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Éditeur : Seuil (01/08/2017)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis des décennies.

Été 1969 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue,... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
21 août 2017
 
J'ai pris ma première véritable cuite à dix-sept ans, lors de mon année de terminale. Avec un ami nous avions séché l'une des dernières journées de cours, été nous approvisionner en bières de luxe ( une pisse d'âne qui n'avait de luxueux que le nom mais c'est tout ce qu'on pouvait se permettre ) que nous avions bu dans un parc, à l'ombre d'un marronnier. Deux litres et demi d'alcool ingurgité et trois quart d'heure plus tard, je tenais encore debout mais ça n'allait pas durer. J'ai cependant quelques flashs encore de l'après-midi difficile qui a suivi : le crâne dans un étau, l'impossibilité d'articuler quoi que ce soit, l'étrange faculté de dormir debout, l'incapacité de garder en soi autant de breuvage ... et aussi ces gamins en sortie scolaire qui nous ont traité d'ivrognes en passant à proximité.
Malgré cette déplorable expérience, l'alcool a ensuite longtemps fait partie de ma vie, à doses pas toujours raisonnables, jusqu'en 2010 où l'envie a simplement disparu, du jour au lendemain.
 
Eugène Matney, le narrateur du roman de Ron Rash, a quant à lui bu ses premières bières à quinze ans, en 1969, au bord de la rivière Tuckaseegee en Caroline du Nord. Il allait y pêcher la truite en compagnie de son frère Bill tous les dimanches. Quarante-six ans plus tard, en 2015, il consommera quotidiennement des quantités astronomiques de whisky.
L'emprise de l'alcool sur sa vie est totale.
"On accède mieux à la véritable intimité avec l'alcool quand on est seul."
"Cette charogne ne sait rien de rien, sauf comment vider une bouteille de whiskey."
 
Son prénom, il le doit au personnage principal du roman de Thomas Wolfe "L'ange exilé" : Eugène Grant.
Le titre intrigant du roman est également du à Thomas Wolfe. L'expression "Par le vent pleuré" signifiant que même si on a été oublié de tous, il reste la complainte du vent pour se lamenter.
"Il ne reste plus de feuilles pour donner une voie au vent."
Pas de lien en revanche avec la chanson de Richard Anthony "Pleure le vent", les artistes évoqués dans le roman étant plutôt Jimmy Hendrix, The Beatles, Eric Clapton, The Doors ou encore Grateful Dead, un groupe de rock psychédélique créé en 1965.
 
Par le vent pleuré va alterner passé et présent, sans réelle structure. Certains chapitres sont consacrés à 1969, d'autres à 2015 tandis que la majorité nous fait voyager d'une époque à l'autre, mais sans jamais perdre le lecteur pour autant.
En 1969, Eugène et son grand-frère Bill vivaient avec leur mère sous le règne tyrannique de leur grand-père, qui était aussi le seul médecin de la commune de Sylva.
"C'était un homme dur et intolérant, trop pragmatique aussi, comme l'est presque toujours ce genre d'homme."
Ce patriarche de substitution va décider de tout concernant ses petits-enfants : Leurs vêtements, leurs dépenses, leur avenir professionnel ou marital. Bill devra ainsi faire des études de médecine pour devenir chirurgien. Et gare à son courroux si l'un de ses petits-fils fait un pas de travers.
Cet été-là, les risques pris par les deux frères vont pourtant s'enchaîner, comme une forme de provocation.
A l'origine, la jeune Ligeia, une naïade de dix-sept ans qui nage, parfois nue, dans le cours d'eau où les deux frères pêchent le dimanche.
Ligeia, qui doit quant à elle son prénom à une nouvelle d'Edgar Allan Poe, est une hippie sexuellement libérée, qui aime boire du vin rosé et planer avec des joints ou des médicaments. Elle va d'abord fasciner le plus grand des frères mais rapidement, ce sera le jeune Eugène qui va tomber sous le charme.
"Viens t'allonger près de ta sirène."
Eugène perdra sa virginité et sera prêt à tout pour satisfaire les moindres désirs de la créature féérique, même à voler son grand-père. Il se persuade être supérieur à son frère tant Ligeia le complimente. Il est plus résistant à l'alcool, il est plus performant lors de l'acte charnel.
"D'ailleurs on a trouvé ça extrêmement bon, elle et moi. J'ai été aussi bien que toi, peut-être même meilleur. C'est elle qui me l'a dit."
Un rapport de forces entre les frères s'instaure doucement dans l'esprit d'Eugène, qui veut à tout prix surpasser Bill, le petit génie de la famille, intelligent et sportif.
"C'était facile pour lui de se sentir au-dessus de la mêlée."
Mais la belle sylphide a-t-elle seulement des sentiments pour lui ou n'est-elle que mensonges, contrôle et manipulations ?
Les deux frères se fâcheront, Bill souhaitant que son cadet ouvre enfin les yeux alors qu'Eugène est persuadé que seule la jalousie le ronge.
"Mon frère est jaloux de moi. Mon frère a peur de moi."
Peace and love.
Mais si ce besoin de liberté, de s'affranchir des règles, ne faisait que précipiter leur chute ?
Une situation de plus en plus complexe et sournoise, dont on connaît l'inéluctabilité.
 
