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ISBN : 2842638131
Éditeur : Le Dilettante (07/01/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.45/5 (sur 379 notes)
Résumé :
Pour Providence Dupois, la vie, c'est un peu comme la mayonnaise : plus on s'agite et plus on a de chances de la réussir. Alors que la jeune et jolie factrice parisienne s'apprête à partir en Afrique chercher la petite fille qu'elle aime le plus au monde, un volcan islandais se réveille, paralysant l'ensemble du trafic aérien européen. D'aéroport en monastère tibétain, commence alors pour elle le plus haletant et le plus prodigieux des voyages. L'amour donne des ail... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (128) Voir plus Ajouter une critique
Ladybird123
  16 janvier 2019
Il faut voir la lumière pour avoir envie de traverser l'ombre tout comme il faut avoir un coeur aussi grand que la Tour Eiffel pour passer à travers les nuages. Ce petit roman est autant de petites gouttes douces qui dégoulinent lentement sur les petites têtes libérées de toute oppression intellectuelle. Nul besoin de parapluie ici, on lit, on absorbe, on laisse couler et on se sent enveloppé sous des couches de légèreté.
Providence attend à l'aéroport de Roissy que son avion en direction du Maroc se décide à décoller, il y a urgence, sa fille adoptée l'attend le coeur grand ouvert et les poumons remplis de vilains nuages qui l'empêchent de respirer librement.
Le volcan islandais n'était pas de cet avis lorsqu'il s'est déchaîné dans un brouhaha fumeux et cendré. Providence ne lâchera pas sa mission. Bien décidée à rejoindre sa fille, elle mettra tout en oeuvre pour ces retrouvailles.
Beaucoup de poésie auprès de cette petite fille aux nuages, beaucoup de tendresse et d'humour pour nous éviter de pleurer devant une réalité cruelle.
C'est aussi un roman que j'ai pris un plaisir tout particulier à lire car il m'est arrivé par la poste, un père noël magicien qui parvient à conjuguer générosité et gentillesse avec beaucoup de délicatesse et d'intelligence.
Je lui dédicace mon billet afin que les valeurs de notre terre rassemblent ceux qui savent les vivre sans modération.
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gruz
  19 janvier 2015
Romain Puértolas est un prestidigitateur. Il parvient à enfermer un fakir dans une armoire et un nuage dans les poumons d'un petite fille (ou alors, est-ce un nuage dans une armoire sous les yeux de la petite fille d'un fakir, je ne sais plus au juste).
Et bien, devant vos yeux ébahis, je vais vous révéler le secret de ses tours (parce que bien évidemment il y a un secret). Je sais, ça ne se fait pas de dévoiler ainsi ce qui fait le charme d'un mystère, mais tant pis, je me lance. L'incroyable secret de Romain (qu'il garde jalousement de génération en génération, depuis les Gaulois) c'est… l'imagination !
Croyez moi sur parole (ou plutôt, non, allez vérifier par vous même), l'ami Puértolas maîtrise cet art sur le bout des doigts, sur les pointes de son sourire et sur les pattes de ses neurones (si si, les neurones ont des pattes). Une fois de plus, ce roman est un florilège, un feu d'artifice, un spicilège (j'aime bien utiliser des mots compliqués des fois) d'inventivité et d'extravagance.
Je me permets d'être un peu familier avec lui et de lui lancer de « l'ami » à la figure, tant son roman a les qualités qui font un bon ami : de la déconnade, de l'empathie, de l'honnêteté, de l'attention, de l'intelligence et du plaisir.
Récapitulons :
- de la déconnade : Il y en a, en long en large et en travers (jusqu'à la dernière page consacrée à l'imprimeur). L'auteur déploie un humour absurde, qu'il décoche à coup de scènes burlesques et de bons mots désopilants. Oui, ce Puértolas est impayable (enfin si, 19 euros chez tous les bons libraires).
