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EAN : 9781092016360
Éditeur : Jigal (18/05/2015)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Alors que la France est la cible d’actes terroristes, Gabin, Marie et leurs collègues de la PJ enquêtent sur des dealers qui opèrent dans une cité de Nice. Après l’identification d’un réseau structuré et multicarte, les investigations vont remonter jusqu’en Afghanistan. Là-bas, entre le retrait des forces internationales et la succession d’Hamid Karzai, une page est en train de se tourner dans une ambiance délétère. Et c’est dans un climat de suspicion et de corrupt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
SMadJ
  16 août 2015
S'abîmer les genoux sur les cailloux de l'Afghanistan dont les bijoux ont depuis longtemps laissé la place à de vieux hiboux aux mortels joujoux qui ne laisseront derrière eux que des dépouilles pleines de poux et des peuplades dans les choux.
Difficile de passer après l'énorme réussite qu'est "Pukhtu" le pavé de DOA (lire la chronique ici) nous narrant la situation géo-politique en Afghanistan de 2008 à 2009. Et pourtant ces deux romans se complètent fort bien. Car au lieu de s'annihiler, ils s'additionnent et exposent une vision claire de la situation géopolitique et de ses ramifications en Occident et particulièrement en France.
Visionnaire, Pierre Pouchairet l'est tant les situations décrites sont d'un réalisme saisissant. Effrayant.
Le lecteur va effectivement en apprendre beaucoup sur les jeunes français qui partent faire le Djihad au Moyen-Orient. La psychologie et les motivations sont intelligemment expliquées. On sent l'homme brillant, maitre de son sujet.
Pas avare dans son intrigue, Pierre Pouchairet introduit en sus beaucoup d'éléments franco-français. L'histoire, d'ailleurs, démarre dans les quartiers difficiles de Nice, à l'Ariane, qui n'ont rien à envier aux banlieues parisiennes.
C'est ainsi qu'on voyagera de Nice à Kaboul puis à Nice avec plaisir.
Car ça change d'avoir affaire à une équipe de flics niçoise. Ca sent bon l'eucalyptus, les mimosas, le pastis et la socca. En fait, non. Trafic de drogues, prostitution, islamisme rampant mais prégnant qui se joue des désespérés. Il n'y a pas que des anglais sur la promenade. Il y a aussi de l'amertume.
Le récit est néanmoins puissant, passionnant. De retournements de situation en retournements de situation, on suit avec avidité les aventures du Capitaine Gabin et de son équipe.
Pouchairet a su créer une galerie de personnages attachante. Il a dit récemment dans une interview du concierge masqué (pour la lire, cliquez ici) que le style n'était pas son fort. C'est possible, mais en tous cas il compense par une intrigue haletante et dense, de l'action digne des plus grands blockbusters hollywoodiens, des dialogues au couteau, et des personnages superbement construits que l'on quittera avec grand peine en refermant ce roman pas si fictionnel que ça.
Un Jigal, quel régal ! Merci Jimmy Gallier ! 3,5/5
Lien : http://cestcontagieux.com/20..
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umezzu
  22 janvier 2018
Gabin, le chef du groupe stups de la PJ de Nice, cherche à démanteler un trafic d'héroïne qui gangrène une cité locale. Les organisateurs du trafic semblent avoir une bonne source d'alimentation, en quantité et en qualité. De fait, le principal organisateur, Hamdani, est tout à fois, patron d'une ONG en agronomie qui intervient en Afghanistan, et lien d'un réseau islamique affilié à al Qaïda. Il profite de ses fréquents voyages sur place pour ramener une marchandise qui assure le financement de ses activités terroristes.
Loin de se douter de ces ramifications, Gabin et son équipe sont eux concentrés sur la drogue et parviennent à comprendre l'implication du « gentil » dirigeant d'ONG. Gabin obtient de pouvoir essayer de remonter la filière afghane plus avant, en suivant le prochain voyage d'Hamdani. Un policier français anti-stups détaché là-bas, Serge, va tenter de l'aider. Mais dans le désordre afghan qui accompagne la succession d'Hamid Karzaï, la tâche est complexe. Diplomatie, oppositions ethniques et religieuses, omniprésence des Américains et de leurs agences, absence de fiabilité des personnels locaux. Gabin découvre un pays où la population n'a pour la plus grande part jamais connu la paix depuis sa naissance et s'est habitué au rythme des attentats et aux mesures de sécurité extrêmes qui en découlent.
