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EAN : 9782757863657
216 pages
Éditeur : Points (05/10/2017)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Les tribulations de Gaby Aspinall, salaud cynique et misanthrope, pourtant un brin attachant, acheteur dans une multinationale dont il concurrence sans peine l’amoralité. Il déteste, en vrac, les syndicats, Nespresso, Alain Souchon, le rugby, ce sport de gros cons… Un livre drôle et corrosif, rythmé par des dialogues enlevés. Houellebecq revisité par Iain Levison.
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  21 novembre 2018
“Mauvais coûts” est un mauvais coup de mon pote babeliote koalas, assené par le coup d'une unique citation ! Décidément les billets et les citations de ce site me rendent de plus en plus vulnérable....
Mais revenons aux choses plus sérieuses.
Le sujet du bouquin est un mec, Gaby, acheteur dans une grande boîte qui passe son temps “à gratter des pourcentages sur des fournisseurs souvent pris à la gorge qui ne peuvent pas lutter contre un grand groupe et qui s'allongent, toujours, systématiquement.” Quarante ans passé, célibataire, il passe le reste de son temps à tester sa résistance à l'alcool et aux plaisirs de la chaire. Rien de bien original et de rigolo dans le fond. Mais c'est sans compter sur le langage familier un brin vulgaire, à l'humour grinçant de l'auteur et la philosophie existentialiste légère de misogyne cynique ( ouille! j'ai forcé, mais je ne trouve pas mieux ) qu'il attribue à Gaby, qui réussissent à merveille à nous faire rire et divertir. Mais faut que j'avoue, le cynisme et la misogynie du mec m'ont lessivée 😹!
Une excellente satire du monde des affaires et de nos vies contemporaines, laquelle sans le superbe emballage désopilant de Jackie serait d'une infinie tristesse. Avec un petit suspens en prime, un très bon moment de lecture !
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nameless
  06 mai 2020
Il n'y va pas de main morte Jacky Schwartzmann, tout le monde en prend pour son grade, les rugbymen, la cgt, les députés, Alès et Arras classées parmi les villes les plus moches de France, George Nespresso ou Alain Souchon... Ah, surtout Alain Souchon... Le chapitre intitulé "Alain Souchon et la double pénétration" est un morceau d'anthologie littéraire digne de Michel Audiard pour l'humour, de San Antonio pour le langage fleuri, avec une touche de Rocco Siffredi pour la poésie... Autant dire que question élégance et finesse, il y aurait à dire, car l'auteur n'a peur de rien, il dynamite, disperse, ventile, éparpille façon puzzle les entreprises, les communicants et leur culture limitée au powerpoint, la politique, le sexe, les relations familiales, les codes du roman noir. C'est un festival !

Il a beaucoup à raconter Gaby, la coupe est pleine, il déborde de partout, absolument de partout, le burnes out le guette. Acheteur expérimenté chauffé à blanc par son N + 1 et ses excitantes fesses, il sait comment saigner les fournisseurs pour augmenter la marge... Il connaît les ficelles du métier, il se décrit comme un survivant, un prédateur, une pourriture attachante qui boit sec et saute (sur) tout ce qui bouge, même si ce qui bouge a l'apparence d'une otarie. Dans sa vie, pas grand chose ne va non plus, son foie déconne, son père meurt... Et Alain Souchon le déprime, l'horreur absolue. Gaby est alainsouchonisé !

Mauvais coûts commence comme une grosse farce grivoise qui provoque le rire tant les situations sont outrées et le vocabulaire grossier (mais non vulgaire). Personnellement, je suis une excellente cliente de ce type d'humour léger et distingué. Mais comment expliquer qu'insensiblement le rire jaunit lorsque l'on comprend que l'auteur nous tend un miroir dans lequel nous pouvons observer notre propre reflet ; comment expliquer que les provocations deviennent lucidité ou comment il parvient à nous embuer les yeux quand il parle avec tendresse du décès de son père et du vidage de sa maison.

