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Béatrice Vierne (Traducteur)
ISBN : 2702434029
Éditeur : Le Masque (05/01/2011)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 179 notes)
Résumé :

Situé dans les Smoky Mountains de Caroline du Nord, Serena allie, selon l’auteur, « drame élisabéthain, problèmes environnementaux et richesse de la langue ».

L’héroïne, sorte de Lady Macbeth des années 1930, est l’épouse de George Pemberton, riche et puissant exploitant forestier. Ces deux-là sont des prédateurs, prêts à tout pour faire fructifier leur entreprise dont l’objectif est de couper tous les arbres à portée de leur main.
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
andman
  30 août 2014
“Ce que femme veut, Dieu le veut”.
Il n'est pas rare de rencontrer des personnages romanesques à l'opiniâtreté proverbiale ; peu d'entre-eux réussissent toutefois à rivaliser dans ce registre avec Serena, l'héroïne éponyme du roman de Ron Rash publié en 2008.

Cette jeune et belle femme, au passé un peu flou, séduit un soir un colosse trentenaire de passage à Boston qui lui passe la bague au doigt quelques jours plus tard.
Serena est issue d'une famille d'exploitants de bois et de scieries du Colorado et ses connaissances dans le domaine forestier sont peu ou prou équivalentes à celles de son époux George Pemberton.
La société que dirige ce dernier avec deux associés, participe à la déforestation à grande échelle des Monts Great Smoky situés dans la partie méridionale des Appalaches.

Nous voici donc au coeur de l'Etat de la Caroline du Nord, parmi les centaines de bûcherons qui abattent des pans entiers de forêts et construisent dans la vallée une voie de chemin de fer par laquelle partiront de la scierie les planches débitées.
Les conditions de sécurité sommaires et les crotales qui infestent ces étendues montagneuses, entraînent une forte mortalité ouvrière mais en ce début des années trente, où sévit la Grande Dépression, la main-d'oeuvre afflue de toutes parts.
Associés, contremaîtres et ouvriers apprennent rapidement à leurs dépens ce qu'il en coûte de contrarier Serena qui dirige d'une poigne de fer ces hommes habitués à vivre à la dure. Chevauchant un magnifique hongre arabe de couleur blanche, un aigle royal perché sur un bras, elle supervise à longueur de journée l'avancement des travaux et malheur à ceux qui ne filent pas droit...

Serena est obsédée par l'idée d'amasser suffisamment de fonds pour s'installer et acquérir au Brésil d'immenses étendues de forêts, un pays où paraît-il la fortune sourit aux audacieux.
Mais le chemin qui conduit à cet Eldorado est semé d'embûches à commencer par cette décision prise en haut lieu de construire un parc national à proximité des terres des Pemberton, avec les expropriations que cela sous-tend.
Qu'importe l'adversité, le destin de Serena est tracé d'avance et les personnes gênantes sont systématiquement envoyées ad patres par son homme de main.
Le mari de Serena, quelque peu porté sur la bouteille, ferme les yeux sur ces crimes à répétition. Il devrait pourtant lui aussi se méfier : Serena ne supporte pas la contrariété, d'où qu'elle vienne !

Ce roman au rythme époustouflant, avec des personnages à foison, devrait enthousiasmer les lecteurs en recherche de dépaysement.
Les bêtes sauvages (serpents, ours, aigle, puma...) tiennent une place de choix dans ce récit où la cruauté est omniprésente, où l'homme n'a pas toujours le dessus sur l'animal.
Les nombreux dialogues entre bûcherons sont souvent drôles et truffés d'erreurs de syntaxe. Coup de chapeau à la traductrice, Béatrice Vierne, qui a parfaitement restitué les subtilités linguistiques de l'écrivain !

