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ISBN : 2226259732
Éditeur : Albin Michel (20/08/2014)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 226 notes)
Résumé :

10 mai 1981, François Mitterrand est élu, la France bascule à gauche, saisie d’émoi. Pour Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy, dix-sept ans à peine, pas encore le bac en poche, tous les espoirs sont permis, même au fin fond de leur province bretonne. Vivre son homosexualité au grand jour et monter à Paris pour Paul ; embrasser une carrière politique pour Rodolphe ; devenir photographe pour BenoiM... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
carre
20 octobre 2014
De François à François, trois décennies. Mitterrand en 1981, Hollande en 2012. Dans ce laps de temps, on suit quatre amis Benoit, Rodolphe, Tanguy et Paul. A quelques semaines de leur bac, les choix se dessinent, trente ans plus tard que sont devenus leurs rêves, leurs ambitions ?
Roux (François lui aussi) nous offre un énorme pavé de près de sept cent pages. On suit le parcours de ces hommes dans leur vie professionnelle et sentimentale. de retrouvailles en longues absences, Roux dissèque le coeur de ces hommes. Réflexion sur le pouvoir, la reconnaissance, les choix politiques (peut-on-être de gauche et vivre dans le luxe ?, comment prendre des responsabilités sans trahir ces idéaux ?), le sentiment amoureux etc., le roman aborde de nombreux sujets avec un égal bonheur.
Chacun des personnages nous touche car François Roux a su donner profondeur et complexité à chacun d'eux. On imagine aisément l'adaptation du roman tant l'écriture De Roux m'a paru cinématographique.
Roman générationnel brillant et passionnant, on le referme le coeur serré, déjà fini! Sniff, sniff !
Un grand merci aux Editions Albin Michel et à Babélio et à François Roux pour ce très très bon moment de lecture.
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Eve-Yeshe
27 mai 2015
Nous sommes le 10 mai 1981, le destin de la France est en train de se jouer. Paul nous raconte ce qu'il a fait ce jour-là car il ne se sent pas vraiment concerné par l'évènement, n'ayant pas l'âge de voter alors que son ami Rodolphe, socialiste convaincu a pu le faire pour la première fois. Ils se retrouvent tous les deux ainsi que Tanguy, le troisième larron, et Myriam pour fêter cela en fumant un joint.
On retrouve le 6 juillet. Ils viennent de réussir leur bac, les uns brillamment tel Rodolphe, Paul rattrapé à l'oral au grand dam de son père, et se retrouve au café pour fêter cela. Tout le monde se réunit chez Tanguy et on fait la connaissance de Benoît le dernier de la bande, le seul qui a raté le bac. « Benoît était le quatrième et dernier élément de notre bande, que les mauvaises langues du lycée avaient surnommée « le Loup est ses Trois Petits Cochons », le rôle de l'affreux carnivore revenant évidemment à Rodolphe ».
Déjà, on perçoit leurs relations : Rodolphe, redoutable orateur qui réussi brillamment avec mention très bien, sans avoir vraiment travaillé, Tanguy, élève brillant peste contre sa mention bien, il s'estime aussi brillant que Rodolphe, donc pour lui c'est un échec : « Il voyait le nom de Rodolphe en tellement grand, et le sien, en dessous tellement plus petit »
Tous ont une idée de ce qu'ils vont faire en septembre, sauf Paul qui essuie la colère et le mépris de son père, gynécologue, qui a décidé de l'inscrire dans une école privée à Paris pour préparer le cours de médecine. Il a tout prévu, le logement, l'inscription, et à aucun moment, il ne se soucie de ce que désire son fils.
