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André Gide (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070360048
187 pages
Éditeur : Gallimard (07/11/1972)
  Existe en édition audio
3.84/5   1341 notes
Résumé :
Quatrième de couverture - Ainsi les trois avions postaux de la Patagonie, du Chili et du Paraguay revenaient du sud, de l'ouest et du nord vers Buenos Aires. On y attendait leur chargement pour donner le départ, vers minuit, à l'avion d'Europe.
Trois pilotes, chacun à l'arrière d'un capot lourd comme un chaland, perdus dans la nuit, méditaient leur vol, et, vers la ville immense, descendraient lentement de leur ciel d'orage ou de paix, comme d'étranges paysan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (116) Voir plus Ajouter une critique
3,84

sur 1341 notes

Nastasia-B
  12 octobre 2015
Ce livre m'apparaît plus comme une nouvelle que comme un roman, mais peu importe les classifications et les critères qui s'y appliquent. de toute façon, cela ne retire ou n'ajoute en rien des qualités à un ouvrage.
Et justement, il est assez surprenant cet ouvrage, car on s'attendrait davantage à lire un commentaire émanant du pilote directement embarqué dans le cockpit, un peu comme dans Terre Des Hommes (que personnellement j'avais encore mieux aimé), or, pas du tout. Ce sont plutôt les personnes qui gravitent autour du monde de l'aviateur qui sont le coeur de l'ouvrage.
Le patron de l'aéropostale, par exemple, le véritable héros de ce livre, dont le portrait est réalisé tout en finesse, et qu'on ne saurait ni aimer ni détester. Il fait courir des risques aux pilotes pour sauver son bébé, l'aéropostale, mais il n'en a pas moins une profonde humanité et un quasi amour de ses pilotes. Il leur impose des cadences infernales non pas pour les briser, mais pour justement éviter des relâchements des équipes de maintenance. Il est intraitable avec les mécanos, mais il veut faire des exemples afin qu'aucune négligence ne vienne entraver la fiabilité.
Lu avec un regard du monde de l'entreprise actuel, cela peut faire grincer, car beaucoup d'entreprises font désormais trimer leurs équipes de la sorte et imposent de tels niveaux de stress sans qu'il y ait rien de louable derrière. La confusion est possible. Mais je ne pense pas qu'il faille comparer cela avec le temps des pionniers de l'aviation où l'objectif était tout autre : prouver que l'avion est fiable, rentable et a de l'avenir.
On entre aussi dans la psychologie du contrôleur ou de la femme du pilote et l'on vit par procuration un peu de l'envers du décor de l'aviateur, — de l'aviateur de cette époque-là —, une époque révolue à jamais certes, mais qui demeure un vibrant témoignage, à n'en pas douter.
En somme, un livre assez étonnant mais furieusement humain, dans tout ce que l'humain peu avoir de magnifique ou d'horrible, de magnanime ou de mesquin. À mettre entre toutes les mains, mais ce n'est là que mon avis pris dans les turbulences, c'est-à-dire, bien peu de chose.
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Winter-
  01 septembre 2017
Vol de nuit est le roman qui a rendu célèbre Antoine de Saint-Exupéry. Il réalise dans ce roman un véritable hommage aux pilotes de l'Aéropostale. J'ai eu beaucoup de mal à accrocher au début, il m'a fallu un bon moment avant de rentrer complétement dans l'histoire et d'en comprendre toute la subtilité. La préface courte et intéressante de l'écrivain André Gide nous permet d'avoir des détails sur les dangers des courriers postaux de nuit dans les années 30. Les pilotes ont fait preuve de beaucoup de courage et de motivation pendant cette période. L'auteur ne se contente pas de raconter le quotidien des pilotes dans leur cockpit, il va plus loin en s'intéressant à la vie des "proches" des pilotes pour nous montrer par exemple le désespoir d'une femme qui ne reverra plus son mari. J'ai trouvé cet hommage fortement remarquable et juste, l'écriture est poétique et envoûtante. Rivière est un homme qui paraît rude mais il est en réalité un coeur sensible qui se soucie de ses employés. Certaines descriptions étaient un peu trop détaillées mais le récit n'en devient pas pour autant ennuyeux. L'aventure de l'aviation est magique, phénoménal et tout simplement inoubliable.