Serena”, par son ambiance western, disposait de tous les ingrédients pour une adaptation cinématographique. La réalisatrice danoise Susanne Bier s'y est récemment attelée et la sortie du film en novembre prochain, avec Jennifer Lawrence dans le rôle principal, devrait bientôt faire parler d'elle.
N'hésitez pas cependant à devancer dès à présent ce futur plaisir automnal, la prose de Ron Rash est un vrai régal !
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Crossroads
  29 décembre 2014
Huuuuuumpf, pfiouuuuuu, respirez,vous êtes au coeur des Smoky Mountains, millésime 1930.
Vous allez en prendre plein les yeux tant cette magnificence naturelle en impose.
Mais attention, on touche avec les yeux, pas avec le portefeuille spéculatif car les Pemberton pourraient bien vous faire passer le goût de la balade.
George et Serena, heureux propriétaires de ce petit paradis semblant échapper à la Grande Dépression qui sévit, n'ont qu'une seule ligne de conduite, protéger leurs biens puis, si possible et quels que soient les moyens usités, étoffer leur capital déjà conséquent. Aussi, lorsque l'Etat en vient à convoiter leurs terres dans le but d'aménager un parc national, n'imaginez pas une seule seconde ce couple fusionnel courber l'échine et rendre les armes sans avoir livrer bataille...
Celle de la Terre du Milieu est encore dans toutes les mémoires. le combat des Pemberton pourrait bien marquer les corps et les esprits !
Grandiose et flamboyant.
Un décor fantastique propice à moult scènes d'anthologie.
Une trame larvée permettant à deux prédateurs terriens de donner libre cours à leurs penchants les plus sombres.
Le tout magistralement narré par un Rash que je découvre et m'empresserai de retrouver.
Serena est de la trempe de ces héroïnes que l'on admire autant que l'on exècre.
Charismatique et manipulatrice en diable, à l'instar du cobra, elle hypnotise ses proies puis les exécute froidement, son appétit étant à l'image de sa soif de pouvoir, sans limites.
Serena, tout sauf la balade des gens heureux...
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cardabelle
  29 décembre 2016