Un excellent et original moment de lecture, qui se termine d'une manière inattendue et bien sûr, amorale, je n'en attendais pas moins.
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Jeanfrancoislemoine
  12 juin 2018
Je ne connaissais pas du tout Jacky Schwartzmann.Je l'ai rencontré samedi dernier à l'occasion de"vins noirs",un fort sympathique petit salon qui,dans les rues de Limoges,réunit 15 auteurs de polars et 15 viticulteurs.Succès grandissant depuis 7 ans.Bon,je bavarde,je bavarde et,bien sûr, je bavarde aussi avec l'auteur,un jeune homme très sympa.
Comme je ne le connais pas,et le lui dis,bien entendu,je lui prends l'ouvrage"mauvais coûts ",en poche car,comme je vous l'ai dit,il y a 15 auteurs!!!!!
Je vous lis sa dédicace:"C'est l'histoire d'un salaud attachant....mais d'un salaud quand même. "
Le livre est"petit"et j'ai vraiment envie de découvrir ce "gentil salaud",Gaby Aspinail.Bon,Gaby,il est marqué par la vie dès sa naissance,abandonné par une mère"qui buvait plus que Gainsbourg et ressemblait à Paul Préboist."Il est élevé par son père dont il nous reparlera dans l'intrigue.
Gaby,il est acheteur dans une multinationale.Il est bien à sa place,évolue avec aisance,sans état d'âme, toujours prêt à donner "le coup de pied de l'âne, pourvu que ça rapporte".Il faut bien vivre!!!!
Pourtant,dans sa vie,rien ne va.Et il nous le dit,et il en déprime. ..Et c'est là que je trouve du talent à l'auteur.La description du monde environnant est jubilatoire ou déprimante.Rien ne va,tout lui tombe sur la tête. Sincèrement, j'ai ri,revivant des situations dont j'avais l'impression qu'elles m'étaient familières. Et puis j'ai été très ému par sa description de la maison paternelle vide,notamment.J'ai été très convaincu par cette quête du bonheur dans un monde (le nôtre )insensible à autre chose que l'équation, bonheur=fric.
Banal?oh non...La fin est géniale, vraiment,du roman noir,quoi.
Quant au langage,parfois,c'est du lourd....mais nous sommes costauds et puis ca va si bien dans le contexte.
Il m'a bluffé, le "gentil garçon" du festival "vins noirs 2018 "de Limoges.Mais quand même, où vont ils trouver tout ça ces auteurs?Ils sont doués quand même.
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koalas
  21 novembre 2018
Gaby acheteur dans une grande multinationale
frise la cinquantaine, l'heure des bilans...mais pas pour lui.
Toujours à pester contre tout,
à ne faire aucune concession,
à profiter de la moindre opportunité,
à essayer à tout prix de grimper
et à reluquer le postérieur de sa supérieure...
Pas l'air de s'arranger avec l'âge
surtout qu' il fait des crises d' aérophagie
et tourne au Get 27
faut s'attendre au pire...
Bienvenue dans le monde de le la grande entreprise
vu par un être totalement amoral,
pour qui tout s'achète et se vend,
qui ne peut pas blairer les clients, les syndicats,
les formateurs, les power point...
Produit formaté d'un système qui s'essouffle,
Gaby envoie le gaz !
Pousse aussi un peu trop le (tire)bouchon
et part complètement en vrille.
J'ai adoré ce petit roman noir déjanté drôlement bien tourné.
Un très bon coup de Jacky Schwartzmann !
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torpedo
  20 avril 2020
En commençant ce livre, j'étais persuadée de tenir en mains un policier américain à la couverture moche. Pas du tout. Non seulement l'auteur est français, mais le contenu relèverait plutôt d'une étude sur le capitalisme galopant.
Gaby Aspinall nous raconte son quotidien de célibataire désabusé, sa vie, ou plutôt sa non-vie, son non-amour, son travail d'acheteur pour une boîte en crise sur le point de se faire racheter par un groupe américain. Ecrit à la première personne, à se demander si ce récit ne serait pas en grande partie autobiographique.