Quelques fragments d'os. C'est tout ce qui restera de Ligeia quarante-six ans plus tard.
Contrairement à ce qu'Eugène pensait, elle n'a donc jamais quitté Sylva à la fin de l'été.
Son frère, devenu brillant neurochirurgien et à qui tout a réussi dans la vie, lui a donc menti. Il est le dernier à l'avoir vu en vie, tandis qu'elle s'apprêtait à rentrer chez elle, en Floride.
Complétement brisé, Eugène lui a tout perdu. Sa femme et sa fille l'ont quitté. Il a perdu son poste d'enseignant à l'Université et sa carrière littéraire est également compromise.
"Et n'oublie pas que tu as promis de mettre ta sirène dans un livre."
Soupçonné par la police de ce crime dont il ignorait jusqu'à l'existence, il va exiger de parler à son frère Bill , le dernier à avoir vu vivante l'ensorceleuse séductrice.
"Ne me parle plus jamais d'elle. Plus jamais."
Affaire de coeur qui a mal tourné ? Réglement de compte lié aux dettes contractées par Ligeia auprès de personnes peu recommandables ?
Ou tueur en série ?
 
Ma première rencontre avec Ron Rash est assez enthousiaste. Si son nom n'avait pas figuré sur la couverture, j'aurais mis une petite pièce pour parier sur Thomas H. Cook, tant cette histoire aurait aussi pu lui ressembler.
En plus d'une écriture soignée, sensible et nuancée, on retrouve cette lenteur et cet aspect inexorable des évènements que j'aime tant. Par le vent pleuré est un court roman noir dont le passé, souvent sombre, prend une dimension encore plus dramatique quand on sait que les souvenirs que va nous relater Eugène pour rendre hommage à son premier amour vont s'achever non seulement par la mort brutale de Ligeia, mais vont également engendrer d'une façon ou d'une autre une vie entière de décadence où l'alcool notamment va contrôler et ravager sa vie entière.
Le passé comme le présent nous emmènent tous les deux vers la résolution de la tragédie, donnant un côté de plus en plus asphyxiant à la lecture au fur et à mesure qu'elle se précisera.
 
Parce que l'étendue du drame ne va pas se limiter au meurtre. L'arrivée de cette jeune hippie irresponsable dans la communauté pieuse de Sylva va être dévastatrice à bien des niveaux. Faire l'amour librement et chercher à planer par tous les moyens va engendrer incompréhension et douleur par effet boule de neige dans cette ville qui n'adhère pas à cette philosophie. La liberté ne s'impose pas au détriment d'autrui.
 
