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ISBN : 2203343044
Éditeur : Casterman (04/05/1993)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 141 notes)
Résumé :
Que se passe-t-il au juste à Samaris ? C’est pour le savoir que Franz, un envoyé de la ville de Xhystos, prend à son tour la très longue route qui mène à la cité. Mais sur place, le secret ne fait que s’épaissir. Toutes les tentatives de Franz pour appréhender et comprendre ce qui se noue exactement à Samaris restent vaines. Pourquoi ne voit-on jamais d’enfants dans les rues de la cité ? Pourquoi les passages et les lieux que Franz semblait connaître semblent-ils se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  13 février 2018
"Les murailles de Samaris" est tout à fait le genre d'oeuvre qui m'intéresse en B.D. Avec ce 1er tome de la série "les cités obscures", Schuiten et Peeters font preuve d'audace et d'exigence, que ce soit visuellement ou narrativement.
Franz, habitant de Xhystos, est envoyé en mission officielle à Samaris. Les précédents émissaires ont disparu sans jamais donner de nouvelles. Arrivé à Samaris, Franz découvre une ville bien étrange dans laquelle, très vite, il se sent mal à l'aise.
Je ne veux pas trop en dire sur l'histoire pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui liraient cette B.D. Sachez simplement que le scénario écrit par Peeters est étonnant, audacieux et très inventif. L'intrigue est peut-être menée un peu trop vite et aurait pu être développée d'avantage sur certains aspects mais cela reste un scénario remarquable qui a quelque chose de fascinant.
Visuellement, c'est tout simplement superbe. Schuiten propose des illustrations recherchées et d'une grande beauté. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est la représentation des deux villes, qui sont ici de véritables personnages avec chacune une identité propre. Les amateurs d'architecture et de design seront aux anges.
L'architecture de Xhystos est très représentative de l'art nouveau. Schuiten affirme d'ailleurs avoir imagine Xhystos comme si cette ville avait été entièrement créée par Victor Horta. Ce côté art nouveau donne une tonalité rétro-futuriste très séduisante à certaines pages.
Quant à Samaris, ses édifices monumentaux évoquent plutôt le baroque, tandis que le coeur de la cité réserve des surprises (je n'en dis pas plus pour laisser le plaisir de la découverte).
Le travail de Schuiten sur la représentation des villes est absolument remarquable, parmi les plus impressionnants que j'ai pu voir, travail magnifié par une utilisation très réussie des couleurs.
J'ai beaucoup aimé ce 1er tome des "cités obscures" et j'ai hâte de découvrir les autres merveilles imaginées par Schuiten et Peeters dans les tomes suivants.
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Presence
  17 novembre 2014
Il s'agit du premier récit réalisé par François Schuiten (dessins) et Benoît Peeters (scénario) dans le cycle des Cités Obscures. Cette histoire a été prépubliée dans le magazine "À suivre.." et est parue en album pour la première fois en 1983. La présente édition (2007, référence ISBN-10: 2203006919) comprend l'histoire "Les murailles de Samaris" (46 pages) en couleurs, ainsi que les 4 premiers chapitres d'une histoire postérieure restée inachevée "Les mystères de Pâhry" (31 pages) en noir & blanc, en couleurs pour le dernier chapitre.
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- Les murailles de Samaris - La première séquence s'ouvre sur 3 pages permettant de découvrir l'architecture de la cité de Xhystos, alors que des cellules de texte extraites du journal intime de Franz Bauer commentent sur la manière dont il a été recruté pour être envoyé en mission à Samaris. Ces commentaires laissent supposer que les événements se déroulant à Samaris menacent la tranquillité des citoyens de Xhystos sans qu'il soit possible de déterminer la nature du risque. Plusieurs missions ont déjà été envoyées à Samaris, mais aucune n'est revenue. D'abord opposés à ce départ, ses amis finissent par l'accompagner jusqu'aux portes de la ville pour son voyage vers Samaris. Anna, sa compagne, lui déclare qu'elle ne l'attendra pas et que son départ signifie leur rupture. Après un voyage difficile (mais assez bref en nombre de pages, seulement 5), Franz arrive à Samaris, se rend à son hôtel, puis se promène dans la cité pour la découvrir.
