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EAN : 9782070421077
256 pages
Éditeur : Gallimard (10/04/2003)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Lui ? Un type pauvre, alcoolique et désespéré. La fille? Une auto-stoppeuse au bout du rouleau, dangereuse et belle.

Banal, s'ils ne roulaient pas entre Nice et Biarritz à bord d'une Chrysler rare, sublime, un Van Gogh dans la bagnole...

De quoi faire de chaque instant de cette « road story » un arrêt d'urgence...
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Cormorobin
  27 juillet 2014
Road story, depuis Nice en direction de la côte basque, avec quelques personnages qui n'auraient pas du se rencontrer (quoique ?). le conducteur, revenu de nombreux pays et de tout. La belle de service, mystérieuse, enfin, pas tant que ça. Quelques suiveurs plus ou moins bien attentionnés. Un garagiste. Des malfrats. le livre se lit bien, les histoires s'entremêlent et se chevauchent, à moins que ce ne soit l'inverse.
Bien écrit, l'idée d'alterner les points de vue chapitre par chapitre est plutôt originale même si elle n'est pas unique. le style est enlevé, ni trop ni pas assez de descriptions. Des personnages attachants, avec leurs imperfections.
Bref un bon moment.
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collectifpolar
  25 août 2020
Ils sont trois.
Deux plus un en fait. Les deux premiers forment un couple parfait quoique paisible. Elle, c'est la Town and country, une Chrysler rare, sublime, une des plus belles voitures du monde, désormais une pièce de collection, un van Gogh de la bagnole. Une pure merveille qui glisse, rutilante, sur l'asphalte entre nice et Biarritz. Lui, un type moyennement pauvre, normalement alcoolique et modestement désespéré ; banal, s'il ne la conduisait pas, elle.
Et quand la troisième, une auto-stoppeuse, elle aussi moyennement au bout du rouleau, normalement dangereuse et modestement belle, repère ce couple saisissant, elle rêve, bien sûr, de s'y intégrer tout en se demandant : « Où est l'arnaque ? »
Sûrement un truc à la hauteur du clinquant de la carrosserie et de la précision de la mécanique.
De quoi faire de chaque instant de cette « road story » un arrêt d'urgence...
Patrick Malinski ancien routier reconverti en convoyeur de voitures anciennes est rarissime doit livrer une Chrysler 1947 entre Nice et Biarritz.
Tout en avalant du bitume, Malinski se trouve pris au piège d'une auto-stoppeuse aussi rare et sublime que sa voiture mais nettement moins anciennes.
Un polar vif et prenant qu'on lit d'une traite.
Arrêt d'Urgence a reçu le prix du meilleur roman policier 1990 décerner lors du festival Jazz et Polar Deux-Sèvres en décembre 90.

Lien : https://collectifpolar.com
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Montana73
  11 juin 2020
Court polar sec avec un truand vieillissant et une jeune femme fatale.Road trip entre Nice et Biarritz dans une vielle américaine.On connait la fin dés les premières pages mais on aime le coté américain de Patrick Raynal qui nous a tant fait découvrir d'auteurs à la Série Noire,ça respire bon les années 80/90.On va se replonger dans Raynal.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
voiliervoilier   30 septembre 2013
- Ca marche comment votre truc ?

Ses doigts se baladaient sur les touches de nacre de l'autoradio.

- Qu'est-ce que vous voulez entendre ?
- J'en sais rien. De la musique. Vous avez des casettes ?
- Désolé. Quand cette bagnole est sortie d'usine, on était encore à la T.S.F.

Elle a ramené ses cheveux en arrière. Elle souriait. Ses yeux étaient secs.

- Ah bon, fit-elle. Et ç'était quand ?
- En 1947. A détroit, Michigan.
- Et c'est quoi ?
- La voiture ? Chrysler, modèle Town and country. Clark Gable avait la même. Il paraît que celle-ci appartenait à Esther Williams.
- Ah bon, refit-elle.
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nina2loinnina2loin   05 avril 2012
J'ai fait mon sac. Un jean de rechange, deux slips, deux chemises. J'ai viré mes tennis et j'ai enfilé mes bottes. Des santiags noires à talons plats. Avec mon cuir passé sur un tee-shirt j'avais tout du cow-boy en rupture de canasson. Ça collait : quand on a choisi un mythe faut pas mollir sur les apparences.
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collectifpolarcollectifpolar   25 août 2020
Celle-là ne cherchait pas simplement à voyager à l’œil. Il y avait autre chose dans cette attitude faussement timide. Nos regards se sont croisés. Il y avait de l’indécision dans le sien. Comme si c’était elle qui se demandait si elle allait me prendre ou non. Un corps superbe dans un chiffon de soie beige. Une trentaine d’années et des yeux qui en avaient vu le double. En terme de métier ça avait un nom : un vrai sac d’emmerdes.
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collectifpolarcollectifpolar   25 août 2020
Elle infléchit son vol, rasa l’eau du port, horizontale entre deux reflets, et frappa la mer à l’instant même où la pleine lumière l’atteignait. C’est ensuite que j’entendis le bruit de leur course. Des gamins. Une petite bande mixte dont le plus vieux ne devait guère avoir plus de quinze ans et le plus jeune dix. Tous les matins, invariablement, ils surgissaient de la rue Ségurane et filaient le long du quai des États-Unis, côté mer, passaient devant Roba Capeu sans même jeter un coup d’œil sur le banc où, tous les matins, invariablement, je les attendais, la mouette, le soleil et eux.
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collectifpolarcollectifpolar   25 août 2020
Tout ce qui avait un moteur et des roues m’était passé entre les mains. Nice-Ankara, Ankara-Téhéran, seul au volant de trente-huit tonnes de camelote dont je ne savais pas toujours la nature ni la provenance, Amsterdam et Bruxelles traversées quand la pluie vous colle la nuit contre les vitres, la cabine pleine de fumée et de musique et le tube de Fringanor comme unique occupant du siège d’à côté. Des milliers de kilomètres de solitude un peu hautaine parce que le ruban de bitume ou de tôle ondulée n’appartient qu’à celui qui a le pouvoir de maîtriser la course. Toutes les courses.
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