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ISBN : 224681202X
Éditeur : Grasset (06/04/2016)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 9 notes)
Résumé :
1897, Scotland Yard, Londres. Le dossier Jonathan Weakshield est réouvert. Ancienne grande figure de la pègre, il avait été déclaré mort quinze ans plus tôt. Chef du Seven Dials, quartier redouté des bas-fonds londoniens, il y a fait régner l’ordre et la terreur au côté du Viking, le maître des gangs de la capitale, officiellement pendu en 1885.
Les empreintes retrouvées sur une lettre à une inconnue prouvent que Weakshield est vivant. Tandis qu’un inspecteur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Missnefer13500
  25 juin 2016
5 ans après son décès John Weakshield, le boss d'un quartier malfamé de la capitale Londonienne, bras droit du Viking , le plus redoutable maitre des gangs de Londres refait surface.
Sur ses traces un inspecteur de Scotland Yard, atteint de phtisie s'obstine tandis que le jeune Louis reporteur au Daily News mène l'enquête sur un homme qu'il juge "magnifique"
Un peu dérangeant de suivre cette histoire dans les pas du reporteur , d'un chef de gang qui fût parfois impitoyable , et que Louis semble quelque peu idolâtrer. Effrayant aussi de voir que la presse peut créer une image floutée et voire même truquée.
L'auteur dresse le portrait de l'homme le plus redouté d'Angleterre Nous remonterons son histoire de son enfance en Irlande, survivant de la grande famine de 1845, aux rues de Londres . Nous y ferons la connaissance de Fine. Et peut être que nous y trouverons des justificatifs de ses actes et de ses comportements, ou pas, toujours est il que l'auteur nous incite a nous poser cette question : le passé influe-t il sur sur ce que nous sommes ?
Nous plongeons au coeur des bas fonds londoniens à la fin du XIXème siècle, je connaissais ( de nom) le quartier célèbre Whitehipal par son tristement célèbre Jack l' éventreur, il semble que ce dernier n'est pas eu à lui seul l'apanage d'une réputation de malfamée.
Par l'intermédiaire des journalistes du Daily News, et des enquêteurs de Scotland Yard, l'auteur nous livre un roman, puissant nous entraînant à la fin de l'ère victorienne au coeur du tumulte de la révolution industrielle, dans un « Gangs of London » mais aussi dans la société bourgeoise et aristocratique que l'auteur égratigne au passage, avec sa morale de façade.
L'auteur nous brosse donc le tableau d'un homme "magnifique" ( propos de Louis le reporteur) et quelque part nous choque en premier lieu, comment un homme surnommé le loup de Seven Dials peut susciter de tels sentiments ? C'est au fil de l'intrigue que, peut être, nous entre apercevrons un peu de noblesse dans ce personnage,que l'auteur parvient à rendre intéressant, je n'irais pas jusqu'à dire attachant. car il m'est difficile d'adhérer aux valeurs morales , comme la loyauté pour des hommes violents et cruels même si Antoine Senanque trouve des justificatifs dans la nécessité de survivre, dans les rues glauques et miséreuses de la capitale.
Pour autant ,on pourra comprendre et apprécier les liens indéfectibles qui lient certains protagonistes, entre eux , Moe, le professeur, Shallow , Fine et Jonathan, cette histoire d'amitié pour laquelle en fonction de certains codes d'honneur on ira jusqu'à sacrifier sa vie pour l'autre.
C'est aussi une histoire d'amour , de plusieurs à vrai dire, de celui de Jonathan pour Fine ( cependant je n'ai pas tout saisi de cette étrange relation basée sur un passé commun assez sordide, et je n'ai pas du tout réussi à cerner les sentiments de Fine) et d'amours cachés et répréhensibles entre Louis et Seven ( références l'homosexualité et à Oscar Wilde condamné à l'exil)
C'est aussi une histoire de trahisons, dont une qui pourrait passer pour honorable ( et oui les voyous et leur propre morale est un thème important de ce roman ) et toujours des questions sur l'amour qui pourrait transformer certaines âmes noires, ( c'est certainement ce que pensais Zarn) , mais non pas tant que..
