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ISBN : 281803812X
Éditeur : P.O.L. (10/01/2019)

Note moyenne : 2.77/5 (sur 13 notes)
Résumé :
L'action de ce nouveau roman d'Atiq Rahimi se concentre en une seule journée : le 11 mars 2001. Ce jour-là, les Talibans détruisent les deux Bouddhas de Bâmiyan, en Afghanistan... Un couple à Paris au petit matin. Tom se lève et s'apprête à partir pour Amsterdam. Il a décidé de quitter sa femme, Rina, qui dort près de lui. Tom est afghan, commis-voyageur, exilé en France. Il souffre de paramnésie, la sensation obsédante de déjà-vu ou déjà-vécu. À Amsterdam, il a ren... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
TerrainsVagues
  19 janvier 2019
S'il y a bien un livre dont j'attendais impatiemment la parution, c'était bien le nouveau d'Atiq Rahimi. Sitôt paru, sitôt lu. Quelques jours de réflexion plus tard, pour savoir si je fais un p'tit billet ou pas, j'hésite encore.
Atiq Rahimi, j'aime.
Maudit soit Dostoïevski, Syngué sabour et surtout Terre et cendres m'ont laissés des souvenirs tenaces. Mon hésitation vient du fait que je ne me vois pas tailler un de ses livres (alors que je n'aurai aucun scrupule avec un deuxième bouquin de Raphaël par exemple).
Fin du suspens, j'ai pas aimé.
Je n'ai pas aimé qu'on me vende un bouquin sur l'exil, sur la destruction des bouddhas en Afghanistan, sur la liberté et me retrouver avec l'histoire de cul d'un Afghan vivant en France qui trompe sa femme à Amsterdam. En plus pour une histoire de cul (d'amour diront certains en quête d'alibi) y a pas la moindre scène un peu chaude, pas même tiède, nada, que dalle, peau d'zob si je puis dire dans de telles circonstances.
Je n'ai pas aimé qu'on m'appâte avec ces destructions de Bouddhas en 2001, par les Talibans, qui avaient émues le monde entier, qui avaient scandalisées la planète alors que dans le même temps « l'oxydant » se foutait pas mal de la terreur du peuple Afghan soumis à ces mêmes tarés, et me retrouver avec une deuxième histoire d'amour (pas de cul là parce le cul c'est pécho ou pêcher selon l'endroit du monde où tu es né) d'un Afghan en Afghanistan. L'histoire d'un jeune puceau amoureux de sa belle soeur aux pays des barbus, ça aurait pu m'intéresser si j'avais acheté ça mais là, non.
Dans ces histoires de cul sans cul, j'ai l'impression que c'est moi qui me suis fait niquer et je suis pas fan.
Quel rapport entre ces deux histoires et la destruction des statues ? Aucun si ce n'est que les 283 pages se passent le même jour, le 11 mars 2001. La destruction n'est qu'un prétexte pour attirer le lecteur, elle est mise en avant dans la promo alors qu'elle est pratiquement inexistante dans le bouquin. Une évocation de ci de là et basta.
Une fois de plus j'attendais trop d'un bouquin dont je m'étais fait un beau film avant d'avoir ouvert la première page. Des livres sur l'exil, j'en ai enchainé quelques uns ces derniers temps et ce « Porteurs d'eau » fait pâle figure à coté d'un « Eldorado » de Gaudé par exemple. Limite hors sujet.
Ne retenant que rarement les leçons, j'attends déjà avec impatience son prochain livre parce que même si je suis resté hors des histoires de « porteurs d'eau », Atiq Rahimi a une écriture qui me parle et qu'être aphone comme cette fois ci, ou sourd de mon coté, ça arrive.
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belaval
  18 février 2019
J'aime la belle écriture de cet auteur mais ce livre me déçoit un peu. D'abord pourquoi leS PorteurS d'eau: je n'en vois qu'un Yûsef, amoureux sans vraiment le savoir de sa belle-soeur Shirine dont le mari est parti.
Une autre histoire se déroule en alternance: celle de Tom, exilé afghan; il vit en France, mari et père, mais décide de rejoindre sa maîtresse à Amsterdam; il ne la trouvera pas et apprendra sa véritable histoire: elle est aussi d'origine afghane.
Ces deux histoires ont lieu le 14 mars 2001, jour où les talibans détruisent les bouddhas géants de Bâmiyân. Cela ne semble concerner ni Yûsef ni Tom.
Le monde entier a pourtant réagi à ces destructions (paraissant en revanche peu préoccupé par les souffrances du peuple afghan...)
Tom est dans le déni de ses origines mais elles deviennent sa destinée. Il a voulu être autre, adopter une autre langue, oublier des racines mais c'est peine perdue...changer de prénom ne l'empêche pas de rester un exilé.