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domisylzen
  07 septembre 2016
Vol de nuit c'est l'envers du décor. C'est la conquête de l'aéropostale vue de l'autre côté, du côté des hommes et des femmes restés à terre : des responsables comme Rivière ou d'une femme de pilote ou d'un contrôleur par exemple. Saint-Exupéry nous décrit les rouages mis en place pour que ce service puisse survivre face au bateau ou au chemin de fer. Les vols de nuit, c'est sont idée, pas question que ses responsables lui tombent dessus pour une avarie ou une catastrophe. La réussite des vols de nuit ne doit plus tenir du miracle ou de l'aventure mais doit être maitrisée dans tous le process pour garantir le meilleur service et s'imposer comme une évidence. Les cadences infernales exigées, la rigueur du règlement, l'intransigeance, les primes enlevées pour tous retards ... Non non, nous sommes bien dans un livre paru en 1931 et non pas dans une entreprise de nos jours, même si leurs combats sont les mêmes : être les meilleurs et écraser la concurrence. Ne manque plus que l'autoévaluation devant son responsable hyérarchique.
Pourtant au travers des mots Saint-Exupéry nous rapporte des comportements humains, d'amour même entre les décideurs et les exécutants, car chacun est un rouage nécessaire au bon fonctionnement de l'entreprise, chacun doit se sentir concerné par la réussite du projet encore balbutiant.
Nous sommes en Amérique du Sud, à Buenos Aires. Rivière attend sur le tarmac, l'arrivée de trois avions postaux en provenance de Patagonie, du Chili et du Paraguay. L'avion qui réembarque le courrier doit repartir pour l'Europe. Mais ce soir la nuit est étrange les étoiles sont trop luisantes, une tornade est en formation du côté de la cordillère des Andes. Fabien est pris dedans ...
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cicou45
  28 février 2021
Ouvrage offert à mon père à sa demande pour son anniversaire, j'en ai profité pour le lire juste après lui tant il m'en a fait uniquement des louanges et je suis contente car, une fois encore, nos opinions se rapprochent.
D'Antoine de saint-Exupéry, je connaissais bien évidemment "Le Petit Prince", écouté puis lu durant mon enfance (et qu'il faudrait que je relise d'ailleurs) mais sinon, uniquement des noms de titre et jusqu'à présent, je n'avais jamais eu envie de pousser plus loin, tant nous sommes assaillis chaque année par le nombre de nouveaux romans, et c'est un tord de ma part, je dois bien le reconnaître. Les romans ou nouvelles de Saint-Exupéry sont intemporels et font désormais parte de notre patrimoine culturel et de ce que l'on peut aisément qualifier de "nos grands classiques" et je vais veiller à mettre un peu à jour ces derniers et à les rajouter dans ma PAL pour ma culture personnelle.
Ici, le lecteur découvre Fabien, un jeune pilote qui effectue des vols de courrier de nuit mais derrière lui, le personnage fascinant de Rivière et le lecteur ne peut, bien malgré lui, que s'attacher à ce dernier tant celui-ci est ambigu et complexe. Faisant confiance en ses avions, ce dernier paraît être sûr de lui lorsqu'il fait effectuer à ses hommes des longs courriers...de nuit ente la Patagonie et l'Europe. Et pourtant, on sent néanmoins un profond attachement de Rivière pour ses hommes et lorsque Fabien apparaît en grande difficulté, le lecteur sent Rivièvre désemparé devant la très grande inquiétude de sa femme...et puis derrière Rivière, il y a le personnage de Robineau qui représente la paperasse administrative, les contrôles à remplir et à effectuer. J'ai eu plus de mal à cerner ce dernier mais j'avoue, plus qu'à Fabien, m'être profondément attaché au personnage de Rivière, tant il est un parfait exemple de la complexité humaine (l'on ne peut ni l'aimer pleinement mais l'on ne peut pas non plus le détester), sorte de anti-héros de cet ouvrage !