Nous visitons donc Londres à l'époque Victorienne, découvrons en chemin l'avancée des progrès en médecine, partageons les débuts de certains précurseurs , Louis Pasteur, Florence Nightingale..
Mais la violence est partout dans cette vie de misère , de pauvreté, elle nous assaille d'un éclat étincelant qui nous fait plisser les yeux et frissonner devant ces actes de barbaries (proxénétisme, d'enfants, mutilation pour accroitre la mendicité) et d'autres actes qui après réflexion nous fait prendre conscience qu'ils ne faut que répondre à une demande. Est ce pour autant un justificatif ?
Certains passages sont donc très durs et peut être dérangerons certains lecteurs, mais c'est aussi très culturellement intéressant.
La fin toutefois m'a laissée assez perplexe, après avoir suivi tout le cheminement de cet enquête , j'ai le sentiment que certains éléments me manquent pour comprendre la relation Fine/Weaksfield.
J'ai beaucoup apprécié le style de l'auteur, qui rend bien les ambiances, souvent assez glauques et brosse des portraits physiques et psychologiques plus vrais que nature. Un roman historique particulièrement documenté, j'ai apprécié le coté culturel de cette histoire.
C'est une découverte à faire. , certains lecteurs se laisseront surement émouvoir davantage que moi par le coté Bad Boy de Jonathan ,je remercie Net Galley et les Editions de m'avoir permis de la faire.
Lien : http://missneferlectures.ekl..
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xnewlo
  01 juin 2016
Tout d'abord, je tenais à remercier Babelio et les éditions Grasset, pour m'avoir offert cet ouvrage lors de la dernière opération Masse Critique. Mon choix s'est porté vers cet ouvrage à la lecture du résumé. Fascinée par l'époque victorienne, ce livre correspondait tout à fait à mes goûts.
Jonathan Weakshield est un dieu de la pègre. Un "Gangster" réputé dans les quartiers de Londres, dans les années 1870. Mais un jour, il est déclaré mort, et l'on entend plus parler de lui...
En 1897, une lettre est retrouvée, destinée à une femme inconnue, portant les empreintes du défunt Jonathan. Comment est-ce possible ? Est-il vivant ? Ou coupable d'une machination ? A Scotland Yard, Steven et Louis, journalistes, vont rouvrir le dossier afin de découvrir la vérité...
Pour ce qui est des personnages, j'ai été ravie de voir qu'ils n'étaient pas des clichés. Louis et Steven paraissent bien modernes pour des moeurs qui étaient à l'époque bien définies... Ou plutôt, ils n'ont pas suivi la vie typique attribuée à l'époque.
Jonathan Weakshield semble être une légende, de par ses exploits, mais aussi grâce à sa personnalité grandement mystérieuse...
Nous avons aussi des personnages secondaires comme Fine, la petite ouvrière de chez Mme Tussauds, ou Moe, un aveugle à l'odorat exceptionnel...
D'un avis général, l'histoire promet un suspense intense, à une époque où les moeurs, la pauvreté, la prostitution, les guerres de gangs, sont bien ancrées. Les personnages, relativement hauts en couleurs promettent un récit riche en rebondissements. J'ai vraiment adoré les références et les mentions de certains monuments de l'époque victorienne: Darwin et ses théories scientifiques, Mme Tussauds et sa chambre des horreurs, Dickens et ses descriptions de la misère des rues, le sanglant Jack l'Éventreur... Et pourtant, il y a un "mais"....
