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EAN : 9782210755512
144 pages
Éditeur : Magnard (21/06/2011)
3.77/5   33 notes
Résumé :

Gabrielle assassine son mari qu'elle ne supporte plus. Elle croit son crime parfait... jusqu'à l'arrivée d'un témoin inattendu. Enquête bouclée ? Et si notre meurtrière s'était trompée de mobile ? Maurice méprise les romans ; sa cousine, au contraire, ne jure que par eux. Les deux cousins s'écharpent sur le sujet, jusqu'à ce que Maurice, entraîné malgré lui dans un thriller qui le passi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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CDIISP
  27 novembre 2013
ANA V -3D
Je trouve que cette nouvelle est vraiment surprenante car la chute est imprévisible, on s'attend à tout sauf à ça… Il s'agit d'une courte histoire passionnante du début jusqu'à la fin, le suspens est présent dans chaque phrase, on se met facilement à la place des personnages, on vit l'action avec
eux. C'est un récit prenant qui nous surprend à chaque instant ; plus on avance dans la lecture, plus on s‘approche de la croustillante vérité. Selon moi, la dernière phrase de la nouvelle « Il y a vraiment des gens qui ont des mauvaises lectures » résume clairement l'histoire car toute la chute tourne autour de ce fameux livre et si ce crime se produit, c'est en fin de compte à cause de ce roman.
KHLOE P -3D
J'ai beaucoup aimé la nouvelle « Crime Parfait » qui est assez prenante puisqu'elle raconte l'histoire d'une femme qui tue son mari. Elle est triste parce que Gabrielle va alors se retrouver seule après avoir tué son mari qu'elle aimait sans le savoir.Au fil de la lecture, on découvre peu à peu la vérité sur l'histoire de Gab : on se met dans la peau d'un détective qui mène son enquête.
La défense de Gabrielle lors des séances au tribunal montre une femme ayant du charisme et faisant preuve d'intelligence. Elle se défend comme une experte et ne se laisse pas faire ! Cependant, la naïveté de Gabrielle est surprenante ! On le remarque quand Paulette critique Gab en disant qu'il est le parfait hypocrite, Gabrielle la croit tout se suite.
Les doutes à l'égard de son mari ne cessent de croître, si bien qu'elle finira par l'assassiner. C'est uniquement après avoir découvert une boîte secrète contenant toute leur correspondance que Gabrielle se rendra compte de son amour pour Gab. Malheureusement, le mal a été commis. Qu'adviendra-t-il de Gabrielle ? A vous de le découvrir.
ANAIS H - 3D
J'ai eu un énorme coup de coeur pour cette nouvelle, le suspence dur jusqu'à la fin. On ne s'attend pas à un tel rebondissement à la fin.
Cette nouvelle montre qu'il ne faut pas toujours écouter ce que les autres pensent, il faut penser et juger par soi-même car à trop écouter les autres, on peut passer à côté de l'essentiel. Ici, Gabrielle surnommée Gaby, a cru les propos totalement erronés de Paulette au sujet de son mari si bien qu'elle finit par assassiner son propre mari. le lendemain, elle remontait au col de l'Aigle et du chemin où elle avait poussé son mari deux ans et demi plus tôt, elle se jeta dans le vide.
Pauline W 3D
Ce qui m'a séduite dans cette nouvelle, c'est que j'ai facilement pu m'imaginer à la place des élèves de M. Plisson.
Et nous pouvons également nous identifier à ce personnage central qu'est Maurice Plisson car comme lui, nous pouvons éprouver peu d'intérêt à la lecture d'un roman puis, un jour, en découvrir un qui nous touche, nous séduit par son suspense.On peut percevoir le lien entre la passion de Maurice pour le roman qu'il découvre et la mystérieuse présence nocturne dans sa villa.
