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ISBN : 2234057256
Éditeur : Stock (09/11/2006)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :

" Je ne suis que le locataire de la maison sous laquelle se creuse et s'étend la cave. Je n'ai jamais été propriétaire de quoi que ce soit, sinon de quelques châteaux en Espagne. "

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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
BayardB
  31 août 2017
Si vous aimez le vin. Ou la vie.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
nadejdanadejda   10 mars 2016
Je ne suis qu’un apatride, ou un émigré d’opinion. Plutôt qu’aux tropismes moutonniers du siècle, auxquels je suis viscéralement rebelle, je succombe à la seule élégie discrète des pays dont le lent effacement me bouleverse. Il y a, dans l’agonie des terroirs, un charme auquel l’épithète ineffable convient, c’est le charme des promenades de Nerval, des sourires masqués de Paul-Jean Toulet, des prénoms anachroniques des jeunes filles de Francis Jammes, et des chambres feutrées, des voix du silence, de Rodenbach.
Cette promenade-ci, autour d’une cave née d’un songe, j’aurais aimé qu’elle pût ressembler aux tableaux d’une exposition de Moussorgski, interprétés pas Ivo Pogorelich. Cette lenteur indécise, ces contrastes éloignés de toute enflure, cette retenue au bord du silence, et ces martèlements sourds aux échos si profonds et si lointains qu’ils semblent émaner de la texture même de la nuit.
Serait-il possible d’aller avec plus de lenteur encore, ce ne serait plus de la musique, mais du silence – une succession de silences habités comme on rêve que soient la littérature et la rencontre avec un vin sans égal et si confidentiel qu’il semble n’avoir mûri que pour se dévoiler hors du temps.
(...) En renonçant à l’art comme au vin, à la paresse comme à l’ivresse de l’inattendu, nous nous livrons à la commune terreur, nous nous faisons les complices de ces tueurs d’humanité que sont les fous messianiques, les hommes d’État vergogneux, les sbires des sectes nazies.
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nadejdanadejda   15 février 2016
Le long des chemins creux de l'Auxois, le jeune homme de vingt ans baguenaude vers le cœur des collines rondes, où les arpents de vieille vigne se cachent, pour mieux se révéler, entre de longs pans de prés brodés de haies vives et de bosquets chantants. Les vaches mélancoliques donneront à la traite du soir le lait le plus pur, celui qui de Chaource à Époisses en passant par Tonnerre et Montbard, fera, lentement ondoyé de vieux marc, les crépuscules moelleux et les midis suaves, entre les flacons perlés de rosée d'automne.
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nadejdanadejda   15 juillet 2013
« Et nous aurons aimé le vin des rêves comme jamais, nous aurons vendangé les sourires et les regards, nous aurons parcouru la pénombre des anciennes venelles au pied des vignobles lumineux, nous aurons exploré les niches où dorment les plus improbables flacons de jaune, nous aurons mesuré jour après jour la véraison des grappes et l'allure des nuages, nous aurons habité les faubourgs autour desquels la vigne s'éveille et se range et verdoie sur les coteaux, nous aurons bu l'amour de climats en climats, de parcelle en parcelle, et nous saurons encore que la vigne voisine, sous la protection du clocher de Saint-Just, portait le nom de paradis, 
car il est l'heure, qui sait ? de parler au passé. »
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nadejdanadejda   14 février 2016
C'est Gide qu'en ces jours de tristesse et de rage impuissante, au seuil du siècle mortifère, j'interroge : " Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis. Sans eux, c'en serait fait de notre civilisation, de notre culture, de ce que nous aimons et qui donnait à notre présence sur terre une justification secrète. Ils sont ces insoumis, "le sel de la terre", et les responsables de Dieu.
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chrysalidechrysalide   22 juin 2012
Le vin, la littérature, la peinture, la musique, la philosophie même ne sont pas des ornements de la vie. Ils sont la vie même, qui n'est tissée que de confidences. Nous n'existons que dans l'à-peu-près, l'instable, le précaire et l'insoupçonnable. Nous ne pouvons compter que sur une planche de salut, où cependant nous redoutons de nous aventurer, car elle apparaît plus menacée, plus risquée encore, que nos certitudes mesquines et le sentiment taraudant de notre dépossession.
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Vidéo de Jean-Claude Pirotte
Jean-Claude Pirotte lit des extraits de "Blues de la racaille"
Arbois, la nuit du dimanche au lundi 10 au 11 février 2008, le poète Jean-Claude Pirotte lit des extraits de "Blues de la racaille", poème paru en 2005 à la Table Ronde. Contre tous les Sarkozysmes. entretien vidéo réalisé par Aymen Hacen (poète tunisien résidant à Lyon)
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