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ISBN : 2203343060
Éditeur : Casterman (04/05/1993)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 128 notes)
Résumé :
Désireux de compléter le plan d'Urbicande, que dépare à ses yeux un regrettable manque de symétrie, Eugen Robick, l'urbatecte officiel de la ville, va être confronté au développement inexorable du Réseau sorti d'un mystérieux cube découvert sur un chantier. In contrôlable, le Réseau bouleversera toute la vie de la cité et de ses habitants, à commencer par celle de l'austère Robick. Il rencontre Sophie, tenancière d'une maison close, se brouille avec son plus vieil a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  17 novembre 2014
Le premier tome du cycle des cités obscures (1983) invitait le lecteur à s'attacher aux pas de Franz Bauer (habitant de Xhystos) pour découvrir Les murailles de Samaris. Ce deuxième tome est paru pour la première fois en 1985, réalisé par Benoît Peeters (scénario) et François Schuiten (dessins). Il est en noir & blanc.
Le tome s'ouvre sur un texte en gros caractères de 7 pages (avec une petite illustration sur chaque page), un courrier dans lequel l'urbatecte Eugen Robick s'adresse à la Commission des hautes Instances, pour évoquer la nécessité impérieuse d'approuver son projet de troisième pont reliant la rive nord à la rive sud de la cité d'Urbicande. Puis le reste du récit prend la forme d'une bande dessinée traditionnelle. le lecteur suit Eugen Robick dans son travail. Dans la première scène, il est installé à son énorme bureau en train de contempler une forme cubique (uniquement les 8 arêtes d'un cube évidé) posé devant lui. Il s'agit d'un artefact ramené par un chef de chantier très intrigué par cet objet à la fonction mystérieuse et indiscernable. Robick est finalement plus préoccupé par l'avis que la Commission des hautes Instances émettra sur son projet de troisième pont. Avec son ami et collègue Thomas Broch, ils décident d'aller rencontrer ladite Commission pour infléchir leur décision. le lendemain, il se rend compte que le cube à commencer à pousser, les arêtes se prolongeant et la taille du cube augmentant, alors qu'il est posé de guingois sur son bureau, les arêtes s'immisçant dans la matière même du bureau sans la dégrader.
Le rapport de Robick permet aux auteurs d'établir le contexte d'Urbicande : une ville à l'architecture fonctionnelle, totalitaire et monumentale. Dans les pages, il est possible de détecter l'influence du Bauhaus, mais aussi de constater que cette architecture monumentale écrase les individus, les rendant insignifiants du fait du rapport d'échelle. Tout au long de l'histoire, le lecteur pourra prendre plaisir à observer les éléments qui participent de cette domination sur l'individu. Cela va des escaliers imposants, aux portes de 5 mètres de haut, en passant par les espaces si gigantesques qu'ils ne peuvent être jamais remplis par les individus, en passant par ces fauteuils qui semblent être en pierre, avec un dossier si incliné que la personne semble reposer au point de gésir une fois assise. La hauteur de la chaire dans à partir de laquelle Robick s'adresse à la Commission lors d'une session extraordinaire (pages 46 & 47) lui permet de dominer l'assistance, à la fois physiquement, mais aussi par son intelligence. Cette architecture contraint les habitants à la soumission, et réserve de rares espaces à la nature, elle aussi canalisée sous la forme de jardins à la française.
Face à cette architecture, l'apparition du cube (non, plutôt l'apparition du réseau Robick) et son développement fait figure de grain de sable, de facteur X dans cette ordonnancement si bien planifié. Mais le cube lui-même est une figure géométrique implacable, tout aussi étrangère à l'humanité que cette architecture tendant vers un ordre parfait, tout aussi stérile. D'ailleurs cette superstructure cubique trouve son écho dans l'aménagement de la salle où Robick fait son discours à l'académie (en particulier les cubes du plafond). Dans ce second tome, la méticulosité de Schuiten fait à nouveau des merveilles pour que le regard du lecteur puisse contempler ces bâtiments dans chaque case ou presque, pour pouvoir s'imprégner de cette ville, comme s'il s'y promenait aux côtés des personnages. La sensation d'immersion est encore renforcée par la maîtrise technique de Schuiten qui sait comment représenter des poutres, des câbles, des fers à bétons, un toit de tuile, en cohérence avec les techniques de construction.