Le roman propose donc une plongée à la fin des années soixante, avec ses artistes, ses croyances, ses modes de vie et son choc des cultures.
Il racontera comment, le temps d'un été, la relation entre deux frères, unis et protecteurs, ne sera plus jamais la même. Et comment leur rencontre avec la provocante Ligeia influencera leur avenir.
Parce que des sentiments d'adolescents peuvent marquer une vie au fer rouge.
Et c'est également un roman sur la responsabilité de nos actes, la culpabilité, le besoin de rédemption, ou encore la faculté de pardonner.
Brillant, cruel, marquant et émouvant, Par le vent pleuré me donne donc très envie de découvrir davantage l'oeuvre de Ron Rash, dont les excellents échos que j'avais pu avoir ont été ici largement confirmés.

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nadiouchka
29 juillet 2017
Un livre de Ron Rash pour cette rentrée littéraire 2017 ? Et par le plus grand des hasards j'ai pu l'avoir en avant-première .
Vite, il fallait que je le lise car, dernièrement, ayant chroniqué « Le Chant de la Tamassee », je n'attendais qu'une autre lecture de cet écrivain américain ayant déjà obtenu plusieurs Prix littéraires.
Dans « Par le vent pleuré », un polar dont le titre est tiré d'un ouvrage de Wolfe, Ron Rash passe à un autre thème, celui de la jeunesse.
Si le livre est court et très vite lu (ma dernière soirée), il ne peut que nous toucher avec son sujet.
En introduction, un court chapitre : « Elle attend. Chaque printemps les fortes pluies arrivent, et la rivière monte, et son cours s'accélère, et la berge se désagrège toujours davantage…. (…) Des fragments d'os se rassemblent dans un remous, forment un bref collier. le flot poursuit sa course vers la mer ». (page 11).
Puis on passe à la première partie où Eugène est le narrateur. Il vit avec son frère, Bill, dans les Appalaches, sous la coupe d'un grand-père tyrannique et font la connaissance d'une jeune fille, Ligeia (qu'ils comparent à une sirène), qui les emporte dans un tourbillon de sentiments. Elle tente aussi de leur faire connaître la drogue. C'est une jeune fille qui va tout bousculer dans leur petite vie si tranquille, eux qui ne connaissent rien de la révolution du « summer of love ».
Cela ne va durer que le temps d'une saison mais Bill et Eugène vont en rester marqués et Ligeia disparaît aussi vite qu'elle est apparue.
Quand elle réapparaît, c'est sous une forme macabre et les deux frères vont se remémorer leur passé, le bouleversement de leurs vies.
C'est une histoire de jeunes gens, certes, avec leurs tourments, leurs épreuves, leurs réminiscences sur l'enquête menée, le tout dans des paysages grandioses, avec la Panther Creek, la rivière Tuckaseegee…. Mais c'est une jolie histoire, du nature-writing.
On peut dire que là, Ron Rash a vraiment changé de registre (mais à noter qu'il y a encore une rivière : cf La Tamassee), ce qui ne m'a pas gênée grâce au talent de l'auteur.
D'ailleurs, voici une critique entre plusieurs, celle du Washington Post : « Rash est un conteur envoûtant, qui fait monter avec brio la tension entre le passé et le présent de l'histoire. Une histoire fondée sur le contrôle, le Mal et la nature même du pouvoir, celui de sauver comme de tuer ».
Ce fut donc un bon moment de lecture, un peu court mais prenant.
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Titania
07 septembre 2017
J'ai beaucoup aimé la dramaturgie cornélienne mise en scène au bord de la Tamassee par Ron Rash et j'ai eu envie de le suivre au bord d'une autre rivière au nom tout aussi exotique, la Tuckaseegee, pour une autre tragédie. Les cours d'eau des Appalaches semblent inspirer le deuil et la mort à notre auteur qui nous emmène patauger avec lui dans la moiteur d'un été.
C'est mon coup de coeur de la rentrée !
Qui donc a bien pu tuer la sulfureuse Ligeia Mosely en août 1969 ? C'était un été « peace and love » pour Eugène, le narrateur et son frère aîné Bill. Ils ont découvert, du moins le plus jeune, à la fois le sexe, la drogue et …le rock, dans un village confit de puritanisme et de conventions de toutes sortes. Enfin pas si pacifique que ça le bel été . Au loin plane la menace du tirage au sort pour le Vietnam.
Elle est dure, manipulatrice et peu sympathique, la belle aux yeux bleus qui réussit à obtenir ce qu'elle veut d'un ado qui s'ennuie, celle qui a disparu tout d'un coup sans que personne ne la cherche. Une gamine détestable certes, mais mal aimée qui tombe dans un abime de solitude et d'indifférence.
On assiste aussi à un huis clos familial élargi, pesant, dominé par la figure d'un patriarche tyrannique qui régente non seulement ses deux petits fils et sa belle fille, avec une certaine brutalité, mais également tout un village en abusant de son autorité de médecin.
C'est très bien mené, même si Eugène, le narrateur, vit un destin classique d'écrivain raté, tourmenté et alcoolique comme il y en a tant dans les romans américains, sa relation avec son frère, protecteur et chirurgien exceptionnel, est assez troublante de complicité fondée sur la tragédie passée, et sur le rapport à la vérité qui se dérobe sans cesse.
Et puis il y a cette source vive, la littérature, en particulier cet hommage à Thomas Wolfe, originaire d'Asheville, pour qu'il ne soit pas juste « par le vent pleuré », selon ses mots, comme la belle disparue du roman, mais, cité, lu et relu pour défier le temps.