Ils se retrouvent en Grèce pour les vacances, où Paul rencontre un garçon pour une courte et brutale expérience qui va lui permettre d'accepter son homosexualité. « Ce fut le fin de les angoissants questionnements et peut-être le plus beau jour de ma vie »
Nous allons suivre notre quatuor du 10 mai 81 au 6 juin 2012, leurs études, leurs métiers, leurs vies amoureuses…
Ce que j'en pense :
C'est Paul qui joue le rôle du narrateur de ce roman et il nous raconte ses souffrances d'enfant, méprisé par son père, qui le rabaisse sans cesse, mais qui finit par trouver sa voie (sa voix pourrait-on même dire). le fait de s'éloigner de chez lui, et d'habiter Paris lui permet une certaine liberté. C'est le personnage le plus attachant, car il est humain, sensible, et n'essaie pas d'écraser les autres.
Rodolphe embrasse la carrière politique, on le sent venir très vite par sa rencontre avec Gabriel militant qui lui permet d'approcher Jean-Christophe Cambadélis qui le fascine (on est dans les années quatre-vingt) et dont il va copier les attitudes. Son père étant communiste, il a côtoyé la politique dès l'enfance, « Sur les genoux de son père, il avait appris à déchiffrer l'alphabet dans les manchettes de L'Humanité… »
Tanguy, obsédé par le travail jusqu'à l'addiction comme il a pu l'être dans les études, sans cesse en mouvement, boulimique de tout, la sexualité débridée, qui cherche à satisfaire un père décédé trop tôt et qui a une révélation en voyant Tapie à la télévision.
Benoît, qui a perdu ses parents tôt et a été élevé par son grand-père à qui il voue une vénération immense. C'est un artiste qui photographie les paysages, les gens et qui trouve sa voie.
Ce livre m'a énormément plu. Il nous parle de l'ambition ; on ne peut s'empêcher de penser à Rastignac « à nous deux Paris », mais lui se limitait à Paris bien-sûr, pour ces jeunes là, il faut New-York, le monde entier à leurs pieds.
Il retrace les espoirs, les illusions, désillusions de ces années qui ont vu émerger, les écoles de commerce avec leurs lois implacables qui poussent parfois les gens au suicide en leur demandant toujours plus de résultats au bénéfice des actionnaires, au détriment de l'humain.
On retrouve aussi au passage, les films, les chansons de l'époque, avec les vinyles, tout ce qui semblait léger tandis que dans l'ombre montait la bête immonde sous la forme vicieuse du SIDA, et ses conséquences funestes, les médicaments, la mort.

L'auteur a choisi de raconter l'histoire de quatre copains, et le rôle des femmes est limité : ce sont des épouses, des mères, avant tout et elles auraient pu occuper une plus grande place, même si elles ont du caractère, telle Alice fille d'un gros entrepreneur pas très honnête, Madame Ziegler la logeuse de Paul, ou Julia riche américaine, elles n'occupent pas le devant de la scène que l'auteur a désiré laisser à son quatuor.
Il y a des scènes hilarantes, comme le premier casting de Paul ou la façon dont il s'empêtre dans sa vie sentimentale, ou Tanguy interrogé sur "la sexualité des pots de yaourt"
l'analyse géniale de l'auteur, que j'ai adoré ce livre qui n'a pas eu le succès qu'il méritait à mon avis.
Tout est bien, l'histoire, l'étude de la société, le style, l'écriture. Un bon livre, un pavé de 679 pages que l'on ne lâche plus quand on l'a commencé, avec des phrases, des réflexions qui m'ont beaucoup plu.
Note : 9/10
challenge 1% rentrée littéraire 2014
Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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tynn
29 octobre 2014
Qu'ont ils fait de leurs rêves et de leur amitié?
Au printemps 1981, l'avenir de la France s'est teinté de rose et les années-lycée s'achèvent pour Paul, Rodolphe, Tanguy et Benoit. Bac en poche (ou pas), les quatre copains vont suivre leur propre chemin, tenter de trouver leur voie selon leurs capacités et de leurs ambitions.
La première partie est le type même du roman d'apprentissage, dans le décor social d'un pays et d'une époque. Par une narration joyeusement provocatrice et virevoltante, entremêlant les quotidiens d'adultes en devenir, les personnalités se dessinent et s'affirment, portées par l'insolence de la jeunesse, la compétition, la réussite, les sentiments amoureux, la compréhension et l'acceptation de soi.