Alexia M -3D
Cette nouvelle est mon coup de coeur car, il y a énormément d'intrigue, on jongle entre un monde créé par Maurice Plisson et le monde réel. le personnage est tellement emporté dans l'histoire de ce roman qu'il voit le danger partout, à tel point qu'un soir, il s'endort avec un couteau à côté de lui. Il se réveille en pleine nuit et voit la porte de sa chambre s'ouvrir très lentement. Pris de panique, il bondit le couteau en main. Il était prêt. On peut penser qu'il va tuer l'intrus mais non. Il y a un retournement de situation qui m'a vraiment plu : Maurice est mort en se brisant la nuque contre la table de chevet car l'intrus n'était que Sylvie.
Lydia W-3D
Dans cette nouvelle, on voit bien que certains éléments troublent la vie quotidienne. C'est facile de faire la parallèle avec la vraie vie ; on subit tous l'influence de ce que l'on voit, lit ou entend. Et les conséquences peuvent être catastrophiques. C'est tellement simple de croire des choses qui semblent réelles mais qui, dans le fond, n'existent pas, comme le fait si bien Maurice.
La leçon que nous pouvons tous tirer de cette histoire, c'est que ce qui se donne à voir n'est que la partie visible de l'iceberg. On doit toujours chercher plus loin que les apparences.
Victoria K-3C
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle et les sentiments que l'auteur cherche à faire ressentir aux lecteurs , notamment le regret éprouvé par Gabrielle ; surtout le regret d'avoir eu trop d'imagination . Cette nouvelle est par ailleurs à la fois cruelle et triste et l'auteur arrive très bien à transmettre les émotions et le suspense permanant. Cette nouvelle est une très bonne leçon de vie : il vaut mieux , en effet , affronter les problèmes que de les contourner
François B- 3C
Après avoir lu pour la première fois cette nouvelle je l'appréciais beaucoup moins que la précédente mais une relecture plus approfondie m'a fait aimer cette oeuvre notamment grâce au choix des personnages qui m'ont fortement amusé car ils sont très caricaturés. de plus l'élément perturbateur qui n'est qu'un simple livre modifie la personnalité des personnages ce qui m'a poussé à me poser cette question : est ce que notre lecture influe sur notre mode de vie au point de devenir paranoïaques ?
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liliba
  30 juin 2013
Lire des romans, pouah mais quelle horreur ! Maurice déteste les romans, il les méprise même, comme tous ceux, ignares et incultes, petits esprits qui s'en délectent. Et on appelle ça de la littérature ! Il ne peut pas comprendre l'attirance qu'on peut avoir pour ces histoires inventées, fausses, alors que lire doit au contraire participer à la culture, faire apprendre, grandir !
Maurice d'ailleurs ne comprend pas grand monde ni grand-chose autour de lui. Il est solitaire, pas spécialement aimé de ses élèves et vit seul. C'est un vieux râleur un peu imbu de sa personne et de sa culture. Sa seule distraction ou presque, vient de sa cousine avec laquelle il part une fois par an en vacances, en général en voyage culturel dans différents pays d'Europe. Elle est tout son contraire, joyeuse et forte alors qu'il est misanthrope et maigrichon. Elle a un caractère positif, est affectueuse ; il est renfermé et neurasthénique, mais ils se connaissent depuis leur plus tendre enfance et de toute façon, Maurice ne partirait pas si Sylvie ne l'entrainait pas dans son sillage.
Cette année, point de voyage, mais un séjour dans une maison perdue en pleine campagne. Maurice, qui déjà ne se souvenait plus du lieu, est un peu angoissé et s'attend à ce que ces vacances soient pesantes. Et en effet, ça commence mal. À peine arrivée, Sylvie fait la connaissance d'amies au supermarché du coin, ravie de lancer des invitations et de présenter Maurice, qui n'a aucune envie de voir ces femmes vulgaires et inintéressantes à ses yeux. Et en plus, Sylvie commet l'irréparable : elle achète le dernier roman de Chris Black !
Déjà, « se procurer un livre en supermarché » est tout à fait inimaginable pour Maurice, mais Chris Black, a-t-on déjà vu un nom pareil ? Et peut-on faire confiance à quelqu'un qui fait les têtes de gondoles dans une grande surface, qu'on choisit comme on choisit une salade ? (Toute ressemblance avec un Musso ou un Levy pour ne parler que des auteurs français n'est sans doute pas tout à fait fortuite ! – ou bien un EE Schmitt !)