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annianka
  13 mars 2019
Ce livre raconte la journée de Yusef, un porteur d'eau en Afghanistan, et celle de Tom, exilé afghan en France, le jour de la destruction des Bouddhas par les talibans.
Yusef n'est pas marié et n'a pas d'enfant. Il vit avec sa belle-soeur depuis la mort de son frère.
Tom vit avec sa femme en France mais il est tombé amoureux d'une autre femme en Hollande et part la retrouver.
Je n'ai pas trouvé de lien entre les deux personnages.
A travers Tom et sa maitresse, l'auteur décrit le sentiment lié à l'exil.
Mais on ne comprend pas bien où il veut en venir avec le personnage de Yusef. La fin est un peu déjantée.
J'ai été déçue.
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Lesliseuses
  07 février 2019
Ce livre, « Les Porteurs d'eau », démarre le 11 mars 2001, tandis que les Talibans détruisent les deux Bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan, et il entremêle les fils de deux histoires merveilleuses (« merveilleuse » dans tous les sens du terme : qui suscite l'étonnement et l'admiration, mais aussi qui relève du prodige ou de la magie). L'une prend place en France, où Tom, Français d'origine afghane, se réveille un matin pour quitter le domicile conjugal et rejoindre son amante à Amsterdam. La deuxième se situe à Kaboul, où Yûsef se réveille une nouvelle fois aux côtés de sa belle-soeur, la femme de son frère, pour laquelle il éprouve des sentiments qui le dépassent, des sentiments qu'il ne sait pas nommer mais qui ressemblent à l'amour.
Parallélisme des formes, on suit ces deux hommes durant ces quelques journées historiques, l'Afghanistan, et en particulier l'histoire des Bouddhas, formant comme un fil rouge entre eux, les reliant invisiblement. Les affres de la séparation pour l'un ; les affres du sentiment amoureux non exprimé pour l'autre. Pour l'un comme pour l'autre, dit ou implicite, l'amour de l'Afghanistan et le rejet de ce qu'il est devenu sous la coupe des Talibans.
Tom vit à côté de sa vie. Et ce d'autant plus qu'il est souvent victime d'un phénomène de paramnésie qui lui donne une impression de « déjà vu » lorsqu'il vit. Tom incarne l'exil, le départ dans toute son entièreté. Départ de son pays pour fuir un régime politique, exil en France et « fuite » de son afghanité, qu'il rejette, départ de son domicile pour s'échapper de sa vie qui lui semble écrite à l'avance. « Tu n'es pas lâche mais las. Las de vivre dans la clandestinité à laquelle tu te sentais condamné pour l'éternité » (p. 55). Ou encore, un peu plus loin : « La triche, comme la trahison, comme l'infidélité, un combat contre la fatalité que les règles t'imposent » (p. 75). Cependant, cette fuite sera comme une seconde naissance ; au bout du chemin se trouve la révélation.
Yûsef, le Porteur d'eau, vit lui aussi à côté de sa vie. Il souffre et il aime en silence, sans trouver les mots libérateurs. « Il restait hanté par le pouvoir qu'elle avait sur lui jusque dans son sommeil. Aujourd'hui, la même peur s'empare de lui. Il se croit séquestré dans les rêves de Shirine. Il devient son esclave. Mieux vaut être prisonnier dans ses rêves à elle que dans ses cauchemars à lui se dit-il » (p. 135). Autour de lui, le soufi Hafiz, ou son ami bouddhiste Lâla Bahâri tentent de lui ouvrir les yeux, mais le chemin est long et difficile. Les mots lui manquent.
Histoires d'amour, histoires d'exil, histoires de langues. Au-delà de ces récits croisés, dans lesquels il y a finalement peu d'action mais que l'on suit pourtant en haletant, il y a les mots de Atiq Rahimi et sa poésie. Ce livre est magnifique (critique complète sur le blog lesliseuses.com).
Marie-Eve
Lien : https://lesliseuses.com/2019..
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Skandras
  20 janvier 2019
Je ne sais pas comment commencer ce billet. En réalité je me demande encore si je n'y ai rien compris ou s'il n'y avait rien à comprendre de plus. Je sais en tout cas que je n'ai pas aimé ma lecture et que je me suis forcée pour la terminer. Pour ne pas passer éventuellement à coté de quelque chose certainement. le roman relate les événements survenus à deux afghans au cours de cette journée. La destruction des Bouddhas de Bâmiyân n'apparaît en définitive qu'en entrefilet, tel un fait divers. Les chapitres alternent entre les deux vies sans que jamais elles ne se croisent. Que ce soit dans le récit de Tom/Tamim ou dans celui de Yûsef, le présent et les souvenirs (vrais et faux) se mêlent gaiement au point que l'on perd souvent le fil. La kabbale érotique et le kama sutra viennent illustrer les enseignements des deux protagonistes secondaires respectifs de la vie de l'un et de l'autre. Nous retiendrons un long discours en finalité sur l'identification du sentiment amoureux et celui de désir.