Peeters et Schuiten placent le lecteur aux côtés de Robick qui semble toujours avoir un train de retard, qui subit chaque changement arbitraire de la structure cubique, ainsi que ses conséquences. A plusieurs reprises, il peut apprécier que Peeters le fasse agir comme un scientifique (sa fonction d'urbatecte cumulant les fonctions d'architecte et d'urbaniste), adoptant une démarche scientifique qui commence par l'observation, l'élaboration de théories, et leur vérification. C'est ainsi que Robick tente d'établir un modèle afin de pouvoir prévoir les évolutions futur du réseau. Il n'a pas la prétention de contrôler ce phénomène inexplicable, mais il souhaite pouvoir le comprendre et le décrire dans un modèle mathématique. Robick observe et conserve une trace des évolutions découlant de l'existence du réseau, dressant un portrait partiel des effets de cet agent du changement.
Comme dans le premier tome, François Schuiten adapte ses prises de vue à la thématique du récit. Il a choisi le noir & blanc ce qui confère une ambiance plus austère au récit, en cohérence avec cette société se rigidifiant dans le carcan de son architecture fonctionnelle. Au détour d'une case ou d'une autre, il est possible de détecter quelques traces ténues des influences de Schuiten, en particulier dans sa manière de figurer les textures, un peu de Moebius et un peu de Léon Benett (l'artiste qui a illustré 25 des voyages extraordinaires de Jules Verne). Les personnages sont à nouveau dotés d'une garde robe stricte, évoquant la fin du dix-neuvième siècle ou le début du vingtième, avec des styles de coiffure et de barbe correspondants. Les différents angles de vue de la cité se complètent pour offrir une vue d'ensemble d'une parfaite cohérence spatiale. S'il compose chaque planche sur la base de cases sagement rectangulaires, il en fait varier les dimensions pour rendre compte de la nature de l'action représentée (en particulier les cases très étroites quand Robick tente de s'échapper de l'enchevêtrement du réseau dans son bureau).
Contre tout attente, le lecteur découvre un récit qui n'a rien de sinistre ou de désespéré. Pour commencer, comme pour Robick, l'état d'esprit qui prévaut est la curiosité. Qu'est-ce que ce réseau ? Quelle est la métaphore qui se cache derrière ces arêtes (au-delà du simple agent de changement) ? Quelles seront les prochaines évolutions du réseau ? Comment la société d'Urbicande va-t-elle s'adapter ? Il s'agit d'un récit qui invite le lecteur la réflexion, à l'interprétation, à exprimer ce qui n'est que sous-entendu. Qui plus est, Peeters sait se montrer facétieux avec discrétion. Il y a bien sûr Robick qui décide de ne pas appeler le phénomène un cube (une référence transparente au Rubik's Cube. Il y a la profession de Sophie dont la petite entreprise prospère grâce au réseau et il y a l'addenda de 1997. Peeters se permet un bon pied de nez aux lecteurs intellectuels en proposant 3 théories différentes sur le sens réel du réseau Robick, sachant que la troisième est en fait constituée de 10 hypothèses différentes. Il y a le sous-entendu ironique sur l'incapacité de la classe dirigeante à gérer le changement, encore moins à l'anticiper. En outre, pour le lecteur investi dans cette série, il y a également le plaisir de chercher des indices sur d'autres lieux de ce monde, en scrutant la carte dans le bureau de Robick, qui comprend une partie du continent, ainsi que plusieurs noms de cités (Xysthos et Samaris, mais aussi Sodrovni, Mylos et Gorona).
Avec ce deuxième tome, Peeters et Schuiten prouvent que le dispositif des cités obscures leur permet de raconter une nouvelle histoire à l'intrigue envoûtante, avec un personnage moins psychorigide qu'il n'y paraît (souhaitant ordonner son environnement pour mieux le contrôler, mais en proie à des doutes latents), sans se complaire dans la sériosité. En parallèle de "La fièvre d'Urbicande", Schuiten et Peeters s'étaient amusés à produire un fac-similé de l'opuscule de Régis de Brok, illustré par Robert Louis-Marie de la Barque, et annoté par Robick. Il est possible de le consulter sur le site altaplana[dot]be.
Ce tome a été complété par 2 addenda : la légende du réseau (un texte rédigé par Isidore Louis, avec des illustrations, dans lequel Peeters s'amuse donc à donner lui-même des interprétations multiples au réseau) et une bande dessinée de 3 pages mettant en scène Eugen Robick très âgés, séjournant dans une ville réelle (de notre monde) dont l'architecture lui semble aussi totalitaire que celle d'Urbicande (le lecteur découvrira le point de vue de Peeters et Schuiten sur une ville nouvelle récente d'Amérique du Sud).
