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Éditeur : Seuil (01/08/2017)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis des décennies.

Été 1969 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  06 octobre 2017
Pour Bill et Eugène, deux frères vivant à Sylva, une petite ville des Appalaches, l'été 68 restera celui de tous les dangers.
L'été qui les a marqué à jamais par leur rencontre avec Ligeia, une adorable et manipulatrice jeune fille qui leur à fait découvrir la liberté, mais les a mis en compétition, gâchant ainsi une entente renforcée par la mort prématurée de leur père. Ligeia dont le corps réapparaît quarante ans plus tard, enfoui dans un talus de la rivière où les jeunes gens avaient leurs habitudes de pêche.
Réalisant les voeux de leur despotique grand-père, Bill est alors un brillant chirurgien, quand Eugène, qui n'a jamais pu oublier la jeune fille, et a toujours douté de son départ volontaire, est un écrivain alcoolique à la dérive. Découverte macabre qui ramène les deux frères à leur passé d'adolescents et décide Eugène à exiger de Bill la vérité. Mais la seule véritable explication est que Ligeia, symbole du mouvement hippie, a dérangé une société puritaine verrouillée sur ses convictions morales et religieuses et l'a payé de sa vie.
Un magnifique roman, inspiré d'un fait divers (" on n'a jamais rien trouvé contre les deux garçons, aucune trace de rien. L'enquête a été bouclée et la vie a continué ", a expliqué Ron Rash), qui nous emporte loin dans une réflexion sur l'expiation, la rivalité fraternelle, et le mouvement de contre-culture américain des années 60.
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spleen
  21 octobre 2017
Il faudrait faire des lectures "à l' aveugle" , sans connaitre le titre et surtout l'auteur comme nous faisons ici des dégustations à l'aveugle de nos vins de Bordeaux ...
Je sais, les grincheux vont rétorquer que j'ai trop abusé du divin nectar et que je raconte n'importe quoi ...
N'empêche, il y a chez certains écrivains une patte particulière et dans la littérature américaine , une ambiance que l'on ne retrouve pas ailleurs .
C'est ce que j'ai pensé en lisant ce roman de Ron Rash après avoir tourné avec résignation les pages de certains de nos écrivains français nombrilistes !
Il y a souvent des étés qui marquent la fin de l'enfance, la fin de l'insouciance : pour Eugène , cet été 1969 en Caroline du Nord , sera celui de la rencontre avec Ligéia, une sirène apparue au bord de la rivière, une jeune fille délurée qui va lui faire connaitre  l'amour, l'alcool et la drogue , ce sera son "summer of love ".
Dans ce village perdu des Appalaches, on est loin du mouvement hippie et de la libération des moeurs et pour Eugène et son grand frère Bill, les rencontres secrètes avec Ligéia sont un défi et une émancipation vis à vis du grand-père paternel qui les héberge avec leur mère depuis la mort de son fils ,  et qui régente de manière tyrannique la vie de la maisonnée .
Allers retours permanents entre cette période qui finit par le départ précipité de la jeune fille et l'année 2015 où des ossements sont découverts au bord de la rivière et identifiés comme ceux de Ligéia.  
Pour Eugène devenu un écrivain alcoolique , rejeté par sa famille cette découverte ravive les souvenirs de cette époque heureuse , la suite n'ayant été pour lui qu'une lente et inexorable descente .
Les questions autour de la mort de son amoureuse avec en premier lieu le rôle de Bill dans sa disparition deviennent un moteur et une obsession qui le font revenir sur les lieux de son enfance  .
On retrouve les thèmes chers à Ron Rash, la rivière : c'est là le cadre des rencontres des jeunes gens et c'est là aussi que le passé refait surface  , la lutte fratricide, éternelle recommencement de la tragédie d'Abel et Cain ,  avec comme musique de fond le Grateful Dead et Jefferson Airplane , planante comme cette période .
Un roman  sans doute moins puissant que les précédents mais j'en reprendrai bien encore un verre !
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Antyryia
  21 août 2017
 
