AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782746741331
282 pages
Éditeur : Autrement (28/10/2015)
4.3/5   10 notes
Résumé :
L’être humain est un bipède, un animal qui marche. Et c’est avec la marche que la pensée prend forme. Intimement lié à la pensée et à l’imagination, l’exercice physique de la marche est souvent à l’origine même de l’oeuvre des plus grands philosophes, de Socrate à Emmanuel Kant et à Michel Serres. Les pieds et le cerveau sont indissociables. Pascal Picq, éminent paléoanthropologue, prend ici le chemin de la philosophie et s’interroge : est-ce que je marche, donc je ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Siabelle
  30 août 2016
«Pour beaucoup, la marche n'est rien pour la pensée, mais pour les plus grands, elle a édifié leur pensée.»
Je remarque ce livre grâce à une critique alléchante sur ce site, et du coup, je me l'offre. Je trouve que le titre est très représentatif et mon regard est attiré par la quatrième de couverture. Elle est symbolique, colorée et attrayante.
«Le bipède a besoin de marcher, et de parler pour penser, pour créer.»
Passionnant, Innovateur, Pragmatique
Préface : «Je marche, dont je suis.»
Pascal Pick est un paléoanthropologue, il aborde l'origine de la marche ainsi que plusieurs thèmes. Selon ses propos, la marche peut être en danger. Elle est pourtant essentielle à l'individu.
Définition de paléoanthropologie : C'est une discipline scientifique qui se concentre sur l'évolution de l'Homme, donc sur les différentes étapes évolutives qui ont mené à l'apparition de l'Homme moderne Homo sapiens.
«Moi, je suis venu à pied, tout doucement, sans presser, à pied, à pied.»
Je trouve que le livre est bien documenté et structuré. Je constate que les sujets sont bien amenés et les notions décrites sont bien respectées. C'est un ouvrage à la fois intéressant et pertinent pour le lecteur. Au cours du livre, il cite beaucoup les penseurs et les philosophes d'autrefois. Il mentionne également d'autres livres qui traitent sur le sujet, alors si on veut, on peut se documenter à nouveau. Il y ajoute aussi des études, des faits qui captent l'attention du lecteur.
On découvre effectivement la marche sous un autre angle et c'est un outil aussi pour élargir ses connaissances. Je conseille aussi d'avoir un dictionnaire à la portée, car il utilise fréquemment un jargon professionnel.
«Il faut marcher pour penser les chemins de l'humanité : tel est le propre de l'Homme. »

Pour terminer, on se rend compte que la marche fait partie de notre histoire. Elle est toujours présente au coeur de notre quotidien. L'auteur parvient à te faire réfléchir et tu y amènes tes réflexions. C'est une lecture captivante même si je ne saisis pas tout, je retiens les notions importantes, qui m'intéressent. Je me pose alors une question, est-ce que c'est vrai que la marche peut être en péril à cause de notre ère technologique ?
Voilà, ce livre, je confirme que c'est une bonne lecture, où l'auteur accompli tout un travail. Je trouve que pour un lecteur, on trouve ici une lecture pour satisfaire notre curiosité et bien plus !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          468

Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   31 juillet 2016
Toutes les autres ont disparu, les unes disqualifiées par la sélection naturelle, d'autres passant le relais au fil des étapes avant qu'il n'en reste plus qu'une. Ainsi s'achève la longue marche du genre Homo.
Pourquoi s'achève ? Parce que, par-delà les promesses utopiques et parfois effrayantes du transhumanisme, l'effondrement de la marche dans nos sociétés brutalement sédentaires et obèses risque d'avoir raison de l'humanité. Il faut se remettre en marche au risque d'être frappé parce que j'appelle le ''syndrome de la Planète des singes''. La nouvelle de Pierre Bouille, publiée en 1963, deviendrait alors prémonitoire.
Savez-vous pourquoi les grands singes prennent le pouvoir (les films ne l'indiquent pas) ? Tout simplement parce que les humains ont cessé de marcher et de penser. Quelle ironie quand on persiste à dire bêtement que l'homme descend du singe. Certains considèrent que l'évolution, les singes et la marche importent peu et que les nouvelles technologies effaceront tous nos maux. C'est la prochaine métamorphose, sortir l'homme de son état de chrysalide simiesque pour qu'il prenne son envol de papillon transhumain.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          214
SiabelleSiabelle   25 août 2016
Les Homo sapiens n'ont jamais été aussi nombreux sur la Terre, mais ils n'ont jamais si peu marché. Les personnes sédentarisées marchent à peine entre un et trois kilomètres par jour, ce qui vaut pour les milieux urbains, mais la situation est pire dans les banlieues et les campagnes où la voiture se trouve au bas de l'escalier ou de l'autre côté de la porte (pour les podologues, une personne inactive fait moins de 2 000 pas par jour; les personnes un peu actives et assez actives, entre 5 000 et
10 000 pas par jour et les personnes actives plus de 10 000 pas par jour.)