Suspense, western, polar, nature writing, poésie...
Un excellent Ron Rash, diabolique, envoûtant porté par le personnage de Serena, charismatique en diable.
Lu depuis quelques années, je garde en mémoire ce moment de lecture époustouflant , au milieu des sublimes Smoky Mountains , où s'affrontent jusqu'à l'extrême le pire et le meilleur , le fort contre le faible dans des combats tant physiques que psychologiques , des combats contre la nature aussi qui se défend comme elle peut...Sans oublier les rapports toujours passionnants, subtiles, de l'homme et de l'animal sauvage.
Ici, on se demande souvent lequel des deux est le plus sauvage !
Le livre met en valeur toute la sensibilité de son auteur ,délivrant comme à son habitude son message de révolte contre la maltraitance de la nature toujours au nom du profit .
Un crève- coeur quand il décrit l'aspect de la montagne à la fin de l'exploitation des coupes de bois , ..."une montagne chauve ....couverte de plaies..."
Et là, on est dans les années trente ...et depuis ......
J'ai eu envie de parler de ce livre car j'ai aussi vu l'adaptation cinématographique : un film loin de restituer l'âme du livre.
Des scènes essentielles supprimées ! Il n'a d'ailleurs pas bonne presse et c'est justifié ( certains critiques l'ont même qualifié de mélo ! ).
Dommage, vraiment .
Alors j'espère que malgré tout le livre tentera encore bien des lecteurs.
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belette2911
  29 novembre 2013
♫ se-re-naaa, ton univers impi-toy-aaaa-ble ♪... Oui, Serena est pire que le très célèbre J.R ! Plantons le décor : nous sommes en plein coeur des Appalaches, en Caroline du Nord, peu après la grande dépression de 1929, au milieu d'une exploitation forestière. Presque «sur» exploitation parce qu'après leur passage, il ne restera plus un arbre debout, hormis les croix du cimetière.
L'exploitation appartient à la société de monsieur Pemberton qui la gère avec deux associés. Tiens, d'ailleurs le voici, Pemberton, avec son épouse. Son épouse ? Oui, messieurs les ouvriers, votre boss vient de se marier lors de son séjour à Boston et, croyez-moi, vaudrait mieux pas chercher des crosses à sa femme.
Non, pas en raison de la haute stature de votre patron... Juste en raison du caractère intraitable de sa femme ! Un ouvrier en fera les frais : non seulement il perdra son pari contre elle (2 semaines de travail sans salaire), mais en plus, madame le fera renvoyer ensuite, pour en faire un exemple.
Serena, c'est le genre de femme qu'on n'a pas envie de croiser sur son chemin, surtout si on à l'intention de lui mettre des bâtons dans les roues. Elle ne se laisse pas faire et elle a de la répartie... Sa langue est comme un fouet, elle claque. Ou comme la langue d'un serpent qui siffle avant de mordre.
En comparaison, les autres femmes du roman font pâle figure, hormis la petite Rachel, 17 ans - qui s'était faite monter par monsieur Pemberton avant qu'il ne parte à Boston et revienne marié et qui est grosse de ses oeuvres... La pauvre gamine perdra son père lorsqu'il défia Pemberton au poignard.
Elle a du courage, cette brave Rachel, mais elle aura intérêt à raser les murs parce que Serena l'a mauvaise à cause du fait qu'elle ne saura pas donner un enfant à son mari. Heu, tout compte fait, Rachel ferait mieux de fuir !
Serena... On ne sait pas si elle crève d'ambition ou si elle a soif d'une revanche sur la vie. Notre dame a les cheveux courts, porte des pantalons, monte à cheval comme les hommes et parcourt, sur son cheval arabe blanc, son fief boisé, au coeur des Smoky Mountains, un aigle perché sur le bras droit.
Serena... Plus diabolique que romantique. À beaucoup, elle inspire la peur, le respect, le désir, la haine. Biffez la mention inutile.
Pemberton, elle l'a vu et elle l'a voulu, s'offrant à lui le premier soir. Ce qu'elle veut, elle l'obtient, par tout les moyens.
Que voilà un personnage antipathique à 200%, la Serena. Surtout lorsqu'elle se met à régler tout ses problèmes à coups de cadavres, alors que son mari, lui, utilise sa fortune pour soudoyer les banquiers et politiciens, afin de tirer un maximum de ses terres avant de les laisser au futur Parc National. Totalement exsangue, bien entendu.
Ne vous y trompez pas : le mari a beau être fasciné par son épouse, ce sont tout les deux des prédateurs. Par contre, seule Serena a un coeur de pierre. Elle est bien plus dangereuse que lui, aussi.
Au fil des pages, elle devient de plus en plus froide, implacable, meurtrière, calculatrice, éliminant tout ceux qui sont dans son chemin, comme on abat un arbre. Aussi froide et impitoyable que les hivers rigoureux et mortels des Smoky Mountains. Aussi sèche que le sable des déserts brûlants.
Mais Serena ne tue pas elle-même... Non, tout comme elle utilise un aigle pour chasser les serpents, elle a un homme de main. Ses mains restent propres.
Roman noir, sur fond de misère sociale, de chômage et de crève-la-faim qui sont prêt à tout pour avoir un travail, même dans le milieu des bûcherons où on ne fait pas de vieux os. Ici, l'écologie est considérée comme un gros mot.
Quant aux droits des travailleurs... Les droits de qui ? Ce sont des esclaves, rien de moins. Un meurt ? Ils sont des dizaines à vouloir sa place.
Ce que j'ai aimé, en plus du contexte social, c'est que le roman ne soit pas centré uniquement sur la vie du couple Pemberton. Il nous parle aussi des ouvriers, de leur travail, nous fait partager leurs pensées philosophique, le cimetière qui se remplit des leurs, des concessions nouvelles qu'il faut négocier, sur ce parc National que certains veulent faire là où se trouve l'exploitation forestière. Bref, pas un moment de répit. Un roman profond.
