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EAN : 9782253104070
416 pages
Le Livre de Poche (26/04/2023)
3.83/5   113 notes
Résumé :
Un message menaçant le pape est capté par les radioastronomes. Inquiet, Jean-Paul II confie au père Ernetti, créateur d'une machine révolutionnaire qui permet de voir dans le passé, une mission presque impossible : revenir au commencement de l'univers, il y 13,8 milliards d'années !

Mais en plongeant dans la spirale du temps, Pellegrino Ernetti se confronte à des énigmes inquiétantes : si le Big Bang n'était qu'une porte ouverte sur d'autres mondes ? ... >Voir plus
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Le chronoviseur, le retour ! ou plutôt sa suite dans les romans de Roland Portiche puisque cette machine à remonter le temps avait déjà servi dans deux tomes précédents.
Il s'est perfectionné depuis et a été doté du son.
Il permet désormais de remonter à 13,8 milliards d'années-lumière, au début du monde.

Je me suis laissé tranquillement emporté hors de ma zone de lecture habituelle pour aller à la rencontre des congénères de Lucy, il y a 3,18 millions d'années, puis voir les dinosaures il y a 70 millions d'années.

J'ai parfois eu l'impression de parcourir ce roman à la manière de Valérian dans une B.D. de science- fiction de Mézières et Christin.

Pas d'effet scénaristique sophistiqué dans ce récit, on suit le point de vue de chacun de manière chronologique, si l'on peut dire cela alors que l'on est catapulté d'avant en arrière dans le temps.

Les personnages sont typés, voire caricaturaux : Pellegrino Ernetti, le prêtre exorciste officiel du diocèse et enseignant en musiques anciennes, Natacha Yadin-Drodi, l'agent du Mossad, archéologue et directrice adjointe du musée d'Israël, le méchant : le commandante Arroyo, le traître : Alfonso Varela, le pape Jean-Paul II et même Stephen Hawking, manque juste un raton-laveur !

Bien sûr, on s'attache au couple formé par le curé et l'espionne, pris dans la tourmente, ajoutant le voyage de l'amour au voyage dans le temps.
Heureusement que l'article XIX-C “De matrimonii et de sacerdotibus” admet la clérogamie sur décision du pape si “le Saint-Père estime que la liaison souhaitée par le prétendant repose sur un amour sincère et non sur la seule concupiscence".
(Je précise pour ne pas vous égarer que ceci est une fiction car contrairement aux imams, rabbins, popes, prêtres hindous et protestants, le célibat, la chasteté et la continence demeurent des règles de discipline chez les prêtres catholiques).

