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ISBN : 2213655154
Éditeur : Fayard (13/10/2010)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 182 notes)
Résumé :
Nous avons tous appris un jour que Clovis était le premier des rois de France. Qui sait qu’en Allemagne, il est considéré comme un roi allemand ? De Saint Louis, on garde l’image d’un grand souverain, rendant la justice sous son chêne. On ignore qu’il imposa aux Juifs de porter l’équivalent de l’étoile jaune. Jeanne d’Arc est la grande héroïne du Moyen Âge. Pourquoi a-t-on oublié toutes les autres ?Nombreux sont les Français qui s’intéressent à notre passé, nombreux... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
latina
  05 mai 2013
Je ne suis pas experte en Histoire, ce n'est pas moi qui vais débattre pendant des heures de la Guerre de Cent ans, du partage de l'Empire carolingien, des guerres napoléoniennes ou du siècle de Louis XIV...
Mais j'aime l'Histoire, et particulièrement l'Histoire de France. J'aime visiter les châteaux, ceux de la Loire, ceux du Périgord... J'aime écouter les guides me relater les faits, me resituer les anecdotes dans la grande Histoire. J'aime me promener sur des remparts, comme ceux de Carcassonne, où sont accrochées de très vieilles petites maisons, et m'imaginer la vie de ces gens...J'aime entrer dans de petites églises romanes ou dans des grandes abbayes et me laisser pénétrer par le passé. J'aime les vestiges des grandes batailles, où je me laisse submerger par l'émotion, comme à Verdun, par exemple. Les religions et leur cortège d'atrocités et de sublime me transportent...Les cathédrales comme les châteaux cathares, les petits moulins comme les anciennes cités industrielles, les demeures des écrivains comme les plus humbles chaumières...Oui, tout cela me passionne.
C'est pourquoi le livre de François Reynaert, qui retrace 2000 ans d'histoire, m'a vraiment intéressée. N'attendez pas que je vous cite tel ou tel fait, j'en serais incapable à l'instant. Je devrais fouiller dans ce gros livre pour ne pas dire de bêtises.
Je préfère vous certifier que l'honnêteté intellectuelle avec laquelle l'auteur s'est livré pour raconter l'Histoire est appréciable ! Tous les clichés, les phrases toutes faites, tous les mythes que chacun peut entendre depuis qu'il est petit, à l'école, dans la rue, dans les réunions « mondaines », sont mis à mal ici. L'auteur nous force à voir les choses sous un autre aspect. Il nous force à nous défaire de nos anachronismes, à nous questionner, nous qui voyons l'Histoire du haut de notre 21e siècle souvent influencé par les historiens du 19e, très nationalistes. Il nous oblige à nous mettre du point de vue du « petit peuple », qui s'en fichait complètement des conquêtes du territoire de la France. La France ! le beau pays de France ! Cette notion, l'auteur en démonte tous les rouages !
Un tout petit regret quand même : pour moi qui suis belge, je me suis sentie un peu exclue quand l'auteur parle de « notre pays »...alors que la Belgique, enfin, le territoire qui correspond à la Belgique actuelle, est très souvent lié à l'histoire de France. Mais bon, ce n'est pas trop grave, peut-être qu'un jour, un auteur belge se penchera sur l'histoire de notre si petit pays mais qui a connu tant de belles et monstrueuses choses, lui aussi...
En attendant, je continuerai à visiter tous les recoins de la France et à m'y sentir bien, entourée de ces fantômes du passé qui me semblent maintenant un peu plus proches, grâce à François Reynaert...
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Luniver
  22 août 2013
Les vainqueurs réécrivent l'histoire, c'est bien connu. Et chaque nouvelle doctrine explore le passé à la recherche de précurseurs qui la rendent éternelle et immuable. L'histoire de France n'échappe pas à la règle : avec l'émergence du concept de nation, il a bien fallu classer tous les personnages importants de l'histoire en bons patriotes ou en traîtres (qui se révèlent être systématiquement les perdants).
