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EAN : 9782070360215
181 pages
Éditeur : Gallimard (27/01/1972)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 959 notes)
Résumé :
"Nous habitons une planète errante." Saint-Exupéry, qui vient d'être nommé pilote de ligne, découvre, admire, médite notre planète. Assurant désormais le courrier entre Toulouse et Dakar, il hérite d'une vaste responsabilité à l'égard des hommes, mais surtout de lui-même et de son rapport au monde. Tout en goûtant "la pulpe amère des nuits de vol", il apprend à habiter la planète et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (102) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  08 novembre 2012
Je me souviens encore le trouble et l'embarras qui furent les miens lorsqu'un jour mon directeur de thèse, avec un coin de regard malicieux, me demanda, sous ses petits airs naïfs et anodins : " Qu'est-ce qu'une théorie ? "
N'était-ce point ce par quoi j'aurais dû commencer toutes mes réflexions avant que d'essayer de les tester, ces théories, voire d'en créer de nouvelles ? Il me fallut pas mal de temps et d'échauffements cérébraux pour parvenir à définir en moins de dix mots et autrement que par des exemples ce que l'on entend communément par " théorie ".
Avec les années, je la définis de plus en plus simplement. Personnellement, je considère une théorie comme l'expression d'une certaine vision du monde, une représentation du monde. En ce sens, pour moi, un essai est une théorie. D'ailleurs, Darwin n'a pas écrit autre chose pour exprimer, ce que l'on appelle maintenant sa " théorie ".
Pourquoi ce long laïus à propos d'un livre de Saint-Ex ? Tout simplement parce que selon moi, ce livre est probablement la plus belle expression des conceptions de l'auteur, sa vision de la vie, de l'humanité, de la planète. En somme, la " théorie " d'Antoine de Saint-Exupéry.
De l'autobiographie baignée dans un halo d'histoires plus ou moins vraies, plus ou moins féériques, tout acquises au dieu aéropostale. Un lyrisme des espaces doué d'une fibre humaniste très développée, un relent d'optimisme derrière chaque montagne, une allégorie sous chaque fable, la plus belle étant peut-être celle de l'orange dans le désert, le symbole de l'espoir, quand le savoir et la science ont échoué, reste ce menu trésor, naturel, tout simple, brillant comme le soleil, rond comme la petite terre des hommes.
Un petit livre admirable, superbement écrit, tout en caresses, tout en légèreté, sur le dos des nuages. Un sublime morceau de littérature française, du moins c'est ma théorie, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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gouelan
  10 septembre 2015
Un homme vole dans l'immensité du ciel, parmi les étoiles, le vent, au-dessus de la mer, du sable, et découvrant ainsi les hommes, jusque dans les déserts, jusque dans leurs secrets.
Certains ont oublié d'être des hommes, ils se sont endormis, au fond de leurs cités ouvrières, ou roulés en boule dans une vie confortable de petit bourgeois, ou encore privés de leur liberté et soumis à l'esclavage. Si on les secouait pour les réveiller, on trouverait en eux le paysan oublié, déraciné, l'astronome, le musicien ou le poète évanoui, l'homme rendu libre de ses gestes, sentant à nouveau le besoin d'être un homme parmi les hommes, créant des liens, oubliant la haine, la différence, car, en vérité, il n'y en a pas. Nous formons tous « l'équipage d'un même navire » voguant sur la même planète.
Terre des hommes est un voyage au coeur de la vérité profonde des hommes, cherchant à découvrir leur trésor, les guidant vers leur mission essentielle, celle de faire un travail d'homme avec des soucis d'homme, de remplir son rôle d'homme, même pour le plus effacé d'entre nous. C'est un vol de jour, un vol de nuit, en contact avec le vent, les étoiles, la mer, le sable. Nous sommes des moissonneurs de la terre, cherchant notre vérité dans les étoiles ou au plus profond du désert, ou en pleine tempête, quand le dénuement et le désespoir nous dévoilent notre face restée dans l'ombre, le vrai visage de l'homme.
C'est un voyage agréable, où l'on retrouve bien l'esprit du Petit prince, de sa poésie et de sa douceur.
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Gwen21
  09 avril 2018
En route pour l'aventure, la vraie, celle que toutes les cascades du cinéma ne sauraient rendre plus réelle que les mots simples et sincères, empreints de profondeur, d'Antoine de Saint-Exupéry.