« Un livre c'était un objet sacré, précieux, dont on découvrait d'abord l'existence au sein d'une liste bibliographique, sur lequel on se renseignait, et puis le cas échéant, qu'on convoitait, dont on écrivait les références sur un papier, qu'on allait chercher ou commander chez un libraire digne de ce nom, en aucun cas un livre ne se cueillait au milieu des saucisses, des légumes et des lessives ! »
Cependant, Maurice est curieux et il va (en cachette) ouvrir ce roman, juste pour vérifier ce qui met sa cousine dans un tel état d'exaltation. Et aussi parce que la 4ème de couverture qu'il a parcourue évoque un mystère historique qui l'intéresse. Bref, il va se faire prendre au jeu, mais ne se doute pas que lire des romans n'est pas de tout repos, et que cela peut avoir des conséquences totalement incroyables ! Est-ce que le roman lui fait perdre ses moyens et distille en lui peur et angoisse, rêve-t-il ou bien entend-il vraiment des bruits bizarres la nuit dans la vieille maison ? Non, non, il ne rêve pas, il y a bien un mystérieux cambrioleur !
Je ne peux que vous conseiller de vous JETER sur ce livre audio, qui est une petite merveille d'humour. L'histoire en elle-même est déjà assez drôle et largement satirique, mais racontée par Pierre Arditi, elle devient tout à fait succulente. Il faut dire qu'en fait il ne raconte pas, il joue littéralement le texte, et on a l'impression de l'avoir en face de soi. Il prend les intonations, sa voix change, se module, il rit, il murmure, il tremble ou il rugit, c'est fantastique de vérité et de vie et je me suis régalée du début à la fin. Et puis bon, c'est Arditi et il ne faut pas se voiler la face, on en ferait bien un quatre heure, avec cette voix chaude et basse qui vous... hum !
Quant aux préjugés sur les livres audio, ouste, poubelle ! Testez ce nouveau mode de lecture, qui ne remplace pas la lecture traditionnelle bien sûr, mais qui est vraiment sympathique. Si, comme moi, vous ne supportez pas de rester allongé sur votre canapé en écoutant l'histoire, il suffit de vous trouver une occupation manuelle qui laisse l'esprit libéré. Conduite (j'adore ! tellement plus reposant que la radio qui braille sans cesse des jingles !), couture, repassage (bien plus rapide qu'avec la télé, on n'a pas besoin de lever le regard...), désherbage, cuisine... Bref, toutes les occasions sont bonnes. Ensuite, il faut bien sûr aimer la voix du narrateur, mais on s'y habitue vite et certaines voix qui ne plaisent pas forcément au début collent parfois si bien avec le texte qu'on se met à les aimer, ou tout du moins à les accepter. Bref, écoutez vos livres !
Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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Zazette97
  14 avril 2014
"Crime parfait" et "Les Mauvaises Lectures" sont deux nouvelles extraites du recueil "La rêveuse d'Ostende" publié en 2007 et signé par Eric-Emmanuel Schmitt, notamment auteur de "Petits crimes conjugaux", "Oscar et la dame rose", "La part de l'autre" ou encore de "Ulysse from Bagdad".
En précipitant son mari Gab du haut d'une falaise dans les Alpes, Gabrielle pense avoir commis le "Crime parfait". A présent Gabrielle n'a qu'une hâte : visiter la pièce secrète de Gab et découvrir enfin le contenu de cette cachette qui lui a toujours été interdite !
Son projet se voit malheureusement interrompu par l'apparition d'un témoin inattendu, un berger, qui affirme l'avoir vue pousser son mari dans le vide.
Les proches du couple se refusent à croire à une thèse autre que celle de l'accident. Tous s'entendent sur le fait que Gabrielle et son mari formaient un couple heureux et sans histoires, depuis 30 ans.
Gabrielle réussit à persuader son avocat de son innocence.
Mais au fond, qui tente-t-elle de convaincre ? Que reprochait-elle exactement à Gab au point de le tuer ?
Le professeur Maurice Plisson, pourtant grand lecteur, dénigre la fiction, forcément mensongère, sous toutes ses formes et méprise "Les Mauvaises Lectures" qu'il qualifie de passe-temps pour femmes seules.
