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Françoise Du Sorbier (Traducteur)
ISBN : 2714441262
Éditeur : Belfond (15/10/2004)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Dans le Londres étouffant de l'été 1540, les esprits s'échauffent: la jeune Elisabeth Wentworth vient d'être reconnue coupable du meurtre de son cousin. Du fait de son étrange comportement, tous la croient habitées par le démon. Tous, sauf son oncle, et Mattthew Shardlake, brillant avocat, bien décidé à découvrir la vérité.
Mais c'est compter sans Thomas Cromwell et sa nouvelle mission dont il charge Matthew: lui rapporter les "larmes du diable", le feu grége... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  16 octobre 2012
Matthew Shardlake, avocat bossu spécialisé dans les affaires immobilières, se voit charger d'une mission bien différente : défendre une jeune fille accusée de meurtre, qui refuse obstinément de parler. Malgré son argumentation, sa protégée va subir le supplice de la presse, quand le comte Cromwell intervient, et lui donne un sursis d'une quinzaine de jours en échange de ses services pour une enquête de grande importance.
Car la situation en Angleterre est assez tendue : après avoir changé de religion plusieurs fois, c'est actuellement l'anglicanisme qui règne. le pape somme la France et l'Espagne, ennemis héréditaires, de s'allier pour ramener l'île dans son giron. le comte Cromwell est le fervent partisan de la réforme, et le plus proche conseiller du roi Henry VIII. Mais les choses tournent mal quand il arrange le mariage du roi avec Anne de Clèves, qu'il prend immédiatement en grippe. Pire, le roi s'amourache de Catherine Howard, nièce du duc de Norfolk, chef de file des partisans du catholicisme.
Une seule embellie pour Cromwell : des alchimistes viennent de le contacter en lui proposant la formule du feu grégeois, disparue depuis longtemps, et qui pourrait aider l'Angleterre à écraser ses ennemis, et Cromwell à regagner les faveurs du roi. Mais on retrouve les alchimistes assassinés, et la formule disparue. Matthew est chargé de la retrouver avant quinze jours, afin que Cromwell puisse faire la démonstration du feu grégeois au roi comme prévu.
Les larmes du diable est un roman historique vraiment agréable. le « secret antique qui va être dévoilé » est, une fois n'est pas coutume, très crédible et bien intégré dans la période historique. le fait que le héros soit un avocat partisan de la réforme nous permet d'entrevoir le système judiciaire de l'époque (déséquilibre riches/pauvres, torture, peine de mort pour des crimes anodins comme le vol de marchandise de plus d'une livre) et la tension religieuse (persécution des juifs, et des réformés/catholiques en fonction de qui a le pouvoir).
Les deux intrigues en parallèle sont par contre assez inégales : les histoires de famille contre le secret d'état. Difficile de s'intéresser aux deux en même temps ! Il faut aussi signaler que les intrigues avancent à pas de fourmi. Cependant, on s'ennuie pas une seule seconde, le décompte des jours qui restent suffit à faire monter la tension.
Une intrigue solide, un héros original, une période de l'histoire mouvementée : tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment.
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cmpf
  21 octobre 2015
Deuxième volet de la série ayant pour principal personnage Matthew Shardlake, avocat londonien du 16ème siècle.
Nous sommes précisément en 1540, Henry VIII s'est récemment marié avec la princesse allemande Anne de Clèves qui lui a tout de suite déplu. Il cherche à en divorcer pour épouser la très jeune Catherine Howard, nièce du duc de Norfolk. Mais le comte Cromwell évite de favoriser ce divorce qui mettrait en avant son ennemi Norfolk. Pour garder la faveur du roi, il désire lui offrir une arme ancienne des Byzantins dont le secret s'est perdu, le feu grégeois que deux frères sont venus lui proposer de produire. Seulement, ils ont été tués.
Aussi oblige-t-il Matthew à enquêter pour lui avec l'aide d'un de ses fidèles, Jack Barak. En échange, la jeune fille que l'avocat défend et qui est accusée d'avoir tué son cousin verra sa peine reculée de 12 jours, moment où Cromwell espère faire devant le roi la présentation de ce feu qui brûle même sur l'eau.