En 1987, ils ont réalisé 2 albums : La tour (le troisième tome permettant de découvrir une nouvelle cité sous forme de bande dessinée) et L'archiviste (un hors série rassemblant des illustrations de nombreux lieux de ce continent, dans un dossier rassemblé par Isidore Louis, chargé de recherches à l'Institut Central des Archives, l'auteur de l'addenda de 1997). Les rééditions entamées en 2007 ont réintégré "L'archiviste" dans le cycle en troisième position, "La tour" devenant le quatrième tome du cycle.
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ATOS
  09 décembre 2016
09.12.2016. année terrienne / 19h50 temps terrien, hémisphère nord, température extérieure : 7 °c , température relevé à l'intérieur du cerveau : 37.2 °C ../ Rapport Atos /// - Une PNI ( polution non identifiée ) m'oblige a maintenir mon cerveau en vol stationnaire au dessus de la Terre. Ces quelques heures de repos forcé, me donne l'occasion de mettre à jour le carnet de mon dernier voyage.
Cela fait maintenant 10 jours que j'explore peu à peu le monde des cités obscures. Mondes découverts par les deux capitaines de vaisseau : Schuiten et Peeters.
Urbicande , une des cités obscures, a connu une terrible fièvre. Cette cité coupée en deux, a vu se développer un réseau dont la nature, et la structure n'avaient jamais pu être observées jusqu'à lors ni dans le monde visible, ni dans aucun monde invisible.
Un cube pouvant se reproduire de façon autonome a pu tisser un réseau à travers les mondes. de l'infini petit à l'infiniment grand, à partir de son état de cellule embryonnaire, elle a pu par son expansion libérer chaque cité.
Nul ne sait d'où provient cet objet, nul ne comprend son but, nul ne sait quelle force le régit. Une seule certitude : cette force a la faculté de former un corps par la création d'un tissu urbain et de relier les points d'un ensemble. Les conséquences de son évolution, de ses transformations, provoquent des bouleversements d'ordre structurel, social, spatial, politique, culturel, , économique, tels qu'ils est impossible de prévoir encore aujourd'hui avec certitude leurs retombées.
En architecturant l'espace, ce cube permet aux habitants des cités de se déplacer librement, d'échanger, de se rencontrer, de communiquer, ouvrant des voies de communications nouvelles. M Robick est à ce jour le dernier urbitecte a suivre l'évolution de ce réseau. Il a pu cartographier son évolution naturelle. Les plans sont actuellement entre les mains du nouveau pouvoir politique d'Urbicande. Leur projet ? Reconstruire à l'identique le réseau à l'échelle de la cité. Permettant par conséquent au nouveau pouvoir politique de maîtriser l'ensemble du réseau.
D'après Robick La réalité de cet objet ne pouvant s'inscrire que dans un développement naturel et vivant tout maintien ou recréation artificiel de ce réseau ferait basculer la cité dans le chaos.
A ce jour seul le rapport de Robick a pu être retranscris. Je n'ai à ce jour reçu plus aucune tinformation d'Urbicande. Toute communication semble malheureusement coupée…
Vous l'aurez sans doute compris j'ai de nouveau fait un étonnant voyage grâce au talents conjugués de Schuiten et Peeters. le graphisme est admirable. le scenario est, je trouve, pour l'instant le plus riche et le plus complexe de la série des cités obscures. Mais je ne présume de rien, il me reste toute une galaxie à visiter !
Les hypothèses émises dans la partie consacrée à la légende du réseau valent leur pesant de philo.
J'ai, je l'avoue, un faible pour un des parcours idéologique de l'hypothèse, à savoir :
«  Dans une société capitaliste et pré-nazie, avec la complicité objective d'individualistes décadents, une structure dissidente s'impose et conduit droit au fascisme »...Intéressant non ? Terrifiant.
Je vous invite à aller découvrir les autres parcours, on bien à en inventer.
Astrid Shriqui Garain .