Un ouvrage extrêmement bien écrit et qui n'a pas pris une ride : J'y ai trouvé des passages sublimes et des phrases qui m'ont plongé dans une profonde méditation et m'ont laissées bouche bée ! Un ouvrage à lire absolument !
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mcd30
  30 décembre 2019
Avec Vol de nuit, Saint Exupéry nous emmène voir l'envers de décor.
Même si les pilotes sont au centre de cette histoire : ceux qui rentrent comme ceux qui ne rentrent pas.
Rivière, homme de devoir, croit au courrier de nuit mais même s'il a raison doit il risquer la vie des pilotes, nous assistons à ce dilemme. Rivière mène les pilotes, les mécaniciens et tout le personnel d'une poigne de fer; Nous sommes bien loin de l'humanisme de Terre des Hommes, là tout est calculé. Mais d'un côté c'est grâce à ses hommes que les pilotes peuvent voler avec des risques mesurés, Rivière est une sorte de garde-fou, froid, qui gère ses émotions pour le bien de l'entreprise.
Dans le livre, Saint-Exupéry, le cartable aux souvenirs de Patrick Poivre d'Arvor, j'ai trouvé cette phrase qui résume bien la situation :
"Aimez ceux que vous commandez. Mais sans le leur dire, rappelle-t-il. Ces hommes-là sont heureux, parce qu'ils aiment ce qu'ils font, et ils l'aiment parce que je suis dur." Sa foi placée dans l'obéissance, dans le respect strict du réglement, fût-il invraisemblable, inhumain.
Challenge RIQUIQUI 2019
Challenge SOLIDAIRE 2019
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Citations et extraits (254) Voir plus Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   31 mai 2012
... Puis, comme rien ne vacillait, ni ne vibrait, ni ne tremblait, et que demeuraient fixes son gyroscope, son altimètre et le régime du moteur, il s'étira un peu, appuya sa nuque au cuir du siège, et commença cette profonde méditation du vol où l'on savoure une espérance inexplicable.

Et maintenant, au cœur de la nuit, comme un veilleur, il découvre que la nuit montre l'homme : ces appels, ces lumières, cette inquiétude. Cette simple étoile dans l'ombre : l'isolement d'une maison. L'une s'éteint : c'est une maison qui se ferme sur son amour.

Ou sur son ennui. C'est une maison qui cesse de faire son signal au reste du monde. Ils ne savent pas ce qu'ils espèrent ces paysans accoudés à la table devant leur lampe : ils ne savent pas que leur désir porte si loin, dans la grande nuit qui les enferme. Mais Fabien le découvre quand il vient de mille kilomètres et sent des lames de fond profondes soulever et descendre l'avion qui respire, quand il a traversé dix orages, comme des pays de guerre, et, entre eux, des clairières de lune, et quand il gagne ces lumières, l'une après l'autre, avec le sentiment de vaincre. Ces hommes croient que leur lampe luit pour l'humble table, mais à quatre-vingt kilomètres d'eux, on est déjà touché par l'appel de cette lumière, comme s'ils la balançaient désespérés, d'une île déserte, devant la mer.

426 - [Folio n° 4, p. 22-23]
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PetitebijouPetitebijou   06 mai 2011
Sans avoir à lutter, il serrait les mains sur les commandes. Quelque chose se préparait qu'il ne comprenait pas. Il bandait ses muscles, telle une bête qui va sauter, mais il ne voyait rien qui ne fût calme. Oui, calme, mais chargé d'un étrange pouvoir. Puis tout s'est aiguisé. Ces arêtes, ces pics, tout devenait aigu : on les sentait pénétrer, comme des étraves, le vent dur. Et puis il lui sembla qu'elles viraient et dérivaient autour de lui, à la façon de navires géants qui s'installent pour le combat. Et puis il y eut, mêlée à l'air, une poussière : elle montait, flottant doucement, comme un voile, le long des neiges. Alors, pour chercher une issue en cas de retraite nécessaire, il se retourna et trembla : toute la Cordillère, en arrière, semblait fermenter.