Bien que les personnages aient des caractéristiques et des personnalités originales, l'alternance des points de vue au fil des chapitres ne nous permet pas de nous attacher convenablement à ceux-ci. Ils ne m'ont donc pas paru bien creusés, ou peut-être cela s'explique-t-il par leur nombre important. Quoi qu'il en soit, j'ai eu du mal à m'identifier aux protagonistes et à avoir une vue d'ensemble sur le récit, me demandant régulièrement: mais qui est qui au fait ?
D'autre part, malgré un style riche et très travaillé, l'auteur nous perd vite dans ses nombreuses descriptions, mais aussi dans ses figures de style (ex:des gradations à foison, des synonymes à répétitions etc...) Il est parfois difficile d'entrer dans l'action, et je dois admettre que par moment, j'ai lu en survolant l'histoire. Cela donne un rendu plutôt lent et fouilli... Il manque la petite étincelle qui nous fait perdre haleine au point de ne plus lâcher le bouquin..
En conclusion, malgré des personnages atypiques, et un récit planté dans une époque passionnante pour moi, j'ai trouvé que ce livre manquait de rythme. J'ai aimé le fond, mais pas la forme ( style de langue trop abondant, alternances nombreuses de narrateur etc..). Dommage.
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ChaK_
  23 octobre 2018
Pour visualiser ce qu'est Jonathan Weakshield, le plus simple est encore de donner des références extra-littéraires : imaginez un mix entre Gangs of New York et Peaky Blinders pour le fond, et un film d'enquête journalistique révélant l'histoire pan par pan pour la forme... Oui, moi aussi ça m'a donné envie.
Sauf que bon, en vrai, l'histoire m'a au mieux ennuyée, au pire éloignée du livre. Une sombre histoire de gangs, d'amour, de haine, d'amitié et de rivalité. Malgré des personnages pour une fois assez peu stéréotypés (une pensée pour Moe, le mec qui voit avec son nez, probablement être écrit sous acide) je confesse un manque d'intérêt total et un détachement profond à ces âmes mortes errantes. le déroulement n'a eu à mes yeux aucun but, et la chute fut pire que le reste.
Non, ce qui m'a retenu tout du long c'est surtout le cadre formidable de cette Londres Victorienne des bas fonds. Certes noircie à outrance, ça pue, c'est humide, glauque et malade de partout, mais tout de même bien dépeinte et rendue vivante si un tel mot peut être utilisé pour tout ces tas de viande qu'il nous décrit. L'auteur a aussi envie de parler de beaucoup de chose sur ce 19ème en pleine mutation : De Wilde ou de Tussaud, de médecine ou d'industrie, de trafic ou de mutations sociétales. C'est le côté qui m'a plu, vraiment intéressant, mais malheureusement trop succin et dilué dans le roman, le faisant paradoxalement partir un peu dans tout les sens, servant plus d'aparté que de réel support à la trame.
Je ne retiendrai probablement pas grand chose de ce roman, si ce n'est une image Dickensienne sale et sombre de Seven Dials et l'envie d'en lire encore plus sur un tel siècle de transition.
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Eric01
  02 janvier 2017
Avec "Jonathan Weakshield", Antoine Senanque frappe un grand coup. Dans la veine cinématographique de "Gangs of New York", les images des bas-fonds interlopes de Londres dans les années 1890 défilent sans que l'on puisse y retenir son souffle. Il faut dire que l'air est ici particulièrement vicié et que les cadavres semblent tomber en putréfaction avant qu'ils aient même touché le fond (de la Tamise). Cela n'étonnera personne que l'on croisse Oscar Wilde au détour d'une ruelle, à moins que ce ne soient dans les geôles bien remplies de la prison de Wandsworth. Nulle doute aussi que Jack l'éventreur ait connu Jonathan et son écureuil. Qu'il s'en soit approché à moins d'une coudée, l'histoire ne le dit pas.
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micetmac
  10 juin 2018
Peu de villes ont une renommée littéraire aussi soutenue que Londres. Et la Londres victorienne encore plus !
Un climat. Une ambiance.