Reynaert reprend l'histoire telle qu'elle est enseignée et tente de la présenter débarrassée de ses clichés et de ses récupérations dogmatiques. On se rend rapidement compte qu'exposer simplement le contexte social de l'époque, ses institutions et ses moeurs permet déjà d'abattre un paquet de légendes. L'auteur rétablit également les portraits des grands personnages, en décrivant les côtés sombres de la personnalité ou de la politique des dirigeants habituellement encensés, ou les bons côtés de ceux qui se sont retrouvés dans le mauvais camp.
Alors c'est vrai qu'un peuple qui résiste depuis 1500 ans aux assauts de ses ennemis, ça a plus de cachet qu'une série de confrontations entre plusieurs camps uniformément soutenus, dans lesquelles la victoire de l'un ne tient souvent pas à grand chose. Mais ça ne rend pas l'histoire moins palpitante, bien au contraire.
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Walktapus
  16 avril 2011
"Le patriotisme populaire allait trouver sa parfaite expression dans Jeanne d'Arc. Certaines de ses réponses aux questions des juges du procès de Rouen mettent en relief ce qu'il y avait en elle de paysan, et paysan de chez nous : l'habile simplicité, le parler narquois abondant en proverbes".
Le fils de paysan "de chez nous" rigole bien en lisant ces lignes d'un manuel d'histoire de France d'entre deux guerres, alors que la République venait de récupérer l'Alsace Lorraine.
L'histoire dite de France a de tous temps été manipulée, réécrite, récupérée par les différents courants politiques religieux, royalistes ou nationalistes, qui en avaient un besoin idéologique. Ce phénomène se poursuit aujourd'hui. Et il reste bien des traces des manipulations passées. Les Gaulois qui ouvrent le livre, découverts au XIXème siècle et inventés nos ancêtres dans un temps de nationalisme anti allemand, nous ont été transmis sous la forme "gaulliste" d'Asterix, et aujourd'hui, si tout le monde croit savoir qui étaient les Gaulois, combien en ont une idée à peu près juste ?
Lutter contre ces "clichés nationalistes" est le programme que se donne ce livre. Inutile d'y chercher une bibliographie. L'auteur est journaliste, éclairé en histoire. Ses connaissances sont très étendues et - même si j'ai trouvé à redire à plusieurs choses - solides. le livre suit un plan chronologique, des Gaulois à la cinquième république, sur 500 pages écrites grand. le style est vivant et se lit très bien à haute voix.
J'ai perçu une évolution dans le livre. Au début, il abat les mythes, comme nos ancêtres les Gaulois, la fin de l'empire romain, le baptême de la France ou la bataille de Poitiers, et c'est très facile et "scientifique". En passant au moyen-âge, l'auteur s'amuse avec une ironie savoureuse à montrer l'absurdité de vouloir interpréter l'histoire de l'époque en fonction des valeurs nationalistes des 19e et 20e siècles. Avec les temps modernes, on s'étend vers des opinions et des mises en perspective de plus en plus personnelles de l'auteur.
Au final, un livre agréable et en grande partie salutaire, mais qui déplaira forcément aux adeptes d'une conception fantasmatique étriquée de la France. L'appel fait dans le livre à plusieurs reprises aux conceptions historico-nationalistes d'autres pays, notamment, est très utile. Une histoire de l'Europe vue par le prisme des discours nationalistes de différents pays pourrait être un livre passionnant.
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syannelle
  01 mai 2012
On commence par une citation,
" Quand on les regarde avec la distance du temps, toutes les périodes passées frappent par leur propre aveuglement. (..) Les siècles prochains auront sans doute le plus grand mal à comprendre notre aveuglement ou notre laxisme face à des problèmes que nous ne concevons même pas. La loi est éternelle, nous n'y échapperons pas."