Pour les fans, je pense qu'il faut lire “La machine Ernetti”, “L'énigme de Jérusalem” et ce tome dans l'ordre de parution. Pour ma part, cet agréable voyage interdit restera un “one shot”malgré tout.
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Le père Ernetti est un religieux dominicain né en 1925 et décédé en 1994. Il est connu pour avoir prétendu être l'inventeur d'un dispositif appelé « chronoviseur » qui aurait permis de voir le passé, une sorte de machine à remonter le temps
Disons-le tout de suite, il ne disposait ni des connaissances ni des moyens matériels qui lui aurait permis de concevoir et de construire cet appareil (hormis toute discussion sur sa faisabilité théorique et pratique) ; dans ces conditions il ne peut être considéré autrement que comme un mythomane inoffensif.
Roland Portiche a bâti une série de romans de science-fiction autour de ce personnage et de son invention. Pourquoi pas ? Il est seulement fâcheux que l'éditeur ait cru bon de présenter ainsi le premier ouvrage du cycle : « L'incroyable histoire vraie d'une machine à explorer le temps cachée dans les archives secrètes du Vatican », ce qui fait passer le livre de la catégorie respectable de la science-fiction à celle beaucoup moins honorable de l'occultisme romancé ; il est vrai que les tirages de Dan Brown peuvent faire rêver un écrivain...
Quoiqu'il en soit, ce volume se présentant pour ce qu'il et, de la pure fiction, on peut le juger en tant que tel.
Le livre donc. Cette fois Ernetti est chargé d'enquêter sur un mystérieux signal radio qui vient de parvenir à la terre,remontant aux origines de l'univers et qui lui est adressé nommément. le chronoviseur va permettre de « voir » la source de ce signal et d'assister de ce fait à la Création.
Il ne s'agit donc pas d'un voyage temporel à proprement parler, puisqu'Ernetti ne se déplace pas dans le temps, et se contente d'observer le lointain passé que sa machine permet de découvrir.
Pourtant, et c'esst là une faille narrative, tout se passe comme si le héros, sa machine et son assistante se déplaçaient effectivement. Et le livre parle bien de « voyage » et de « retour , voabulaire qu'il nous faut donc adopter.
Aux termes de leur voyage donc, ils trouvent ou ne trouvent pas, ce n'est pas très clair les émetteurs du signal, dont on ne saura pas grand chose, en particulier pas leurs motivations
Quand à l'origine de l'univers, ils ne découvrent pas grand chose. Lorsqu'ils veulent retourner à leur point de départ, ils se trouvent pris dans un réseau-d'univers parallèles divergents, et reviennent dans un continuum qui n'est pas le leur, mais en diffère par de subtils détails.
Ils remontent donc à l'origine et essaient de retrouver leur route ; ils reviennent chaque fois dans le présent, mais un présent un peu différent, ce qui n'est pas étonnant puisque le nombre de ces univers esst par définition infini. Lors de l'un de leurs retours dans le présent, un avatar de Stephen Hawkins (qui les avait déjà aidé à augmenter la portée du chronoviseur, j'avais oublié de le dire) leur suggère d'utiliser un spectrographe pour mesurer la vitesse de fuite des galaxies, constante de base de l'univers, ce qui leur permettra d'éliminer les « mauvais «  univers.
Ce qui ne peut servir à rien car :
-par définition, les univers non fonctionnels ne peuvent pas exister ; on ne peut donc d'y rendre, ni rien mesurer à leur sujet ;
-et cela n'aide pas à s'orienter parmi les univers fonctionnels, puisqu'ils ont tous, également par définition, les mêmes constantes et sont toujours en nombre infini
Ils persévèrent donc, et font plusieurs essais, qui, curieusement les amènent toujours à un univers qui ressemble comme deux gouttes d'eau au nôtre : Jean-Paul II est toujours pape, il y a toujours des États-Unis avec un Président (une fois, il est vrai, c'est Bob Kennady), il y toujours un physicien génial nomme Hawking qui habite Cambridge (sauf dans une version ; dans une autre, il n'est pas paralysé), il y a toujours une révolution sandiniste au Nicaragua. Bon, il y a une version où les dinosaures n'ont pas disparu..
Bref, il y a un problème de logique interne.
Puis finalement, on ne sait pas trop pourquoi, ils décident qu'un de ces univers est bien le leur et s'y installent ; en fin non, pas tout à fait le leur, il y a une petite différence, mais je vous laisse la découvrir ; en tout cas, elle arrange bien Ernetti
Et là, on retrouve une idée présente dans le génial « Univers en folie » de Fredric Brown : le voyageur oriente le voyage, en l'occurrence, il choisit inconsciemment l'univers où il est projeté, mais un peu modifiée : c'est le voyageur, en l'occurrence Ernetti, ou peut-être son appareils, qui créerait les univers où il se promène ; et peut-être d'ailleurs que Dieu, c'est lui ?
Ici Portiche semble s'être inspiré d'un principe de la mécanique quantique : l'observateur modifiée ce qu'il observe (sauf que c'est au niveau des particules que ça marche, pas au niveau macroscopique, mais bon...)
Donc quelques failles logiques, et l(auteur ne maîtrise pas les codes de la SF.

Mais soyons honnêtes: ça se lit sans déplaisir

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Troisième volet pour notre duo de voyageurs... après « La machine Ernetti » et « L'énigme de Jérusalem », le père Pellegrino exorciste et enseignant en musiques anciennes, et Natacha Yadin-Drori, archéologue, directrice adjointe du musée d'Israël, agent du Mossad reprennent du service dans ce roman « Le voyage interdit ».

Roland Portiche nous emmène en 1982. Aux Etats-Unis, plus précisément dans l'Etat du Massachusetts, un radiotélescope capte un signal appelé à bouleversé les astronomes du mondes entiers....un avertissement clair adressé à Ernetti...
Inquiet, le Pape Jean-Paul II va convoquer le père Pellegrino, lui ordonner de remettre en marge le chronoviseur, et lui confier une mission presque impossible...remonter aux origines de l'univers...
Mais pour accomplir cette mission, Ernetti doit perfectionner sa machine à remonter le temps. Avec l'aide du célèbre physicien Stephen Hawkings, et sa complice israélienne Natacha, Ernetti entreprend un fabuleux voyage de la préhistoire aux portes de la création...