Le pilote de l'Aéropostale s'exprime sur son métier et ses dangers. Tout en rendant hommage à ses illustres camarades Mermoz et Guillaumet, il décrit avec réalisme les avaries, les pénuries, les crashs, les rencontres, les craintes et les beautés de sa vocation à voler et à voyager, qui est en même temps un terrain fertile pour illustrer ses valeurs humanistes, sa vision de l'Homme, et ses opinions.
Des opinions qu'il ne peut et ne souhaite pas taire et qu'il a le courage d'exprimer en 1939 dans ce roman autobiographique où se retrouvent déjà, vibrants de poésie, de sens et de vie, tous les éléments qui feront quelques années plus tard du "Petit Prince" un chef-d'oeuvre absolu ?
Dans le silence apaisant des cieux traversés, dans le vertige des déserts et des cordillères survolés, dans la solitude recueillie du pilote livré à ses seules compétences, dans la poétique contemplation des étendues sableuses infinies, Antoine de Saint-Exupéry nous emmène en voyage à travers des paysages d'une beauté et d'une aridité à couper le souffle, à la rencontre de peuples ancestraux, loin des peuples asservis d'Occident ; il tient à nous prouver par le spectacle de l'absolu combien l'universalité de l'homme échappe aux luttes de pouvoir éphémères, combien l'homme est viscéralement rattaché à la terre qui passera bien après lui et combien un petit comptable est moins libre et heureux qu'un bédouin.
"Terre des hommes" est à la fois une hymne glorieuse chantée à la Terre, une louange rendue au Rêve et un appel lancé aux hommes à faire meilleur usage de leur liberté.

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Challenge ATOUT PRIX 2018
Challenge 1914 - 1989 / Edition 2018
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denis76
  20 août 2018
« 'Tain ! Il écrit vachement bien ! »
Chez Latécoère, en 1926, il y a le respect des anciens, qui racontent, bourrus, leurs ouvertures des premiers courriers aéropostaux. Saint-Exupéry nous embarque aux confins de la magie dans ses trajets Toulouse-Casablanca. Il est admiratif de l'acrobate Mermoz qui ouvre la porte du désert, en joignant Dakar. Puis l'aventure de l'auteur se poursuit au dessus de l'Atlantique, vers Buenos Aires. Enfin, l'exploit est de franchir les Andes pour atteindre Santiago. Et là, il s'attarde trop peu sur l'exploit de son camarade Guillaumet, « ce que j'ai fait, aucune bête ne l'aurait fait ! », auquel il dédie ce livre. Guillaumet a peut-être eu le temps de lire ce magnifique opus avant de partir pour l'éternité, en 1940.
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« 'Tain ! Il écrit vachement bien ! » J'ai poussé ce cri du cœur dès les premières pages. Comme dans le petit Prince, il transforme les faits en magie avec ses étoiles, son ruissellement de sable vierge, son émerveillement devant la ville de Punta Arenas sortie de nulle part, sa passion pour le désert, la nuit, la solitude, la liberté.
J'ai compris sa philosophie quand, après avoir fait l'éloge du berger-roi Bark, il semble se comparer à lui, avec ses étoiles, ses nuits, sa solitude, ses décisions, son attitude de « seul au monde », bref, son besoin de liberté : c'est le Petit Prince... plus encore que le pilote dans ce beau petit livre.
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"Je me sens paysan des escales".
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Y a-t-il une contradiction entre l'admiration de l'auteur pour la Nature, les étoiles,la nuit, le sable, etc... et le fait de piloter le dernier cri de la technologie de l'époque ?
Non. S'il avait été paysan, il aurait manié la charrue, s'il avait été Gênois en 1492, il aurait découvert l'Amérique. Mermoz fut un pilote d'exception, St-Ex fut un explorateur !
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Liberté ?
Mais on est toujours retenu par un fil ténu... Miraculé dans le désert de Libye, seul à pied avec son mécanicien, le fil ténu c'est l'eau. Sans eau, c'est foutu. Ce passage émouvant tient en haleine plus de quarante pages, et même si l'on sait qu'il s'en sort puisqu'il écrit ce livre, on est vraiment intrigué par ce qui lui passe par la tête, ses mirages qui nous font penser au capitaine Haddock avec ses yeux fous dans, je crois, Coke en Stock...
