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Commandant Johanna Galji tome 1 sur 2
EAN : 9782377220038
Jigal (15/02/2017)
3.66/5   61 notes
Résumé :
Bien souvent, les innocents font les plus beaux suspects...
Trader d’une des plus prestigieuses banques françaises, Ludovic d’Estre brasse chaque jour des millions d’euros… Issu de la bourgeoisie versaillaise, la vie a toujours souri à ce surdoué de la finance. Mais tout va basculer lorsqu’avec Reda Soulami, son fidèle collaborateur, Ludovic va s’intéresser à une transaction douteuse… Un délit d’initié ? Peut-être pire ! Très vite suspecté de meurtre, Reda, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Pour un auteur que je ne connais pas, parfois c'est la couv' qui m'appelle ou la 4ème de cette même couv'. Mais ici, c'est un mot: Langley. Chez moi, c'est comme le réflexe de Pavlov, dites « Langley » et j'accours à bride abattue! Langley, c'est la CIA donc espionnage et opérations clandestines et vous savez quoi? J'adore!

Bon, là, j'aurais dû modérer mes ardeurs car de Langley, il n'en fut question que durant quelques lignes et un passage éclair de deux agents, dont un totalement muet!

Mais bon, je ne vais pas faire ma difficile, l'intrigue est excellente, même si bien franco-française! Nous sommes au coeur de l'actualité avec le terrorisme omniprésent dans sa menace et la peur que ces lâches soldats voudraient bien instiller dans notre quotidien.

Avec la délinquance en cols blancs d'un « simple » délit d'initiés, l'auteur décille les yeux des derniers naïfs qui voudraient que les terroristes soient des barbares barbus analphabètes qui se réveillent un beau matin en se disant « Et si nous faisions sauter quelques mécréants pour aller à la rencontre de ces belles vierges du paradis »!
Non, Mesdames et Messieurs, il y a de l'organisation, de l'anticipation, de l'étude de terrain et du financement. Et le financement se cache au creux des opérations boursières.
Le roman est très bien documenté et surtout, important, finement vulgarisé pour que tout un chacun puisse visualiser globalement le fonctionnement de certains aspects des marchés financiers.

La cible étant fixée et identifiée, l'auteur nous dévoile les plans prévus par les politiques en cas de danger sur les sites à risque comme les centrales nucléaires. Là, léger bémol, les données sont factuelles et chiffrées, cassent un peu le rythme du polar, même si nous sentons l'urgence des décisions à prendre et à appliquer.
Une bonne claque cynique pour vous, lecteurs, aucune illusion, les êtres humains ne sont que des stats, des chiffres, des quantités négligeables au regard de l'économie, de notre PIB et des conséquences de la mise en oeuvre d'éventuelles mesures de sécurité.
Notre peur est entretenue sans aucun état d'âme.
Par curiosité, localisez tous les sites à grands risques de notre territoire, délimitez les zones d'impact en cas d'incident majeur et vous verrez qu'il n'y a guère que quelques trous de souris où nous pourrions éventuellement, si on se donne la peine de nous prévenir et si on en a les moyens, échapper à une catastrophe.

Autre bémol qui m'empêche d'avoir un coup de coeur pour ce roman? le traitement que subit Reda, enfant des cités que l'on renvoie sans vergogne dans sa cité, qui a le type du parfait coupable et qui est déjà jugé avant même de pouvoir s'expliquer.
Une autre manière d'entretenir la peur ou image de ceux que nous pensons en notre for intérieur? Je ne creuse pas davantage la question parce que, malheureusement, c'est le reflet sociétal actuel, entretenu par des médias assoiffés de gros titres ou du manque de réflexions chez le quidam.

La prophétie de Langley est un polar trépidant, énergique, rapide et surfant sur une actualité brûlante.
Documenté, rythmé et emmené par des personnages intéressants comme Reda et le code des cités, Johana ou la navigation en eaux troubles de la Justice et de la Politique ou McLeod, l'ancien légionnaire reconverti dans le monde la Finance, il n'échappe pourtant pas à quelques raccourcis malheureux et deux ou trois invraisemblances qui m'auront un peu gênée.
Mais espérons que l'auteur n'est pas un visionnaire, tout de même…
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Un polar One Shot mélangeant finance parisienne, criminalité banlieusarde et terrorisme islamique. Un drôle de cocktail, qui avait toutes les promesses d'être détonnant. Je l'ai pourtant refermé avec un sentiment mitigé.

J'ai emprunté ce livre dans l'abonnement d'Amazon Kindle. Je sais qu'ils ne mettent pas les meilleurs polars, mais cela m'a toujours permis de découvrir quelques auteurs que je n'aurais pas osé acheter. Ce fut le cas avec ce polar. La quatrième de couv était intéressante. Il n'est pas bien long (250 pages), l'auteur a été primé, bref, le parfait livre pour un long voyage en train à travers la Suisse.