Comme tous les ans, il part en vacances avec sa cousine Sylvie. Durant un arrêt au supermarché, celle-ci se précipite sur le dernier roman d'un certain Chris Black.
Maurice lève les yeux au ciel avant de s'intéresser d'un peu plus près au résumé du livre qui mentionne un mystérieux manuscrit du 16ème siècle.
Intrigué par cette allusion historique, Maurice cède à la curiosité et entame le roman, à l'insu de sa cousine.
Va-t-il se laisser prendre au jeu de la fiction ?
J'ai depuis quelques années renoncé à lire les derniers ouvrages d'Eric-Emmanuel Schmitt, lassée par sa tendance à la vulgarisation philosophique doucereuse.
Du moins était-ce le cas jusqu'à ce que je tombe (je ne sais plus comment) sur les billets très enthousiastes de Liliba et Sandrine, par rapport à la version audio du premier texte lu par Pierre Arditi.
Je les remercie toutes les deux pour cet excellent moment de lecture !
Comme le renseigne le sous-titre, "Crime parfait" et "Les Mauvaises Lectures" sont deux nouvelles à chute (et c'est peu de le dire...).
Ces deux textes ont pour point commun de présenter des personnages sûrs de leur jugement, persuasifs mais pas totalement dénués de curiosité.
C'est d'ailleurs cette curiosité qui se retournera contre eux, le doute et la paranoïa s'instillant de plus en plus au fil du récit, au point que Gabrielle et Maurice voient leurs certitudes s'effondrer insidieusement jusqu'à l'issue finale, terrible pour l'un comme pour l'autre.
"Plus on s'élève et plus dure sera la chute" comme le dit le proverbe chinois.
A l'image de ces deux-là, je suis tombée de haut. Malgré que leurs cheminements respectifs ne présageaient rien de bon, je me suis tout de même laissée surprendre !
J'ai également beaucoup apprécié l'humour déployé par l'auteur dans "Les Mauvaises Lectures". Dans la mesure où il est question d'un auteur à succès dont le lectorat est principalement féminin, j'y ai vu une certaine auto-dérision, un pied de nez aux critiques.
Même si, vu le nom du faux auteur (Chris Black) et le faux scénario, j'ai plutôt pensé à une caricature de Dan Brown et de son Da Vinci Code.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Cielvariable
  18 mai 2018
Recueil qui contient deux nouvelles littéraires policières. La première histoire est celle d'une femme qui tue son mari parce qu'elle n'en peut plus. L'enquête révélera (aussi à la meurtrière) le mobile du crime. La deuxième histoire est celle d'un homme ayant une aversion pour les romans (et pour l'imaginaire de manière générale) qui se laisse prendre par un bestseller. Ce sont des textes parfaits pour étudier l'évolution psychologique des personnages avec des élèves au 2e cycle du secondaire.

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juliette1812
  18 avril 2021
Une nouvelle bouleversante ("Crime parfait"), brève, incisive ; elle pénètre au coeur de l'intimité d'un couple, s'insinue dans l'esprit ébranlé d'une femme – à qui l'on a sous-entendu que son mari n'était en fait qu'un hypocrite – qui se rend coupable de meurtre envers l'amour de sa vie. En écho à l'actualité sombre des déboires amoureux qui tournent à la tragédie sordide, le récit interroge sur le couple, sa longévité, sur l'amour, la passion, la compassion, la confiance et aussi sur les preuves d'amour muettes, innocentes et anodines – mais sincères.
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Une nouvelle étonnante "Les Mauvaises lectures", déroutante qui nous conduit à suivre deux histoires parallèles puis imbriquées l'une dans l'autre à tel point que le lecteur ignore quel dénouement l'intéresse le plus : la fiction initiale d'un professeur hostile à la littérature ou bien la quête de ce même professeur happé par sa lecture clandestine ? Ce jeu de miroirs et d'enchâssements permet de croiser les genres et les registres. le conteur qu'est l'auteur cerne une nouvelles fois les coeurs, traque les esprits et nous livre une fiction d'une étonnante véracité. Suspense et surprise sont au rendez-vous, éloge de l'imagination, tout autant que mise en abyme du lecteur avec lequel des connivences se nouent. Eric-Emmanuel Schmitt questionne notre rapport au livre et à la société où de nombreux individus se coupent du rapport au texte et donc à l'autre.