Pendant que de premiers attentats sont menés en France par un terroriste déterminé, le voyage de Gabin va dévoiler les connexions entre stups et financement du terrorisme.
Très précis, Pouchairet est un ancien commandant de la police nationale qui a travaillé comme attaché de sécurité intérieure à Kaboul. Ce roman est de plus en plus efficace au fur et à mesure de l'avancée de la lecture. Les pages liées à la vie de la cité font froid dans le dos, les lois de la société y sont absentes, dans la rue comme dans les caves. Celles sur l'Afghanistan insistent sur les basculement de certains Afghans d'un côté ou de l'autre, en fonction d'intérêts religieux ou bassement matériels. le gouvernement de ce pays tient ce qu'il peut, c'est à dire pas grand-chose. On est loin de la guerre technologique et hyper sanglante de Pukthu de DOA. Le final sur fond d'attentat terroriste en cours d'exécution dans les Pyrénées Orientales est extrêmement prenant.
Pouchairet est décidément un auteur à suivre. Ce roman montre l'étendue de ces capacités.
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Eskalion
  20 février 2016
Je rentre de voyage. J'arrive d'Afghanistan, du sable plein les pages. J'ai la gorge sèche et j'ai chaud.
Je suis fatigué, mais heureux de poser mon sac et d'en être revenu, même si je laisse derrière moi, accrochés sur la dernière page de mon livre, les souvenirs d'hommes et de femmes déchiquetés par l'Histoire d'un pays qui cherche encore la lumière.
J'ai couru, tête baissée pour ne pas être repéré, rasé les murs pour ne pas être une cible. J'en ai chié dans mon froc de cette peur qui colle à la peau à sentir partout la présence de cet ennemi impitoyable et invisible, qui attends son heure, tapis dans les ombres de la ville, pour faire rendre sang.
J'ai vu des hommes s'exploser, des femmes pleurer, des enfants tuer en eux cette jeunesse qu'ils ne pouvait laisser fleurir.
J'ai perçu la gangrène de la corruption se généraliser et se répandre jusque dans les veines des villages les plus reculés, observé les forces internationales « libératrices » s'enfermer dans des camps bunkérisés, attendant le départ , en s'apprêtant à laisser derrière elles un pays vide d'avenir et d'espérance.
J'ai senti l'odeur des chairs brûlée, le goût acre du sang dans ma bouche, j'ai respiré cet air saturé de mort.
Tout ca, je l'ai vécu à cause d'eux.
De ces flics des stups venus de France enquêter sur un trafic qui trouve ses ramifications dans nos banlieues en effervescence.
Je n'aurai sans doute pas du les suivre, mais je l'ai fait. Au fil des pages , je ne les ai pas quitté un instant des yeux, en particulier ce Gabin qui semblait en être le chef.
Je me doutais bien qu'ils allaient se retrouver englués dans le capharnaüm local et leur enquête se heurter à la cruelle réalité du terrain. Et çà n'a pas loupé, bien sûr!
Peut être Gabin devait il s'en douter lui aussi. Mais pas au point de penser que parti courir après des trafiquants de drogues et se retrouverait à pister des djihadistes, et qu'au final la menace ne concernerait pas seulement une jeunesse française désoeuvrée à la recherche de paradis hallucinés, mais bien la sécurité d'un pays tout entier.
Non plus qu'il devrait composer avec les factions, les chefs de guerres, les politiques au service de leur propre compte. Encore moins qu'il verrait tomber autour de lui certains de ses amis ou proches collaborateurs dans ce pays qui inspire la violence et expire les morts.
Tout çà, ils l'ont vécu à cause lui.
Ce Pouchairet est aussi dangereux une plume à la main qu'un djihadistes avec une kalachnikov dans les pognes. Ce type vous dégoupille un roman qui vous en met plein les mirettes !