Saint-Exupéry, dans sa folie exploratrice, est surveillé par un ange,... jusqu'en 1944, quand « ils » estiment peut-être qu'il a terminé sa mission.
Mission...
Le dernier chapitre est philosophique. Et à mon avis, c'est d'un haut niveau, car c'est expliqué simplement, avec des exemples, comme l'histoire des bossus, qui m'a bien fait marrer. Mais, on est est en 39, et il ne peut ignorer le péril vert-de-gris, d'autant plus qu'il a vécu la guerre d'Espagne.
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Comprendre l'Homme, comprendre les opinions de l'Homme n'est pas chose facile. Où est la vérité ? Selon l'auteur, et je suis d'accord avec lui, la vérité est dans la simplicité, et non dans les idéologies qui divisent et amènent le chaos.
« On peut animer les hommes, en les habillant d'uniformes . » Oui, on peut les manipuler. Et pourquoi ?
La réponse est juste avant :
« Si on les instruit bien, on ne les cultive plus » : non, on ne leur apprend plus ( pas ) à penser !
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Si les Allemands, alors peuple d'une des nations les premières du monde, industriellement et culturellement, avaient pensé, réfléchi sur les discours guerriers et flatteurs... Peut-être que....
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Les Allemands ? Je suis tombé sur « Mein Kampf », et j'ai sauté sur l'occasion. Je vais peut-être un peu mieux comprendre comment fonctionnait un cerveau [ ici, j'ai supprimé un adjectif peu approprié ] plus que perturbé... : )
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Asterios
  23 mai 2018
L'homme est déterminé à vivre. Il lutte et ne survit qu'à travers l'espoir tel Guillaumet déclaré perdu dans les Andes, tel Saint-Ex lui même échoué dans le désert parcourant les kilomètres de vide.
Quand l'homme n'use pas de son énergie phénoménale à survivre que fait-il? Il entre en lutte, pour les autres, contre les autres... ou bien il la laisse s'endormir tout en laissant ses rêves à autrui.
Difficile de résumer une oeuvre si foisonnante, j'en sors un peu abasourdi et aussi émerveillé par ce regard sans jugement et optimiste malgré tout porté sur les Hommes.
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Citations et extraits (440) Voir plus Ajouter une citation
RhapsodieRhapsodie   21 mai 2020
Saint-Exupéry, quand il fut échoué dans le désert du Sahara, prenant conscience de sa solitude immense et de la seule pesanteur qui le retient à la terre :
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Nastasia-BNastasia-B   23 août 2013
Il est deux cents millions d'hommes, en Europe, qui n'ont point de sens et voudraient naître. L'industrie les a arrachés au langage des lignées paysannes et les a enfermés dans ces ghettos énormes qui ressemblent à des gares de triage encombrées de rames de wagons noirs. Du fond des cités ouvrières, ils voudraient être réveillés.
Il en est d'autres, pris dans l'engrenage de tous les métiers, auxquels sont interdites les joies du pionnier, les joies religieuses, les joies du savant. On a cru que pour les grandir il suffisait de les vêtir, de les nourrir, de répondre à tous leurs besoins. Et l'on a peu à peu fondé en eux le petit bourgeois de Courteline, le politicien de village, le technicien fermé à la vie intérieure. Si on les instruit bien, on ne les cultive plus. Il se forme une piètre opinion sur la culture celui qui croit qu'elle repose sur la mémoire de formules. Un mauvais élève du cours de Spéciales en sait plus long sur la nature et sur les lois que Descartes et Pascal. Est-il capable des mêmes démarches de l'esprit ?
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migdalmigdal   22 mai 2019
Aujourd'hui, je rêve. Tout cela est bien lointain. Que sont devenues ces deux fées ? Sans doute se sont-elles mariées. Mais alors ont-elles changé ? Il est si grave de passer de l’état de jeune fille à l'état de femme. Que font-elles dans leur maison neuve ? Que sont devenues leurs relations avec les herbes folles et les serpents ? Elles étaient mêlées à quelque chose d'universel. Mais un jour vient où la femme s’éveille dans la jeune fille. On rêve de décerner enfin un dix-neuf. Un dix-neuf pèse au fond du cœur. Alors un imbécile se présente. Pour la première fois des yeux si aiguisés se trompent et l'éclairent de belles couleurs. L'imbécile, s'il dit des vers, on le croit poète. On croit qu il comprend les parquets troués, on croit qu'il aime les mangoustes. On croit que cette confiance le flatte, d'une vipère qui se dandine, sous la table, entre ses jambes. On lui donne son cœur qui est un jardin sauvage, à lui qui n'aime que les parcs soignés. Et l’imbécile emmène la princesse en esclavage.