Je viens de finir le livre de François Reynaert, et franchement, j'ai appris une tonne de choses sur des périodes de l'histoire que j'avais comme tout le monde plus ou moins vu en classe, sauf que lui les présente en tentant de garder une distance avec les évènements et à ne "donner raison" à aucun parti, comme cela se voit souvent.
En effet, l'histoire dépend du point de vue de celui qui la raconte, et qui peut se targuer de rester objectif? Ce n'est qu'en observant les faits, et aussi en analysant les points de vue différents des nôtres, très auto-centrés, que l'on peut réussir à dresser un portrait correct. Je trouve qu'il réussi bien le pari, même si je ne suis pas assez férue d'histoire pour pouvoir toujours peser le pour et le contre dans ce qu'il dit. En tout cas, ce livre regorge d'infos, et m'a relancé sur d'autres références, d'autres livres, ce qui veut bien dire qu'il rend curieux. Quoi de mieux pour un livre?
On parcourt ainsi "vingt siècles en un volume", en regardant le passé, comme le dit Reynaert, "comme on considère le présent, avec de l'esprit critique". Une première partie est consacrée à "la France d'avant la France", ou l'auteur parle tour à tour des Gaulois, des Grandes Invasions, de Clovis, de Charles Martel et va jusqu'au règne de Louis XV.
Le propos permet de se poser des questions. Ainsi, au sujet de Charles Martel: "Si les Arabes avaient gagné à Poitiers, et si, contre toute attente, ils avaient décidé d'étendre leur empire à la Gaule, celle-ci aurait-elle vraiment perdu au change?" La réponse qu'il suggère, tout aussi intéressante, provient d'un autre livre, celui de Henri Pomot et Henry Besseige: "Si les Arabes avaient été les plus fort [...]ils auraient rendu la France plus belle et plus riche. Ils auraient bâti de grandes villes et de grandes maisons [...]. En effet, les Arabes n'étaient pas des Barbares. Ils étaient plus civilisés que les Francs d'alors."
J'aime bien cette façon qu'a l'auteur de remettre en cause la manière "habituelle" dont on nous a présenté l'histoire à l'école ou ailleurs. Ne voit-on pas toujours l'histoire sous le prisme de notre nombrilisme et de notre nationalisme exacerbé?
"J'ai toujours été allergique à cette pathologie qui consiste à mettre la France au-dessus de toutes les autres nations, à la croire mère de tous les progrès, phare de toute la civilisation"
Deuxième partie, "la France monarchique" que l'on parcourt De La Renaissance aux Lumières en passant par les guerres religieuses, l'extrême violence des XVè et XVIe siècles, l'horreur des massacres perpétrés lors de la découverte des nouveaux mondes. En matière de religion, on voit qu'à l'époque, les violences étaient surtout entre protestants et catholiques, alors qu'aujourd'hui l'opprobe est contre les musulmans et l'Islam, avec le cortège d'amalgames dégradants que l'on entend. Cela fait tristement relativiser: la religion rend bien fous dans certains cas et cela ne date pas d'hier!
En ce qui concerne la "conquête" brutale et sanguinaire du Nouveau Monde, on apprend que "près de 90% de la population disparaît" autant au Mexique qu'au Pérou ou dans les autres pays conquis après l'arrivée des Européens!
Il y a tant de sujets traités dans ce livre qu'on ne peut tous les évoquer! Il faut vraiment le lire pour mesurer son utilité.
Une troisième et dernière partie traite de la France après la Révolution, et s'arrête sur notre époque désenchantée et morose. Reynaert évoque l'individualisme forcené dans lequel on vit, l'impression de sombrer dans un monde qui n'a plus vraiment de croyances, si ce n'est celle de l'argent. Il évoque les dérives du "capitalisme financier", et déclare:
"l'opinion en viendrait à douter des fondements mêmes de la démocratie: l'action politique a t-elle encore une quelconque utilité dans un monde où l'économie, les financiers et la cupidité règnent en maîtres?"