La séquence d'ouverture plonge immédiatement le lecteur dans un autre monde, à la fois proche du notre, mais aussi suranné, utopique et littéraire. L'architecture de Xhystos évoque immédiatement la Troisième République, et plus particulièrement la fin du dix-neuvième siècle et le tout début du vingtième, avec ces édifices s'appuyant sur des poutrelles métalliques apparentes, et de grandes verrières. L'arrêt du tramway apporte une touche discrète d'Art Nouveau. Les costumes un peu guindés des personnages, entre habits de soirée et tenue militaire d'apparat, ajoutent une touche de formalisme à l'aspect visuel du récit.
La narration à la première personne sous la forme d'un journal intime formel et le voyage font immédiatement penser à Jules Verne, pour l'esprit de découverte et d'exploration, ainsi que l'incorporation de technologies (rétro)-futuristes. Dès cette première séquence, il s'y mêle également comme un sentiment d'inquiétude diffuse, de malheur inéluctable, porté par une remarque en passant, comme si le voyage de Franz ne pouvait que catalyser une tragédie latente. Les échanges de Franz avec ses supérieurs puis avec ses amis sont très formels, malgré l'emportement de Franz. Même sa rencontre avec Anna et leurs étreintes manquent de chaleur humaine, de compassion, d'empathie. Ces sensations sont renforcées par l'architecture implacable de Xhystos, dessinée de manière impeccable par Schuiten, avec un aspect très propre sur lui, très hygiénique, presqu'aseptisé.
Les réflexions de Franz dans son journal montrent qu'il est taillé dans le matériau des héros romantiques, croyant en un idéal non formulé, capable d'emportement dans certaines situations. Cet aspect de sa personnalité ajoute encore à l'apparence surannée du récit. le lecteur suit donc ce personnage principal qui quitte sa cité, franchit le poste frontière pour entreprendre un rapide périple qui l'amène dans une autre cité. Là, ce qu'il y découvre va le confondre, va dépasser son entendement. En surface, Peeters propose un récit très simple, avec une explication très claire, et un soupçon de surnaturel. Pourtant peu à peu le malaise de Franz devient celui du lecteur. Ce dernier est confronté aux mêmes faits que Franz, il se débat comme lui devant l'invraisemblance de la situation. Il essaye comme lui de se raccrocher à Carla, la seule personne prêtant attention à Franz dans Samaris. Il découvre peu à peu l'incroyable vérité, la technologie construite pour un dispositif imitant le cycle de vie de la plante Drosera. À nouveau le style détaillé, construit et rigoureux de Schuiten fait merveille pour donner corps à la cité Samaris et à son incroyable secret. Cette bande dessinée se lit comme si elle avait été crée par un créateur unique, tellement la cohérence est forte entre intrigue, mots et dessins.
Lorsqu'il achève la lecture de ce premier voyage dans l'une des Cités Obscures, le lecteur refeuillette rapidement les pages et découvre que la chute de l'histoire trouve son écho dans la silhouette de Franz située en quatrième case de la page 15.
Ce premier tome des Cités Obscures propose une histoire rapide, sur une trame simple, constituant un voyage à l'apparence datée. Pourtant une fois entamé ce voyage, le lecteur est placé aux côtés de Franz, éprouvant les mêmes sensations que lui, subissant le mystère principal comme lui. Il se promène à ses côtés dans les rues de Samaris, cherchant à détecter l'indice qui lui permettra de faire naître la compréhension. Comme Franz, il prendra peu à peu conscience que ce voyage dans une autre cité est également un voyage intérieur troublant et peu réconfortant. En fait les tribulations de Franz s'adaptent à l'urbanisme des 2 cités, celle où il habite, et celle qu'il visite. Peeters et Schuiten ont délibérément limité cet urbanisme à un seul style par cité, induisant un état d'esprit implicite sur l'individu, l'obligeant à se conformer de manière subliminale. le lecteur n'est pas loin de ressentir l'oppression que font peser ces architectures, un peu comme K. subissant les lois arbitraires dans le Château de Franz Kafla. Cette édition de 2007 a été remaniée pour partie par Schuiten et Peeters, avec une fin différente de l'originale. Ils souhaitaient améliorer la cohérence du cycle (le lecteur peut guetter l'apparition d'Eugen Robick) et la force du récit.
