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ISBN : 2896157107
Éditeur : Editions Alire (01/09/2011)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Pierre Sauvé : à l'orée de la quarantaine, veuf, père d'une fille de vingt ans. Sergent-détective à la police municipale de Drummondville, il enquête sur un quadruple meurtre qui a toutes les apparences d'un crime passionnel.

Frédéric Ferland : début de la cinquantaine, divorcé, père de deux adultes qu'il ne voit guère, il cherche depuis des années l'excitation ultime, celle qui donnera un sens à son existence et à la vie en général, qu'il a toujours ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Blondynett
  12 mai 2016
D'abord, un petit avertissement: ce livre est violent, choquant, constitué de scènes insoutenables et abjectes. Et pourtant, je crois bien qu'il relaye simplement ce qui se passe vraiment, à divers endroits dans le monde, peut-être près de chez vous. En fait, nous le savons tous, mais on fait comme si ce n'était pas le cas, on finirait presque même par s'en convaincre. La trame est intéressante, très forte en ce qui concerne les relations humaines d'une part, et - surtout - les relations avec nous-même d'autre part. Que recherchons-nous? Quel est notre but dans la vie? de quoi faut-il se contenter? Qu'est-ce qui nous propulse? Bref, que voulons-nous. L'être humain est - en principe - toute sa vie à la recherche du bonheur. Oui, mais encore faut-il savoir ce qu'il est, ce qu'il représente, mais aussi comment l'atteindre. le bonheur de l'être humain actuel, selon ce livre, est assez particulier, décevant et souvent très vide de sens.
Paradoxalement, iI est parfois juste à nos pieds. L'auteur va très loin. C'est extrême et violent, mais est-ce justement ce que nous sommes et ce que nous recherchons? L'être humain s'ennuie, seul, avec les autres aussi qui, eux-mêmes, s'ennuient avec les premiers. Chercher l'extase, aller toujours plus haut, pour mieux se casser la gueule, souvent.
Encore plus fort pour certains pour qui l'extase ultime n'est pas forcément le fait de faire du mal aux autres, mais de se faire du bien en faisant du mal aux autres... Légère nuance dans un dégradé d'égoïsme.
Le titre du thriller prend tout son sens au bout d'un moment: il faut combler le vide, à tout prix, ça devient une nécessité, c'est vital. le quotidien est le vide: notre entourage, nos relations sont le vide. Notre vie est-elle vide? Il faut combler, colmater. II faut trouver un sens.
En entamant ce pavé de plus de 700 pages, dès les premières lignes, nous sommes confrontés à une violence extrême, des morts violentes, dont des nourrissons (il faut oser). C'est complètement débridé, limite légal parfois, mais ça marche. Concernant l'intrigue, Patrick Sénecal nous dirige vers plusieurs directions, sur quelques axes bien définis, une sorte de manipulation de sa part. Chacun de ces axes est assez perturbant, encore une fois dérangeant, on ne sait pas trop où cela nous amène; il en dit assez sans trop nous en dire non plus. Les chapitres déconstruits nous conduiront finalement vers des réponses qui apparaissent tout d'abord un peu en transparence, puis toujours avec davantage de consistance. L'auteur nous guide là où il le souhaite, et nous tire quelques fois par la manche pour nous remettre sur son droit chemin. Et je précise, subtilement.
Et cette multitude de flashbacks donnent un putain de rythme qui nous laisse totalement accro à l'histoire. L'écriture est froide, violente, laissant apparaître une certaine agressivité, mais aussi d'une fluidité déconcertante. Un "page-turner" dans toute sa splendeur. L'utilisation accrue du présent dans le récit surprend parfois, mais donne un ton intense, direct et glaçant.
Le dénouement, que dire du dénouement? Ça secoue, ça déstabilise et ça fait franchement mal. Il y a toujours une bonne part de vérité dans certaines fictions. Et là c'est évident, c'est flagrant, nous sommes dans notre monde et dans notre société bien réels. C'est indiscutable.
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ondelune
  18 septembre 2016
Entre vie et vide, cela ne se joue qu'à une lettre disais-je. Ici, vide prévisible est ce qui me vient à l'esprit. Si j'avais vraiment apprécié la première partie qui pose les décors et les personnages, je savais déjà comment tout se terminerait. La présence de tous les ingrédients dont la fameuse scène choc avec Nadeau qui conditionne le reste... de bout en bout, aucune surprise avec tous les clichés vendeurs éculés.

Sans finesse, d'une lourdeur… Facilité scénaristique pour tenter une mise en abime n'ayant pas pris, j'ai sauté le chapitre en soupirant de dépit. Antyria m'avait prévenu, mais là tant tout se succédait, c'en était presque risible. Même si oui, cela existe dans nos sociétés me direz-vous. On aura finalement tout eu.