Leur sera-t-il possible de conserver intimité fraternelle et innocence, d'échapper au désenchantement en entrouvrant les portes de la politique, de l'entreprise et de la culture?
Du lendemain d'une élection qui porte les espoirs d'une génération et durant les 30 années suivantes, c'est un pays décortiqué par ses multiples aspects: convictions et combats politiques, pouvoir de l'argent dans les domaines de l'art et des affaires, mondialisation, compromissions, contraintes économiques, évolution des mentalités, classes sociales.
Le tout en forme de tragédie sociétale, aux accents de réquisitoire.
Pas un instant d'ennui dans ce gros bouquin de 700 pages, pas de baisse de régime dans la peinture d'une société française bien radiographiée, traitée par une vivacité de plume, fluide, ironique et humoriste.
J'ai aimé accompagner les personnages, entre désillusions et éternelle quête de satisfaction professionnelle et de bonheur personnel. Bien qu'un peu stéréotypés pour les besoins narratifs, ils sont denses, crédibles, fidèles.
Ils s'opposent, se complètent, ont bien des difficultés à vivre en accord avec eux-mêmes, et sont les miroirs tristement navrants des rouages de notre XXIème siècle.
Etre heureux est une course de fond....
Excellente lecture!
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Aela
02 septembre 2014
Un des grands romans de la rentrée littéraire à mon sens.
Ce roman nous attache à un groupe de quatre amis, dont nous suivons l'évolution de 1981 à nos jours.
Il y a Rodolphe, qui rêve de se lancer dans la politique et qui fera une carrière rapide grâce à l'aide de son beau-père entrepreneur qui a des appuis non négligeables dans le monde de la politique.
Il y a Benoît, le moins loquace de la bande, au tempérament d'artiste, qui lui, va se faire une réputation mondiale dans le domaine de la photographie.
Tanguy ensuite, jeune homme ambitieux qui va passer par une école de commerce, pour se retrouver patron de la filiale française d'un grand "lessivier".
Et enfin Paul, le narrateur, certainement le personnage le plus proche de l'écrivain.
La trajectoire de Paul est certainement la plus complexe. Issu de la bonne bourgeoisie bretonne, il va vite "monter" à Paris pour commencer des études de médecine. Etudes qu'il va vite abandonner pour mieux vivre sa passion pour le théâtre. En même temps il va vivre difficilement au début sa condition d'homosexuel et va se retrouver en rupture avec sa famille.
Ce roman est très attachant pour de nombreuses raisons. le côté historique d'abord. le contexte est bien rendu, l'auteur a même interviewé des hommes politiques comme Manuel Valls alors qu'il était seulement député, ceci pour mieux rendre le côté politique des personnages du livre.
Authenticité des personnages ensuite: on suit leurs démêlés et surtout leurs difficultés à régler leurs "histoires" avec leur famille et leur passé.
Certains des personnages arriveront à faire la paix avec leur famille et à trouver leur place parmi elles, condition essentielle pour commencer à être heureux.
Un beau récit d'"apprentissage" qui nous fait parfois penser à Dickens.
Une belle fresque où tout s'entremêle: les réussites, les échecs, les désillusions, les remises en cause.
Il n'y a plus qu'à se laisser emporter.
