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Chantal Foucrier (Préfacier, etc.)
ISBN : 2253010375
Éditeur : Le Livre de Poche (10/01/1973)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 314 notes)
Résumé :
Au cours d'une exploration dans le Sahara, deux officiers français, André de Saint-Avit et Jean-Marie-François Morhange sont capturés et se retrouvent dans un palais merveilleux, un véritable paradis terrestre. Ils apprennent alors qu'ils sont prisonniers d'une femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, Antinéa, petite-fille de Neptune, la dernière descendante des Atlantes, et que, dès qu'ils l'auront vue, ils renieront tout pour elle, famille, pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  09 février 2016
La cité perdue de l'Atlantide fait partie des plus grands mythes de notre civilisation. Idéal de perfectionnement et fantasme d'aboutissement, elle aurait pourtant sombré en une seule nuit sous les flots déchaînés. Et si ces flots avaient été ceux du Sahara, si l'on en croit la théorie d'un océan saharien ? Se pourrait-il qu'Antinéa, la descendante de Neptune, reine de l'Atlantide, règne toujours au coeur de l'hostile désert ?
1906 - André de Saint-Avit, capitaine de l'armée française, rejoint un poste au Sahara, à peine un fortin, où l'attendent trois autres fonctionnaires. Il traîne après lui une terrible réputation, celle d'un assassin doublé d'un traître. Six ans auparavant, lors d'une mission d'exploration aux côtés du capitaine Morhange, les deux officiers sauvent la vie d'un Touareg lors d'un terrifiant orage du oued. Reconnaissant, le nomade va conduire les deux militaires en un endroit secret et oublié où les attend un mystère dépassant l'imagination, et où la passion et le crime se fondent l'un dans l'autre...
La première chose que je veux saluer après la lecture de ce roman, c'est la beauté de l'écriture de Pierre Benoit qui n'avait pas volé son siège d'académicien. Riche et ciselée, elle se fait forte et évocatrice pour décrire un contexte particulièrement saisissant, celui de l'infini Sahara. Grâce à elle, le lecteur fait bien plus que voyager, il s'imprègne totalement d'une atmosphère unique.
J'ai été tenue en haleine par l'action sans interruption qui se construit entre réalité et mythologie sur seulement 240 pages et qui fait la part belle à l'imagination, se faisant souvent insinuation et obligeant ainsi le lecteur à travailler un peu du ciboulot pour suivre l'auteur. J'ai aimé la volonté de Pierre Benoit de m'impliquer ainsi dans son récit et, de fait, on a du mal à lâcher le livre avant la fin.
Une belle découverte très dépaysante et un style qui vieillit bien ; rappelons que ce roman a été publié en 1919 et a été distingué par le Grand prix du roman de l'Académie française la même année. Il a été plusieurs fois adapté pour le cinéma.