Une écriture simple, mais pas simpliste, limite venimeuse comme Serena. Un récit lent, mais pas ennuyant, grâce au récit de la vie des Pemberton entrecoupé des récits des bûcherons, de la vie de Rachel qui élève seule son fils, des négociations pour d'autres terrains, des manigances de Serena et des bons mots qui parsèment le récit.
Argent, corruption, pas de justice - hormis celle du plus fort (ou de celui qui tue le premier) - un shérif qui fait tout ce qu'il peut pour lutter contre la puissance des Pemberton. Ce shérif, il en a dans le caleçon. C'est le seul a ne pas baisser les yeux et son froc devant eux.
Un personnage que j'ai apprécié, avec la petite Rachel. Deux personnages auxquels on s'attache, on tremble pour eux, on souffre avec la jeune maman qui fait ce qu'elle peut pour élever son gamin, sachant très bien qu'elle ne doit rien attendre du père biologique.
Un roman fort sombre, aux personnages travaillés, torturés, dont les quelques bûcherons dont nous suivons le parcours et leurs réflexions sur la femme du patron, le monde,...
Du venin dans les dialogues, dans les descriptions des hommes au travail et dans les paysages saccagés, sans parler du venin dans les pensées et les gestes de Serena et de ses sbires.
La fin m'a scié... Mais j'aurais dû m'en douter, avec Serena !
♫ Oh Serena, ton coeur est trop dur ♪
Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Tempuslegendae
  10 mai 2014
Certes, il y a l'espace; ce pays n'a pas inventé pour rien le Cinémascope (le but était de le concurrencer au traditionnel écran cathodique). Certes, il y a la magnificence de la nature. Certes, il y a souvent une bible et un fusil. Mais enfin, comment expliquer cette aisance à donner la vie à un souffle épique comme à se glisser aussi brillamment dans les mythes? Bien sûr, mettre en compétition les livres ne fait jamais sens, quelle idiotie. Néanmoins, pardonnez-moi de parler ainsi, mais sur ce coup-là c'est un américain qui a eu la meilleure main.
Distingué en son pays, poète, romancier, nouvelliste, Ron RASH est un écrivain d'«une somptueuse brutalité», selon Richard Price, reconnu expert en bas-fonds humain. Sauf que le compliment s'avère ici plus fondé: oui, RASH écrit somptueusement et brutalement bien, avec une science rare de la dramaturgie et du portrait.
Cela dit, de telles qualités sont sérieusement requises, surtout lorsqu'on s'attaque à une fresque mêlant à l'Histoire celle du capitalisme sans foi ni loi, le drame élisabétain à la chronique sociale. Vers le début des années 1930, au coeur des Smoky Mountains, en Caroline du Nord, sur fond de Dépression, George Pemberton, exploitant forestier, revient de Boston avec son épouse, Serena. Native du Colorado, orpheline, mue par une inextinguible soif de pouvoir, cette créature d'une beauté hiératique, habillée comme un gars, monte un pur-arabe immaculé, arborant à son poing un aigle aussi féroce que la haine qu'elle éprouve à l'encontre du fils illégitime de son mari. On ne guérit pas facilement de ce que l'on ressent du fond de ses entrailles.
Médée d'une cupidité sans limites, son âme noire exerce une telle emprise sur les êtres et les choses que la peur semble avoir drapé d'un voile sombre ces forêts, éradiquant peu à peu toute vie. L'avidité en mère de tous les crimes, de toutes les exactions, le sang et les larmes coulent dans le même flot. L'innocence n'a pas droit de cité quand la tyrannie s'empare de la terre. Personne ne peut se mettre en travers du chemin du diable. Et, le fracas des arbres, lui, n'étouffera jamais la tragédie.
«Serena» a été traduit de l'anglais par Béatrice Vierne, que nous saluons.
Faites-moi confiance: ce roman est un pur chef-d'oeuvre.
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critiques presse (1)
LePoint   14 juin 2011
Rash mêle un style riche et poétique avec la langue populaire des ouvriers forestiers des années trente et réussit une véritable oeuvre littéraire après le prometteur Un pied au paradis, son premier roman.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
CrossroadsCrossroads   29 décembre 2014
(...) ce qui permettait de supporter la perte de quelqu'un qu'on aimait, ce n'était pas ce qu'on se rappelait, mais ce qu'on oubliait. Au début, elle avait oublié les petits détails, l'odeur du savon qu'avait utilisé sa mère, la couleur de la robe qu'elle mettait pour aller à l'église, puis, au bout de quelques temps, elle avait oublié le son de sa voix, la couleur de ses cheveux. Rachel était stupéfaite de voir tout ce qu'on pouvait oublier, et tout ce qu'on oubliait ainsi rendait la personne en question moins vivante au-dedans de vous, jusqu'au moment où on pouvait enfin supporter son absence. Quand on avait laissé passer davantage de temps, on pouvait prendre le risque de s'abandonner à ses souvenirs, on pouvait même chercher à les provoquer. Mais même alors, on pouvait voir revenir les sentiments éprouvés au cours des premiers jours et se rappeler que le chagrin était toujours là, comme un vieux fil de fer barbelé enfoui au coeur d'un arbre.
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belette2911belette2911   20 novembre 2013
- J'ai assez de gadoue collée au cul pour y faire pousser un picotin de maïs, déclara-t-il d'un ton lugubre.
- Et moi j'en ai assez rien que dans mes cheveux pour boucher toutes les fentes d'une cabane en rondins, renchérit Henryson.
- Ça me fait regretter de ne pas être un gros verrat, pasqu'au moins je serais heureux de me vautrer d'dans, soupira Stewart. Y peu pas exister un pire métier dans le monde entier.