J'ai pris ma première véritable cuite à dix-sept ans, lors de mon année de terminale. Avec un ami nous avions séché l'une des dernières journées de cours, été nous approvisionner en bières de luxe ( une pisse d'âne qui n'avait de luxueux que le nom mais c'est tout ce qu'on pouvait se permettre ) que nous avions bu dans un parc, à l'ombre d'un marronnier. Deux litres et demi d'alcool ingurgité et trois quart d'heure plus tard, je tenais encore debout mais ça n'allait pas durer. J'ai cependant quelques flashs encore de l'après-midi difficile qui a suivi : le crâne dans un étau, l'impossibilité d'articuler quoi que ce soit, l'étrange faculté de dormir debout, l'incapacité de garder en soi autant de breuvage ... et aussi ces gamins en sortie scolaire qui nous ont traité d'ivrognes en passant à proximité.
Malgré cette déplorable expérience, l'alcool a ensuite longtemps fait partie de ma vie, à doses pas toujours raisonnables, jusqu'en 2010 où l'envie a simplement disparu, du jour au lendemain.
 
Eugène Matney, le narrateur du roman de Ron Rash, a quant à lui bu ses premières bières à quinze ans, en 1969, au bord de la rivière Tuckaseegee en Caroline du Nord. Il allait y pêcher la truite en compagnie de son frère Bill tous les dimanches. Quarante-six ans plus tard, en 2015, il consommera quotidiennement des quantités astronomiques de whisky.
L'emprise de l'alcool sur sa vie est totale.
"On accède mieux à la véritable intimité avec l'alcool quand on est seul."
"Cette charogne ne sait rien de rien, sauf comment vider une bouteille de whiskey."
 
Son prénom, il le doit au personnage principal du roman de Thomas Wolfe "L'ange exilé" : Eugène Grant.
Le titre intrigant du roman est également du à Thomas Wolfe. L'expression "Par le vent pleuré" signifiant que même si on a été oublié de tous, il reste la complainte du vent pour se lamenter.
"Il ne reste plus de feuilles pour donner une voie au vent."
Pas de lien en revanche avec la chanson de Richard Anthony "Pleure le vent", les artistes évoqués dans le roman étant plutôt Jimmy Hendrix, The Beatles, Eric Clapton, The Doors ou encore Grateful Dead, un groupe de rock psychédélique créé en 1965.
 
Par le vent pleuré va alterner passé et présent, sans réelle structure. Certains chapitres sont consacrés à 1969, d'autres à 2015 tandis que la majorité nous fait voyager d'une époque à l'autre, mais sans jamais perdre le lecteur pour autant.
En 1969, Eugène et son grand-frère Bill vivaient avec leur mère sous le règne tyrannique de leur grand-père, qui était aussi le seul médecin de la commune de Sylva.
"C'était un homme dur et intolérant, trop pragmatique aussi, comme l'est presque toujours ce genre d'homme."
Ce patriarche de substitution va décider de tout concernant ses petits-enfants : Leurs vêtements, leurs dépenses, leur avenir professionnel ou marital. Bill devra ainsi faire des études de médecine pour devenir chirurgien. Et gare à son courroux si l'un de ses petits-fils fait un pas de travers.
Cet été-là, les risques pris par les deux frères vont pourtant s'enchaîner, comme une forme de provocation.
A l'origine, la jeune Ligeia, une naïade de dix-sept ans qui nage, parfois nue, dans le cours d'eau où les deux frères pêchent le dimanche.
Ligeia, qui doit quant à elle son prénom à une nouvelle d'Edgar Allan Poe, est une hippie sexuellement libérée, qui aime boire du vin rosé et planer avec des joints ou des médicaments. Elle va d'abord fasciner le plus grand des frères mais rapidement, ce sera le jeune Eugène qui va tomber sous le charme.
"Viens t'allonger près de ta sirène."
Eugène perdra sa virginité et sera prêt à tout pour satisfaire les moindres désirs de la créature féérique, même à voler son grand-père. Il se persuade être supérieur à son frère tant Ligeia le complimente. Il est plus résistant à l'alcool, il est plus performant lors de l'acte charnel.
"D'ailleurs on a trouvé ça extrêmement bon, elle et moi. J'ai été aussi bien que toi, peut-être même meilleur. C'est elle qui me l'a dit."
Un rapport de forces entre les frères s'instaure doucement dans l'esprit d'Eugène, qui veut à tout prix surpasser Bill, le petit génie de la famille, intelligent et sportif.
"C'était facile pour lui de se sentir au-dessus de la mêlée."
Mais la belle sylphide a-t-elle seulement des sentiments pour lui ou n'est-elle que mensonges, contrôle et manipulations ?
Les deux frères se fâcheront, Bill souhaitant que son cadet ouvre enfin les yeux alors qu'Eugène est persuadé que seule la jalousie le ronge.
"Mon frère est jaloux de moi. Mon frère a peur de moi."
Peace and love.
Mais si ce besoin de liberté, de s'affranchir des règles, ne faisait que précipiter leur chute ?
Une situation de plus en plus complexe et sournoise, dont on connaît l'inéluctabilité.
 
