féconde, la réalisation de la curiosité, c'est par la marche que tu l'atteindras, c'est en allant voir, en parcourant le monde, en t'y frottant, pas en jouant avec les vieux playmobils moisis abonnés aux quatre murs de ta pensée. Tel est le message fort de ce livre. Et tel est le message que nous t'adressons : as-tu pensé à nous promener aujourd'hui ?
C'est aussi la conviction du type à qui nous empruntons le compte Babelio pour te parler, un idiot indécis qui est maintenant en train de se demander s'il n'a pas fait une bêtise en adoptant sa trottinette l'an dernier. Ca demande une minute nécessaire de réflexion.
C'est également celle de Pierrette, une de tes ancêtres, qui est aussi l'ancêtre de tous les autres êtres humains, et de tous les grands singes actuels (ça ne la rajeunit pas). Elle est triste, car sa famille autrefois très florissante s'est beaucoup réduite avec le temps, et risque fort de ne plus comporter qu'une seule espèce d'ici peu. Une aventure tragique pleine de rebondissements.
Est-ce qu'elle marchait sur deux pieds ? En tout cas elle a été très touchée par le livre de Pascal Picq, qui parle d'elle, et de la recherche de tes origines. Une quête rendue très difficile par l'héritage idéaliste des Grecs antiques. Un boulet qui entrave encore et toujours la marche de la science et encombre nos esprits.
Il est matérialiste, Picq. Pour lui, le matérialisme, c'est le Monde, et c'est la Marche. La métaphysique, ce sont des types assis dans un bureau qui ressassent de vieilles idées. Matérialiste, mais d'un matérialisme qui « enchante le Monde ». Si tu n'en es pas convaincu, tu peux lire son bouquin. Un vrai page turner. Ô comme nous écumions de ne pas pouvoir tourner les pages plus vite !
Pas facile la lecture avec les orteils. Nous en regretterions presque d'être si bien adaptés à la marche et à la course, comme tout le reste de ton corps. D'ailleurs, nous avons à t'annoncer que tu es un trotteur à deux vitesses remarquable, capable de performances uniques dans le monde animal.
Tu risques fort de découvrir plein de choses sur toi. Toute l'évolution de la bipédie est décrite, y compris les effets secondaires, indésirables ou inattendus. Nous même avons enfin compris sans doute pourquoi nous avons les poils si courts (ceux que tu t'obstines à épiler). Une question qui nous turlupinait depuis des lustres.
Tu pensais avoir le cerveau le plus gros de la lignée humaine ? Eh bien même pas. Attends-toi à déchanter sur la fin. Ce n'est pas très optimiste.
Et si tu es une femme, ce qui est probable, sache qu'il parle beaucoup de toi, eu égard aux conséquences biologiques de la bipédie et à la liberté de marcher. Mais le type, là, nous souffle que le bouquin de Rebecca Solnit sur l'Art de Marcher est bien mieux sur ce dernier sujet en particulier, et aussi remarquable que celui-ci, bien que très différent. Qu'il dit.
Nous pensons qu'il a adoré celui-ci. Après avoir floodé de citations il va encore lui coller cinq étoiles en râlant qu'il n'y en a pas plus. Il ferait mieux d'aller faire un tour. Il va finir par avoir des cals aux fesses !
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SiabelleSiabelle   31 juillet 2016
Toutes les autres ont disparu, les unes disqualifiées par la sélection naturelle, d'autres passant le relais au fil des étapes avant qu'il n'en reste plus qu'une. Ainsi s'achève la longue marche du genre Homo.
Pourquoi s'achève ? Parce que, par-delà les promesses utopiques et parfois effrayantes du transhumanisme, l'effondrement de la marche dans nos sociétés brutalement sédentaires et obèses risque d'avoir raison de l'humanité. Il faut se remettre en marche au risque d'être frappé parce que j'appelle le ''syndrome de la Planète des singes''. La nouvelle de Pierre Bouille, publiée en 1963, deviendrait alors prémonitoire.
Savez-vous pourquoi les grands singes prennent le pouvoir (les films ne l'indiquent pas) ? Tout simplement parce que les humains ont cessé de marcher et de penser. Quelle ironie quand on persiste à dire bêtement que l'homme descend du singe. Certains considèrent que l'évolution, les singes et la marche importent peu et que les nouvelles technologies effaceront tous nos maux. C'est la prochaine métamorphose, sortir l'homme de son état de chrysalide simiesque pour qu'il prenne son envol de papillon transhumain.