Que l'auteur français Antoine Sénaque retranscrit parfaitement. Son JONATHAN WEAKSHIELD, parfaitement documenté, d'une écriture précise, légèrement précieuse (quasi maniérée parfois) n'est jamais aussi bon que dans les digressions, quand il s'éloigne de son sujet. Quand il convoque la présence spectrale de Oscar Wilde, condamné au Bagne, entôlé en France, en sursis. Quand il frémit avec Jack The Ripper...
En revanche, et c'est ennuyeux, on a plus de mal avec ses héros principaux, taiseux, durs au mal, qui cognent et trucident comme d'autres vont acheter le journal. Pourtant le Viking, surnom moqueur donné à un nain difforme mais régnant sur la pègre londonienne est un beau personnage. Weakshield est plus attendu et on ne s'attache guère à ses pas, ses tourments nous laissent froids. Faute d'être réellement développé, incarné... On est plus convaincu par la paire de reporters enquêteurs retraçant la genèse de Weakshield et sa main mise sur les gangs de Londres. Mais cette traque journalistique s'arrête brutalement pour laisser place à un combat final plus convenu.
Antoine Sénanque se contente de survoler cette histoire de la mafia de l'East Side. Il en brosse un schéma narratif à gros traits. le Gangs of London séduisant et prometteur finit en une compilation d'effets de style virtuoses.
On a l'impression dommageable que Sénanque s'arrête au bord du grand roman criminel qu'il aurait pu écrire. Il lui aurait peut-être fallu, pour cela, occulter Wilde, auquel les belles dernières pages de ce court roman sont dédiées. Antoine ne s'est pas résolu à lâcher Wilde.
Je le comprends.
Lien : https://micmacbibliotheque.b..
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critiques presse (2)
LePoint   30 mai 2016
Un "Gang of London" violent et sublime.
Lire la critique sur le site : LePoint
LesEchos   04 mai 2016
Si la violence court tout au long de ce féroce et flamboyant roman où l’on croise les figures d’Oscar Wilde, Jack l’Eventreur ou Madame Tussauds, l’amour pourra se révéler un démon plus cruel encore.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   12 mai 2016
24 octobre 1899
Baie du Cap Mauritius. Île Maurice
Lever du soleil.
L’inspecteur Saul Cumberbatch se pencha sur le corps gonflé et bleui. Une moitié de jambe avait été arrachée par les squales et des crabes s’agglutinaient sur le lambeau de chair à nu. Il relut le nom tatoué sur la poitrine immobile et nota le jour et l'heure dans le petit carnet noir en cuir vieilli qui ne quittait jamais la poche intérieure de sa veste.
- Qu'est-ce qu'on fait, monsieur ? demanda le jeune pêcheur qui avait repêché le cadavre.
- Laissez-le pourrir ici. Il nourrira les nègres.
Le nom de Weakshield se détachait comme une algue noire sous la peau livide.
Fin du voyage, murmura l'adjoint Field, en pointant les lettres du bout de sa canne.
L'inspecteur le regarda avec lassitude, Depuis le début de l'enquête, l'adjoint Field n'avait jamais émis la moindre suggestion utile. Vingt-sept mois de course à travers le monde en sa compagnie, vingt-sept mois à ajouter à la dette de l’Irlandais.
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xnewloxnewlo   01 juin 2016
"On enviait les pires assassins à force de les traiter en être d'exception, "monstres", "prédateurs", "génies du mal", sans jamais souligner la vérité de leur nature: la médiocrité. Les métaphores étaient les auréoles de ces rebuts du monde. Leur gloire diffusait comme une eau sale portant les germes que la morale ne consommait pas, mais qui désaltérait les angoisses. Des hommes croupis."
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Videos de Antoine Sénanque (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine Sénanque
Antoine Sénanque nous raconte les aventures de Jonathan Weakshield, un gamin chassé d'Irlande et qui va gravir les échelons de la pègre.
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