Nous comprenons mieux pourquoi l'auteur a choisi de citer une phrase de Houellebecq pour débuter son livre : ‘Tout peut arriver dans la vie, et surtout rien'. (Plateforme) Sur un ton cynique, Jacky Schwartzmann nous donne une vision anticonformiste et pointe les dysfonctionnements de notre société. Il réussit le tour de force d'être diablement drôle et plein d'humour sans se prendre trop au sérieux. Une satire à savourer.



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critiques presse (1)
Lexpress   09 novembre 2016
Acheteur pour une multinationale, le narrateur de ce roman désopilant porte un regard sans concession sur l'entreprise.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   21 novembre 2018
Dans la vie, les étrangers qui se frottent les uns aux autres pour le boulot ne s’arrêtent jamais pour se dire : « Eh mais, qu’est-ce qu’on fout là, nom de Dieu ? » On a tous envie de faire des pauses et ça nous saoule tous de faire semblant de croire à ce qu’on dit, mais on y va. On se dit que tout ça c’est des conneries et que la vraie vie on la manque et puis un jour on comprend : y a pas de vraie vie. La vraie vie, c’est justement ça : faire semblant de croire à ce qu’on dit, à ce qu’on fait.
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BookycookyBookycooky   21 novembre 2018
C’était nouveau chez Arema, toute notre comptabilité était gérée en Inde. Oui, Monsieur : c’étaient des Indiens avec des noms tout pourris qui enregistraient les factures de nos fournisseurs. Ils ne comprenaient rien à nos contraintes, ils faisaient chier pour une virgule ou un centime et ils ne parlaient pas français. Nous, les Français, on parlait anglais grâce à Google traduction, alors se téléphoner pour s’expliquer, vous imaginez même pas.
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namelessnameless   06 mai 2020
Une collègue de Vandœuvre, à côté de Nancy, s’était fracturé le sacrum en chutant dans des escaliers. Cela nous valait un message en anglais nous expliquant qu’il fallait toujours tenir la rampe quand on descendait des escaliers, qu’il ne fallait jamais descendre des escaliers en portant des objets lourds, qu’il ne fallait jamais descendre des escaliers dans l’obscurité, qu’il ne fallait jamais descendre des escaliers avec des semelles glissantes. Quelque part dans le monde, un type venait d’écrire à trente mille collaborateurs pour leur expliquer comment on descend des escaliers. Absolument personne ne se dit : « Mais, putain, c’est quoi le sacrum ? » Absolument personne ne se rebelle contre cette infantilisation.
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namelessnameless   07 mai 2020
Il déblatérait des théories sur les relations entre salarié et salarié, entre commercial et client, entre deviseur et acheteur : que du pipeau. Une imposture, hyper bien rémunérée. Je m’étais souvent fait la réflexion que je ferais bien moi aussi de me lancer à mon compte dans le consulting, cette arnaque planétaire. Un beau costume et de belles dents, il ne faut rien de plus, juste mettre un pied dans les grands groupes. Ils ont des budgets de malade pour la formation professionnelle, dont ils se branlent à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Mais ils ont un budget et un budget, dans ces boîtes, ne sert qu’à une seule chose : être dépensé.
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MimekoMimeko   28 avril 2018
Bref, la vie. La vie merveilleuse de l'entreprise moderne et si chère à Itsuka, l'entreprise qui a quintuplé ses capacités avec l'informatique et ses outils récents. Le MRP. Le logiciel SAP. Tout ça. L'optimisation des flux, les flux tendus, la réduction des stocks et donc des coûts. Tout se résume à un seul verbe : optimiser. Tout optimiser. Y compris les personnes. Il ne nous reste plus qu'un dernier bastion à éradiquer : la pause-café, la convivialité. Parce que la convivialité, c'est du temps, et le temps c'est de l'optimisation manquée.
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