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ISBN : 2253036374
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1985)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 388 notes)
Résumé :
"Olivier, le petit garçon des Allumettes suédoises et de Trois sucettes à la menthe, arrive à Saugues, porte du Gévaudan. Là, il rejoint les siens: le pépé ", maréchal-ferrant ; la "mémé" ; leur fils Victor.

Dans ce pays grandiose, chaque instant d'Olivier lui apporte une découverte, un émerveillement. Qui sont-ils, ces paysans farouches, ces artisans appliqués, ces pâtres pleins de mystérieuses connaissances?

Olivier les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
volubilae
  09 février 2017
Petit ôde à la vie de patelin et aux anciens, à la mémoire.
Peu d'intérêt quant au déroulement d'une histoire en tant que telle (je n'en ai même pas vraiment trouvé une), c'est plutôt une multitude de petit tableaux qui se succèdent, de prises de note de paysages, de dialogues, un carnet de croquis écrit.
J'ai douté quant à diminuer encore mon appréciation, car mon souhait d'abandon fut répété.
Ce qui a rattrapé le tout c'est ce regard posé sur les humbles, et la beauté de leur vision du monde qui est très rarement décrite (agriculteurs, petites gens, bergers …), injustement méprisés, de tout ce savoir dont la perte cela se ressent attriste l'auteur.
Les deux étoiles sont entièrement dédicacées à cela ainsi qu'aux belles personnalités, surtout la mémé sauvage, qui m'a particulièrement touchée ainsi qu'aux petits dialogues dans un patois (très similaire au wallon namurois) de moins en moins parlé.
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andreepierrette
  16 janvier 2015
Dans les Noisettes Sauvages, Robert Sabatier a mis toute la tendresse qu'il porte en lui. Rarement nature et enfance sont apparues dans une telle luminosité. Tantôt drôle, joyeux, tantôt émouvant, poignant, pathétique, ce roman si riche de faits vrais offre une rare fraîcheur, une délicieuse poésie.''4ème de couverture."
J'ajouterai, qu'il faut aimer la campagne, les paysages, les descriptions détaillées, s'intéresser aux noms des arbres, fleurs, des animaux de ferme, bref, prendre une leçon de nature, y compris, la pêche, les insectes, tous les noms des oiseaux, que l'on ne rencontre plus, hélas, dans nos campagnes complêtement transformées aujourd'hui, qui n'ont plus rien à voir avec les paysages, les moeurs de ce temps-là. Donc, je recommande aux lecteurs patients. L'histoire d'Olivier, petit parisien ébahi par tant de spectacles de la nature continue dans ces pages à nous charmer par son innocence, sa grâce enfantine..
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MllePeregrine
  29 juin 2012
Voilà! J'ai mis le temps, mais je l'ai terminé! Non pas que le livre ne m'a pas plus, bien au contraire, mais déménagement + grossesse ne laissent pas toujours le temps qu'on voudrait à la lecture..
"Les noisettes sauvages" est un pur moment de bonheur, de poésie. Olivier est parti à Saugues, "à la porte du Gévaudan" afin d'y passer l'été et d'y faire connaissance avec ses grands-parents et ses cousins, cousines. Très vite des liens très forts se créent entre eux, mais aussi avec les habitants du village.
Au revoir Paris, bonjour la campagne! Des vacances comme ça, quel bonheur! Au fur et à mesure que les mots, les phrases défilent sous nos yeux, on sent le soleil qui nous brûle la peau, on entend le bruit des oiseaux, des animaux, on sent la bonne odeur des plats mijotés par la "mémé", cette femme au grand coeur, si revêche d'apparence!
Olivier, lui, découvre un autre mode de vie, d'autres personnes désormais chères à son coeur.
Cet enfant d'une dizaine d'années est passé en quelque temps de la rue populaire de Montmartre aux quartiers chics de Paris avant d'arriver dans ce petit village de Saugues. Tout cela suite au décès de sa maman. Son esprit se forme au gré des rencontres, de ses découvertes, de ses expériences. Et nous, lecteurs, nous le suivons avec grand intérêt!
Une pensée bien évidemment pour Robert Sabatier qui vient de nous quitter...
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brigittelascombe
  03 août 2011
"Coï moun nebou de Paris!"
Voici le patois fleuri de l'oncle Victor de Sauges qui accueille Olivier à la descente du train, des mots déjà empreints de tendresse, de promesses et de repères pour ce jeune garçon que nous retrouvons dans ce troisième tome de souvenirs d'enfance de Robert Sabatier.
Une autofiction sans doute puisque Robert Sabatier orphelin très jeune, amoureux des mots, élevé à Montmartre ressemble étrangement à son petit héros et a bien connu ce village de Sauges, lieu enchanteur des Noisettes sauvages à la porte du Gévaudan.
Après la rue Labat des Allumettes suédoises et ses portraits d'amis hauts en couleurs, après le Paris bourgeois des oncle,tante, cousins et bonnes (qui l'ont pour ainsi dire adopté) des Trois sucettes à la menthe, voici l'extrême limite de l'Auvergne avec ses vaches et ses paysans dont les yeux traduisent les émotions sans l'aide de paroles.
Et Olivier, le solitaire, va trouver là des repères pour se construire et reconstruire les piliers que son statut d'orphelin avait déblayé.
Et toujours la fraicheur,la poésie de Robert Sabatier qui passe à travers de sublimes images et nous touchent.
"Tu vois dit le pépé à Olivier, on ne manque de rien ici"
Oui, le cellier déborde de vin,de tourtes,de pain bis, mais les coeurs de tendresse.
Apprenti, voilà le rôle imparti. Ici on ferre les sabots de Poumela et on crée des liens.
Et sous la croûte dure de la mamé au regard d'aigle dont les galoches claquent, le tablier déballe ses mousserons pour le diner de gala, pour fêter le nouvel arrivant.
Les animaux, la "chèvre noire qui cabriole","la vache qui lèche son nez", le chien Pieds-blancs, le bouc qui pue, le veau noisette qui pointe son nez, c'est un monde qui vit, ça adoucit et la mamé lorsqu'elle s'occuppe des bêtes qu'elle trait, elle est tout autre et le beurre de la mamé sur une tranche de pain bis, c'est quelque chose!
Les jeux, le "coucounis" le jeu de boules,les bagarres et les saute-moutons avec Mondillon,les premiers émois amoureux avec sa cousine Jeannette qui le provoque puis le repousse, les vacances en or ça aide à grandir et enrichit.
Et puis lorsqu'on est un "escoulas" on se sort de tout!
Un escoulas?
Oui le sobriquet donné aux gens de la famille, Olivier en est un et il va apprendre à devenir un homme!
Rappelons que Robert Sabatier écrivain du XX° siècle est membre de l'Académie Goncourt et que son oeuvre foisonnante comprend des romans,et des poésies connues et appréciées de tous.
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charlottelit
  17 juin 2012
fraîcheurs des instants d'enfance dans les années cinquante : on y est !
la poésie la gentillesse, le style de Robert Sabatier : un régal !
(souvenir ému car j'ai travaillé avec l'auteur en 1965 ...)
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   28 mars 2013
"Une grand-mère pas comme les autres!" Pas d'attendrissements, de manières, de câlineries, de tendresses. Elle allait droit sa vie sans être embarrassée de ce qui se fait en société, des attitudes qu'on doit prendre. Elle priait, mais elle savait aussi dire son fait au mauvais clérical ou à la bigote. Elle fréquentait l'église, or on lui prêtait des manières de rouge. Son Dieu était celui des simples ; il aimait les pauvres, il se défiait des riches ; ici le paradis avec ses anges, là l'enfer avec ses diables, et au milieu un tout petit corridor appelé purgatoire avec des âmes pour lesquelles il fallait prier. Parce qu'elle ne savait pas feindre, certains la croyait méchante. Et si on lui rapportait un commérage la concernant, elle répondait : "On ne peut plaire à tout le monde, on n'est pas louis d'or."
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andreepierretteandreepierrette   16 janvier 2015
page 68 Les hirondelles traçaient de grands cercles, haut dans le ciel chargés d'îles de coton rose. Quand elles amorçaient une courbe plus proches du sol, elles criaient, sifflaient, on n'entendait plus qu'elles.
Victor tâta les biceps d'Olivier. Il lui promit de lui faire tirer la chaîne du soufflet de forge" Et tu en aura comme les miens!"
Il fit saillir ses muscles énormes et la manche parut près de craquer. Olivier n'en demandait pas tant.