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- Les mystères de Pâhry - Chapitre 1 : les artistes sont priés d'évacuer de toute urgence l'opéra avant la représentation car il est contaminé. Chapitre 2 : un individu se déplace clandestinement dans les couloirs dérobés de ce qui pourrait être le Louvre, observant sans être vu les visiteurs et les employés. Chapitre 3 : le même fugitif cherche désespérément une issue toujours au travers de circulations secrètes. Chapitre 4 : le docteur Abraham séjourne enfin à Pâhry pour compléter ses études, mais il souffre de terribles migraines qui se manifestent sous la forme de petits tuyaux jaune, rouge, vert et bleu, semblant lui traverser le crâne.
Dans la courte introduction, Peeters explique que ces fragments constituent le début d'une histoire inachevée, peut-être parce que trop ambitieuse. le lecteur se régale de ces individus (le fugitif et le docteur Abraham) que leur état (hors la loi, ou céphalées extraordinaires) place à part du monde normal et fait évoluer en décalage du commun des mortels. À nouveau, les dessins de Schuiten font merveille pour matérialiser les couloirs de services du Louvre, ou les combles secrets de l'opéra, suggérant également un monde secret juste à côté du notre.
Même s'il ne s'agit que de fragments, ces pages constituent un nouveau voyage riche de mystères et de promesses inquiétantes, une autre architecture ayant des conséquences directes sur l'état mental des personnages incapables de se conformer à ladite architecture.
Cette édition comprend également un dessin double page de la station "Arts et métiers" du métro parisien dont l'habillage en cuivre a été conçu par Schuiten et Peeters. Cette station correspond à un passage dans le cycle des Cités Obscures.
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Pepite
  17 février 2014
La ville vue à travers la BD et les livres pour enfants
Les Cités obscures et Babar bâtisseur
Il n'y a pas de genre mineur en littérature, surtout quand c'est la ville qui en est le sujet ou même simplement le thème en fond de plan. La bande dessinée présente cet avantage sur le texte littéraire de combiner l'image et l'écrit, l'un s'appuyant réciproquement sur l'autre dans le cadre d'un scénario dont l'expression se trouve ainsi redoublée. Ce qui, concernant la ville, peut constituer un plus pour rendre une atmosphère ou une ambiance urbaine. A fortiori lorsque la ville, loin d'être réduite au décor de l'action, intervient comme un acteur à part entière. La littérature enfantine ne doit pas être en reste. Elle n'intéresse pas que les enfants auxquels elle est censée être destinée. A travers eux c'est bien souvent le monde des adultes qui est mis en question, et qu'elle vise donc indirectement. C'est que, inévitablement, l'auteur d'un livre pour enfants se projette dans la narration d'un récit qui s'appuie sur l'image – propriété qu'il partage avec la bande dessinée sous une autre disposition du graphisme.
En marge de la Littérature majuscule, il faut compter avec la bande dessinée, dont la série phare de François Schuiten, dessinateur, et Benoît Peeters, scénariste : Les Cités obscures, nous plonge dans l'univers fantastique des villes. Et, pour être exhaustif, on doit aussi mentionner, dans la littérature pour enfants, la célèbre série des Babar, de Jean de Brunhoff, ou comment acclimater les « sauvages » – les bons incarnés par le « petit éléphant » – à la civilisation urbaine ? En les habillant à la mode citadine bien sûr.