Bref, cette lecture a traîné vu que j'ai mis un mois et demi à l'achever. Trop de longueurs - ou de remplissage à mon goût - et de surenchères, trop d'indices gros comme des maisons et des tonnes d'explications qui font que le lecteur se sent lésé, pris par la main ou pour un idiot, dès le départ.
Mieux aurait valu finalement écourter le roman qui reste cohérent et, ma foi, remplit sa fonction. On ne peut toutefois pas ignorer le travail sur l'assemblage des chapitres par flash-back, ni la psychologie tout de même creusée des personnages, un peu trop fidèles à eux-mêmes et peinant malgré tout à évoluer.
Une sortie très mitigée de cette lecture au final.
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val71_titcoeur
  17 février 2017
Un Thriller très particulier. Dans le sens où tout pourrait être vrai et oùl'effroi qu'on ressent dépend très fort de la personne qui le lit. Quelle est votre vison de la nature humaine ? Vous reconnaitrez vous dans certains personnages ? Cette lecture m'a créé un sentiment très fort de lucidité, une peur , comme si j'étais le diable qui regarde ce qui se passe en bas. Et vous ... si vous deviez participer à une émission télé qui réalise un rêve . Lequel formuleriez vous ?
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rescator
  09 juillet 2014
Un vrai regale ces 2 romans (le vide: vivre au max et flambeaux).
Le titre du livre "le vide" resume bien les 2 ouvrages. Ca coulait de source de donner ce titre la.
un suspence du debut a la fin du tome 2. Et quel final!!!!!!
Du grand art a mettre dans les mains de tous les lecteurs avident de ce genre de lecture.
Merci a babelio et une abonnée pour cette découverte.
Dernier mot : nous avons du vide au fond de nous.
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mutex69
  15 août 2016
J'ai moyennement apprécié cette lecture. Même si Patrick Sénécal a su conserver mon intérêt tout au long du livre en ne révélant qu'à la toute fin les desseins de Maxime, j'ai ressenti une langueur à travers toute l'oeuvre.
Je dois admettre que ce volume a suscité en moi des réflexions ou plutôt des observations sur la vie quotidienne qui quelquefois est un peu superficielle. Je pense cependant que loin en était son objectif original.
Malheureusement, cette histoire ne m'a pas autant captivé que bien d'autres de Patrick dont je suis un adepte inconditionnel.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ondeluneondelune   03 août 2016
Il ne l’a jamais vue si vulnérable, si seule dans sa détresse, du moins pas depuis des années. La dernière fois, elle était toute petite, recroquevillée dans le fond d’un bateau… Il ressent une soudaine envie de la prendre dans ses bras, mais quelque chose au fond de lui l’en empêche : la peur de tout ce que cela impliquerait, la crainte de l’ouverture vers l’inconnu, l’effroi de saisir le réel à pleines mains et de l’affronter sans détour, sans faux-semblant...
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2018
Le soir, il écoute un film policier. L’histoire est plutôt pépère jusqu’à ce qu’éclate une fusillade totalement surréaliste dans les rues de L.A. En temps normal, cette scène aurait bien diverti le détective, mais ce soir, la chair de poule lui parcourt tous les membres. Étourdi, il lutte pendant quelques minutes en se traitant de mauviette, mais finit par changer de chaîne, la gorge serrée. Les coudes sur les cuisses, il se frotte le visage en prenant deux grandes respirations. Pour la première fois, il se demande si c’est vraiment une bonne chose qu’il s’occupe de cette enquête. Mais ce doute ne dure qu’un instant : c’est la fatigue qui le rend si vulnérable, si fragile, ainsi que cette histoire avec Karine.
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rescatorrescator   09 juillet 2014
Puis la retraite. Toujours seul. Avec quelques retraités aussi ennuyant que lui. Avec sa télé et ses petits bricolages. Et il se convaincra que, finalement, il a eu sa vie qu'il souhaitait: tranquille , sans confrontation, sans reflexion... sans remise en question...sans changements... sans surprises...egale..banale...vide
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ondeluneondelune   12 août 2016
Et tandis que le dernier invité, qui vient tout juste d’humilier en direct son frère, explique à Lavoie à quel point il a l’impression d’avoir vécu un des plus grands moments de sa vie, Pierre, pris d’un malaise qu’il s’explique mal, accomplit un geste qu’il ne fait jamais au cours d’une émission. Il ferme le téléviseur
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ondeluneondelune   12 août 2016
Le visage de Karine se crispe en une hideuse grimace amère et instantanément, comme si un brouillard avait littéralement jailli de son épiderme, la chape obscure qui l’enveloppe s’épaissit plus que jamais.
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Videos de Patrick Senécal (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Senécal
Interview de Patrick Senécal aux Imaginales 2018
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