Lien : http://jaiessayepourvous.fr/..
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critiques presse (3)
LeMonde   11 mars 2019
L’écrivain et réalisateur franco-afghan vit en France depuis près de trente-cinq ans. Pourtant, ses romans restent imprégnés de poésie, réalité vitale en Afghanistan. C’est ce qui leur donne leur force, comme en témoigne Les Porteurs d’eau.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   07 mars 2019
En suivant deux hommes, l'un à Amsterdam et l'autre à Kaboul, le prix Goncourt 2008 pose la question de la trahison.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   09 janvier 2019
Avec "Les porteurs d'eau", Atiq Rahimi, dans une très belle langue française, plonge dans les racines de son pays, la violence des Talibans, et leur entreprise folle d'éradication d'une histoire qui les a précédés.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
nath45nath45   15 mars 2019
(Une double vie ne sert qu'à ça, à vivre heureux tout te temps) Toi, dès demain, tu ne seras pas double, mais triple. Tu seras comme une présence invisible pour ta fille, une absence visible pour ta femme, mais une présence visible, de tout ton corps, pour Nuria.
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nath45nath45   12 mars 2019
Toute la ville de Kaboul est une glacière, sa terre ocre comme son ciel d’azur, ses montagnes grises comme sa rivière tarie...Une glacière sèche ; ou plutôt une sécheresse glaciale.
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rkhettaouirkhettaoui   05 février 2019
Elle met tout le soin possible pour que rien ne te fasse défaut. Même sa jeunesse. Elle s’habille et se coiffe toujours comme tu aimais jadis. Il y a quelques jours, remarquant sans doute ton indifférence grandissante à son égard, elle a, Dieu sait comment, trouvé le même parfum que celui qu’elle mettait à Kaboul, dans l’espoir de réveiller en toi le désir d’autrefois. Elle n’a pas compris qu’au contraire, ce qui te manquait c’était justement le manque ; ce manque que toi aussi tu ignorais. Ou que tu fuyais en te réfugiant dans le monde paramnésique, pour tout dupliquer, reproduire tout en absence, et ainsi combler absurdement le manque.
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rkhettaouirkhettaoui   05 février 2019
Tu as beau renoncer à parler ta langue maternelle, ce français que tu pratiques garde profondément les empreintes rhétoriques de tes origines. D’où tes emphases pathétiquement maladroites. L’esprit français exige, comme tu dis, un autre langage, plus cérébral que viscéral, dans lequel mot et pensée sont inséparables. Tu dis ce que tu penses, et tu penses ce que tu dis. Et tu dois tout dire, tout expliquer, tout analyser. Pas de lyrisme. Pas de métaphore. Alors que tu viens d’une culture dans laquelle on ne parle que pour cacher sa pensée, on n’écrit que pour emballer ses désirs et embellir ses tripes dans la poésie. Toi, tu te perds toujours entre les deux. Inconsciemment ou non. Comme depuis cette nuit. Tu songes avec ta culture d’origine et tu parles avec les mots et les concepts de la langue française. Tes errements si étranges et si confus sont à l’image de ta vie de proscrit.
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rkhettaouirkhettaoui   05 février 2019
Cela arrive à tout le monde, tu le sais aujourd’hui. Mais chez certains, cette sensation, aussi brève soit-elle, procure un malaise si étrange, si inquiétant et si soudain qu’ils sombrent dans un état confus de panique, dont ils ne peuvent se défaire. Mais toi, au contraire, cette sensation de déjà-vu ne t’inquiète pas. Elle t’amuse, et te rend la situation familière. Pas de surprise, rien ne fait événement, te semble-t-il, tout n’est que souvenir, le présent tout entier. Tu te sens maître du temps. Dans un état d’enchantement et de béatitude. Voire de prophétie. Qui ne serait prêt à mourir pour revivre sa vie, ne serait-ce qu’une fraction de seconde ? Qui ne rêve de voyager dans le temps ? Et là, cette sensation est à portée de ton esprit. Gracieusement. Sans effort. Pas comme dans un rêve, non, mais dans la réalité des événements, hic et nunc. Rien de fantastique.
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Videos de Atiq Rahimi (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Atiq Rahimi
Atiq Rahimi, prix Goncourt 2008 pour « Syngué Sabour » explique ce qu?est, pour lui, l?exil à travers son parcours et son nouveau roman. Dans « Les porteurs d?eau » (Ed. POL), l?action se déroule uniquement le 11 mars 2001 et à plus de 7 000km de distance. le jour où les Talibans détruisent les deux Bouddhas de Bâmiyan en Afghanistan et où Tom, afghan exilé en France, commis-voyageur a décidé de quitter sa femme.
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