Quelques fragments d'os. C'est tout ce qui restera de Ligeia quarante-six ans plus tard.
Contrairement à ce qu'Eugène pensait, elle n'a donc jamais quitté Sylva à la fin de l'été.
Son frère, devenu brillant neurochirurgien et à qui tout a réussi dans la vie, lui a donc menti. Il est le dernier à l'avoir vu en vie, tandis qu'elle s'apprêtait à rentrer chez elle, en Floride.
Complétement brisé, Eugène lui a tout perdu. Sa femme et sa fille l'ont quitté. Il a perdu son poste d'enseignant à l'Université et sa carrière littéraire est également compromise.
"Et n'oublie pas que tu as promis de mettre ta sirène dans un livre."
Soupçonné par la police de ce crime dont il ignorait jusqu'à l'existence, il va exiger de parler à son frère Bill , le dernier à avoir vu vivante l'ensorceleuse séductrice.
"Ne me parle plus jamais d'elle. Plus jamais."
Affaire de coeur qui a mal tourné ? Réglement de compte lié aux dettes contractées par Ligeia auprès de personnes peu recommandables ?
Ou tueur en série ?
 
Ma première rencontre avec Ron Rash est assez enthousiaste. Si son nom n'avait pas figuré sur la couverture, j'aurais mis une petite pièce pour parier sur Thomas H. Cook, tant cette histoire aurait aussi pu lui ressembler.
En plus d'une écriture soignée, sensible et nuancée, on retrouve cette lenteur et cet aspect inexorable des évènements que j'aime tant. Par le vent pleuré est un court roman noir dont le passé, souvent sombre, prend une dimension encore plus dramatique quand on sait que les souvenirs que va nous relater Eugène pour rendre hommage à son premier amour vont s'achever non seulement par la mort brutale de Ligeia, mais vont également engendrer d'une façon ou d'une autre une vie entière de décadence où l'alcool notamment va contrôler et ravager sa vie entière.
Le passé comme le présent nous emmènent tous les deux vers la résolution de la tragédie, donnant un côté de plus en plus asphyxiant à la lecture au fur et à mesure qu'elle se précisera.
 
Parce que l'étendue du drame ne va pas se limiter au meurtre. L'arrivée de cette jeune hippie irresponsable dans la communauté pieuse de Sylva va être dévastatrice à bien des niveaux. Faire l'amour librement et chercher à planer par tous les moyens va engendrer incompréhension et douleur par effet boule de neige dans cette ville qui n'adhère pas à cette philosophie. La liberté ne s'impose pas au détriment d'autrui.
 
Le roman propose donc une plongée à la fin des années soixante, avec ses artistes, ses croyances, ses modes de vie et son choc des cultures.
Il racontera comment, le temps d'un été, la relation entre deux frères, unis et protecteurs, ne sera plus jamais la même. Et comment leur rencontre avec la provocante Ligeia influencera leur avenir.
Parce que des sentiments d'adolescents peuvent marquer une vie au fer rouge.
Et c'est également un roman sur la responsabilité de nos actes, la culpabilité, le besoin de rédemption, ou encore la faculté de pardonner.
Brillant, cruel, marquant et émouvant, Par le vent pleuré me donne donc très envie de découvrir davantage l'oeuvre de Ron Rash, dont les excellents échos que j'avais pu avoir ont été ici largement confirmés.