Un concept, élaboré successivement, avec des différences sensibles, par Ernst Jentsch et Sigmund Freud, celui d'inquiétante étrangeté, permet de décrypter l'atmosphère qui se dégage de ces Cités obscures, pendant des Villes invisibles d'Italo Calvino. L'inquiétante étrangeté, peut, en effet, être assimilée, soit à un sentiment de familiarité perturbé par l'intrusion d'éléments étrangers, source de doute et d'inquiétude, soit à un dédoublement fugace de la personnalité lié à un dépaysement. C'est ainsi que Samaris, ville dont les voyageurs ne reviennent pas, où Franz est envoyé en mission, se révèle être un simulacre dont l'emblème est une plante carnivore. Cette cité fantôme, dont les décors en trompe-l'oeil changent au gré de leur déambulation, mystifie ses visiteurs. Elle les immerge dans un monde dont l'inquiétante étrangeté laisse présager leur engloutissement. Quand à Urbicande, ville dont Eugen Robick est l'urbatecte (sic), elle sera victime d'une excroissance monstrueuse sous forme de réseau cristallin qui étendra irrésistiblement ses mailles, pour enserrer finalement ses bâtiments et édifices dans une gigantesque pyramide réticulaire. L'étrangeté du phénomène n'empêchera pourtant pas les habitants de s'accommoder des transformations de leur cité… avant l'apocalypse. Même inquiétante étrangeté dans La Tour, réplique de celle de Babel, en ruine et qui menace à tout moment de s'effondrer. Giovani Batista, le mainteneur de l'édifice, Sisyphe médiéval, n'aura de cesse d'en percer l'origine et le mystère. Après avoir livré une dernière bataille victorieuse contre les sortilèges de l'édifice, il commentera son épopée : « Il y eut des jours où la réalité de la Tour m'accabla d'un poids formidable et écrasant ; d'autres jours où elle disparaissait à mes yeux comme si jamais je n'y avais vécu […] ». Inquiétante étrangeté… étrange familiarité d'un univers d'architectures délirantes où le fantastique côtoie le réalisme sans ménager de solutions de continuité, ou si peu. Au-delà des différences de genre – littérature et bande dessinée – c'est bien, sur le plan des procédés d'expression, cet effet de réel qui distingue les Cités obscures des Villes invisibles. Ce que marquent leurs qualificatifs respectifs dans la mesure où l'obscurité n'exonère pas du réel alors que l'invisible l'exclut : réalisme fantastique d'un côté, imaginaire rêvé de l'autre.
Le petit éléphant éduqué par les hommes de la ville versus le petit d'homme adopté par les animaux de la jungle. de retour au pays des éléphants, fort du bagage culturel acquis au contact des humains, qu'il n'aura de cesse de faire partager à ses congénères, Babar se fera sacrer roi (1er album : Histoire de Babar, le petit éléphant). Après un voyage de noces mouvementé en ballon en compagnie de sa jeune femme, Céleste, voyage au cours duquel ils s'échoueront malencontreusement sur une île de l'océan, manquant de peu d'être mangés par des cannibales (sic), notre héros se vouera corps et âme à ses sujets, pour lesquels, soucieux de les faire bénéficier des bienfaits de la civilisation, il fera construire une ville bien occidentale, pour ne pas dire coloniale, ville blanche dans les deux acceptions du qualificatif, surgie de la savane, à la composition symétrique, symbole de l'ordre culturel. La première édition du 3e album (Le roi Babar), qui narre ses hauts faits de bâtisseur et rend compte de sa mission civilisatrice, fait suite au Voyage de Babar (2e album) et date de 1933. Or, l'exposition coloniale s'était tenue en 1931 à la Porte Dorée. On rappellera que l'urbanisme colonial a été promu sous l'impulsion de Lyautey au Maroc dans les années 1912-1925. Urbanisme marqué par la volonté du résident général et chef des armées de ne pas répéter les erreurs commises en Algérie. Dans le respect du mode de vie traditionnel et avec le souci de préserver la médina, il préconisera une urbanisation séparée pour les colons, dont Henri Prost fut le maître d'oeuvre. Ville moderne du colonisateur opposée à la ville traditionnelle dominée et qui sera bientôt absorbée par la première. C'est ainsi que le protectorat permit d'expérimenter des conceptions urbaines nouvelles qui ne furent pas sans inspirer ultérieurement, toutes choses égales par ailleurs, nos urbanistes continentaux.

Si, comme le dit Proust, « la lecture est au seuil de la vie spirituelle », c'est, bien en amont, par le détour du fantastique que la littérature pour enfants nous aura familiarisé avec le réel, perçu comme inquiétant sinon menaçant. Et parvenu à l'âge mur, c'est, à rebours, en renouant avec l'imaginaire de notre enfance à travers la BD, que nous cherchons à échapper aux contraintes d'une réalité pesante. Ainsi en va-t-il de même du citadin adopté par la ville, matrice de son acculturation, et qui n'aura de cesse de s'en distancier par la suite, quitte à la fantasmer.