- de l'empathie : l'auteur sait toucher tout autant qu'il sait faire rire, parce qu'il comprend les gens ; les gens comme vous et moi (oui même toi là-bas au fond). Tous, qu'ils soient blancs, noir, bruns, jaunes, l'important est qu'ils sachent croire en l'imagination et aux étoiles (dans le ciel ou dans les yeux).
- de l'honnêteté : parce que l'auteur ne triche pas. Son texte transpire de sa loyauté envers les valeurs humanistes (dont la poilade).
- de l'attention : l'auteur aime les hommes, et s'intéresse à ce qu'ils peuvent ressentir de plus beau (l'amour, le respect et le gondolage des zygomatiques).
- de l'intelligence : ce n'est pas parce qu'on écrit une histoire légère comme un nuage qu'on ne peut pas lancer quelques pics bien sentis de temps en temps.
- du plaisir : oui une belle dose de plaisir, de quoi lutter activement contre la morosité ambiante et combattre les pessimistes acariâtres.
Avec La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel, Romain Puértolas récidive donc avec cette aventure qui concilie absurde et émotion, pur divertissement et joli message de tolérance.
Je parlais d'enfermement dans ma première phrase. Ce récit est tout le contraire, un bel espace de liberté, une bouffée d'oxygène et un rafraîchissant appel au voyage. Bref un joli nuage, de ceux qui n'apportent pas la pluie.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Kittiwake
  09 avril 2015
En cuisine comme en littérature, quand une recette a plu, grande est la tentation de reprendre l'idée de base, avec quelques ingrédients nouveaux pour séduite le lectorat conquis. le risque est aussi de lasser, lorsque que le genre se démarque d'emblée : l'originalité qui se répète perd son essence et prend le risque de la lassitude.
Comme dans l'histoire du fakir, les personnages sont attractifs, juste assez marginaux pour attirer l'attention, mais pas trop quand même pour une identification possible. L'histoire elle-même est aussi de celles qui émeuvent, malmenant ces êtres auxquels on a confié les clefs de notre imaginaire : mucoviscidose ou boat-people (dans l'histoire du fakir) ce sont des causes tirent sur la corde sensible.
Mais tout cela n'est sans doute pas suffisant.
Un bon point cependant pour la construction qui réserve une surprise de taille dans le déroulement du récit, et qui en fait tout l'intérêt.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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lyoko
  09 juillet 2015
Je n'ai pas du tout été réceptive a ce genre de littérature, a tel point que je n'ai pu le finir.
Pourquoi exactement, je ne saurais dire, du loufoque mais peut etre pas assez pour moi, ou ce mélange d'extraordinaiare et de réalité m'a dérangée. du trop ou du pas assez , enfin bref une chose est sure c'est que la sauce n'a pas prise avec moi.
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Stoufnie
  23 juin 2015
Je découvre Romain Puértolas. En lisant ces mots et en faisant totalement abstraction de son physique hein car sinon j'ai tout faux, je dirai qu'il a l'âme d'un Malzieu en moins poétique et le brin de folie d'un Jonas Jonasson. Je ne sais où il va chercher toutes ces idées mais j'aimerai vraiment vivre dans la même bulle !!
Providence, une femme magnifique (il n'est pas fou, tant qu'à faire autant qu'il se fasse plaisir héhé), factrice de son métier, s'apprête à embarquer pour le Maroc alors que le volcan Islandais fait des siennes. de l'autre côté de la Méditerranée, une petite fille se meurt, étouffée par un nuage. Providence est prête à tout pour sauver cette petite fille, sa petite fille ! Même à défier les lois de la gravité ..
Sous son air léger, ce roman est une déferlante d'information ! pleins de petites anecdotes données ici et là, à la manière du film "Amélie Poulain", qui vous permettront de craner au prochain dîner avec les potes ....
Que le drapeau népalais était le seul à ne pas être rectangulaire. Qu'Albert Uderzo, le dessinateur d'Asterix, était daltonien et qu'il était né avec six doigts à chaque mains.....
Et puis, il y a aussi une profondeur, un lueur d'espoir, une belle vision de l'humanité. Ce roman vous fait du bien, vous allège.