Un thriller bien écrit où le lecture se laisse guider, emporter dans un voyage de la préhistoire à la naissance de notre planète et de l'univers.
Bien documenté, étayé par de nombreuses références, historiques, archéologiques, théologiques, scientifiques, mathématiques sans oublier la physique quantique avec le physicien italien Ettore Majorana.

Une admirable intrigue, intense, foisonnante, sans temps mort, où le lecteur plonge dans un récit captivant, plein de complots et de rebondissements, qui attise la réflexion et le plaisir de lecture.

Un merveilleux voyage dans le labyrinthe du temps !
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Petite déception pour le troisième opus de cette trilogie, d'où des étoiles en nombre inférieur par rapport aux deux autres tomes.

Cette fois, l'action se déroule en 1983, principalement à Rome et au Nicaragua, mais aussi dans l'espace (via le chronoviseur : leur invention leur permettant de remonter dans le temps et de "voir" par écran interposé ce qui s'y déroule).

Certes, j'ai eu toujours le même plaisir de retrouver les principaux protagonistes : le père Ernetti, Natacha Yadin-Drori, l'espionne archéologue, ainsi que le pape Jean-Paul II, mais là, j'ai eu bien du mal à accrocher. Non pas que l'éventualité que des aliens nous contactent de leur lointaine galaxie (ici située à 12 milliards d'années-lumière) ne soit pas possible, mais bien plutôt qu'ils laissent un message spécifiquement adressé à Ernetti, lui intimant de "prendre garde". La fiction a ses limites.

Bon an, mal an, j'ai suivi le propos de l'auteur. J'ai aimé les voir accompagnés de nouveaux protagonistes : Alfonso Varela (astrologue nicaraguayen) et Stephen Hawking (physicien théoricien et cosmologiste britannique 1942 -2018) en guest star, pour leur permettre de comprendre toutes les subtilités de la création du monde et du système planétaire, mais aussi toutes les arcanes de la physique quantique et de ce que l'on appelle le "multivers". Définition : en physique, l'hypothèse du multivers (appelé aussi « univers multiples ») est un modèle cosmologique dont l'une des fonctions est de résoudre le problème de la mesure quantique, dans le cadre de la physique des particules élémentaires. Vous comprendrez donc pourquoi il faut s'accrocher !

Car, mandatés par Jean-Paul II, le père Ernetti, Natacha et Alfonso auront cette fois la lourde tache d'entrer en contact avec ces aliens pour comprendre la finalité de leur message. Mais c'était sans compter un dérèglement (opportun ?) du chronoviseur. Celui-ci s'emballera et dépassera la fameuse limite temporelle au-delà de laquelle il y a danger, limite assignée par les aliens eux-mêmes.

Donc, vous l'aurez compris, cet opus est moins spirituel que scientifique. Quoique... Puisque pour Ernetti et Natacha ce sera l'occasion privilégiée de remonter aux sources de la création du monde et de vérifier (ou d'infirmer) qu'un Dieu était (ou pas) aux manettes de cette création.

Donc, en tant que lecteur, on apprend pas mal de choses sur l'évolution du système planétaire, la survenue de la vie sur Terre, les conditions de la destruction de certaines espèces animales, la physique quantique, etc., et même si cela demande un peu de concentration, c'est intéressant. Là où cela se corse, c'est lorsque vient s'ajouter à cette quête, en parallèle, une sombre histoire d'enlèvement du pape, par un groupe de révolutionnaires, pour parvenir à imposer aux Américains de mettre fin à leur embargo sur le Nicaragua. Comme dans les autres tomes, il y a des méchants qui viennent mettre leur grain de sel !
Un mélange des genres qui, certes, créé une tension dramatique et du suspense (dès lors qu'on apprend qu'Alfonso, contraint, y prend une part active et joue double jeu)... mais qui génère de fait un imbroglio d'allers-retours dans le temps passé auquel, à un moment donné, on ne comprend plus rien.