Pour le positif, j'ai beaucoup aimé l'écriture. J'y ai eu la sensation de bien découvrir des endroits que je ne connais absolument pas, que ce soit Versailles ou Trappes. Et cette alternance entre deux banlieues que tout oppose, deux mondes même est bien utilisée.

Sur le fond, les mécanismes financiers, toujours aussi incompréhensibles à mon sens, étayent bien l'intrigue, et assister à ce mélange de Big Short / 24h Chrono dans un paysage purement français m'a permis d'avoir des points d'ancrage qui m'ont fait tenir.

Toutefois, j'ai été déçu par les personnages :

Reda tout d'abord, que j'ai trouvé presque trop caricaturé :

Enfin, ma plus grosse déception est le personnage de la commandante Johana. Les premières descriptions m'ont emballé : j'ai eu l'impression qu'on aurait à faire au vrai personnage principal, le personnage du flic fort et incorruptible de tout bon polar qui mènerait l'intrigue à son bout.

Mais je ne vais pas cracher dans la soupe : je l‘ai lu jusqu'au bout, avec le plaisir du polar noir et de l'action. Il aurait sans doute mérité d'être plus long pour éviter les raccourcis qui mont déplu dans les personnages. Mais mon train est arrivé à quai quand j'ai tourné la dernière page. Je redonnerai clairement sa chance à Pierre Pouchairet avec une autre lecture.
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Je reste à chaque fois que je referme un livre de Pierre Pouchairet, impressionnée par le réalisme des histoires qu'il nous propose !

Là, on est embarqués dans le monde des traders, mais aussi dans celui des cités de banlieue. Et en cerise sur le gâteau, en arrière plan, la menace islamique.

On va enquêter aux côtés de Johanna qui officie à la PJ de Versailles, soeur de Léanne pour ceux qui connaissent les trois brestoises... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça va à toute vitesse ! Et ça fait froid dans le dos aussi...

Finalement, mieux vaut ne pas tout savoir, et se dire que l'auteur a une sacré imagination...

J'ai adoré !