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SiabelleSiabelle   25 août 2016
Les Homo sapiens n'ont jamais été aussi nombreux sur la Terre, mais ils n'ont jamais si peu marché. Les personnes sédentarisées marchent à peine entre un et trois kilomètres par jour, ce qui vaut pour les milieux urbains, mais la situation est pire dans les banlieues et les campagnes où la voiture se trouve au bas de l'escalier ou de l'autre côté de la porte (pour les podologues, une personne inactive fait moins de 2 000 pas par jour; les personnes un peu actives et assez actives, entre 5 000 et
10 000 pas par jour et les personnes actives plus de 10 000 pas par jour.)

Ascenseur, escalators, trottoirs roulants, bicyclettes et gyropodes... à croire qu'une partie des évolutions technologiques est dédiée à l'élimination de la marche. C'est même devenu une revendication et un mode de vie assumé dans de nombreuses associations américaines. Des personnes parfaitement bipèdes, mais de moins en moins valides, refusent la station debout ou la marche et se déplacent en fauteuils roulants. les handicapés moteurs sont obligés de s e déplacer en fauteuil tandis que des dégénérés mentaux - il n'y a pas d'autre expression - s'en donnent l'obligation. Cela s'appelle marcher sur la tête.
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SiabelleSiabelle   03 août 2016
Depuis les inventions de la préhistoire et de l'enthnologie à la fin XIXe siècle, depuis l'édification d'une histoire universelle et évolutionniste de l'humanité selon les canons de l'Occident - ce qu'on appelle l'évolutionnisme culturel - les grandes ontologies évoquées s'ordonnent selon une progression qui commence par le totémisme (les sauvages) passe par l'animisme (les barbares) et aboutit au dualisme (les civilisés); l'analogisme a échappé à ces reconstitutions, bien qu'il soit conforme au schéma scaliste. Dont toutes les ontologies participent à ce grand édifice évolutionniste que Teilhard de Chardin nomme hominisation. Cette représentation se revendique d'une telle puissance universelle qu'on la retrouve dans les stades de maturation mentale ou psychologique de l'enfant, notamment chez Piaget ou Freud. L'histoire des religions se conçoit aussi comme cela, des mondes obscurs des forêts tropicales aux grottes préhistoriques habitées par les esprits anciens jusqu'à la clairière et la lumière de Heidegger.
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SiabelleSiabelle   28 juillet 2016
En effet, c'est bien la marche qui fait de nous des humains. C'est elle qui entraîne les corps et les pensées dans tous les domaines qui édifient la condition humaine : philosophe, religion, histoire, politique et, aussi, science. Nous pouvons ainsi rappeler que tous les grands protagonistes des théories de l'évolution des espèces et de la diversité anthropologique comme ceux, plus tard, de la paléoanthropologie, étaient de grands voyageurs à pied, à cheval et en bateau. Tous se sont confrontés aux pensées immobiles assises sur les trônes, les chaires et autres sièges; atrophie des fessiers et des lobes cérébraux ! Il en est ainsi depuis la nuit des temps si on en croit Roy Lewis dans Pourquoi j'ai mangé mon père.
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WalktapusWalktapus   25 avril 2016
Nous avons évoqué l'importance de la marche et de la pensée chez Rousseau et Hobbes. Pour ce dernier, l ' « Homme est un loup pour l'Homme ». Il serait cependant plus pertinent de dire que « l'Homme est un loup pour la femme ».
George Sand est connue pour sa propension à s'habiller en homme, perçue comme une transgression provocatrice, alors que sans cela elle n'aurait pas pu marcher librement. Simone de Beauvoir, amoureuse des randonnées, rappelle dans ses lettres combien de fois on lui recommande de ne pas s'aventurer seule sur les chemins et encore moins de dormir où bon lui semble. (…) Il est effrayent de réaliser combien les sociétés humaines et ses individus mâles oppressent les femmes, ce qui passe par toutes les entraves faites à leur possibilité de marcher. (...) en philosophie, tout se mesure dans la différence entre un péripatéticien et une péripatéticienne.
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Cette semaine, La Grande Librairie vous invite à découvrir les pouvoirs secrets de la lecture dans une émission exceptionnelle avec Boris Cyrulnik, Mary Dorsan et Pascal Picq !
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