Ascenseur, escalators, trottoirs roulants, bicyclettes et gyropodes... à croire qu'une partie des évolutions technologiques est dédiée à l'élimination de la marche. C'est même devenu une revendication et un mode de vie assumé dans de nombreuses associations américaines. Des personnes parfaitement bipèdes, mais de moins en moins valides, refusent la station debout ou la marche et se déplacent en fauteuils roulants. les handicapés moteurs sont obligés de s e déplacer en fauteuil tandis que des dégénérés mentaux - il n'y a pas d'autre expression - s'en donnent l'obligation. Cela s'appelle marcher sur la tête.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
SiabelleSiabelle   03 août 2016
Depuis les inventions de la préhistoire et de l'enthnologie à la fin XIXe siècle, depuis l'édification d'une histoire universelle et évolutionniste de l'humanité selon les canons de l'Occident - ce qu'on appelle l'évolutionnisme culturel - les grandes ontologies évoquées s'ordonnent selon une progression qui commence par le totémisme (les sauvages) passe par l'animisme (les barbares) et aboutit au dualisme (les civilisés); l'analogisme a échappé à ces reconstitutions, bien qu'il soit conforme au schéma scaliste. Dont toutes les ontologies participent à ce grand édifice évolutionniste que Teilhard de Chardin nomme hominisation. Cette représentation se revendique d'une telle puissance universelle qu'on la retrouve dans les stades de maturation mentale ou psychologique de l'enfant, notamment chez Piaget ou Freud. L'histoire des religions se conçoit aussi comme cela, des mondes obscurs des forêts tropicales aux grottes préhistoriques habitées par les esprits anciens jusqu'à la clairière et la lumière de Heidegger.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          164
SiabelleSiabelle   28 juillet 2016
En effet, c'est bien la marche qui fait de nous des humains. C'est elle qui entraîne les corps et les pensées dans tous les domaines qui édifient la condition humaine : philosophe, religion, histoire, politique et, aussi, science. Nous pouvons ainsi rappeler que tous les grands protagonistes des théories de l'évolution des espèces et de la diversité anthropologique comme ceux, plus tard, de la paléoanthropologie, étaient de grands voyageurs à pied, à cheval et en bateau. Tous se sont confrontés aux pensées immobiles assises sur les trônes, les chaires et autres sièges; atrophie des fessiers et des lobes cérébraux ! Il en est ainsi depuis la nuit des temps si on en croit Roy Lewis dans Pourquoi j'ai mangé mon père.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
deuxquatredeuxdeuxquatredeux   31 décembre 2015
En 1623, René Descartes fit un pèlerinage à l'église Notre-Dame de Lorette en Italie, pour remercier Dieu de lui avoir inspiré sa méthode. Celle-ci se compare aisément à une démarche à petits pas, de plus en plus petits. Si Descartes reçut sa méthode comme une révélation, et non pas en cheminant pas à pas dans la nature, ce grand esprit, et ses fidèles jusqu'à aujourd'hui, s'est trompé avec une constance déconcertante sur les avancées des sciences de son temps - hormis dans sa physique mathématique - et dans la compréhension des rapports de l'Homme à la nature. Marcher pour penser ou marcher pour se féliciter d'une pensée, là est la grande différence. Les adeptes de l'observation avancent sur les chemins non tracés de l'induction, à l'instar de Francis Bacon et de Charles Darwin, tandis que les autres, ceux qui tracent droit leur chemin guidés par les principes de la déduction, suivent l'exemple de Descartes, appliquant la rigueur de sa méthode au marcheur dans les bois :

"Imitant en cela les voyageurs qui, se trouvent égarés, en quelque forêt, ne doivent pas errer en tournoyant, tantôt d'un coté, tantôt de l'autre, ni encore s'arrêter en une place, mais marcher toujours le plus droit..."

L'épistémologie, les avancées des connaissances, comme la marche, empruntent les chemins de la raison dont les prémices comme les buts différent.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Videos de Pascal Picq (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascal Picq
Séance d’ouverture de l’Economie aux rendez-vous de l’histoire
l’évolution créa la femme : de la division des tâches à la discrimination économique Pascal Picq est paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France. Ses recherches s’intéressent à l’évolution de nos sociétés actuelles et des entreprises dans le cadre de l’anthropologie évolutionniste.Il est l’auteur de nombreux livres,dont La Marche. Retrouver le Nomade qui est en nous qu’il présenta dans la conférence inaugurale du Salon du Livre d’histoire en 2016.
autres livres classés : marcheVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (5 - essais )

Roland Barthes : "Fragments d'un discours **** "

amoureux
positiviste
philosophique

20 questions
615 lecteurs ont répondu
Thèmes : essai , essai de société , essai philosophique , essai documentCréer un quiz sur ce livre