Plus loin il décrit notre France comme
" un Etat urbanisé, jouant son développement sur le secteur tertiaire, où la révolution individualiste a rendu les moeurs plus libres, les solitudes plus grandes et les solidarités plus relâchées."
J'aime bien ce portrait en guise de conclusion, même s'il est un peu sombre.
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bookaure
  11 mars 2013
J'ai commencé Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises de François Reynaert, avec la volonté de me remettre à jour sur mon histoire de France, tant mes souvenirs de mes cours d'histoire me semblaient lointains et confus. Je suis donc très contente de l'avoir lu.
L'histoire de France y est donc reprise, depuis ces chers Gaulois jusqu'à nos jours, en passant par des périodes toutes aussi importantes les unes les autres: la Monarchie, la Révolution, les guerres mondiales....
J'ai beaucoup apprécié évidemment l'esprit critique dont l'auteur a fait preuve dans cet ouvrage: il a choisi de regarder les faits de la manière la plus objective possible, et à aucun moment la France est idéalisée, mais vue avec ses qualités et ses torts.
François Reynaert prend également soin de remettre en valeur certains personnages inconnus du grand public, mais qui incarnent certaines périodes de notre histoire, et c'est avec grand plaisir qu'on les découvre. Cela nous permet aussi de mieux saisir l'état d'esprit de l'époque évoquée.
Un autre point important du livre est qu'il remet en lumière certains épisodes que l'on a trop souvent voulu occulter et oublier: le code noir, l'esclavage, la colonisation....
Enfin, cela a été un grand plaisir de réviser l'histoire de France avec de l'humour, et beaucoup de mise en perspective, afin de comprendre les enjeux d'aujourd'hui.
En résumé, Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises est une lecture que je conseille car on s'y ennuie jamais et on s'y instruit beaucoup. L'ouvrage est bien documenté, on découvre l'histoire sous des angles différents, et il nous fournit de bons éléments pour mieux saisir le monde actuel.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   17 août 2013
L’étude du passé nous permet tout d’abord d’éviter un piège courant, celui de la nostalgie. La France serait en déclin, entend-on souvent, sa grandeur est passée. Avant, c’était mieux. «Avant» ? Mais quand exactement ? Tentez une expérience simple, feuilletez ce livre à l’envers, et cherchez une seule époque de notre passé où vous auriez voulu vivre. Alors ? En 1910, par exemple, au temps de cette France puissante, gouvernant un quart du monde ? Préparez donc l’uniforme, dans quatre ans vous aurez à affronter l’enfer des tranchées, la guerre et ses millions de morts, merci. En 1810 ? Cette fois ce sera l’horreur des guerres napoléoniennes. En 1710 ? Admettons que cela soit tentant, pour l’infime minorité qui aura la chance de se retrouver dans l’habit chamarré d’un bel aristocrate. Et encore, pas à Versailles. En cette fin de règne de Louis XIV, la vie y était sinistre. Que dire des 90% qui se réincarneront en paysans misérables au ventre creux et au dos cassé par l’ouvrage ? On a compris le jeu. La comparaison avec le monde d’hier ne doit pas nous mener à admirer benoîtement celui d’aujourd’hui. Elle peut nous servir à en relativiser les inconvénients, cela n’est déjà pas si mal.
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LuniverLuniver   15 août 2013
De notre point de vue du XXe siècle, compte tenu de l’histoire qui fut la nôtre dans les années 1960-1970, il est entendu que les jeunes générations sont plus libres que les anciennes, que la libération des mœurs suit forcément le sens d’un progrès constant. La confrontation du XIXe et du XVIIIe nous rappelle que cela n’est pas vrai. Il y a des raisons politiques à cela : si le XIXe affecte à ce point cette rigueur bourgeoise et pincée, c’est aussi par réaction au précédent. Dès 1789, le libertinage est associé à l’aristocratie, aux mauvais rois, à ce que l’on appelle désormais la débauche d’une société dont on a voulu se débarrasser. N’empêche, sous ce seul angle, la leçon est sans appel : comparer le siècle qui joue infiniment les «fêtes galantes» de Watteau à celui qui fait un procès à Madame Bovary pour attentat aux bonnes mœurs, c’est faire la preuve qu’il est des domaines où l’on n’avance pas toujours dans le bon sens.