Challenge Multi-Défis 2016
Challenge A Tout Prix 2015 - 2016
Challenge Petits Plaisirs 2016
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milado
  16 novembre 2012
le mythe de l'Atlantide revisité par Pierre Benoit. La mise en place est un peu longue mais une fois entré dans le vif du sujet on a bien du mal à reposer ce livre qui possède le charme suranné des récits d'aventures de son époque. le style est un peu daté, on sent l'érudition de l'académicien mais rien ne vient gâcher le plaisir de la lecture.Il est étonnant...et dommage qu'avec de telles qualités, son sujet fantasmagorique au possible, ce classique qui connut tant de succès lors de sa parution soit si peu lu aujourd'hui.
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Ode
  26 juin 2013
« Morhange, suppliai-je, dites-moi que nous continuons à rêver. »
L'Atlantide vue par Pierre Benoît est un rêve héroïque et... sensuel.
J'avais lu ce livre mythique à l'adolescence, sans accrocher plus que cela. J'ai donc profité de sa jolie réédition en poche, avec préface d'Adrien Goetz, pour le relire et comprendre pourquoi. La réponse est simple : au-delà de son érudition et de ses références helléniques, ce roman de 1919 emploie des codes essentiellement destinés à un lectorat masculin.
L'action se passe dans le milieu militaire, et pas n'importe lequel : l'armée française coloniale, en poste dans le désert algérien. le Hoggar est un lieu chargé de mystère, exotique, dangereux et propice aux légendes les plus folles. C'est pour cela que Pierre Benoît, familier de la région pour y avoir fait son service militaire, décida d'y implanter son Atlantide, en partant du célèbre dialogue de Platon intitulé le Critias. Les rapports entre les protagonistes - surtout le duo Morhange / Saint-Avit - reposent sur l'honneur, la camaraderie et une rivalité virile. Rivalité exacerbée par LA figure féminine du roman : Antinéa, qui retient prisonniers ses amants étrangers, les abandonnant à un sort funeste quand son désir se lasse...
Dans le récit-confession du lieutenant de Saint-Avit, le danger et la mort sont omniprésents, mêlant l'aventure à une double quête d'absolu. Quête d'un paradis perdu, symbolisé ici par l'oasis imaginaire de l'Atlantide, avec ses paysages d'une beauté à couper le souffle et présentée comme le coeur du savoir de l'humanité. Et quête de l'idéal féminin : le fantasme d'être élu et désiré par une femme aussi belle que puissante, incarnée par la barbare Antinéa, descendante de Neptune et de Cléopâtre et « souveraine absolue du Hoggar ».
Fort de presque un siècle de succès, ce conte un brin suranné continuera de fasciner les jeunes générations d'aventuriers prêts à s' « anéantir dans la seule destinée qui en vaille la peine : une nature insondée et vierge, un amour mystérieux. » Pierre Benoît eût-il décrit avec autant de passion la plastique du capitaine Morhange que celle d'Antinéa, j'aurais succombé moi aussi !
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sylvaine
  05 novembre 2016
Ah! L'Atlantide ... ce roman a marqué mon adolescence et le relire de nombreuses années plus tard était à la fois une envie et un défi ! voilà chose faite , j'y ai pris infiniment de plaisir , certes l'âge aidant je n'ai certainement pas relevé les mêmes passages mais la magie et la beauté de ce texte sont toujours présentes. Magie car évoquer L'Atlantide , ce continent disparu que de si nombreux savants cherchent toujours,relève de la pure imagination , même de la fantasy , beauté parce que les paysages du Sahara , du Hoggar ne peuvent pas laisser insensibles ...et puis quelle belle histoire d'amour ...
Pierre Benoit journaliste reporter a parcouru le monde avec un regard à la fois érudit et émerveillé. Il a en rapporté de nombreux sujets romanesques ; reconnu par les siens rapidement il me semble être comme beaucoup de ces écrivains de l'entre deux guerres tombé à mon grand regret dans un oubli respectueux .
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Witchblade
  04 avril 2018
Je remercie Phoenicia pour cette pioche (Mars) même si elle n'a pas eu le succès escompté. Comme souvent avec ce type de bouquin, je me fie plus au titre et à la couverture qu'au résumé car il n'y en a pas. J'avais récupéré ce livre dans le bric-à-brac d'un collègue qui allait bazarder plusieurs cartons de vieux bouquins. Celui-ci a été sorti à cause du mythe de l'Atlantide. Mais à la lecture, on est loin du compte.
Je ne suis pas une grande habituée de la lecture des classiques. du coup, le début de ce roman m'a un peu surprise, on n'entre pas tout de suite dans le vif du sujet. Et après avoir trouvé le résumé sur Babelio, je me rends compte que l'histoire était loin de m'intéresser surtout après avoir lu les 60 premières pages. J'ai déjà été déçue par ma précédente lecture sur l'Amazonie, je continue avec celui-ci malgré un changement de continent. L'histoire me semble plutôt convenue malgré un assassinat à la clé, le style se laisse lire mais il peut être longuet sur certains passages et ce sont ceux-là qui m'ont fait décrocher. Les personnages ne m'intéressaient pas plus que çà et je ne voyais pas l'intérêt de commencer l'histoire de cette façon pour arriver à l'Atlantide. D'ailleurs, ça faisait déjà un moment que je me demandais si je laissais une chance à ce roman ou pas, mais au vu de la hauteur de ma PAL, quand rien ne m'intéresse dans l'histoire, je passe à autre chose et ce sera malheureusement le cas pour celui-ci. Ça me fait toujours un livre de moins dans PAL et plus de temps à lire pour ceux qui me plaisent.
Comme vous l'aurez compris, la déception a été au rendez-vous de ce roman mais je ne suis plus très patiente avec un livre dès que rien n'accroche mon intérêt (histoire, style, personnage...) et que je n'éprouve plus l'envie de l'ouvrir pour le finir à part en lecture forcée où je ne retiens quasiment rien de celui-ci. Si vous êtes amateurs de classiques avec comme toile de fond le Sahara du début du 20ème siècle, je vous conseille de découvrir ce roman et son auteur français, qui semble avoir du succès sur Babelio. Pour ma part, je vais passer mon chemin pour d'autres aventures plus palpitantes. le pire est que je pensais vraiment passer un bon moment de lecture avec ce roman, donc double déception pour moi.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   07 avril 2013
— Maintenant, — m’annonça-t-il, — il n’y a plus que des livres. Je vais te les faire passer. Mets-les en tas, dans un coin, en attendant qu’on me fabrique des rayons.

Deux heures durant, je l’aidai à empiler une véritable bibliothèque. Et quelle bibliothèque ! comme jamais poste du Sud n’en aura vu.