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araucariaaraucaria   23 février 2020
Je m’assis en face d’un couple. Entre l’homme et la femme, l’enfant, tant bien que mal, avait fait son creux, et il dormait. Mais il se retourna dans le sommeil, et son visage m’apparut sous la veilleuse. Ah ! quel adorable visage ! Il était né de ce couple-là une sorte de fruit doré. Il était né de ces lourdes hardes cette réussite de charme et de grâce. Je me penchai sur ce front lisse, sur cette douce moue des lèvres, et je me dis : voici un visage de musicien, voici Mozart enfant, Voici une belle promesse de la vie. Les petits princes des légendes n’étaient point différents de lui : protégé, entouré, cultivé, que ne saurait-il devenir ! Quand il naît par mutation dans les jardins une rose nouvelle, voilà tous les jardiniers qui s’émeuvent. On isole la rose, on cultive la rose, on la favorise. Mais il n’est point de jardinier pour les hommes. Mozart enfant sera marqué comme les autres par la machine à emboutir. Mozart fera ses plus hautes joies de musique pourrie, dans la puanteur des cafés-concerts. Mozart est condamné.

Et je regagnai mon wagon. Je me disais : ces gens ne souffrent guère de leur sort. Et ce n’est point la charité ici qui me tourmente. Il ne s’agit point de s’attendrir sur une plaie éternellement rouverte. Ceux qui la portent ne la sentent pas. C’est quelque chose comme l’espèce humaine et non l’individu qui est blessé ici, qui est lésé. Je ne crois guère à la pitié. Ce qui me tourmente, c’est le point de vue du jardinier. Ce qui me tourmente ce n’est point cette misère, dans laquelle, après tout, on s’installe aussi bien que dans la paresse. Des générations d’orientaux vivent dans la crasse et s’y plaisent. Ce qui me tourmente, les soupes populaires ne le guérissent point. Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur. C’est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné.
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Gwen21Gwen21   12 avril 2018
À quoi bon discuter les idéologies ? Si toutes se démontrent, toutes aussi s’opposent, et de telles discussions font désespérer du salut de l’homme. Alors que l’homme, partout, autour de nous, expose les mêmes besoins.
Nous voulons être délivrés. Celui qui donne un coup de pioche veut connaître un sens à son coup de pioche. Et le coup de pioche du bagnard, qui humilie le bagnard, n’est point le même que le coup de pioche du prospecteur, qui grandit le prospecteur. Le bagne ne réside point là où des coups de pioche sont donnés. Il n’est pas d’horreur matérielle. Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n’ont point de sens, qui ne relient pas celui qui les donne à la communauté des hommes.
Et nous voulons nous évader du bagne.
Il est deux cents millions d’hommes, en Europe, qui n’ont point de sens et voudraient naître. L’industrie les a arrachés au langage des lignées paysannes et les a enfermés dans ces ghettos énormes qui ressemblent à des gares de triage encombrées de rames de wagons noirs. Du fond des cités ouvrières, ils voudraient être réveillés.
Il en est d’autres, pris dans l’engrenage de tous les métiers, auxquels sont interdites les joies du pionnier, les joies religieuses, les joies du savant. On a cru que pour les grandir il suffisait de les vêtir, de les nourrir, de répondre à tous leurs besoins. Et l’on a peu à peu fondé en eux le petit bourgeois de Courteline, le politicien de village, le technicien fermé à la vie intérieure. Si on les instruit bien, on ne les cultive plus. Il se forme une piètre opinion sur la culture, celui qui croit qu’elle repose sur la mémoire de formules. Un mauvais élève du cours de Spéciales en sait plus long sur la nature et sur les lois que Descartes et Pascal. Est-il capable des mêmes démarches de l’esprit ?
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Videos de Antoine de Saint-Exupéry (146) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine de Saint-Exupéry
Dans ce document rare de 1936, Saint-Exupéry racontait l'un de ses accidents d'avion alors qu'il tentait de battre le record de vitesse Paris-Saïgon. La soif, les errements dans le désert égyptien, puis son sauvetage inespéré.
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