Le pépé venait d'ouvrir la porte et se penchait. La mémé en s'essuyant les yeux lui cria en patois que "lou gamin" voulait nourrir les vaches avec du sucre et le pépé rit à son tour.
Interdit, Olivier risqua cependant, par contagion, un léger sourire et dit
"Ah! bon ? Ca n'aime pas le sucre, les vaches ?
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araucariaaraucaria   24 septembre 2016
L'enfant déplia le mouchoir de batiste à liséré vert et le passa sur son front. Il était assis dans le compartiment de troisième classe, bien serré à sa place, "un coin couloir", les bras croisés sur sa poitrine. Il écoutait la musique du train, regardait ces paysages de banlieue que l'obscurité n'habitait pas encore tout à fait.
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ladesiderienneladesiderienne   16 mars 2013
"Ta grand-mère est partie de bon matin. Qui sait où elle est allée ? Elles est comme une chèvre. Toujours à courir aux herbes !"
Il ajouta :
"Il vaut mieux que tu le saches : la mémé peut te surprendre. Elle ne fait pas la cajoleuse, oh non ! Là où d'autres sont de mie, elle est de croûte. Enfin, elle n'est pas comme on peut s'y attendre. Il faut la connaitre...
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charlottelitcharlottelit   24 juillet 2012
Olivier, qui ne se lassait jamais de contempler
les doux yeux des vaches, restait là,
béat dans la chaleur,
saisi d'une sorte d'indicible bonheur,
ignorant sans doute
qu'il vivait des instants de qualité.
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