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oblo
  17 juillet 2016
A première vue, Urbicande est une cité modèle. Tout du moins sa rive sud. Largement remaniée par l'urbatecte Eugen Robick, qui en a fait son manifeste architectural, la ville est cependant coupée en deux par un fleuve et la rive nord, délaissée, croupit dans l'ombre et l'anarchie urbaine. Robick, en début de récit, propose justement la construction d'un troisième pont qui, en plus de permettre l'union un peu plus complète des deux rives, garantirait la symétrie du projet. Alors que celui-ci est refusé par les autorités de la ville - un collège tout-puissant de commissaires -, Robick constate qu'on a apporté sur son bureau un bien étrange objet : un cube parfait dont les propriétés étranges vont se révéler dans les jours et les mois suivants.
En effet, le cube grandit de façon exponentielle, s'auto-générant et pénétrant les matières, quelles qu'elles soient. Si Robick y voit un objet scientifique dont il faut respecter et regarder attentivement l'évolution, autour de lui les gens s'inquiètent ou s'excitent. Ce cube, que l'on considère comme l'invention de Robick, prend bientôt des proportions gigantesques, tissant des liens entre les deux rives d'Urbicande, permettant la libre circulation des personnes malgré les autorités. le "réseau Robick" bouleverse complètement la vie de la cité : outre le pont qu'il constitue entre les deux rives, le manque total de contrôle des autorités remet en cause leur légitimité, et bientôt leur pouvoir. de nouveaux projets politiques apparaissent tandis que Robick se lance dans la cartographie de la nouvelle Urbicande. Mais le réseau grandit à nouveau, libérant Urbicande de son emprise.
Deuxième opus de la série des Cités obscures, La fièvre d'Urbicande est un album à la fois très beau et porteur de questions architecturales et sociales, et dont le sujet rappelle quelque épisode historique. L'architecture y apparaît comme ce qu'elle fut tout au long de l'Histoire, comme un art politique en premier lieu qui contraint les hommes et est un marqueur idéologique fort. Les deux rives d'Urbicande s'opposent aussi en cela : aux espaces de la rive sud qui sont aérés et structurés par des édifices grandioses, mais qui sont vides de monde, s'oppose une architecture en rondeur et à taille humaine de la rive nord, pleine de vie aussi. La fausse symétrie du réseau permet de tisser le lien entre les deux rives et est générateur, du point de vue des autorités politiques, d'anarchie aussi bien architecturale que sociale.
Servi par un dessin superbe et minutieux ainsi que par une mise en page qui multiplie les plans de vue, les perspectives et les détails architecturaux, le récit peut être également perçu comme une mise en abîme de notre propre histoire puisque l'histoire d'Urbicande n'est pas sans rappeler celle de Berlin : une même ville séparée de façon définitive par un mur - qu'il soit de béton ou d'eau -, et dont la rigueur d'une des parties - ou des rives - est marquée par une symétrie porteuse de sens politique mais non pas de vie sociale. Si les autorités veillent à ce que les deux rives soient strictement séparées, elles ne peuvent rien dès lors que la frontière a été franchie et que le mur - quel qu'il soit - a été fissuré.
Loin de sacrifier à la rigueur de l'art les envolées poétiques, La fièvre d'Urbicande trace aussi le destin d'un homme, Eugen Robick qui, marginalisé par son intransigeance vis-à-vis des commissaires, devient le symbole du renouveau d'Urbicande. Mais, homme de l'art avant tout, c'est à l'architecture qu'il consacre à sa vie, démontrant que l'engagement, même le plus jusqu'au-boutiste, peut être apolitique.
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Bigmammy
  31 juillet 2013
Urbicande est une ville en pleine reconstruction. Tout y est planifié de façon rationnelle. Les personnages portent des noms à consonance germanique comme Eugen Robick, l' « urbatecte » en chef qui a conçu cette cité idéale, telle la Germania jamais construite par Hitler … Ici aussi, comme dans le Berlin d'avant 1989, la cité est divisée en deux secteurs parfaitement étanches. Passer d'une rive à l'autre du fleuve, en dehors des points de contrôle situés sur les deux ponts déjà construits, peut coûter la vie … Pourtant l'architecte-urbaniste fait tout ce qu'il peut auprès des autorités pour construire ce troisième pont qui achèvera la symétrie du projet ….
Mais les dirigeants s'y opposent : pas question de faciliter l'intrusion des « pauvres » de la rive nord dans la partie policée d'Urbicande. C'est sans compter sur la découverte d'un étrange petit cube qui va bouleverser la tranquille perspective de la ville et la réunifier dans une fugitive utopie. Un cube dont les arêtes vont croître, croître, indéfiniment, transperçant cloisons, maisons, corps, de façon irrépressible …. Une extraordinaire vision de l'incapacité humaine devant un phénomène qui dépasse l'entendement. Un développement subversif qui fait exploser les institutions et relie les hommes, une vision prophétique de ce qui va se passer avec l'écroulement du monde soviétique – la BD a été publiée en 1986 !