Merci à l'élève de 4e qui m'a prêté ce livre : le hasard a voulu que nous travaillions sur le tableau "Les Amants" de Magritte qui figure en première de couverture de ce livre. C'est ce qui a conduit l'élève à me l'apporter en classe.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   14 avril 2014
Ecrire des romans, c'est s'adresser à une population de femmes désoeuvrées, guère plus, et vouloir y chercher des suffrages ! N'était-ce pas Paul Valéry, un intellectuel respectable, qui refusait d'écrire un texte commençant par "La marquise sortit à cinq heures" ? Comme il avait raison !
S'il refusait de l'écrire, moi je refuse de lire : "La marquise sortit à cinq heures" !
D'abord, la marquise de quoi ? Où habite-t-elle ? A quelle époque ? Qui prouve qu'il était bien cinq heures, non cinq heures dix ou cinq heures trente ? Qu'est-ce que ça changerait d'ailleurs, si c'était dix heures du matin ou dix heures du soir puisque tout est faux ?
Vous voyez, le roman, c'est le règne de l'arbitraire et du n'importe quoi. p.77
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juliette1812juliette1812   18 avril 2021
Non seulement il parlait un français approximatif – or, dans ce pays, une faute de syntaxe ou de vocabulaire ne trahit pas qu’un manque d’éducation, elle révèle une agression contre la société entière, elle s’assimile à un blasphème craché au culte national de la langue… […]

Se procurer un livre dans un supermarché ! […] Un livre, c’était un objet sacré, précieux, dont on découvrait d’abord l’existence au sein d’une liste bibliographique, sur lequel on se renseignait, puis, le cas échéant, qu’on convoitait […]

Entretien avec l’auteur :
Nous restons enfermés dans notre subjectivité comme dans une prison : le seul moyen d’ouvrir la porte de la cellule, c’est de parler. L’imagination de Gabriel, Gabrielle et Maurice finit par devenir néfaste car jamais l’un d’eux n’a vérifié par un échange de mots la pertinence de ce qu’il pensait. Faute de communication, la violence arrive. […] autant le meurtre ou que la négation des autres. […]
Seule l’imagination est capable de fournir l’hypothèse […] nous permet le temps d’une histoire, de vivre dans une autre peau, un autre temps, un autre lieu. Je crois vraiment qu’il existe une ‘connaissance par l’imagination’, celle qu’exerce l’écrivain et son lecteur. L’imagination a aussi des vertus morales : elle est le seul chemin qui permet de passer de soi à l’autre. »
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Zazette97Zazette97   14 avril 2014
Vérifiant que Sylvie et ses amies, absorbées par leur conversation, ne l'observaient pas, il retourna le volume d'un geste discret. "Combien de pages, ce pavé ? Huit cent pages ! Quelle horreur ! Quand je pense qu'on abat des arbres pour ça, imprimer les immondices de M. Chris Black...Il doit vendre des millions de volumes dans le monde entier, ce salaud... A cause de lui on détruit une forêt de trois cents ans à chaque best-seller, vlan, on coupe, la sève coule !
Voici pourquoi on bousille la planète, on supprime les poumons du globe, ses réserves d'oxygène, ses écosystèmes, pour que de grosses femmes lisent ces gros livres qui valent zéro ! Ca me dégoûte... p.74
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CielvariableCielvariable   08 novembre 2018
Dans quelques minutes, si tout se passait bien, elle tuerait son mari.

Gabrielle ralentit sa marche pour observer les alentours. Personne ne gravissait le chemin derrière eux, nul randonneur sur les vallons opposés. Pas de témoin donc.
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CielvariableCielvariable   08 novembre 2018
Maurice maîtrisa son irritation car il voulait réussir ses vacances cependant, en pensée, il fusilla la malheureuse. Se procurer un livre dans un supermarché!
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