De la tête, Dunbar indiqua le camp où plusieurs chômeurs en quête d'un travail étaient assis sur les marches du magasin, prêt à supporter la pluie dans l'espoir de prouver une force d'âme qui leur vaudrait d'être embauchés.
- Et pourtant, y a des gars qui courent après.
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belette2911belette2911   21 novembre 2013
- Depuis que le froid, il s'est installé, [les rats] y z'ont carrément envahi ma baraque. À les voir débarquer en rangs serrés, on pourrait croire qu'y viennent assister à la messe de minuit.
- [...] Moi, j'ai mis une bonne dose de ce vert de Scheele, dans ma baraque, vu que c'est ce qu'il y a de plus fort en guise de poison. Ben, les rats, y me l'ont bouffé comme si que c'était une friandise.
- Et ces pièges qu'on trouve au magasin et qu'on appâte avec un bout de fromage ? demanda Dunbar. Y a quelqu'un qui les a essayés ?
- Ces des coriaces, ces rats-là, dit Ross. Je parie qu'y z'iraient rendre les pièges au magasin en réclamant l'remboursement, comme pour une bouteille consignée.
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belette2911belette2911   18 novembre 2013
- De par sa nature même, le beau sexe ne possède pas les qualités analytiques du sexe fort, mais dans ce cas précis, vous êtes parvenue, je ne sais comment, à pallier cette faiblesse.
- Mon mari m'a dit que vous étiez originaire de ces montagnes, d'un lieu qu'on appelle Wild Hog Gap, dit-elle à Cheney. Nul doute que votre opinion du sexe féminin a été formée en observant les souillons auprès desquels vous avez grandi, mais je puis vous assurer que les natures féminines sont plus variées que ne veut bien le reconnaître votre expérience limitée.
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RoggyRoggy   30 septembre 2017
Ce qui permettait de supporter la perte de quelqu’un qu’on aimait, ce n’était pas ce qu’on se rappelait, mais ce qu’on oubliait. Au début elle avait oublié les petits détails, l’odeur du savon qu’avait utilisé sa mère, la couleur de la robe qu’elle mettait pour aller à l’église, puis, au bout de quelque temps, elle avait oublié le son de sa voix, la couleur de ses cheveux. Rachel était stupéfaite de voir tout ce qu’on pouvait oublier, et tout ce qu’on oubliait ainsi rendait la personne en question moins vivante au-dedans de vous, jusqu’au moment où on pouvait enfin supporter son absence.
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