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Sando
20 août 2014
10 juin 1981, la France est coupée en deux. La droite et la gauche se sont affrontées dans une lutte acharnée pour finalement assister à l'avènement du parti de gauche avec l'élection de François Mitterrand. Tout le pays est en émois, personne n'osait y croire. Avec cette victoire, les gens reprennent confiance et rêvent d'un avenir meilleur. Mais pour Paul Savidan et ses amis de toujours, c'est aussi et avant tout l'année du baccalauréat. Si Benoît n'a pas d'autres prétentions que de rester dans sa Bretagne natale et se consacrer à sa passion pour la photo, Rodolphe et Tanguy, eux, ont une revanche à prendre sur la vie. le premier rêve d'embrasser une carrière politique et de se détacher des valeurs transmises par son père, un ouvrier communiste particulièrement engagé. Quant au second, responsable très tôt de l'entreprise familiale, il rêve de prouver au monde sa valeur et de gravir l'échelle sociale. Seul Paul, empêtré dans son mal-être d'adolescent et la dissimulation de son homosexualité, peine à trouver sa voie…

A travers le destin de ces quatre amis, dont les routes vont se séparer après le bac, François Roux nous livre le portrait d'un pays en plein bouleversement, aussi bien économique que social et culturel. Enfants des Trente Glorieuses, Paul, Rodolphe, Tanguy et Benoît représentent cette jeunesse pleine d'espoir en quête permanente de bonheur et de reconnaissance, rêvant d'enrichissement rapide et de gloire. Une jeunesse en pleine effervescence, mais qui subira les désillusions d'un monde en manque d'idéaux, frappé de plein fouet par la crise, le chômage et la mondialisation…

Si Paul est le narrateur du récit, les quatre compères tiennent néanmoins une place relativement égale, chacun se succédant au fil de la narration. L'histoire par ailleurs se déroule en deux temps. Elle s'ouvre donc en 1981, sur l'élection de François Mitterrand, jusqu'en 1984 pour ensuite faire un bon dans le temps jusqu'en 2009. Une ellipse de 25 ans, qui permet de retrouver des personnages mûris, changés tout en restant fidèles à eux-mêmes… Si certains rêves se sont réalisés, d'autres demeurent à jamais perdus et c'est avec une certaine nostalgie que l'on découvre les conséquences des choix d'une vie.

La force du « Bonheur national brut » réside dans l'attachement que l'on a pour les personnages. L'écriture est particulièrement agréable et en fait un roman captivant et difficile à lâcher ! François Roux dresse avec talent le portrait d'une époque, d'une nation et de ses moeurs. A travers le récit tendre et fort d'une amitié, il aborde la question de l'importance des racines que l'on est tenté de fuir, parfois, mais que l'on n'oublie jamais… Bref, vous l'aurez compris, j'ai eu un gros coup de coeur pour ce texte magnifique et bouleversant !
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Les critiques presse (2)
Lexpress17 septembre 2014
Très documenté, très maîtrisé, porté par un style succulent et un souffle romanesque inouï, Le Bonheur national brut est une réussite totale.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Culturebox26 août 2014
Ce roman d'apprentissage à quatre voix est une photographie saisissante d'un monde en mutation. On s'attache autant aux destins des quatre garçons devenus des hommes qu'aux soubresauts de la société. Un roman générationnel à la française. Captivant.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations & extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots27 août 2014
Nous sommes bien sur les fossoyeurs des Trente Glorieuses, les enfants de la crise, du chômage, de la surconsommation, de la mondialisation, de la croissance molle, de l'argent roi soudain devenu argent fou, mais nous sommes, avons tout les enfants du doute et de l'incertitude. Depuis trente ans, nous naviguons à vue, perplexes, indécis, vers un but que ce monde, lui-même déboussolé, nous a clairement désigné en le survendant : être heureux malgré tout et -son corollaire- réussir sa vie. C'est en tout cas ce que l'on n'a cessé de nous refourguer, partout et en tout lieu : le concept du bonheur. Le bonheur comme un indice de notre succès ou un curseur établissant la limite de notre prospérité, le bonheur comme une marchandise, un vulgaire bien matériel que l'on pourrait se procurer à force de volonté, d'argent ou d'efforts, la jouissance des biens apparaissant comme très largement supérieure à la patience à l'ardeur pour les obtenir, et même à la sagesse suprême de ne rien vouloir obtenir du tout. N'avons-nous pas tous pensé que nous serions heureux le jour où nos rêves d'enfants seraient enfin accomplis?