Lien : http://urbainserre.blog.lemo..
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ATOS
  03 décembre 2016
Les murailles de Samaris. Ces murailles ont fait gonfler les voies de mon imagination . Oui, imaginez, cette ville, une ville qui se nourrit des images de ses visiteurs. Une ville où tout n'est que projection. N'est ce pas là la réalité de nos villes ?
Là un souvenir, là une ombre, là un rire, ici, une lumière, à l'angle d'une rue.. , dans ce parc,..à cette table. Ici un désert.
Et si nous étions le jeu de notre esprit ? J'aime cette façon de mener un récit. Il y a un côté presque biblique au monde que créent Schuiten et Peeters.
Les enfants de ….les tribus de…. les peuples de... des nations , des cités. Récit poétique, étrange, philosophique, labyrinthique.
Oui les personnages des cités obscures se perdent, fuient s'échappent ressurgissent. Jamais les mêmes, toujours perdus dans des dimensions qui leur échappent. Des Ulysse déterrant leur Ithaque. J'aime ce monde qui tourne, bascule, chavire, se démonte, se remonte, un monde comme une mise en scène. Une parodie, un simulacre, un drame, un rêve parfois, une tragédie.
L'une est Samaris, l'autre est Xhystos…
Certains passages vous font basculer dans notre propre réalité. Est ce là ? Que fais tu lecteur-voyageur , station Arts et métiers ? Quel est ce Louvre ? Quelle est cette cour ? Es tu fugitif , es tu homme libre ? le crois tu ? Regarde , écoute et regarde autour de toi, ce mur a t il toujours été là ? Qui de toi ou de lui parcourt cette cité ? D'où viens tu ? D'une image ? D'un souvenir ? D'un mirage ? Partir, revenir, quel est celui que tu emportes, celui que tu laisseras, celui que tu trouveras ?
Un album dans lequel on éprouve également un grand bonheur à déguster les perspectives de Schuiten et toutes ces folles mécaniques qu'il sait si admirablement transposer.
Edition qui m'a également permis de découvrir Les Mystères de Pâhry, au graphisme impressionnant.
De nouveau, un excellent voyage dans le monde des cités obscures.
Astrid Shriqui Garain
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Srafina
  20 août 2015
J'ai lu hier soir dans le cadre de la lecture commune Bande-dessinée du mois d'août "Les murailles de Samaris", et j'en sors un peu déroutée.
Généralement j'aime bien, les bandes-dessinées de science-fiction, mais là je dirais que c'est plutôt un univers indéfini, comme dans une pièce de théâtre avec des décors fictifs et changeant. Le héros est mandaté pour enquêter dans la ville de Samaris, ses journées à déambuler dans les rues donnent un sentiment de grand vide, comme s'il n'était qu'un spectateur d'une mise en scène et non un acteur.
Par contre niveau dessin, j'aime beaucoup le trait et la couleur de l'auteur. C'est très fin et détaillé.
Je ne saurais dire si j'ai vraiment aimé, mais ça interpelle. Pour mieux comprendre cet univers, il va falloir je pense que je lise les suites.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MusardiseMusardise   02 février 2015
Je commençais à ressembler aux autres habitants de Samaris, promeneur à demi léthargique parcourant chaque jour les mêmes ruelles.
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CS_ConstantCS_Constant   23 septembre 2016
Ainsi en avait décidé le conseil, la mission serait longue, ont-ils ajouté, mais quasiment sans danger. Assurément il ne se passait rien à Samaris... Il n'y avait rien d'autre qu'une rumeur sans fondement...
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jovidalensjovidalens   28 novembre 2011
Ville tentaculaire (...) il lui fallait, pour se maintenir, actualiser sans cesse sa provision d'images.
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MusardiseMusardise   02 février 2015
Pourquoi ne voyait-on jamais d'enfants à Samaris ? Pourquoi tant de portes étaient-elles condamnées ?
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MurielTMurielT   13 septembre 2015
Les trajets en altiplan étaient toujours effroyablement long ne pouvant voler qu'à très basse altitude l'appareil était obligé de contourner toutes les villes.
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