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Tostaky61
02 juillet 2017
J'ai eu la chance de découvrir en avant-première, le nouveau Ron Rash.
Par le vent pleuré est un polar noir.
Encore que, dans polar, il y a policier et dans ce roman ils ne sont pas au centre de l'histoire...
Au cours d'une partie de pêche, Eugène et son frère Bill, rencontrent Ligeia, jeune fille sans complexe. Près de 50 ans plus tard des ossements rejetés par la rivière, sont découverts,  ceux de l'adolescente portée disparue à l'époque.
Si le récit se passe dans les Appalaches, Rash s'attache, une fois n'est pas coutume,  plus à ses personnages qu'à la nature habituellement si présente dans ses romans.
Je crois bien que cette nature m'a manqué d'ailleurs. C'est le problème, quand on s'attend à retrouver la patte d'un écrivain que l'on apprécie justement pour ses habitudes d'écriture.
Ici, donc, l'homme se confronte à l'homme. Deux frères. L'un en pleine réussite, l'autre en pleine déchéance et derrière eux, plane l'ombre du grand-père, patriarche impartial.
L'auteur américain nous livre là un roman peut-être un peu plus classique qui, m'a un peu déçu.
Mais ceci n'est que mon modeste avis, bien sûr. ..
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tynn
23 août 2017
C'est bien la première fois qu'un de mes auteurs "chouchou" me déçoit…
Aux 3/4 du livre, j'ai commencé à m'interroger sur l'intérêt de cette histoire policière où la quête de vérité concernant une lointaine disparition de jeune fille conduit un écrivain raté et passablement alcoolisé à exhumer ses souvenirs d'adolescent des années 60, dans un bled perdu des Appalaches.
Ron Rash nous a habitués à des fictions dramatiques plus denses, plus âpres et tourmentées. Cette lecture a été un peu décevante, je dirais même un peu besogneuse, le coupable vite trouvé et les raisons vite comprises...
Si le contexte des années Peace and Love est crédible, avec la musique, la liberté sexuelle et les substances illicites, je me suis vite lassée des parties de jambes en l'air (gentillettes au demeurant) au bord de la rivière.
On peut néanmoins saluer un roman d'apprentissage qui met en lumière les différentes aspirations d'avenir chez les jeunes, le désir de s'accomplir en liberté de décisions, l'impérative nécessité de s'affranchir d'un schéma familial et des pressions des aînés.
Intéressante aussi l'idée de l'héritage de la cruauté, par l'acquis éducatif ou par l'inné. L'auteur construit quelques beaux personnages: du grand père, figure tutélaire implacable, au frère aîné à la fois soumis, rebelle mais responsable. En arrière-plan, on évoque ici une fraternité compliquée de compétitions, entre soutien et jalousie, et les ravages de l'alcoolisme.
Il n'en reste pas moins que je trouve ce petit roman bien faible en intérêt, sans souffle romanesque, en comparaison de ses précédents romans.
Rentrée Littéraire 2017
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Les critiques presse (3)
LeFigaro21 septembre 2017
La découverte du corps d'une jeune femme disparue depuis des décennies force deux frères que tout oppose à se parler.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox20 septembre 2017