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isabelleisapure
  01 novembre 2017
Le temps d'un été, une jeune fille libre et délurée va transformer le destin de deux frères, Bill 21 ans et Eugène de cinq ans son cadet.
Les garçons soumis à l'autorité d'un grand-père intransigeant au comportement de tyran profitent de quelques heures de liberté hebdomadaire pour pêcher la truite.
Ils n'ont pas beaucoup d'occupation à Sylva, modeste localité de Caroline du Nord, loin de l'agitation des grandes agglomérations, alors, lorsque Ligeia surgit de l'eau en tenue d'Eve, c'est un monde inconnu et mystérieux qui bouleverse les jeunes gens.
Elle arrive de Floride où sa vie dissolue a incité ses parents à la confier à ses oncle et tante. Consommatrice et pourvoyeuse de drogue, amatrice de groupes musicaux d'avant-garde, sexuellement bien éveillée et très libre, elle va déniaiser sérieusement les deux garçons.
Ils vont vivre l'été de tous les plaisirs et de tous les interdits jusqu'à la brusque et mystérieuse disparition de la jeune fille.
Quarante-six ans plus tard, des ossements sont retrouvés et bien des questions se posent.
Ron Rash a l'art de dépeindre des personnages ambigus, provocants, cachant souvent de lourds secrets.
« Par le vent pleuré » est un roman qui se dévoile peu à peu, prenant son temps comme accablé par la chaleur de cet été.
L'écriture, forte et poétique, mêle adroitement les descriptions de paysages ruraux américains, les parties de pêche… et les scènes pleines de tension.
Je suis une fidèle lectrice de Ron Rash et une fois de plus je ressors totalement convaincue par cette lecture.
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nadiouchka
  29 juillet 2017
Un livre de Ron Rash pour cette rentrée littéraire 2017 ? Et par le plus grand des hasards j'ai pu l'avoir en avant-première .
Vite, il fallait que je le lise car, dernièrement, ayant chroniqué « Le Chant de la Tamassee », je n'attendais qu'une autre lecture de cet écrivain américain ayant déjà obtenu plusieurs Prix littéraires.
Dans « Par le vent pleuré », un polar dont le titre est tiré d'un ouvrage de Wolfe, Ron Rash passe à un autre thème, celui de la jeunesse.
Si le livre est court et très vite lu (ma dernière soirée), il ne peut que nous toucher avec son sujet.
En introduction, un court chapitre : « Elle attend. Chaque printemps les fortes pluies arrivent, et la rivière monte, et son cours s'accélère, et la berge se désagrège toujours davantage…. (…) Des fragments d'os se rassemblent dans un remous, forment un bref collier. le flot poursuit sa course vers la mer ». (page 11).
Puis on passe à la première partie où Eugène est le narrateur. Il vit avec son frère, Bill, dans les Appalaches, sous la coupe d'un grand-père tyrannique et font la connaissance d'une jeune fille, Ligeia (qu'ils comparent à une sirène), qui les emporte dans un tourbillon de sentiments. Elle tente aussi de leur faire connaître la drogue. C'est une jeune fille qui va tout bousculer dans leur petite vie si tranquille, eux qui ne connaissent rien de la révolution du « summer of love ».
Cela ne va durer que le temps d'une saison mais Bill et Eugène vont en rester marqués et Ligeia disparaît aussi vite qu'elle est apparue.
Quand elle réapparaît, c'est sous une forme macabre et les deux frères vont se remémorer leur passé, le bouleversement de leurs vies.
C'est une histoire de jeunes gens, certes, avec leurs tourments, leurs épreuves, leurs réminiscences sur l'enquête menée, le tout dans des paysages grandioses, avec la Panther Creek, la rivière Tuckaseegee…. Mais c'est une jolie histoire, du nature-writing.
On peut dire que là, Ron Rash a vraiment changé de registre (mais à noter qu'il y a encore une rivière : cf La Tamassee), ce qui ne m'a pas gênée grâce au talent de l'auteur.
D'ailleurs, voici une critique entre plusieurs, celle du Washington Post : « Rash est un conteur envoûtant, qui fait monter avec brio la tension entre le passé et le présent de l'histoire. Une histoire fondée sur le contrôle, le Mal et la nature même du pouvoir, celui de sauver comme de tuer ».
Ce fut donc un bon moment de lecture, un peu court mais prenant.
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critiques presse (4)
LaPresse   12 octobre 2017
Rash vient nous rappeler, comme l'a si bien écrit Stefan Zweig, qu'aucune faute n'est oubliée tant que la conscience s'en souvient.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro   21 septembre 2017
La découverte du corps d'une jeune femme disparue depuis des décennies force deux frères que tout oppose à se parler.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   20 septembre 2017
Avec "Par le vent pleuré" (Seuil), le romancier américain Ron Rash raconte l'été 68, le fameux "Summer of love", à travers l'histoire de deux frères bouleversés par l'arrivée dans leur vie d'une jeune femme qui apporte avec elle le vent de liberté qui souffle sur l'Amérique.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeJournaldeQuebec   18 septembre 2017
Ron Rash faisant partie de nos écrivains chouchous, on a savouré cette histoire tragique, qui se déroule en grande partie dans les Appalaches des années 1960.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   12 novembre 2017
Durant la guerre du Vietnam , 26 800 000 jeunes américains furent à un moment ou à un autre susceptibles d'être appelés sous les drapeaux dans le cadre du recrutement sélectif.
Le critère était simple : la date de naissance .
On tirait au sort les jours de naissance , de 1 à 365 jusqu'à ce que le quota soit atteint .
L'ordre de tirage de votre date anniversaire déterminait votre ordre d'incorporation .
Ce tirage au sort était retransmis à la télévision.