Tous les textes consacrés, à un titre quelconque, par l’antiquité aux régions sahariennes, étaient réunis entre les quatre murs crépis de cette chambre de bordj. Hérodote et Pline, naturellement, et aussi Strabon et Ptolémée Pomponius Mela et Ammien Marcellin. Mais, à côté de ces noms qui rassuraient un peu mon impéritie, j’apercevais ceux de Corippus, de Paul Orose, d’Ératosthène, de Photius, de Diodore de Sicile, de Solin, de Dion Cassius, d’Isidore de Séville, de Martin de Tyr, d’Ethicus, d’Athénée… Les Scriptores Historiæ Augustæ, l’Itinerarium Antonini Augusti, les Geographi latini minores de Riese, les Geographi græci minores de Karl Müller… Depuis, j’ai eu l’occasion de me familiariser avec les Agatarchide de Cos et les Artémidore d’Éphèse, mais j’avoue qu’en cet instant la présence de leurs dissertations dans les cantines d’un capitaine de cavalerie ne fut pas sans me causer quelque émoi.

Je note encore la Descrittione dell’ Africa, de Léon l’Africain ; les histoires arabes d’Ibn-Khaldoun, d’Al-Iaqoub, d’El-Bekri, d’Ibn-Batoutah, de Mohammec El-Tounsi… Au milieu de cette Babel, je ne me souviens que de deux volumes portant les noms de savants français contemporains. Encore étaient-ils les thèses latines de Berlioux et de Schirmer.

800 - [Le Livre de Poche n° 151, p. 16]
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OdeOde   01 juillet 2013
« Vous êtes, tous les deux, continua M. Le Mesge, sous la puissance d'une femme. Cette femme, la reine, la sultane, la souveraine absolue du Hoggar, s'appelle Antinéa. Ne sursautez pas, monsieur Morhange, vous finirez par comprendre. »
Il ouvrit le livre et lut cette phrase :

Je dois vous en prévenir d'abord, avant d'entrer en matière : ne soyez pas surpris de m'entendre appeler des barbares de noms grecs.

« Quel est ce livre ? balbutia Morhange, dont la pâleur, en cet instant, m'épouvanta.
– Ce livre, répondit lentement, pesant ses mots, avec une extraordinaire impression de triomphe, M. Le Mesge, c'est le plus grand, le plus beau, le plus hermétique des dialogues de Platon, c'est le Critias ou L'Atlantide.
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OdeOde   25 juin 2013
Tout de suite, je me sentis pris d'une certaine sympathie pour l'hetman de Jitomir, qui réalisait le type parfait du vieux beau. Une raie séparait ses cheveux de couleur chocolat (j'ai su plus tard que l'hetman les teignait à l'aide d'une décoction de khôl). Il avait de splendides favoris à la François-Joseph, également chocolat. Le nez était un peu rouge, sans doute, mais si fin, si aristocratique. Les mains étaient des merveilles. Je mis quelque temps à évaluer la date de la mode à laquelle se rapportait l'habit du comte, vert bouteille, à revers jaunes, adorné d'un gigantesque crachat argent et émail bleu. Le souvenir d'un portrait du duc de Morny me fit opter pour 1830 ou 1862. La suite de ce récit montrera que je ne m'étais guère trompé.
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OdeOde   29 juin 2013
Les historiens de l'Atlantide estiment à neuf mille ans avant l'ère chrétienne la date du cataclysme qui anéantit tout ou portion de cette contrée fameuse. Si Denys de Milet, qui écrivait il n'y a guère plus de deux mille ans, juge qu'à son époque, la dynastie issue de Neptune donnait encore ses lois, vous concevrez que j'eus vite l'idée suivante : ce qui a subsisté neuf mille ans peut subsister onze mille ans.
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miladomilado   15 novembre 2012
Honte à celui qui étale le secret de ses amours. Le Sahara jalonne autour d'Antinéa son infranchissable barrière, c'est pourquoi les exigences les plus compliquées de cette femme sont en réalité plus pudiques et chastes que ne le sera ton mariage, avec son obscène luxe de publicité, les bans, les annonces, les faire-part informant un peuple gouailleur et vil qu'à telle date, à telle heure, tu auras l'avantage de violer ta petite vierge de quatre sous.
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Videos de Pierre Benoit (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Benoit
Pierre Benoit, un auteur majeur à redecouvrir .Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/pierre-benoit-un-auteur-majeur-a-redecouvrir-375.htmlDe 1918 à 1962, il fut un auteur incontournable et a vendu des millions de livres dans le monde entier. Mais qui se souvient de Pierre Benoît ?50 ans après sa mort, dans sa maison des Landes, redécouvrez l?auteur de «L?Atlantide » et « Koenigsmark ».
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