L'enquête avance à tous petits pas. Pourtant plus je tournais de pages, et plus j'étais prise par l'intrigue et le désir de savoir la vérité. Particulièrement en ce qui concerne cette jeune fille qui refuse de parler et se déclare damnée bien qu'elle ne soit pas coupable, Matthew et l'un des oncles de la jeune fille en sont persuadés.
Le mélange entre la vérité historique et la part romanesque m'a beaucoup plu. Matthew Shardlake est très attachant, il n'est d'ailleurs pas le seul. J'ai toutefois regretté de n'être pas plus au fait des évènements historiques sous Henry VIII, et de devoir faire quelques recherches pour mieux comprendre les enjeux.
Mais dès ce soir j'ouvre le volume suivant, Sang royal.
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Phoenicia
  27 janvier 2018
On retrouve Matthew Shardlake, avocat bossu, dans ce deuxième tome. Les réformes de Cromwell concernant la dissolution des monastères sont entérinées. Il s'agit maintenant de sauver la tête de Cromwell, en disgrâce lors de l'été 1540.
Dans ce seconde tome, plutôt épais, on suit les différentes enquêtes de Matthew accompagné d'un jeune faquin du nom de Barack. L'avocat suit piste après piste dans une course contre la montre et s'attelle à plusieurs enquêtes en même temps dont celle qui pourrait faire rentrer en grâce Cromwell, retrouver la formule du feu grégeois, les fameuses " larmes du diable". le tout peut paraître long car cela mène à pas mal de fausses pistes mais... au moins le héros ne découvre pas tout d'un claquement de doigt. On aime ou on n'aime pas.
Historien accompli, C.J. Sansom nous plonge dans l'univers du moment avec le quatrième mariage désastreux d'Henry Tudor, la Réforme, l'alliance franco-espagnole et la montée en force des Howard et la disgrâce de Cromwell. Son idée du feu grégeois s'harmonise bien avec tout ces événements.
Les personnages sont plaisants. On retrouve l'avocat, très désillusionné mais toujours aussi sympathique. Quant à Barack, il ajoute une touche d'humour face au mélancolique avocat. J'ai pris plaisir à voir ce que devenait Guy.
Enfin, comme dans le premier tome, Sansom essaye de jouer sur les faux-semblant. Pour le coup, cela n'a pas pris dans sa totalité mais cela n'enlève rien à la qualité de l'histoire.
J'attends avec impatience de découvrir le troisième tome.
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stokely
  01 septembre 2015
Ce fut une plongée pour moi dans l'Angleterre du Moyen Age, c'est un livre très bien documenté et très interessant, ce fut une de mes premières lectures de polars historiques ou j'ai pu apprendre beaucoup de détails historiques.
Je pense que j'en lirai plus souvent même si cela n'a pas le même rythme que les polars traditionnels, ici l'intrigue est intéressante es-ce Elisabeth qui a tué le petit Ralph? Cependant le personnage d'Elisabeth reste muette jusqu'à à peu près la moitié du livre ce qui fait que cela semble long à la lecture. D'autres intrigues et meurtres viennent également se greffer à cet enquête.
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TyJecyka
  12 mars 2012
Après « Dissolution » premier opus de cet auteur, ce second se dévore aussi vite que le précédent…
Dans « Dissolution » on assiste à la réforme anglicane sanglante de la fin du 15è, début 16ème siècle à travers une enquête sur un meurtre sordide dans un monastère anglais…
L'envergure du personnage principal , Matthew Shardlake, est remarquable de mon point de vue ; avocat, il se révèle un fin limier très minutieux, sensible, en proie aux doutes de son époque (réforme anglicane d'Henry Tudor) et à ceux de ses convictions personnelles…Il affronte une figure historique de poids en la personne de Thomas Cromwell…
Dans « Les larmes du Diable », la réforme anglicane est installée mais le contexte politique européen, isole l'Angleterre d'Henry VIII du reste de l'Europe papiste…la guerre fait rage avec les voisins français et espagnols et les alliances matrimoniales devant assurer une paix précaire font légions.