En effet, le principe du multivers serait qu'en se déplaçant dans le temps au-delà d'une certaine limite, on prend le risque de ne pas revenir tout à fait à la situation temporelle initiale. Ce qui, certes, peut permettre de corriger certains événements ou empêcher qu'ils ne surviennent, mais peut aussi en générer d'autres sur lesquels on n'a plus de maîtrise.
Pour ma part, l'auteur m'a larguée sur cette partie du livre (et encore plus lorsqu'ils demandent à Stephen Hawking de leur expliquer la nature du problème !!!).
Non seulement, il y a à plusieurs reprises, redites de la manoeuvre d'aller-retour dans le temps (cela génère une certaine lourdeur) avec les risques et inconvénients que cela suppose (Ernetti et Natacha sont confinés pendant de longues heures dans un espace restreint de nature à compromettre leur vie), mais le "résultat" de ces manoeuvres est chaque fois pas tout à fait le même. A un moment donné, même en s'accrochant, on a bien du mal à comprendre dans quelle dimension temporelle on se trouve au moment du récit et à discerner les vrais personnages de leurs "doubles" bloqués dans un autre espace-temps.

Et puis, si j'ai suivi de bon coeur, les hypothèses (réelles ou fictives) émises par l'auteur dans les tomes 1 et 2, là je trouve qu'il y a une réelle perte de crédibilité. Non pas sur ce que l'on sait de l'évolution du monde et de la physique quantique, mais bien sur la façon dont les personnages sont amenés à agir ou pas (la narration des heures passées dans l'espace de contrôle quasiment sans boire ni manger... est particulièrement rébarbative et incompréhensible).

Pour moi, alors que c'est l'opus le plus documenté, c'est à mon sens le moins abouti en terme d'écriture car les choses ne sont pas clairement expliquées. Ou alors, j'ai ce ressenti parce que j'ai une réelle lacune en matière de logique et de science, ce que je peux comprendre.

Enfin, s'agissant de la fin, encore une fois, on reste sur sa faim. On n'entend plus parler des aliens et de leur message. Dès lors que la barrière temporelle interdite a été franchie, il n'en est plus question. Quand aux dernières lignes de la fin, c'est plutôt risible ! Dommage.
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Il y a quelques jours, je vous ai présenté le tome 2 des aventures du père Pellegrino Ernetti et son chronoviseur où on a été sur les origines du monothéisme, voici aujourd'hui le tome 3 où l'ecclésiastique a été aux confins de l'univers. On pourrait résumer ce roman en une phrase : « Toujours plus loin, toujours plus fort » ou « Vers l'infini et au-delà », au choix !

Nous sommes en 1983 et tout commence par un message venu du fin fond des étoiles à l'attention du prêtre italien. Au même moment, le président Reagan est pris à parti avec la révolution sandiniste au Nicaragua. Alors que le message pourrait être vu comme une blague de mauvais goût venant de l'ennemi communiste pour ridiculiser le camp capitaliste, du côté du Vatican, on prend la chose au sérieux. le roman fait la part belle au chronoviseur, à son évolution technique et à l'exploitation de tout son potentiel. le prêtre physicien va devoir faire appel au célèbre astrophysicien Stephen Hawking pour l'aider dans sa tâche.

Alors oui, on a droit à des notions d'astrophysique mais sans assommer le lecteur. Des notions accessibles et qui me parlent fortement. Stephen Hawking, Car Sagan … et bizarrement, c'est vers cet autre scientifique que le roman fait la part belle. Une partie du récit s'est hautement inspiré du roman de Sagan, « Contact », sorti en 1985 et à son adaptation cinématographique sortie en 1997, réalisé par Robert Zemeckis et avec Jodie Foster. L'oeuvre raconte comment une astronome a mis en place un projet scientifique permettant de rencontrer une vie intelligente extraterrestre suite à un message venu des tréfonds de l'univers. L'un des enjeux est de savoir si l'astronome est digne de partir pour ce long voyage vu son manque de foi et si lesdits extraterrestres croit en Dieu.

L'une des forces du roman, c'est de mettre en place trois protagonistes dans les déplacements du chronoviseur. le père Ernetti, le fervent catholique, Natacha, l'espionne du Mossad, la non-croyante et Alfonso Varela, le scientifique, dégouté par l'Église. Au-delà de la chasse à l'alien, le récit s'oriente vers notre capacité de croire ou non en un être divin.

La machine Ernetti, c'était beaucoup de science avec un peu de fiction, Ernetti et l'énigme de Jérusalem, on s'oriente sur une forme équilibre entre les deux et ici, c'est un peu de science avec beaucoup de fiction. le premier roman était une promesse d'une histoire incroyable d'une vraie machine à explorer le temps dans les archives secrètes du Vatican. Dans l'ensemble, la première aventure tient la promesse et plus, on avance, plus on va vers l'extraordinaire. D'ailleurs, je crois qu'il serait difficile d'imaginer de nouvelles aventures au père Ernetti.