Puisant dans son passé d'ancien flic ayant servi dans ces contrées du bout monde ,son bouquin est criant d'authenticité.
Pas de temps mort ( c'est d'ailleurs bien l'une des seules choses qui n'arrive pas à crever dans cette aventure), du rythme, une tension qui monte au fil des pages, un danger qui vient de toute part, des pistes qui fusent dans toutes les directions et vous avez ce cocktail explosif , artisanal , instable et donc extrêmement volatile, qui finira , que vous le vouliez ou non, par vous exploser à la figure.
Je rentre de voyage. J'arrive d'Afghanistan, du sable plein les pages. J'ai la gorge sèche et j'ai chaud. Je suis fatigué, mais heureux de poser mon livre sur mon étagère en me disant que j'en suis finalement sorti indemne.
J'ai lu « La filière afghane ».
Lien : http://www.passion-polar.com/
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Menton
  26 août 2019
On est pris dès les premières pages dans l'action. Style simple et agréable. Une histoire qui nous ramène à la réalité de notre société...L'histoire est intéressante et finit par être prenante mais la personnalité des personnages n'est pas assez creusée. le style de Pierre Pouchairet le permet peu. Il en résulte une analyse qui manque de faire ressortir la complexité de la situation en Afghanistan, du djihadisme, voire même du trafic de drogue en France (alors même que des éléments d'explications, plutôt intéressants sont donnés)
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fifloche
  30 juin 2018
J'ai découvert Pouchairet avec celui-ci, et j'ai tout de suite adhéré. Personnages et situations sont réalistes, l'intrigue pleine d'action et de suspense, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et je renouvellerai l'expérience avec plaisir !
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SMadJSMadJ   17 août 2015
- Dis-moi, tu devrais jeter un œil sur ton passeport, tu crois que t'as quinze ans pour te fringuer comme ça ? C'est quoi ce pantalon militaire et ce sweat à capuche... Te manque plus que la casquette ! T'es devenu chanteur dans un groupe de rap ?
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rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
Depuis plusieurs années, il ne mouillait plus le maillot et se contentait de superviser ses affaires à la manière d’un parrain. La drogue était sa principale source de profit. La prostitution, les filières d’immigration, les jeux clandestins, le trafic d’armes étaient également des branches d’activité, mais il les considérait comme annexes. La police et la justice l’inquiétaient fort peu. Il ne parlait quasiment pas au téléphone, ses proches ne le balanceraient jamais, et si d’aventure les flics réussissaient à monter jusqu’à son étage et à saisir des marchandises ou des produits illicites, il pouvait être assuré qu’un de ses compagnons jouerait le rôle de fusible en endossant à sa place les responsabilités. En contrepartie, il savait se tenir et garantissait aux siens son soutien financier et sa protection lorsqu'ils étaient en difficulté.
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rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
S’il était encore là, c’est parce que Dieu l’avait décidé et voulait lui offrir une deuxième chance… C’est envers lui qu’il se sentait débiteur. En cachette, pour se racheter, il priait. Un acte qu’il ne pratiquait pas auparavant et auquel il ne connaissait pas grand-chose. Grâce à Internet, des sites spécialisés, YouTube, c’est en autodidacte qu’il apprenait les bases de sa religion et savait maintenant les règles de la prière musulmane. Ses recherches l’avaient poussé plus loin, il avait pris conscience que la religion pouvait être un moyen de canaliser sa violence au profit d’une VRAIE cause.
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rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
La présence de lumières les réconforta. Ils furent surpris et rassurés par la foule. On n'allait pas les tuer devant autant de témoins. Une cinquantaine de jeunes, des garçons et des filles qu’ils connaissaient, étaient là. Ils buvaient de la bière, des couples se roulaient des pelles comme s’ils se préparaient à célébrer une grande fête.
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rkhettaouirkhettaoui   16 avril 2018
Dans le dédale des rues de ce quartier, véritable labyrinthe, ils ne seraient pas suivis et se seraient évaporés avant que les forces de sécurité ne réagissent.
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