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ISBN : 1022601768
Éditeur : Editions Métailié (03/03/2016)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Ce texte est né d’une conversation entre deux hommes venus d’horizons et de pays différents, l’écrivain chilien Luis Sepúlveda et le gastronome italien Carlo Petrini, défenseur du slow food et du “manger local”. De l’Amazonie au cœur de l’Afrique, de l’expérience amère de l’exil à la communion collective de Terra Madre, les souvenirs et pensées de ces deux auteurs d’exception tissent une conversation qui passe en revue l’actualité et la littérature, la gastronomie e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Bazart
  31 mai 2016
J'ai découvert l'existence de ce livre Deux idées de bonheur, lors du dernier salon du livre de Bron, l'auteur du Vieux qui lisait des romans d'amour dans lequel l'immense Luis Sepúlveda, cet écrivain chilien qui a été notamment emprisonné dans les geoles de Pinochet, était un des invités d'honneurs et a notamment fait une conférence autour de sa dernière parution à ce jour en France.
Cette parution, chez Metaillié, c'est donc cet essai co écrit avec le gastronome italien Carlo Petrini, fondateur du mouvement slow-food, assez connu au dela de nos frontières mais pas vraiment en France.
Petrini et Sepúlveda nous entraînent dans une discussion à batons rompus qui mélangent leurs visions du monde et les moyens de l'améliorer dans une conversation passionnante et passionnée.
Fidèle à son oeuvre littéraire traditionnellement engagée, Sepúlveda démontre à travers ses livres ses convictions profondes, la défense de la nature et de certaines traditions et surtout défend l'éloge de la lenteur, d'une société escargotée, une société dans laquelle des valeurs comme le partage, la dignité humaine, l'éducation sont valorisés et pas laissés de coté comme c'est trop souvent le cas.…
Fourmillant d'anecdotes aussi bien économiques que familiales, politiques et gourmandes, cette échange sur cet autre monde possible et sur l'ode à l'artisanat et à l'humain , prend la forme d'une conversation vivante qui nous donne l'impression d'être en leur compagnie, et cela fait forcément un bien fou, vu la grande valeur des hommes en question.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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virginie-musarde
  19 mars 2016
Que pouvons-nous attendre de demain ? Et que pouvons-nous faire pour que nos lendemains soient heureux ? Tant qu'à y réfléchir, finalement, qu'est-ce que le bonheur ?
Les deux auteurs qui engagent la conversation dans la première partie de cet essai, donnent parfois l'impression de tergiverser..pourtant ils se rejoignent sur une idée commune : le monde a besoin de partage ! L'humanité qui a abusé des ressources naturelles court à sa perte et pourtant, partout dans le monde, à petite échelle, existent des solutions pour préserver l'homme et lui permettre d'évoluer en bonne intelligence.
Cet ouvrage est un manifeste (clairement joyeux et positif) qui ouvre de nouveaux horizons ; les initiatives locales sont porteuses d'espoir, elles génèrent du BON ! et il suffit de courir le monde, comme l'ont fait les auteurs, pour se rendre compte que la plus grande problématique est celle de la nourriture : la gastronomie est le lien universel. Parce qu'elle permet la transmission des savoirs culinaires, l'exploitation des ressources disponibles (comment cuisiner les pelures de légumes de façon gourmande alors que les pays riches gaspillent ?), parce qu'elle est aussi le moyen de lutter contre la faim par le biais de la réappropriation des cultures diversifiées, traditionnelles, familiales (l'exemple des jardin bio des favelas au Brésil est riche d'enseignement).
Sepulveda aborde la politique (et l'économie) comme explication de l'échec, donne des pistes, (ses anecdotes sont savoureuses !!) que conforte Carlo Petrini, militant au sein du mouvement slow food.
Tir nourri contre les multinationales qui modifient génétiquement les graines, tiennent le monopole agricole, proposent des semences inadaptées à certains climats (et font abandonner la polyculture à des populations qui en cas de cataclysme naturel pouvaient toutefois assurer leur auto-subsistance), Deux idées de bonheur est aussi un plaidoyer pour le bonheur dans les choses simples : se retrouver au bout du monde pour partager des expériences autour d'un verre de vin ou de maté, parce que l'homme, même s'il ne parle pas la même langue a d'abord beaucoup à donner et à partager...
Un bouquin qu'on referme avec un autre regard sur notre façon d'aborder le monde, qui explique que les innovations technologiques conjuguées aux méthodes ancestrales devraient permettre de nourrir la planète entière sans nuire à l'environnement, à la "Terre mère", et, sans être militant écolo, c'est une lecture qui interpelle, conforte, donne des pistes !
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jainas
  05 novembre 2016
Hasard amusant au vu du sujet du livre, c'est dans une librairie-restaurant que j'ai acheté sur un coup de tête Deux idées de bonheur, et dans une librairie-café que j'en ai terminé la lecture. le titre me plaisait, la couverture aussi, et le nom de Luis Sepulveda sur la couverture a achevé de me convaincre...