(p. 29 ) note d' Isabelle Reinharez (traductrice )
+ Lire la suite
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PiatkaPiatka   05 novembre 2017
C’est là que les romans se trompent si souvent, se trompent sciemment, a-t-elle remarqué lorsqu’elle a rouvert les yeux. On fait certains choix et l’on s’éteint sans avoir jamais pu vérifier s’ils étaient bons ou mauvais.
Commenter  J’apprécie          270
TombetoileTombetoile   03 novembre 2017
Une innocence délibérée qui masquait l’injustice et la cruauté du monde – jusqu’au nom de la ville qui était une façon nostalgique de se détourner de la réalité, d’après quelques-uns. Il y avait bien un peu de vérité dans ce genre d’opinions, mais les habitants de Sylva n’avaient pas besoin de regarder ailleurs pour connaître l’injustice et la cruauté : comme l’avait souligné le shérif Loudermilk, les petites localités finissent toujours par révéler leurs secrets.
+ Lire la suite
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palamedepalamede   05 octobre 2017
 J’avais prévu de rédiger mon mémoire sur [Thomas] Wolfe. Ma directrice de maîtrise m’en a dissuadé. « Wolfe est quasiment oublié de nos jours », a-t-elle objecté, ce qui me semblait une raison de plus pour le faire, afin qu’il ne soit pas oublié, ou seulement, comme l’avait écrit Wolfe lui-même, « par le vent pleuré ». 
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BazartBazart   04 septembre 2017
Nos salaires étaient équivalents à ceux que nous aurions touchés pour des emplois plus pénibles si nous avions bossé dans une équipe municipale d’entretien des espaces verts ou à la scierie locale. Que Grand-père nous ait engagés, Bill et moi, semblait une façon de réaffirmer ce qu’il avait déclaré à notre mère quand l’accident de chasse l’avait laissée veuve – qu’il prendrait soin d’elle et de nous deux. Grand-père était propriétaire de la maison où nous vivions, qu’il nous autorisait à habiter sans acquitter de loyer, toutes taxes et charges payées. Nos études supérieures, appareils dentaires, vêtements, et autres besoins quels qu’ils soient, seraient financés.
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Videos de Ron Rash (59) Voir plusAjouter une vidéo
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