Thomas Cromwell est en disgrâce et les complots s'organisent pour faire tomber la tête du meneur de la Réforme et ramener la perfide Albion dans le giron papiste.
Deux enquêtes se déroulent dans ce roman…l'une concernant la mort d'un enfant pour lequel une jeune fille est désignée comme étant la coupable incontournable ;et l'autre autour de la subtilisation d'une arme dévastatrice : le feu grégeois…Matthew Shardlake doit résoudre la seconde pour le compte de Cromwell afin de construire sa défense pour l'accusée de la première et ce dans un temps imparti de 12 jours….
Il est ,malgré lui, accompagné par un obligé de Cromwell…un certain Barak, juif d'origine, sorti du ruisseau fangieux de Londres et dévolu à son maître…Ensemble, ils vont ouvrir les portes de l'Alchimie, de la misère des bas-fonds londoniens, des intrigues de cour et des enjeux de pouvoir et de prestige. le roi Henry VII , dont la réputation n'est plu à faire, apparaît ici comme un homme tourmenté par ses affaires politico-matrimoniales….
Ce roman offre une description fidèle du Londres post-médiéval, les amateurs d'histoire s'y retrouveront. Les intrigues sont bien ficelées et tiennent jusqu'aux dernières pages. La psychologie des personnages est suffisamment complexe pour les rendre crédibles.
En tant que lectrice je me suis retrouvée aux côtés de Shardlake et Barak pendant les 700 pages du livre. le style est fluide sans être simpliste.
J'avais été emballée par le premier, je me suis délectée dans ce second roman…
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   12 octobre 2012
« Ah ! Shardlake, dit-il avec cordialité, j'espère que vous aimez le sucre. Il y en a toujours à profusion dans les banquets de Lady Honor. » Il avait à l'évidence décidé de se montrer affable ce soir.
« Je ne suis pas vraiment un bec sucré et je tiens à prendre soin de mes dents.
- Je vois que, comme moi, vous avez encore toutes les vôtres, dit Marchamount en secouant la tête. Je trouve insupportable cette affectation qui pousse les femmes à se noircir délibérément les dents pour faire croire qu'elles ne mangent que du sucre le plus fin. »
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TatooaTatooa   27 mai 2013
- Ecoutez. Barak s'arrêta net. Une lueur rouge apparut au dessus du mur, suivie d'une impressionnante explosion, plus forte qu'un coup de tonnerre. On entendit le bruit sourd de pierres qui s'écroulaient, accompagné d'applaudissements et de vivats, tandis qu'un nuage de poussière se déployait au dessus de nous.
Bien qu'elle parut fougueuse, la jument de Barak se borna à faire un écart en hennissant, mais Chancery poussa un cri strident et se cabra. Il m'aurait désarçonné si Barak n'avait tendu la main et saisi les rênes en disant d'une voix ferme : "Tout doux, tout doux." Chancery se calma aussitôt et se remit d'aplomb. Il tremblait, et moi aussi.
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Toto3Toto3   16 mai 2016
Oů était le christ quand cette pauvre fille et son frère se sont fait tailler en pièces hier soir ?il regardait accablé par le chagrin comme sur cette croix.il regardait les hommes utiliser à des fins horribles le libre arbitre que Dieu leur a donné.
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sld09sld09   26 novembre 2017
Le développement de l’imprimerie nous avait apporté la Bible anglaise, qui, sur ordre du roi l’an dernier, se trouvait désormais dans chaque église, mais il avait aussi entraîné l’apparition de ce genre de publication qui engraissait les imprimeurs des bas quartiers et donnait du travail au bourreau. Comme nous l’ont appris les Anciens, il n’existe rien sous le soleil qui ne soit susceptible de corruption, même la chose la plus belle
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stokelystokely   27 août 2015
Jésus Marie, j'ai eu une de ces peurs! Je ne suis pas dévot, mais je suppliais Notre-Dame et tous les saints de me protéger. Si mon maître avait autorisé les rosaires, j'en aurais tripoté les perles jusqu'à ce qu'elles se brisent. (p157)
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