Bien m'en a pris, car j'ai trouvé amplement matière à réflexion dans cet essai à quatre mains sur les thèmes du bonheur, de la lenteur et de l'alimentation... sujets qui ont bien plus en commun qu'il n'y parait au premier abord !
L'ouvrage s'ouvre sur une discussion à bâtons rompus entre Luis Sepulveda, immense auteur Chilien très engagé que l'on ne présente plus, et Carlo Petrini (que je ne connaissais pas), gastronome italien et défenseur du slow food ainsi que du manger local. Les deux hommes échangent sur leurs expériences, leurs engagements respectifs et visions du monde et de son devenir, sur la dignité humaine, l'importance de la lenteur...
Il est ensuite suivi par deux essais sur le bonheur, où chaque auteur approfondit sa pensée via de courts chapitres thématiques : une idée de nature, une idée de partage, etc...
Un (des) essais très intéressants, qui s'ils restent parfois généralistes et même un peu généralisateurs sont porteurs de beaucoup d'idées que l'on sent fructueuses, notamment toutes celles de Carlo Petrini sur la gastronomie dans son acceptation la plus noble et son lien intrinsèque avec les problématiques écologique, alimentaire, agricoles et sociales... J'ai découvert avec intérêt le mouvement Slow food et les projet du réseau Terra Madre, et c'est réellement un texte qui donne envie d'aller plus loin et de continuer à réfléchir et à changer sa manière d'aborder certaines choses... mais aussi de lire tous les contes de Sepulveda et plus particulièrement son Art de la Lenteur.
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Pays_des_contes
  27 mars 2016
Deux Idées de bonheur s'ouvre sur un premier chapitre intitulé "Une idée du bonheur" qui est un échange à bâtons rompus (..)
Lien : http://www.macuisinerouge.co..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   30 juillet 2016
Avons-nous besoin de poésie ?
Oui, on en a sacrément besoin. Ne serait-ce que parce que la poésie est un puissant instrument de bonheur :
elle permet de le trouver dans les lieux les plus impensables, dans les choses et les actions les plus insignifiantes en apparence.
Et puis la poésie de ce que savent faire les paysans et les artisans a quelque chose de concret, quelque chose qui peut changer le monde.
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Pays_des_contesPays_des_contes   27 mars 2016
À travers l’alimentation, on peut tout faire, on peut faire de la politique, de l’économie, de la sociologie. On a tort de penser seulement à la débauche de ceux qui peuvent manger beaucoup et bien. Parce que le plus grand patrimoine de la gastronomie, par exemple, ce sont les femmes qui l’ont accumulé en inventant des plats très humbles qui ont rassasié l’humanité, des plats faits avec le peu dont elles disposaient, mais si goûteux et nourrissants qu’ils sont entrés dans l’histoire et les traditions des peuples. Ce ne sont pas les plats inventés par les chefs ; eux ils viennent après et c’est autre chose, ils ont certainement leur part dans l’histoire de la gastronomie mais elle est moins grande que cet incroyable patrimoine culturel qui nous a été offert par les plus humbles, femmes et hommes. La grande gastronomie naît dans les maisons paysannes, dans l’économie rurale qui n’avait rien mais réussissait à créer des plats extraordinaires. C’est cela qu’il faut comprendre pour saisir quel pouvoir elle peut avoir, autrement nous finirons tous abrutis autour de la cuisine-spectacle à la télé qui fait un malheur sous toutes les latitudes : lacunaire, souvent ignorante, devenue insupportable. La gastronomie c’est autre chose, c’est une science noble dans toutes ses composantes, qui sont si nombreuses et concernent tous les niveaux de la société.
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BazartBazart   31 mai 2016
" L'idée est que si nous nous dépéchons, nous arriverons plus vite : y compris à la satisfaction, y compris au plaisir. Tout cela parce que nous pensons que la vitesse est au service de l'homme. Mais ce n'est pas vrai."
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petitsoleilpetitsoleil   30 juillet 2016
Je crois que l'idée de la recherche du bonheur à travers la lenteur
parcourt toute mon œuvre, et en particulier ma fable "Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur."

L'escargot incarne l'idée qu'on n'arrive pas d'un coup, mais pas à pas,
à la conscience et à la solution des problèmes :
comprendre pourquoi les choses sont ce qu'elles sont
et ce que chacun de nous peut faire
est un processus long et souvent douloureux.

La fable parle des thèmes sur lesquels j'essaie de réfléchir dans mon œuvre littéraire : la responsabilité, la tolérance, le courage et la mémoire comme point de référence pour comprendre le présent et imaginer l'avenir.
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petitsoleilpetitsoleil   30 juillet 2016
La gastronomie, tout comme le bonheur, est une série de relations. L'alimentation aussi est un réseau.
Derrière un aliment, un plat, il y a les histoires de toutes les personnes qui ont concouru à le porter jusqu'à ma bouche, des personnes qui peut-être se sont rencontrées, se sont connues, ont eu des échanges commerciaux et culturels, ont mis à disposition leur savoir, leur art et leur temps.
Il y a les rapports entre les hommes et l'environnement, il y a la nature et les manières de l'exploiter, plus ou moins judicieusement. En somme, un réseau serré et complexe
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