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WalktapusWalktapus   12 mars 2011
La plupart du temps, les Gaulois suffirent, ils disposaient d'un avantage certain : ils plaisaient à tout le monde. La droite nationaliste était contente de voir ainsi la "race française", comme on disait encore, assise sur cette souche issue du fond des âges. La gauche anticléricale voyait dans ces ancêtres un atout majeur : ils permettaient de commencer l'histoire de France avant l'arrivée du christianisme. C'était bien la preuve qu'elle pouvait éventuellement se perpétuer après sa disparition. Les historiens, puis les romanciers, les dramaturges ou même les chansonniers, en touillant tant et plus les rares sources dont ils disposaient dans les casseroles de leurs fantasmes, réussirent peu à peu à forger une idée des Gaulois correspondant opportunément à l'image que les Français voulaiet bien avoir d'eux-mêmes : querelleurs, un peu grossiers parfois, mais au grand coeur et si braves. Et les Français, ravis, adorèrent d'autant plus leurs nouveaux grands-pères : comment ne pas les aimer ? Ils nous ressemblent tellement !
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LuniverLuniver   15 août 2013
Durant les deux siècles qui l’ont suivie, la passion autour de la Révolution a été tumultueuse. De nos jours, sans aucun doute, la Seconde Guerre mondiale a pris cette place d’événement historique fondateur de notre mythologie politique : Vichy contre la Résistance, collabo contre armée de l’ombre et «les pires heures de notre histoire», formule convenue ressassée à propos de tout et n’importe quoi. C’est désormais entre 1940 et 1945 que se tient le nœud névrotique de la mémoire nationale. Pendant les cent cinquante ans qui précédèrent, 1789 et 1793 jouèrent ce rôle. Dans la vie politique française, au moins jusqu’à la première moitié du XXe siècle, c’est dans la mythologie révolutionnaire que l’on va piocher les références que l’on s’envoie à la figure. «Terroriste!» était un mot courant qui ne désignait alors ni un islamiste barbu ni un indépendantiste basque poseur de bombes, mais un partisan des Montagnards. «Septembriseur!» était une insulte que tout le monde comprenait : elle désignait les auteurs des massacres de septembre 1792 dans les prisons parisiennes.
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LuniverLuniver   16 août 2013
Une fois cela posé, ne peut-on aller un peu plus loin? La Seconde Guerre mondiale mérite de prendre de la place dans notre mémoire. Mérite-t-elle de prendre toute la place? Rien ne semble arrêter le déluge mémoriel. Tous les ans, encore plus de romans, d’essais, de films, de débats qui traitent, retraitent, surtraitent d’une période avec une obsession qui, avouons-le, finirait presque par faire peur.

Acceptons d’oublier au passage certains aspects de cette névrose qui peuvent exaspérer. Nous pensons à la pose de tant d’éditorialistes ou de responsables politiques qui brandissent à tout bout de champ le «devoir de mémoire», en se parant spontanément du noble esprit de la Résistance et n’hésitent jamais, par la vigueur de leurs propos, à faire preuve d’un héroïsme d’autant plus magnifique qu’il survient plus d’un demi-siècle après la fin de tout danger.
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On parle beaucoup d'homosexualité au cinéma, et l'année dernière c'est Moonlight qui a remporté l'Oscar du Meilleur film, mais est-ce vraiment un phénomène récent ?
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Pour + d'informations sur le livre : http://bit.ly/2yAJoce
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