Avec "Par le vent pleuré" (Seuil), le romancier américain Ron Rash raconte l'été 68, le fameux "Summer of love", à travers l'histoire de deux frères bouleversés par l'arrivée dans leur vie d'une jeune femme qui apporte avec elle le vent de liberté qui souffle sur l'Amérique.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeJournaldeQuebec18 septembre 2017
Ron Rash faisant partie de nos écrivains chouchous, on a savouré cette histoire tragique, qui se déroule en grande partie dans les Appalaches des années 1960.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
mumubocmumuboc23 septembre 2017
Le silence peut être un lieu. Ce sont les mots qui me viennent. C'est là d'ailleurs, qu'une si grande part de ma vie a été vécue, que des heures vaines se sont écoulées, le bruit le plus fort, le tintement des glaçons dans un verre.
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BazartBazart04 septembre 2017
Nos salaires étaient équivalents à ceux que nous aurions touchés pour des emplois plus pénibles si nous avions bossé dans une équipe municipale d’entretien des espaces verts ou à la scierie locale. Que Grand-père nous ait engagés, Bill et moi, semblait une façon de réaffirmer ce qu’il avait déclaré à notre mère quand l’accident de chasse l’avait laissée veuve – qu’il prendrait soin d’elle et de nous deux. Grand-père était propriétaire de la maison où nous vivions, qu’il nous autorisait à habiter sans acquitter de loyer, toutes taxes et charges payées. Nos études supérieures, appareils dentaires, vêtements, et autres besoins quels qu’ils soient, seraient financés.
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BazartBazart08 septembre 2017
Á San Francisco, le Summer of Love, l’été de l’amour, a eu lieu en 1967, mais il a fallu deux ans pour qu’il atteigne le petit monde provincial des Appalaches. Sur l’autoroute en février, on a aperçu un hippie au volant d’un minibus bariolé, un évènement dument signalé dans le Sylva Herald. Sinon, la contre-culture était quelque chose qu’on ne voyait qu’à la télévision, tout aussi exotique qu’un pingouin ou un palmier nain.
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nadiouchkanadiouchka06 août 2017
Ligeia a tourné les yeux vers la rivière, puis elle a parlé.
Je crois que c’est un signe.
- Quel genre de signe ?
- Un signe que l’été est fini. Il est temps pour nous de passer à autre chose, non ? Ça a été super, mais ob-la-di-ob-la-da life goes on. La vie continue. En plus, Angie et ses copains commencent à m’aider à dealer. Ils sont tous en terminale, et quand les cours démarreront, la semaine prochaine, je passerai tout mon temps avec eux.
P.157
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nadiouchkanadiouchka29 juillet 2017
J’avais prévu de rédiger mon mémoire sur Wolfe. Ma directrice de maîtrise m’en a dissuadé. Wolfe est quasiment oublié de nos jours, a-t-elle objecté, ce qui me semblait une raison de plus pour le faire, afin qu’il ne soit pas oublié, ou seulement, comme l’avait écrit Wolfe lui-même, par le vent pleuré.
P.135
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Videos de Ron Rash (57) Voir plusAjouter une vidéo
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