Graphiquement, Schuiten joue sur les deux plans de l'architecture classique des années 30, telle celle des gratte-ciel emblématiques de New-York ou de Chicago, et aussi avec une référence explicite aux immeubles de la Sécession viennoise. La beauté formelle du dessin, les détails des costumes clairement datés de la première partie du XIXème siècle, un peu à l'image de Schubert … l'utilisation exclusive du noir et du blanc créent un espace-temps tout à fait particulier. Cependant, les références politiques sont très contemporaines.
Quant au scénario, son caractère fantastique et poétique laisse pantois … Je ne connaissais que « La Tour », le troisième opus des Cités obscures … cet épisode est un délice.
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MurielT
  20 septembre 2015
Les Cités obscures Tome 2 - La fièvre d'Urbicande - Schuiten – Peeters
Ce second tome des cités obscures s'ouvre sur une lettre d'un certain E Robick, architecte qui se plaint aux instance supérieures. De grands projets architecturaux et urbanistiques ont été laissé en plan et de ce fait la cité d'Urbicande manque de symétrie.
Ensuite toute l'histoire tourne autour d'un cube qui atterrie sur le bureau de Robick et se met à grandir et grossir et fini par envahir tout l'espace de l'immeuble et de la ville et voir plus.
Cette histoire est aussi étrange que "les murailles de Samaris", mais les dessins sont fantastiques. Toute la BD est en noir et blanc, ce qui donne beaucoup plus de force aux dessins. Au fil de l'histoire on suit l'évolution de ce fameux cube qui semble être là pour rassembler les êtres et les choses mais aussi pour les désunir ?
Comme dans le premier tome le héros semble devenir fou mais je n'en suis pas sûre .
Très énigmatique tout cela.
Mais j'ai emprunté les 5 tomes à la Médiathèque donc je poursuis mon exploration des Cités Obscures et tout s'éclairera peut être à la fin. Qui sait ?...
Challenge ABC 2015/2016
Challenge le tour du monde
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   02 février 2015
24 juin. Impossible de travailler ce matin.
Klaus et Friedrich sont venus en grand émoi m'apporter une sorte de cube qu'ils ont exhumé en creusant pour le chantier Von Hardenberg.
L'objet aurait occasionné le bris d'une lame d'extracteur tant il serait solide.
A l'observer froidement, il n'a pourtant rien de très remarquable. C'est une simple structure cubique totalement vide dont les arêtes ne doivent pas dépasser quinze centimètres.
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paulotletpaulotlet   29 novembre 2012
Le réseau est entré dans son âge cosmique. Loin de disparaître, Monsieur, il grandit chaque jour à travers la voûte céleste! Son extension ne s'arrêtera plus, il va tresser une toile immense au milieu de la galaxie.
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MusardiseMusardise   02 février 2015
Comme malgré moi mes yeux ne cessent de revenir se poser sur le cube.
Je n'avais pas remarqué tout à l'heure ces pointes qui prolongent, presque comme des bourgeons, chacune des extrémités de l'hexaèdre...
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MusardiseMusardise   02 février 2015
D'abord, j'ai cru à une hallucination tant le réseau s’était développé autour de moi. Il occupait presque l'entièreté de la pièce, m'emprisonnant dans l’échafaudage qu'il venait de former.
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MusardiseMusardise   02 février 2015
Le cube (si l'on pouvait encore l'appeler de ce nom) s'était si fortement développé pendant les quelques heures qu'avaient duré mon absence, qu'il y avait là, déjà, comme l'amorce d'un treillis.
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Videos de François Schuiten (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Schuiten
Née en 1982 de la collaboration de François Schuiten et Benoît Peeters, la série Les Cités obscures est aujourd?hui une ?uvre culte, avec 1,2 million d?exemplaires vendus en français et des traductions en une quinzaine de langues. S?ils se nourrissent de références à notre monde, notamment sur le plan architectural, les albums des Cités obscures s?inscrivent dans un univers parallèle au nôtre, dont la singularité s?est affirmée davantage à chaque nouveau tome.
« Une peinture monumentale d?un monde labyrinthique et kafkaïen ! » Katsuhiro Otomo
http://bit.ly/LesCitesObscures
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