"Je suis perdu."
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zorazurzorazur   15 mars 2012
"Il s'agit de les rendre éternels". Où avait-il lu cela ? "Ce que vous poursuivez en vous-même meurt". Il revit un temple au dieu du soleil des anciens Incas du Pérou. Ces pierres droites sur la montagne. Que resterait-il, sans elles, d'une civilisation puissante, qui pesait, du poids de ses pierres, sur l'homme d'aujourd'hui, comme un remords ? Au nom de quelle dureté, ou de quel étrange amour, le conducteur des peuples d'autrefois, contraignant ses foules à tirer ce temple sur la montagne, leur imposa-t-il de dresser leur éternité ? Rivière revit comme un songe les foules des petites villes, qui tournent le soir autour de leurs kiosques à musique. "Cette sorte de bonheur, ce harnais, pensa-t-il". Le conducteur de peuples d'autrefois, s'il n'eut peut-être pas pitié de la souffrance de l'homme, eut pitié, immensément, de sa mort. Non de sa mort individuelle, mais pitié de l'espace qu'efface la mer de sable. Et il menait son peuple dresser au moins des pierres que n'ensevelirait pas le désert.
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lafilledepassagelafilledepassage   08 mars 2018
Elle regardait ces bras solides qui, dans une heure, porteraient le sort du courrier d’Europe, responsables de quelque chose de grand, comme du sort d’une ville. Et elle fut troublée. Cet homme, au milieu de ces millions d’hommes, était préparé seul pour cet étrange sacrifice. Elle en eut du chagrin. Il échappait aussi à sa douceur. Elle l’avait nourri, veillé et caressé, non pour elle-même, mais pour cette nuit qui allait le prendre. Pour des luttes, pour des angoisses, pour des victoires, dont elle ne connaîtrait rien. Ces mains tendres n’étaient qu’apprivoisées, et leurs vrais travaux étaient obscurs.
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lafilledepassagelafilledepassage   03 mars 2018
Pour se faire aimer, il suffit de plaindre. Je ne plains guère ou je le cache. J’aimerais bien pourtant m’entourer de l’amitié et la douceur humaines. Un médecin dans son métier, les rencontre. Mais ce sont les événements que je sers. Il faut que je forge les hommes pour qu’ils les servent. Comme je la sens bien cette loi obscure, le soir, dans mon bureau, devant les feuilles de route. Si je me laisse aller, si je laisse les événements bien réglés suivre leur cours, alors, mystérieux, naissent les incidents. Comme si ma volonté seule empêchait l’avion de se rompre en vol, ou la tempête de retarder le courrier en marche. Je suis surpris, parfois, de mon pouvoir.
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Vidéo de Antoine de Saint-Exupéry
Quoi de mieux que de se faire raconter de belles histoires à haute voix dans le confort de son foyer!
BAnQ et Liratoutâge vous invitent à écouter Patrice lire un texte évoquant la belle aventure du réaménagement d'une maison intergénérationnelle tandis que Godelieve, âgée de 83 ans, et Charles-David, son bras droit, âgé de 26 ans, vous entraînent dans l'univers fabuleux du Petit Prince de Saint-Exupéry.
Godelieve de Koninck, lectrice et fondatrice de Liratoutâge Patrice de la Brosse, lecteur-bénévole de Liratoutâge Charles-David Duchesne, lecteur et conseiller de Liratoutâge Caroline Malo, bibliothécaire responsable du développement des services aux aînés à l'animation
Intro : (00:00) Présentation de l'activité : (00:20) 1er interlude musical : (01:04) Lecture du premier texte : (01:34) 2e interlude musical : (08:41) Présentation de la lecture intergénérationnelle : (09:29) Lecture de la dédicace de St-Exupéry à Léon Werth : (12:38) Lecture à deux voix d'un extrait du Petit Prince de St-Exupéry : (13:22)
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