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Eve-YesheEve-Yeshe29 mai 2015
A cet instant, comme aux plus beaux jours de notre adolescence, nous avions le sentiment d’être purs. Nous ne savions plus rien, ni de l’injustice de la mort, ni de la vacuité du pouvoir, ni de la puissance de l’argent, ni de l’absurdité du monde. J’aurais voulu que le temps cesse à jamais de s’écouler, qu’il se fige pour l’éternité sur l’intensité de ce moment que, ce jour-là plus que jamais, je savais éphémère. Et si le bonheur d’une vie était constitué, justement, de la fragile accumulation de secondes aussi merveilleuses que l’était celle-ci ? P 336
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carrecarre18 octobre 2014
-Pierre, tu étais un petit con dans ton enfance. Tu es devenu un sale con en grandissant, et je présume que dans peu de temps tu deviendras un vieux con. En fait, tu auras passé ta vie à être un con sous toutes les formes possibles.
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BazartBazart03 janvier 2015
Bientôt, Rodolphe serait empêtré dans les rouages du monde politique, Tanguy dans ceux de l’entreprise, Benoit et moi dans ceux de l’art et de la culture. Chacun de nous devrait batailler, contre les autres mais surtout contre lui-même. Chacun de nous pour tenter de survivre –pour tâcher d’être heureux ?-, s’efforcerait à sa façon d’enfouir les monstres cachés qui n’avaient cessé de nous poursuivre depuis l’enfance. Pour le moment nous étions morts de rire, et cela nous suffisait amplement.
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petiteveropetitevero26 janvier 2016
Je viens d'une famille qui, le lendemain de l'élection de Mitterrand, a fait construire dans sa cave un putain de garde-manger qu'elle a entièrement rempli de bouffe au cas où les rouges reviendraient. Je viens d'une famille catho tellement arriérée que deux mille ans après elle en veut toujours aux juifs d'avoir dézingué leur idole. Je viens d'une famille qui pense que la musique s'est arrêtée au XVIII siècle et la littérature juste un siècle plus tard. Je viens d'une famille qui pense que le chômage est le refuge des assistés, et la Sécurité sociale un vaste trou creusé par des politiciens irresponsables, des millions d'Arabes et autant de nègres. je viens d'une famille qui, d'une manière assez systématique, ne croit pas que la différence soit une très bonne chose et pense qu'il vaut mieux avoir un enfant leucémique que pédé parce que au moins, un cancéreux, on peut toujours espérer qu'il sera possible de le sauver un jour. Alors, présenter mon petit copain artiste peintre spécialisé dans des oeuvres crypto-pédé à tendance préraphaélite qui écoute Barbara à longueur de journée et qui veut monter un journal homo pour combattre les préjugés ignobles des gens précisément comme eux, non, je ne pense pas en effet que ce soit la meilleur des idées que tu aies eu ces derniers temps.
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Vidéo de François Roux
Dans les années 90, Justine, vingt-cinq ans, rêve d?une grande histoire d?amour. Elle tombe éperdument amoureuse d?Alex, mais vingt ans plus tard, c?est avec son frère, Nicolas, qu?on la retrouve mariée et mère de deux enfants. Elle vit un bonheur tranquille, jusqu?au jour où Nicolas est licencié et plonge irrémédiablement. Le talent de François Roux est de s?emparer de l?histoire immédiate et d?en faire le récit, au plus près de la réalité sociale, affective et politique. Après le bonheur national brut, fresque virtuose des années Mitterrand, il poursuit la chronique de notre époque, minée par le chômage et les compromis idéologiques, avec une lucidité et une sensibilité de grand romancier. du mariage pour tous à la tuerie de Charlie-Hebdo, le portrait sans concession de notre société à travers l?histoire, la chute et la rédemption d?un trio amoureux.
http://www.albin-michel.fr/ouvrages/tout-ce-dont-on-revait-9782226391926
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