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Pierre Pouchairet a fort bien intégré dans ses romans les codes des fameuses collections du Fleuve Noir d'il y a une quarantaine d'années. Qu'il s'agisse de la collection Spécial Police ou Espionnage. Il mêle les deux lorsque ses polars (celui-ci précisément) s'inscrivent dans le terrorisme.
De suite, on entre en immersion avec le sujet dès que l'on débute une de ses oeuvres. Cette fois, on plonge dans les milieux, nébuleux pour les profanes, de la finance. Un trader, d'origine hobereau est tué après avoir voulu en savoir de trop sur un fonds d'origine islamique. Son pote, un jeune beur sorti de la banlieue de Trappes était également visé. Il échappe de peu à l'embuscade et devient le suspect number one.
Le style est direct, l'action permanente pour se terminer en western dans un final sanglant. Pierre Pouchairet ne s'embarrasse de descriptions trop détaillées sur les lieux, les personnages. Seul lui intéressent le scénario qu'il a concocté, la mécanique des rebondissements et le chemin tracé pour arriver à l'épilogue qu'il a imaginé. Entre parenthèses, le dernier chapitre n'était pas indispensable et perturbera nombre de lecteurs.
Ancien commissaire de police, ayant beaucoup bourlingué tant dans l'Hexagone que dans certains pays étrangers, notamment arabes (Liban, Israël, Afghanistan…), il connaît les services qui régissent les polices, les systèmes mafieux et sait parfaitement animer son texte avec des scènes de violence réalistes. Même si l'écriture est parfois simpliste et même irréaliste, pour exemple lorsqu'un de ses personages reconnaît la marque et le calibre du « flingue » d'un tueur le visant à quelques mètres.
Mais l'essentiel est dans l'intérêt du roman. On se retrouve un peu dans la lecture d'un Paul Kenny, Claude Rank, MG Braun, Jean-Pierre Conti, Serge Laforest, Adam Saint-Moore… etc et on passe un moment agréable avec une lecture addictive car intense.
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Encore un polar écrit par un ancien flic ! C'est souvent le gage d'un ouvrage réaliste et bien documenté et celui ci ne déroge pas à la règle.
L'intrigue de base est assez classique : l'assassinat d'un homme. Ce qui l'est moins, c'est la personnalité de la victime.. Il s'agit en effet d'un jeune trader, métier qui n'expose pas vraiment à se retrouver le corps troué de balles dans un beau quartier versaillais après une réunion de travail... L'enquête est confiée à la PJ de Versailles et à la commandante Johana Galji, une femme forte et libre. Ce qu'elle découvrira avec l'aide du supérieur du jeune trader dépasse de loin les frontières du microcosme de la Finance et de la Bourse.
Ce polar nous plonge dans les arcanes du terrorisme international, sur son financement et comment un "simple" attentat pourrait anéantir (ou presque) l'économie d'un pays. Il ne s'agit pas de fiction mais bien d'une sombre réalité (cf le chapitre 24, particulièrement édifiant sur le sujet).
C'est l'intérêt principal du livre car pour le reste, je n'ai été ni franchement emballée ni vraiment déçue (cela se ressent certainement dans cette chronique que j'ai un peu de mal à rédiger !)...
Le suspens est présent, jusqu'au dernier chapitre, mais j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages que j'ai trouvé, par certains côtés, un peu trop caricaturaux, sans parler des situations dans lesquelles l'auteur les a placées...
Je tenterai un autre livre de l'auteur (écrit de sa main cette fois, celui ci l'ayant été avec la collaboration de l'Gordon pseudonyme d'un ancien haut cadre d'une grande banque française, ayant travaillé 35 ans en Asie, aux États-Unis et en Europe).
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
À la Légion, il y a de tout, des Blancs, des Noirs, des Asiatiques, des juifs, des catholiques, des protestants, des musulmans, des bouddhistes, et je ne sais pas combien de nationalités. On vit et on meurt ensemble s’il le faut: tout ce qui compte, c’est la valeur de l’homme, de celui qui peut-être demain vous sauvera la vie. Si vous êtes raciste dans la Légion, c’est simple, vous êtes mort.
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Depuis peu, on a un groupe de religieux qui prennent de l’importance. Ils ont monté une mosquée, ils veulent que les filles se voilent et que les gens viennent prier. Parfois les relations sont tendues. C’est un truc que je galère à gérer. Je leur file bien du fric, mais ce n’est pas ce qu’ils veulent. Et entrer en guerre ouverte avec eux… J’ai assez de blems à m’occuper.
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Rien ne l’attendait, ni l’enfer ni le paradis. Et si ça existait ? Les vierges ne seraient pas pour lui, c’était la récompense des héros…
Il sourit péniblement. Qu’est-ce qu’il ferait avec des pucelles… Quelle stupide image du bonheur ! De toute manière, l’enfer lui paraissait plus probable. Fahrid lui apparut. Si l’enfer existait, il allait y retrouver son pote de quartier. Nul doute qu’il devait y payer les morts dont il était responsable…
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Il ne put s'empêcher de penser que, lorsque les transactions financières empruntaient des parcours qui n'avaient pour seul but que d'endormir les organismes de contrôle, la finance avait des manières pas si éloignées de celles des dealers de came.
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C’était un vrai guerrier. Un combattant pur et dur, toujours à son poste en cas d’échauffourées. On pouvait compter sur lui. S’il survenait un pépin, il était là pour couvrir ses subordonnés si le besoin s’en faisait sentir, quitte à laver par la suite le linge sale en famille. Il ne connaissait pas la peur. Généreux avec ses amis, il était implacable avec les lâches. Quand on parlait de lui, on disait « le légionnaire », parce que, justement, c’était un ancien légionnaire. Au début, on l’avait surnommé « le rosbif », mais « le légionnaire » s’était vite imposé. Dire qu’on le craignait ou qu’on le respectait n’aurait pas fait justice à ce que ses hommes pensaient de lui. Non, en fait, ils l’aimaient…
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Vidéo de Pierre Pouchairet
Dans cet épisode, c'est Annaïk, libraire au rayon polar de Dialogues, qui nous partage ses coups de coeur de la rentrée.
Bibliographie : - le Tableau du peintre juif, de Benoît Séverac (éd. Manufacture de livres) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20654028-le-tableau-du-peintre-juif-benoit-severac-manufacture-de-livres
- L'Or vert du Sangha, de Pierre Pouchairet (éd. Filatures) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20911097-l-or-vert-du-sangha-pierre-pouchairet-filatures
- cupidité, de Deon Meyer (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/21310372-cupidite-deon-meyer-gallimard
- Les Sentiers obscurs de Karachi, d'Olivier Truc (éd. Métailié) https://www.librairiedialogues.fr/livre/21362642-les-sentiers-obscurs-de-karachi-truc-anne-marie-metailie
- Obscuritas , de David Lagercrantz (éd. HarperCollins) https://www.librairiedialogues.fr/livre/21401049-obscuritas-le-nouveau-polar-nordique-de-david--david-lagercrantz-harpercollins
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