Les syriens avaient déposé leurs armes sur les sacs de sable. Ils avaient arrêter le combat. Une trêve soudaine et inattendue, comme lorsqu'un couple fâché tombe par hasard sur un film d'amour et finit par se prendre la main et par s'étreindre sur le canapé, oubliant en une seconde des semaines d'engueulades.
Donc, pour résumer, ce roman vous donnera la pêche, il vous fera sourire ou rire, vous aurez de l'empathie pour les personnages, vous aurez comme une bouffée d'oxygène et derrière tout cela on sent l'intelligence de l'auteur ! Quoi demandez de plus ?? Ah oui qu'il soit bon .. Eh bien il l'est !!!

Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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critiques presse (3)
Culturebox   10 mars 2015
Une fable moderne narrant les aventures d’une jeune factrice pleine d’énergie en quête de maternité.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Bibliobs   19 février 2015
Si l’on retrouve dans «la Petite Fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel» le rythme trépidant et l’imagination bouillonnante de l’auteur du «Fakir», l’«happyculteur» de la littérature française a trop forcé sur l’humour et la mélasse compassionnelle, gâchant l’enchantement de ce conte pour grands enfants.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaPresse   16 février 2015
Dans La petite fille, Romain Puértolas veut montrer qu'on n'est jamais enfermé quelque part, qu'on n'est jamais obligé d'être une victime. [...] La recette, en tout cas, a été payante pour lui, qui a encore l'impression d'avoir gagné le gros lot des écrivains.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (128) Voir plus Ajouter une citation
Ladybird123Ladybird123   16 janvier 2019
Sentir, c’était la première chose que la jeune femme faisait en rencontrant un homme. Elle sentait la peau de son visage, de son cou. Les singes n’avaient rien inventé. C’est ainsi qu’ils apprenaient à connaître leurs ennemis ou à reconnaître chez les autres un compagnon fidèle. On apprenait plus de choses sur un individu par son odeur que par ses paroles.
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Ladybird123Ladybird123   15 janvier 2019
Il y avait toujours plus malade que ce soit sur cette Terre. Et se rendre compte de cela permettait de relativiser, de se dire que finalement, on avait beaucoup de chance, que les choses pourraient être bien pires.
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Ladybird123Ladybird123   15 janvier 2019
La moitié des vols avaient été annulés à cause du foutu nuage de cendres qu’avait craché la veille un volcan islandais en éruption. Un comble en ces temps de lutte contre le tabagisme !
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Ladybird123Ladybird123   15 janvier 2019
Le rire, c’est le pire qui puisse arriver à la maladie. Lui rire au visage. Ne jamais perdre espoir. Ne jamais abandonner. Car l’aventure n’est pas terminée.
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ADAMSYADAMSY   18 novembre 2015
Quand nous perdons nos bras et nos jambes comme des poupées déglinguées, quand la vie nous arrache d'un violent coup de ciseaux le visage et le cœur, quand les hommes perdent leur sexe et les femmes leurs cheveux et leurs seins, quand nous perdons tout ce qui fait de nous des êtres humains, quand nous redevenons des nouveaux-nés, quand nous nous faisons à nouveau dessus, quand on nous remet des couches et que des inconnus essuient, au petit matin, la merde que nous laissons dans nos draps d'hôpital durant la nuit, quand nous ne pouvons plus nous laver nous-mêmes, quand de l'eau bouillante nous enlève le peu de peau qu'il nous reste, que la vieillesse nous casse les os, que les larmes nous brûlent les yeux et que nous 'avons pas encore perdu la tête, alors il est bon de rire, de sourire et de se battre. Le rire, c'est le pire qui puisse arriver à la maladie. Lui rire au visage. Ne jamais perdre espoir. Ne jamais abandonner. Car l'aventure n'est pas terminée.
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Videos de Romain Puértolas (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain Puértolas
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L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa de Romain Puértolas aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/6982-divers-litterature-l-extraordinaire-voyage-du-fakir-qui-etait-reste-coince-dans-une-armoire-ikea.html
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