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Paul De Man (Éditeur scientifique)
EAN : 9782020016971
Éditeur : Seuil (01/05/1972)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Compilation des oeuvres poétiques de Rainer Maria Rilke.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  13 décembre 2015
Rilke, avec Hölderlin, est un poète qui me fait regretter de ne pas savoir l'allemand. Sa poésie, que j'ai lue en m'accompagnant de l'essai biographique de Philippe Jaccottet , va toujours en approfondissant son inspiration, de l'esthétisme un peu parnassien des Nouveaux Poèmes à une inspiration et un lyrisme plus métaphysiques, plus universellement humains et surhumains, angéliques, dans les Elégies de Duino. Il tente la synthèse de l'individu et de l'humain global, de la raison et de l'imagination, de la sensation et de la pensée. de ces hautes cimes on "redescend" vers les beaux objets méditatifs des Nouveaux Poèmes, ou vers la poésie intimiste de la maladie, à la fin. Rilke est un compagnon.
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Pirouette0001
  24 juin 2013
S'il est un poète traduit que j'ai toujours aimé, c'est bien Rainer Maria Rilke. En fait j'aime le lire en version bilingue et même si je ne comprends pas l'allemand, j'aime à énoncer le texte original dont la musique ajoute encore au texte traduit. Une pure merveille que je reprends avec un plaisir sans cesse renouvelé.
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charlottelit
  02 août 2011
Rilke dans tous ses états, avec ses défauts et ses immenses qualités : encore une oeuvre où se plonger corps et âme
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   01 avril 2012
La panthère

Son regard, à force d’user les barreaux
s’est tant épuisé qu’il ne retient plus rien.
Il lui semble que le monde est fait
de milliers de barreaux et au-delà rien.

La démarche feutrée aux pas souples et forts,
elle tourne en rond dans un cercle étroit,
c’est comme une danse de forces autour d’un centre
où se tient engourdie une volonté puissante.

Parfois se lève le rideau des pupilles
sans bruit. Une image y pénètre,
parcourt le silence tendu des membres
et arrivant au cœur, s’évanouit.
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SophiePatchouliSophiePatchouli   02 septembre 2017
PARFOIS ELLE SENT...

Parfois elle sent : La vie est grande,
plus sauvage que des fleuves qui écument,
plus sauvage que la tempête dans les arbres.
Et doucement, lâchant les heures,
elle abandonne son âme aux songes.

Puis elle s'éveille. Une étoile brille
en silence au-dessus du calme paysage,
et la maison a des murs tout blancs.
Alors elle sait : La vie est inconnue et lointaine,
et elle joint ses mains qui vieillissent.

Chants de l'aube (1898-1901)
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coco4649coco4649   12 septembre 2015
NOUVELLES POÉSIES (1905-1908)
ÉTUDE AU PIANO


L'été bourdonne. L'après-midi rend lasse ;
troublée, elle respira la fraîcheur de sa robe
et mis dans son étude raisonnable
son impatience d'une réalité

qui pourrait venir demain, ce soir,
qui peut-être était là, qu'on lui cachait encore.
Devant les hautes fenêtres, pleines de tout,
elle sentit soudain le parc choyé,

s'arrêta court, regarda au dehors.
Les mains croisées, elle eut envie d'un livre sans fin,
et, irritée, repoussa tout à coup le parfum du jasmin.
C'était, lui semblait-il, comme une offense.

p.190-191
+ Lire la suite
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coco4649coco4649   07 septembre 2015
PRESSENTIMENT


Je suis comme un drapeau que les lointains attirent.
Je sens venir les vents et dois les vivre,
tandis que des objets en bas, nul n'a bougé encore :
Sans bruit les portes ferment et la cheminée dort ;
point de vitre qui tremble, et lourde est la poussière.

Mais moi je sens déjà les vents, houleux comme la mer.
Je me déploie et me replie et me rejette,
et suis tout seul dans la grande tempête.

p.107
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PartempsPartemps   29 septembre 2020
Le jardin des oliviers

Il remonta sous les feuilles grises,
toutes grises et dissoutes dans le champ pétrolifère,
et posa son front plein de poussière au
fond de la poussière de ses mains chaudes.

Après tout ça. Et c'était la fin.
Maintenant, je suis censé partir pendant que je deviens aveugle,
et pourquoi veux-tu que je dise que
tu l'es quand je ne peux plus te trouver moi-même.

Je ne peux plus te trouver Pas en moi, non.
Pas dans l'autre. Pas dans cette pierre.
Je ne peux plus te trouver Je suis seul.

Je suis seul avec le chagrin de tous les gens que
j'ai entrepris de soulager à travers vous,
qui n'êtes pas vous. O honte sans nom ...

Plus tard, on a dit qu'un ange était venu.

Pourquoi un ange Oh, la nuit est venue
et a feuilleté indifféremment à travers les arbres.
Les disciples ont remué dans leurs rêves.
Pourquoi un ange Oh, la nuit est venue.

La nuit qui vint n'était pas rare;
des centaines d'entre eux passent.
Les chiens y dorment et les pierres y reposent.
Oh triste, oh quelqu'un
qui attend de nouveau jusqu'au matin.

Car les anges ne viennent pas à de telles prières,
et les nuits ne sont pas bonnes pour celles-ci.
Ceux qui se perdent lâchent tout,
sont abandonnés par leurs pères
et exclus du ventre de leur mère.
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Videos de Rainer Maria Rilke (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rainer Maria Rilke
En 1902, Franz Xaver Kappus sollicite le jugement de Rainer Maria Rilke : ses vers sont-ils assez bons pour prétendre être poète ? Son aîné prend le temps de lui répondre. Malgré ses vingt-sept printemps, avec la plume d’un vieux sage, le chantre autrichien lui dispense des conseils qui dépassent les considérations de forme. Il lui propose d’examiner en lui sa vocation. Au lieu de professeur en prosodie, il se fait guide spirituel.
Pour fêter les 40 ans de La Bibliothèque des voix, les éditions des femmes-Antoinette Fouque rééditent ce livre audio lu en 1991 par l'une des plus grandes vedettes du cinéma français, Catherine Deneuve, qui prête sa voix au mentor pour toucher poètes et poétesses francophones et les inspirer sur la voie de la création.
Musique : David Lively interprète au piano « Nocturnes » de Gabriel Fauré.
Le texte français, traduit de l’allemand (Autriche) par Bernard Grasset et Rainer Biemel, a paru en 1937 aux Éditions Grasset (1996, 2002).
Direction artistique : Michelle Muller.
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Dans la catégorie : Mélanges littérairesVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Mélanges littéraires (189)
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