Lorsque Ernetti, Natacha et Varela arrivent aux confins de l'univers, nous changeons de cap. Nous explorons plus le temps mais le multivers. le concept de multivers est très à la mode actuellement à travers les grosses productions cinématographiques (ex. Docteur Strange et la folie du multivers). D'ailleurs le multivers trouve son origine chez le philosophe grec Anaximandre (6ème siècle av. JC). le multivers est un modèle de cosmologique qui tente de résoudre le problème de la mesure quantique dans le cadre des particules élémentaires. En résumé, il s'agit d'unir la relativité générale et la mécanique quantique.

Alors comment ça se traduit dans le roman ? Grâce à l'appui de Stephen Hawking, les voyageurs temporels ont eu la possibilité d'explorer quelques planètes Terre alternatives. Des planètes avec quelques variantes. Une planète où Israéliens et Arabes sont unis, une planète où le pape a été abattu d'une balle dans la tête, etc. Pour éviter de se perdre dans le multivers, un peu comme les explorateurs de la série « Sliders », Roland Portiche va tirer quelques grosses ficelles pour permettre aux héros de trouver le chemin de la Terre. Mais est-ce la bonne ?

En même temps que l'exploration de l'espace et du temps, une autre intrigue met en scène le personnage du professeur Alfonso Varela. Assistant de Stephen Hawking, il va aider Ernetti et Natacha dans leurs voyages, mais il sera le traître bien malgré lui. Plus haut, je vous ai parlé du Nicaragua et la révolution sandiniste. Une intrigue liée à un groupe terroriste mené par un nommé Arroyo prendra au piège le professeur Varela. L'auteur nous décrit la situation du pays sud-américain, sa relation tendue avec les États-Unis et évidemment, l'attaque terroriste sur Castel Gandolfo. N'allons pas plus loin, il tient à vous de lire ce troisième opus.

La lecture de ce roman est plaisante et l'envie de connaître la suite des aventures de nos héros est tenace. Cependant, il y a des petites choses qui ne vont pas. On ne connait pas les aliens qui ont envoyé le fameux messages et on n'explore pas leur motivation, si ce n'est l'envoi du message. Ensuite, lorsque les héros arrivent au moment zéro de la Création, il y a certes une tension mais on ne sens pas le risque qu'ils peuvent détruire cet instant et forcément, créer un paradoxe. Il y a également la facilité de déplacement entre les univers et le fait de choisir une Terre. D'ailleurs la fin est peut-être trop alambiquée et ne correspond aux codes de la science-fiction. Il aurait été bien de retrouver nos héros sur la Terre. Natacha quitte le Mossad et accepte enfin les avances de son prétendant de toujours. Pellegrino Errnetti demande au pape de démantelait le chronoviseur avant de lui de poser l'ultime question. Ainsi, on quitte le Vatican, on laisse le prêtre prendre sa retraite et on assiste à ces derniers jours d'avril 1994 où il ferma les yeux.

Au final, Roland Portiche a servi un roman bien documenté sur l'astrophysique et rend un hommage à Carl Sagan. On est au croisement entre la science et la religion. Qui a tort ? Qui a raison ? Et à partir de là, on peut partir sur un débat entre les deux, leurs relations et l'importance dans la vie sociale. Pour le multivers, l'auteur s'est fait plaisir en imaginant les voyages et mais ne maîtrise pas tous les codes de la science-fiction. Une fin alternative à ce roman aurait permis se rapprocher de la réalité. Lecture de vacances assurée !
Lien : https://litteraturemaconniqu..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Le père Ernetti zooma au maximum de ses possibilités. Le soleil était du même type que le nôtre, mais se trouvait encapsulé dans une coquille construite dans une matière inconnue, bleu sombre et semi-transparente. Sur sa face interne courait une construction cylindrique, une sorte d'anneau-monde de plusieurs milliards de kilomètres de circonférence.
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Les prêtres catholiques sont des drôles de gens. Les protestants ou les Juifs ne bâtissent pas leur vie, eux, sur une montagne de frustrations. Ils aiment, ils souffrent et ils espèrent, comme tous les humains.
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